Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada
1. Aperçu
Selon des sources, il y a 5 millions d'anglophones au Cameroun (BBC 2025-05-26; Afrik.com 2025-08-28). Ils représentent environ 20 % de la population du pays (RFI 2025-06-08; HumAngle 2024-09-20). L'organe de presse panafricain Africa Report signale que, bien que les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest regroupent [traduction] « près de » 20 % de la population du Cameroun, elles représentent seulement 3 % du territoire (2025-03-26). D'après un rapport publié en 2024 par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) [1], sur le plan linguistique, le Cameroun est [version française des Nations Unies] « divisé en deux zones » : la « "zone anglophone", qui fait frontière avec le Nigeria et englobe deux des dix régions du Cameroun (Nord-Ouest et Sud-Ouest), […] et la "zone francophone", [qui] comprend le reste du pays » (Nations Unies 2024-11, 22). Le même rapport précise que les régions anglophones représentent 14 % de la population totale du Cameroun (Nations Unies 2024-11, 22).
La Constitution du Cameroun de 1972, modifiée en 2008, prévoit ce qui suit :
[version française du Cameroun]
La République du Cameroun adopte l'anglais et le français comme langues officielles d'égale valeur. Elle garantit la promotion du bilinguisme sur toute l'étendue du territoire. Elle œuvre pour la protection et la promotion des langues nationales (Cameroun 1972, art. 1(3)).
Dans un rapport soumis conjointement dans le cadre de l'Examen périodique universel des Nations Unies, Franciscans International (FI) [2] et l'Institut pour la paix Denis Hurley (Denis Hurley Peace Institute – DHPI) [3] affirment que les anglophones au Cameroun [traduction] « ont de tout temps été marginalisés et victimes de discrimination » (2023-03-30, 3). Dans un article paru dans l'Oxford Political Review (OPR), une revue de l'Université d'Oxford portant sur des enjeux internationaux, Elena Frogameni, doctorante en sciences politiques à l'Université d'Oxford qui étudie les [traduction] « tensions linguistiques dans les conflits intérieurs » (University of Oxford s.d.), explique que les régions anglophones du Cameroun et les [traduction] « citoyens anglophones » du pays sont la cible « de marginalisation généralisée, de discrimination et d'une violente oppression dans la vie publique et politique » (Frogameni 2024-08-14). Selon l'indice de transformation de la Fondation Bertelsmann (Bertelsmann Stiftung's Transformation Index – BTI) de 2026, qui [traduction] « examine la transition vers la démocratie et l'économie de marché ainsi que la qualité de la gouvernance dans 137 pays », les régions anglophones [traduction] « dénonce depuis longtemps une discrimination linguistique et culturelle dont les origines remontent à l'époque coloniale » (2026, 2, 5).
Des sources signalent que, en 2016, des manifestations organisées par des anglophones [pour protester contre la décision du gouvernement national d'envoyer des juges et des enseignants francophones dans les régions [version française de l'USCRI] « à majorité anglophone » (USCRI 2025-03-28)] ont été « violemment réprimées » par les forces militaires (USCRI 2025-03-28) ou [traduction] « refoulées avec violence » par les forces de sécurité (GCR2P 2026-03-16). Selon les mêmes sources, en octobre 2017, des séparatistes anglophones ont déclaré l'indépendance (USCRI 2025-03-28; GCR2P 2026-03-16). Le Centre mondial pour la responsabilité de protéger (Global Centre for the Responsibility to Protect – GCR2P), une organisation vouée à la recherche et à la défense des personnes, dont le travail est axé sur la responsabilité de protéger (Responsibility to Protect – R2P) [4], précise aussi que les séparatistes ont proclamé [traduction] « un nouvel État appelé "Ambazonie" » dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (2026-03-16). La même source signale que, depuis cette déclaration d'indépendance, les affrontements entre les groupes armés [traduction] « séparatistes » et les forces de sécurité du gouvernement « se sont intensifiés au point où des atrocités ont été massivement commises envers la population civile » (GCR2P 2026-03-16). De même, Amnesty International explique que, depuis [version française d'Amnesty International] « l'indépendance autoproclamée de "[l']Ambazonie" par des dirigeants séparatistes » en octobre 2017, la population est « prise en étau » entre « tous les acteurs » dans le « contexte de la violence armée » dans les régions anglophones (2023-07-04, 6). Selon un article de l'International Crisis Group (Crisis Group), le conflit avec les anglophones [traduction] « s'éternise […] et a fait plus de 7 000 morts, a causé le déplacement d'un million de personnes et a privé 600 000 élèves de leur scolarité au plus fort des perturbations » (2026-04-16). On peut lire dans l'Africa Report que [traduction] « plus de 6 000 personnes ont été tuées, des milliers sont toujours portées disparues, et des centaines de milliers ont été déplacées » (2025-03-26).
2. Situation des anglophones dans les régions anglophones
Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, [traduction] « environ » 45 % des écoles des régions anglophones « demeurent dysfonctionnelles » en raison « de l'insécurité persistante, des confinements répétés, des attaques visant les établissements d'enseignement, et des fermetures d'écoles généralisées » (Nations Unies 2026-02-26, 31).
Freedom House signale que le conflit entre les forces de sécurité du gouvernement et les [traduction] « séparatistes » des régions anglophones « se poursuit toujours et a entraîné d'innombrables décès et déplacements de civils » (2025-02-26, Overview). À la suite d'une mission d'évaluation des droits de l'homme menée au Cameroun en décembre 2024, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) constate [version française des Nations Unies] « une diminution de l'intensité des hostilités » entre les forces de sécurité de l'État et les groupes armés, et il ajoute que « de graves violations des droits de l'homme continuent d'être commises par les deux camps, laissant la population épuisée et largement sans protection » (2026-01-05, 7). Le Centre de documentation et de recherches (Cedoca) [5] de la Belgique cite une communication écrite reçue en mars 2024 de l'ONG camerounaise Human Is Right Cameroon (HSR-Cmr), qui a fait état d'une [traduction] « "baisse considérable du nombre de personnes tuées" » dans les régions anglophones, et d'une « "diminution" » des « "affrontements entre les forces de défense et de sécurité de l'État et les groupes armés non étatiques" » (Belgique 2024-06-28, 14). La même communication écrite précisait que [traduction] « "[l']insécurité" » était « "plus grande" » en milieu rural que dans les régions urbaines, car « "des villes importantes telles que Bamenda, Santa, Kumbo, Buea, Limbe, Kumba et Tiko" » offraient « "davantage de sécurité que les villages ruraux" » (Belgique 2024-06-28, 25).
2.1. Traitement réservé par les groupes armés dans les régions anglophones
Dans un rapport de 2023, Amnesty International explique que [version française d'Amnesty International] « la population des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est prise en étau entre l'armée camerounaise, les séparatistes armés (qui s'apparentent de plus en plus à des groupes criminels) et les milices » (2023-07-04, 16). Un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies préparé en collaboration avec des [traduction] « partenaires humanitaires » signale que, de janvier à mars 2026, la « situation humanitaire » dans les régions anglophones « est demeurée critique » en raison « du conflit armé, de l'insécurité et de la détérioration des conditions liées à la protection des civils »; on peut également lire que les affrontements entre les forces de sécurité gouvernementales et les groupes armés « se sont poursuivis dans la plupart des départements » (Nations Unies 2026-04-30, 1). Le GCR2P fait observer que, malgré une [traduction] « diminution » des attaques meurtrières commises par les séparatistes » au cours des « dernières années », le conflit « continue d'exposer les civils à des risques » (2026-03-16).
Les renseignements contenus dans le paragraphe suivant sont tirés d'un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) :
De janvier à septembre 2025, 1 327 [traduction] « atteintes à la sécurité » [6] ont été recensées dans la région du Nord-Ouest, notamment des « violations de la liberté et de la sécurité (34 %) », des atteintes à la propriété (27 %), ainsi que des préjudices physiques et psychologiques (27 %). Dans la même période, 1 200 atteintes à la sécurité ont été signalées dans la région du Sud-Ouest, notamment des « atteintes liées aux biens » (34 %), des préjudices physiques et psychologiques (24 %), et des « violations de la liberté et de la sécurité » (24 %). Dans les deux régions, « des groupes armés non identifiés » étaient les « principaux auteurs de ces atteintes, ce qui a contribué à perpétuer l'insécurité, l'extorsion, l'intimidation et les restrictions de circulation ». De plus, sur les 430 cas de violence fondée sur le genre recensés dans la même période dans les régions à l'étude, 175 se sont produits dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest; il s'agissait le plus « souvent » d'agressions physiques (30 %), de viols (29 %), de traumatismes psychologiques (20 %) et de privation d'accès à des ressources (17 %) (Nations Unies 2025-09-30, 4, 5).
Une analyste de recherche à l'Institut de politiques publiques Nkafu, un groupe de réflexion camerounais qui fait des recommandations en matière de politiques (Institut de politiques publiques Nkafu s.d.), affirme que des actes de violence sexuelle, y compris [traduction] « des viols, des mariages forcés, des agressions sexuelles, des enlèvements et d'autres formes de violence fondée sur le genre », « auraient » été commis dans les régions anglophones, autant par l'État que par les groupes armés (2024-07-17). La même source ajoute que les auteurs des violences sexuelles [traduction] « visent souvent des communautés entières » afin de « semer la peur et de maintenir une emprise sur la population » (Institut de politiques publiques Nkafu 2024-07-17). Selon le rapport du HCDH, des membres de groupes armés seraient responsables [version française des Nations Unies] « de viols, de mariages forcés et précoces, ainsi que d'autres formes de violences sexuelles […] principalement en zones rurales » (Nations Unies 2026-01-05, 3).
On peut lire ce qui suit dans le rapport du Cedoca de la Belgique : « Les séparatistes visent en particulier les civils qu'ils soupçonnent de collaborer avec les forces gouvernementales et ceux qui refusent de se soumettre aux consignes imposées » (Belgique 2024-06-28, 38). Selon le rapport d'Amnesty International de 2023, les groupes séparatistes armés ont tué des civils, dont des fonctionnaires, des employés d'entreprises détenues par l'État, des personnes accusées de trahison et des personnes qui n'ont pas suivi leurs ordres (2023-07-04). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un représentant de l'organisation Human Is Right Cameroon (HSR-Cmr) a déclaré que [traduction] « les enseignants, les étudiants, les commerçants, les chefs traditionnels, les journalistes, les membres du clergé et les travailleurs humanitaires » sont « fréquemment » la cible « d'intimidation, de violence, d'extorsion, d'enlèvements et de restrictions de circulation de la part des groupes séparatistes armés » dans les régions anglophones (HSR-Cmr 2026-05-09). On peut lire dans le rapport du HCDH que, [version française des Nations Unies] « au cours des cinq dernières années », des groupes armés ont « délibérément ciblé et tué illégalement » des écoliers, des enseignants, des membres du personnel judiciaire, des chefs traditionnels et des personnes ayant défié « les mesures de confinement » (Nations Unies 2026-01-05, 2). Une société suédoise d'experts-conseils qui fournit des services de surveillance de la sécurité en Afrique, African Security Analysis (ASA), fait observer que, en septembre 2025, des groupes armés ont imposé des mesures de confinement à Bamenda, à Buea et à Kumba, afin de [traduction] « saper l'autorité de l'État », ce qui a causé des fermetures d'écoles, de marchés, de services de transport public et d'entreprises (ASA 2025-09-21). Le représentant de HSR-Cmr a affirmé que les civils qui [traduction] « tent[aient] de reprendre une vie normale, d'ouvrir leurs commerces ou d'envoyer leurs enfants à l'école auraient, dans certains cas, été menacés, agressés ou tués » (2026-05-09).
Selon des sources, les événements suivants se sont produits dans les régions anglophones :
- des meurtres (USCRI 2025-03-28; RFI 2024-05-27);
- la destruction de propriétés (GCR2P 2026-03-16; Nations Unies 2024-04-15, 70);
- des restrictions de circulation imposées par des groupes armés séparatistes (HSR-Cmr 2026-05-09; Nations Unies 2026-04-30, 2; ASA 2025-09-21);
- des enlèvements avec demandes de rançon (GCR2P 2026-03-16; Nations Unies 2026-01-08, 2);
- de l'extorsion (GCR2P 2026-03-16; GI-TOC 2025-11-10, 3).
2.2. Traitement réservé par les autorités dans les régions anglophones
Le GCR2P fait observer que, pendant le conflit, les forces de sécurité gouvernementales ont été responsables [traduction] « d'exécutions extrajudiciaires et de violences sexuelles et sexistes généralisées, et ont incendié des villages anglophones » (2026-03-16). Dans un article de décembre 2025 de l'Institut de politiques publiques Nkafu, on peut lire que les forces de sécurité dans les régions anglophones [traduction] « sont régulièrement visées par des allégations de violations commises envers des civils » (2025-12-23). Le représentant de HSR-Cmr a déclaré que, [traduction] « tous les jours », les forces de sécurité du gouvernement « arrêtent, détiennent et rançonnent systématiquement » de jeunes hommes et femmes à Buea, à Limbe, à Kumba, à Mamfe, à Bamenda et dans « la plupart des villes et villages des régions anglophones et francophones » (2026-05-09).
Les rapports sur les pratiques des pays en matière de droits de la personne pour 2024 (Country Reports on Human Rights Practices for 2024), publiés par le Département d'État des États-Unis, signalent une [traduction] « diminution du nombre de victimes civiles attribuable à un respect accru des droits de la personne de la part des forces de sécurité du gouvernement » dans les régions anglophones (2025-08-12, 1). La même source ajoute toutefois que, selon des ONG de défense des droits de la personne, les forces de sécurité gouvernementales [traduction] « s'en sont souvent prises à des citoyens anglophones en les arrêtant et en les plaçant en détention sans mandat, et en leur faisant subir des mauvais traitements » afin de leur « soutirer de l'information ou des aveux » (É.-U. 2025-08-12, 18-19). Selon le rapport du HCDH, l'organisation a été [version française des Nations Unies] « informée » que « les arrestations et détentions arbitraires » perpétrées par les forces de sécurité étaient « généralisées » et « s'accompagnaient fréquemment de mauvais traitements et de torture » (Nations Unies 2026-01-05, 2). La même source ajoute que, bien que les forces de sécurité et de défense aient assuré [version française des Nations Unies] « une certaine protection », elles ont aussi commis « de graves violations des droits de l'homme », telles que « des homicides illégaux, des arrestations arbitraires et des disparitions forcées », et elles n'ont pas « souvent fai[t] la distinction entre civils et acteurs armés » (Nations Unies 2026-01-05, 1).
Citant [version française des Nations Unies] « plusieurs sources », le rapport du HCDH signale que « les cas de viols et autres formes de violence sexuelle » dans les régions anglophones sont « d'une fréquence alarmante », et que « [c]es agressions seraient perpétrées par des membres des forces de sécurité et de défense de l'État » et par des groupes armés (Nations Unies 2026-01-05, 3). La même source précise que les actes de violence sexuelle commis par les forces de sécurité gouvernementales se sont produits [version française des Nations Unies] « à proximité de leurs positions » et dans des « zones urbaines » (Nations Unies 2026-01-05, 3).
Le HCDH fait également état de cas [version française des Nations Unies] « d'exécutions sommaires » perpétrées par les forces de sécurité du gouvernement contre des « personnes soupçonnées d'appartenir à des groupes armés non étatiques » (Nations Unies 2026-01-05, 2). Selon la même source, l'équipe d'évaluation du HCDH a [version française des Nations Unies] « reçu des informations » selon lesquelles les forces de sécurité gouvernementales s'en sont prises à des membres du personnel médical, qui ont été « arrêtés, détenus et victimes de disparitions forcées » « lorsqu'ils transportaient ou soignaient des patients blessés par balle, que ces forces prenaient pour des combattants blessés » (Nations Unies 2026-01-05, 5). Un média numérique qui couvre les conflits et les enjeux liés au développement en Afrique, HumAngle Media (HumAngle), cite les propos d'un père de Buea dont le fils a été [traduction] « accusé à tort d'être un combattant séparatiste par l'armée en 2021, puis détenu arbitrairement avant d'être torturé à mort » : « "Parfois, les soldats se déguisent en civils pour arrêter les personnes qu'ils soupçonnent d'avoir des liens avec les combattants séparatistes" » (2024-09-20). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un chargé de cours auxiliaire à l'Université de Baltimore qui mène des recherches sur la gouvernance et les conflits en Afrique, y compris au Cameroun, a déclaré que la façon dont les autorités traitent les anglophones [traduction] « varie selon la région, l'affiliation politique présumée et le contexte sécuritaire »; il a ajouté que les civils « dans les régions touchées par le conflit » sont « souvent la cible de soupçons, de harcèlement, d'arrestations arbitraires, de détention, d'intimidation et de mauvais traitements si les autorités ont l'impression qu'ils sympathisent avec les groupes séparatistes » (2026-05-07).
Des sources relatent des opérations menées par les forces de sécurité gouvernementales :
- En avril 2026, le ministère de la Défense du Cameroun a annoncé que ses forces avaient tué 14 membres présumés d'un groupe séparatiste dans le village de Ndzerem-Nyam [Dzerem-Nyam], dans le Nord-Ouest du Cameroun (StopBlaBlaCam.com 2026-05-02; RFI 2026-05-01). Cependant, selon « plusieurs sources locales et des organisations de la société civile », « au moins » 15 civils ont été tués lors de l'opération et « plusieurs » personnes ont été portées disparues (RFI 2026-05-01).
- En mai 2025, des résidents de Malende, un village dans le Sud-Ouest du Cameroun, ont manifesté contre les [traduction] « mauvais traitements » infligés par des militaires, notamment l'extorsion, la violence physique (Le Bled Parle 2025-05-17; MMI 2025-05-16) et les agressions sexuelles (MMI 2025-05-16).
Selon le chef de la section du Sud-Ouest de la Commission des droits de l'homme du Cameroun, en avril 2025, plusieurs soldats, gendarmes et policiers [traduction] « ont torturé » un civil et lui « ont extorqué » 400 000 francs CFA (FCFA) [971 $CAN] (MMI 2025-04-17; The Guardian Post 2025-04-22). Un article paru dans le journal camerounais de langue anglaise The Guardian Post (tel qu'il a été sauvegardé en 2025 dans Wayback Machine, un système d'archivage numérique d'Internet) signale que les agents ont [traduction] « accusé » la victime d'être un « combattant séparatiste », alors qu'ils n'en avaient « aucune preuve » (The Guardian Post 2025-04-22).
Dans une communication écrite de suivi, le représentant de HSR-Cmr a déclaré que l'accès à la justice est [traduction] « très difficile » pour les anglophones, car « la plupart » des militaires et des juges militaires « font preuve de partialité lorsqu'ils traitent des affaires mettant en cause des anglophones »; il a ajouté que les autorités « sont enclines à arrêter, à placer en garde à vue, à torturer et à envoyer en détention provisoire » les anglophones (HSR-Cmr 2026-05-20).
Selon un rapport sur les tribunaux militaires publié en juin 2024 par le Centre pour les droits de la personne (Center for Human Rights – CHR) de l'Association du barreau américain (American Bar Association – ABA), qui mobilise des avocats pour défendre et protéger les militants et les [traduction] « communautés vulnérables » en réponse à la crise anglophone, le gouvernement du Cameroun a adopté des lois antiterroristes permettant que les défenseurs des droits de la personne, les avocats et les journalistes soient jugés devant les tribunaux militaires, dans le but de « restreindre l'espace civique » (ABA CHR 2024-06-21, ii, 1). Le CHR de l'ABA fait observer qu'une telle pratique [traduction] « prive » ces personnes du droit à un « procès et à une procédure d'appel équitables » et a entraîné « des détentions provisoires prolongées et au secret » (2024-06-21, 1). Selon le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists – CPJ), Tsi Conrad, un cinéaste de la région du Nord-Ouest, a été arrêté en 2016 par des militaires pendant qu'il filmait une manifestation, et un tribunal militaire l'a condamné à 15 ans de prison en 2018 (CPJ [2026]). Après examen du cas de Tsi Conrad en 2021, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a jugé que le temps d'attente avant son procès avait [version française des Nations Unies] « exc[édé] un délai raisonnable », et qu'il avait été soumis « à la torture et à des mauvais traitements pendant sa détention », ainsi qu'à une détention « arbitraire » fondée sur ses « opinions politiques » (2021-07-29, paragr. 78, 80, 83, 85).
2.3. Accès aux services publics dans les régions anglophones
Le chargé de cours auxiliaire a déclaré que, dans les régions anglophones, [traduction] « l'accès [des anglophones] aux services publics est entravé par de sérieux obstacles », qui « découlent souvent d'une combinaison de facteurs – le conflit, l'insécurité, le déplacement, la faible présence de l'État, les tensions linguistiques et la méfiance envers les institutions de l'État – plutôt que d'une simple politique officielle leur refusant l'accès » (2026-05-07). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, Mimi Mefo Newuh, une journaliste qui fait des reportages sur le conflit anglophone et qui est rédactrice en chef de la plateforme d'actualités Mimi Mefo Info (MMI), a déclaré que les patients [traduction] « évitent parfois d'aller à l'hôpital parce qu'ils doivent franchir des points de contrôle militaire ou des zones de conflit pour s'y rendre, ce qui est risqué » (Mefo Newuh 2026-05-19). La même source a ajouté que [traduction] « d'autres peinent à obtenir des documents officiels » parce que les services administratifs sont « inaccessibles » pour eux ou qu'ils « ont peur » de se rendre dans les centres urbains (Mefo Newuh 2026-05-19).
3. Situation des anglophones à l'extérieur des régions anglophones, y compris à Yaoundé et à Douala
Le chargé de cours auxiliaire a signalé que [traduction] « de nombreux anglophones s'en sortent très bien » à Douala et à Yaoundé, et qu'on trouve dans ces villes « des institutions, des universités, des hôpitaux et des services privés bilingues, ainsi que des communautés anglophones » (2026-05-07). Selon Mimi Mefo Newuh, les anglophones qui vivent hors des régions anglophones [traduction] « sont généralement plus en sécurité sur le plan physique »; cependant, « bon nombre d'entre eux font état de discrimination sociale, de stéréotypes ou de suspicion politique » (2026-05-19). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, une associée de recherche à l'Institut de politiques publiques Nkafu a déclaré que l'expérience des femmes anglophones déplacées dans des régions francophones varie : [traduction] « [c]ertaines affirment avoir obtenu de la sympathie et de l'aide de la part de la communauté d'accueil, tandis que d'autres font état de discrimination, de marginalisation ou de suspicion » (associée de recherche 2026-05-19).
Le représentant de HSR-Cmr a affirmé que [traduction] « l'exode de masse » des personnes déplacées à l'intérieur de son propre pays (PDIP) ayant quitté les zones touchées par le conflit pour s'établir dans les régions francophones a entraîné une hausse des loyers, et que « la plupart » des propriétaires refusent de louer leurs logements à des PDIP anglophones, de « crainte [qu']il y ait trop d'occupants » dans leurs logements (2026-05-09). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un consultant en développement international dont la thèse de doctorat portait sur la consolidation de la paix au Cameroun a fait état de [traduction] « signalements de cas où des propriétaires ont soit refusé de louer à des anglophones, soit augmenté les loyers pour eux », « en partie » en raison de « leurs inquiétudes quant aux nombreux contrôles de sécurité visant les anglophones » (consultant 2026-05-08). Mimi Mefo Newuh a signalé que les PDPI anglophones se heurtent [traduction] « à des difficultés économiques, à la précarité du logement et à la réprobation sociale », et que « certains propriétaires sont réticents à louer » à des anglophones déplacés (2026-05-19).
Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le directeur exécutif du Centre pour la défense des droits de la personne et de la paix (Centre for Human Rights and Peace Advocacy – CHRAPA) [7] a déclaré que [traduction] « les propriétaires feraient preuve de discrimination dans l'attribution de logements aux anglophones […] en particulier aux femmes déplacées, qui sont parfois contraintes à l'exploitation sexuelle » (directeur exécutif 2026-05-22). L'associée de recherche à l'Institut de politiques publiques Nkafu a affirmé que [traduction] « beaucoup de » femmes déplacées exercent des emplois informels, par exemple du travail domestique, et que « certaines informations » mentionnent le « sexe de survie », mais qu'il est « difficile de mesurer la fréquence de cette pratique » (2026-05-19). En réponse à une question sur la situation des anglophones à l'extérieur des régions anglophones, en particulier à Yaoundé et à Douala, le consultant a déclaré que [traduction] « des pratiques d'exploitation ont été signalées », lesquelles visent surtout les femmes vulnérables et consistent à exiger des rapports sexuels en échange d'un logement (2026-05-08). Dans un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, on peut lire que le [traduction] « sexe de survie » chez les PDPI qui sont des femmes et des filles originaires de régions anglophones ayant « fui vers les centres urbains » des régions du Littoral et du Centre [dont Douala et Yaoundé sont respectivement les capitales régionales] « est un problème de sécurité majeur qui continue d'être observé » (Nations Unies 2024-04-15, 36). Un autre rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies fait état de ce qui suit :
[traduction]
Dans les zones où la concentration de personnes déplacées est élevée, surtout à Douala, la plupart des propriétaires ont augmenté les loyers au cours des trois dernières années. En conséquence, la majorité des personnes déplacées vivent dans des logements surpeuplés ou trouvent des solutions pour se loger, qui débouchent sur des situations d'exploitation (sexuelle) ou de travail forcé (Nations Unies 2025-01-31, 44).
3.1. Accès aux services publics à l'extérieur des régions anglophones, y compris à Yaoundé et à Douala
Le chargé de cours auxiliaire a signalé que les obstacles tels que [traduction] « les difficultés à payer le loyer, à obtenir des documents, à trouver du travail, à inscrire les enfants à l'école ou à avoir accès à des soins de santé » sont « souvent associés à des difficultés économiques, à la faible protection sociale, à la langue et au fardeau du déplacement » (2026-05-07). Mimi Mefo Newuh a affirmé que [traduction] « la pauvreté et les déplacements causés par le conflit » accentuent les obstacles que doivent surmonter les PDPI anglophones pour « inscrire leurs enfants à l'école, obtenir des documents d'état civil, accéder à un emploi stable et trouver un logement » (2026-05-19).
Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur adjoint en relations internationales à l'Université d'Aberdeen, en Écosse, qui a publié des travaux sur le conflit anglophone, a déclaré que [traduction] « l'accès aux soins de santé, à l'éducation ou au logement n'est pas systématiquement refusé à des gens simplement parce qu'ils sont anglophones » (2026-05-14). Citant un « chercheur et expert de l'Afrique de l'Ouest et du Cameroun », le Cedoca précise qu'il « n'existe pas une politique de discrimination voulue par les autorités » (Belgique 2024-06-28, 31). À la question de savoir si les anglophones résidant à l'extérieur des régions anglophones, en particulier à Yaoundé et à Douala, ont accès aux services publics, le chargé de cours auxiliaire a répondu que [traduction] « l'administration publique » dans ces deux villes « est souvent majoritairement francophone dans la pratique », et que les anglophones qui ne parlent pas couramment le français « peuvent subir des retards, être mal servis, se faire exclure ou avoir de la difficulté à s'orienter dans les services gouvernementaux, les tribunaux, les postes de police, les écoles, les hôpitaux ou les procédures administratives » (2026-05-07). Mimi Mefo Newuh a affirmé que l'accès aux services publics à Yaoundé et à Douala est [traduction] « souvent inéquitable dans les faits », et que le français « est prédominant dans la plupart des procédures administratives, des tribunaux, des postes de police et des hôpitaux » (2026-05-19). Le professeur adjoint a signalé qu'à Yaoundé et à Douala, [traduction] « l'incapacité » à parler français « limite les perspectives économiques et sociales, et se répercute donc indirectement sur l'accès à l'éducation, aux soins de santé et à un logement décent » (2026-05-14).
Citant un entretien de novembre 2024 avec une ONG internationale de soutien aux personnes déplacées, le Cedoca fait observer que, contrairement à Yaoundé, Douala a « une forte ambiance anglophone », et que les services publics y sont « généralement francophones et anglophones » (Belgique 2025-06-11, 37). En réponse à une question du Cedoca sur la discrimination envers les anglophones, le directeur du bureau de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Douala a déclaré « ne pas être au courant » de « possibles discriminations dans l'accès au logement et à la scolarité » à Douala (Belgique 2025-06-11, 38). Le même rapport précise cependant, en citant à nouveau le directeur du bureau de l'OIM à Douala, que l'accès aux services publics « peut s'avérer compliqué » pour les PDPI (Belgique 2025-06-11, 38).
ONU-Habitat fait observer que [version française des Nations Unies] « l'arrivée » de PDPI appartenant à la « minorité anglophone » dans « des quartiers informels et des zones non structurées » a « exer[cé] une forte pression sur les services de base déjà saturés » dans l'arrondissement (2024-11, 14).
4. Protection offerte par l'État
Dans l'article de l'Institut de politiques publiques Nkafu, on peut lire que [traduction] « la protection » offerte aux survivants de violence sexuelle est « essentiellement assurée par des organisations humanitaires et des ONG » (2024-07-17). Citant une communication écrite reçue en février 2024 d'une organisation de défense des droits de la personne dont le siège se trouve à Yaoundé, le Cedoca signale que « [l]es autorités camerounaises n'ont pas de programmes spécifiques pour les déplacés internes ou les déplacés anglophones » (Belgique 2024-06-28, 30).
Le rapport du HCDH explique que les personnes qui portent plainte pour violations des droits de la personne [version française des Nations Unies] « sont fréquemment contraintes de verser des pots-de-vin à différentes étapes de la procédure judiciaire » (Nations Unies 2026-01-05, 6). Selon la même source, des [version française des Nations Unies] « professionnels du droit » ont affirmé que « la crainte de représailles et de répercussions négatives sur leur carrière dissuade les magistrats de poursuivre les agents de l'État » (2026-01-05, 6). Le représentant de HSR-Cmr a signalé que les enquêtes sur les [traduction] « violations présumées » de la part des autorités sont « souvent lentes, obscures ou inefficaces », et que « rares sont les responsables qui sont amenés à rendre des comptes » (2026-05-09). S'appuyant sur son [traduction] « expérience sur le terrain », la même source a déclaré que « bon nombre de victimes et de témoins hésitent à signaler les violations » en raison « de la crainte de subir des représailles, du manque de confiance envers les autorités, de l'insécurité et de l'impression que l'impunité est généralisée » (HSR-Cmr 2026-05-09).
Le consultant a fait état d'une [traduction] « imputabilité limitée parmi le personnel de sécurité majoritairement francophone déployé dans les régions anglophones » (2026-05-08). On peut lire dans le rapport du HCDH que [version française des Nations Unies] « [t]rès peu » d'agents de l'État sont « tenus responsables » pour les « viols et autres formes de violence sexuelle », et que « les auteurs de ces crimes, issus des forces de sécurité et de défense de l'État, sont souvent mutés avant même la tenue d'un procès » (Nations Unies 2026-01-05, 3). Comme le fait observer la même source, les survivantes de la violence sexuelle infligée par des agents de l'État n'obtiennent [version française des Nations Unies] « quasiment jamais » d'indemnisation et, bien qu'il existe des « itinéraires d'orientation » pour les survivantes, les prestataires de services « peinent à répondre à l'ampleur du problème » en raison du « manque de financement à long terme » (Nations Unies 2026-01-05, 3). L'associée de recherche à l'Institut de politiques publiques Nkafu a signalé ce qui suit :
[traduction]
En pratique, l'accès à la protection et à la justice peut être limité, surtout dans les zones touchées par le conflit où les institutions ne sont pas toujours pleinement fonctionnelles. La réprobation sociale, la crainte de représailles, le manque de confiance envers les autorités et les obstacles pratiques (notamment les barrières linguistiques pour certaines personnes déplacées dans les zones francophones) peuvent dissuader des personnes de porter plainte et réduire les chances qu'il s'ensuive une procédure judiciaire efficace (2026-05-19).
Le rapport du HCDH fait également état de [version française des Nations Unies] « capacités très limitées pour […] apporter un soutien adéquat » afin d'atténuer « [l']impact considérable sur la santé mentale de nombreuses personnes » causé par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (Nations Unies 2026-01-05, 5). La même source ajoute que l'État offre une aide socioéconomique [version française des Nations Unies] « insuffisante » aux PDPI (Nations Unies 2026-01-05, 5). Le représentant de HSR-Cmr a déclaré que les mécanismes de protection mis en place par l'État sont [traduction] « insuffisants et inefficaces » parce que les gens ont de la « difficulté » à « y avoir accès dans certaines régions isolées », et que « la plupart de ces mécanismes manquent de personnel et sont sous-financés » (2026-05-09).
Le rapport du HCDH signale que [version française des Nations Unies] « [b]eaucoup » de PDPI provenant de régions anglophones qui vivent dans une « situation socio-économique très précaire » reçoivent une aide « insuffisante » de l'État, et que les autorités apportent « une aide ponctuelle » qui est offerte « localement, généralement par les mairies » (Nations Unies 2026-01-05, 5).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Notes
[1] ONU-Habitat a mené cette enquête du 24 au 27 juillet 2023 en interrogeant 110 personnes issues de la communauté des PDPI dans les quartiers de Ndogpassi, d'Espoir et de Yassa, dans la commune d'arrondissement de Douala 3 (Nations Unies 2024-11, 165).[retour]
[2] Franciscans International (FI) est une ONG religieuse qui porte à la connaissance des Nations Unies les cas de discrimination et de violence envers des groupes marginalisés, qui sont signalés par ses partenaires locaux (FI & DHPI 2023-03-30, 2). L'organisation a des bureaux internationaux à Genève, en Suisse et à New York (FI s.d.). [retour]
[3] L'Institut pour la paix Denis Hurley (Denis Hurley Peace Institute – DHPI) est une organisation catholique sud-africaine qui milite pour la paix, la démocratie et les droits de la personne dans plusieurs pays d'Afrique, dont le Cameroun (FI & DHPI 2023-03-30, 2).[retour]
[4] Le GCR2P précise que la responsabilité de protéger (Responsibility to Protect − R2P) est une [traduction] « norme internationale » élaborée en 2001 qui vise à garantir que la communauté internationale mette fin aux « crimes atroces à grande échelle que sont les génocides, les crimes de guerre, les nettoyages ethniques et les crimes contre l'humanité » (GCR2P s.d.).[retour]
[5] Le Cedoca est l'unité de recherche du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, situé en Belgique (Belgique 2025-06-11, i).[retour]
[6] Selon la définition du HCR, une [traduction] « atteinte à la sécurité » est une situation dans laquelle « une personne a subi ou risque de subir un préjudice grave, de la violence, des mauvais traitements, de l'exploitation, une forme grave de discrimination ou une violation de ses droits, ce qui porte atteinte à sa sécurité et à sa dignité, entrave son égalité d'accès, sa participation et son autonomisation, ou nuit de toute autre façon à son bien-être » (Nations Unies 2021-11-30).[retour]
[7] Le CHRAPA est une organisation de défense des droits de la personne établie à Bamenda, qui [traduction] « travaille avec les communautés locales » au Cameroun, notamment dans les régions anglophones, afin de « promouvoir les droits de la personne et la paix » (CHRAPA s.d.).[retour]
Références
The Africa Report. 2025-03-26. Pius Adeleye. « For Cameroon's Anglophone Regions, Election Season Stirs Renewed Anxiety ». [Date de consultation : 2026-05-11]
African Security Analysis (ASA). 2025-09-21. « Separatist Lockdowns Turn Cities into Ghost Towns in Cameroon ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Afrik.com. 2025-08-28. Franck Biyidi. « La question de la crise anglophone au Cameroun avant l'élection présidentielle ». [Date de consultation : 2026-05-15]
American Bar Association Center for Human Rights (ABA CHR). 2024-06. Evan Welber Falcon. Cameroon: Military Courts. [Date de consultation : 2026-06-03]
Amnesty International. 2023-07-04. With or Against Us: People of the North-West Region of Cameroon Caught Between the Army, Armed Separatists and Militias. (AFR 17/6838/2023) [Date de consultation : 2026-05-01]
Associée de recherche, Institut de politiques publiques Nkafu. 2026-05-19. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
British Broadcasting Corporation (BBC). 2025-05-26. Nick Ericsson. « "Aucun endroit n'est sûr" – Les Camerounais pris au piège entre les séparatistes et les soldats ». [Date de consultation : 2026-05-15]
Belgique. 2025-06-11. Centre for Documentation and Research (Cedoca). « Cameroun ». Régions anglophones: situation sécuritaire. [Date de consultation : 2026-05-01]
Belgique. 2024-06-28. Centre de documentation et de recherches (Cedoca). Cameroun. Régions anglophones: situation sécuritaire. [Date de consultation : 2026-05-01]
Bertelsmann Stiftung. 2026. « Cameroon Country Report ». Bertelsmann Stiftung's Transformation Index (BTI) 2026. [Date de consultation : 2026-04-24]
Le Bled Parle. 2025-05-17. Cintia Ada. « Malende Residents Protest Alleged Military Brutality and Extortion ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Cameroun. 1972 (modifiée en 2008). « The Constitution of Cameroon ». Reproduite par le Constitute Project. [Date de consultation : 2026-04-24]
Centre for Human Rights and Advocacy (CHRAPA). S.d. « Background of the Organisation ». [Date de consultation : 2026-05-27]
Chargé de cours auxiliaire, University of Baltimore, États-Unis. 2026-05-07. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches
Committee to Protect Journalists (CPJ). [2026]. « Tsi Conrad ». [Date de consultation : 2026-06-03]
Consultant. 2026-05-08. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
Directeur exécutif, Center for Human Rights and Advocacy (CHRAPA). 2026-05-22. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
États-Unis (É.-U.). 2025-08-12. Department of State. « Cameroon ». Country Reports on Human Rights Practices for 2024. [Date de consultation : 2026-05-01]
Franciscans International (FI). S.d. « About Us ». [Date de consultation : 2026-05-19]
Franciscans International (FI) & Dennis Hurley Peace Institute (DHPI). 2023-03-30. Communication conjointe des parties prenantes dans le cadre du 4e Examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Cameroun. [Date de consultation : 2026-05-01]
Freedom House. 2025-02-26. « Cameroon ». Freedom in the World 2025. [Date de consultation : 2026-05-01]
Frogameni, Elena. 2024-08-14. « Cameroon's Anglophone Crisis: The Dangers of Language Conflict on Display ». Oxford Political Review. [Date de consultation : 2026-05-01]
Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P). 2026-03-16. « Cameroon ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P). S.d. « What Is R2P? » [Date de consultation : 2026-04-27]
Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). 2025-11-10. « Cameroon ». Global Organized Crime Index. [Date de consultation : 2026-05-07]
The Guardian Post. 2025-04-22. Shing Timothy. « Extraordinary: SW Rights Boss Forces Security Officers to Cough Out 400,000 FCFA Extorted from Citizen ». Récupéré dans Wayback Machine le 23 avril 2025. [Date de consultation : 2026-05-12]
HumAngle. 2024-09-20. Nalova Akua. « The Hidden Face of Cameroon's Dirty War ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Human Is Right Cameroon (HSR-Cmr). 2026-05-20. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par un représentant.
Human Is Right Cameroon (HSR-Cmr). 2026-05-09. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par un représentant.
Human Is Right Cameroon (HSR-Cmr). S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 2026-05-12]
Institut de politiques publiques Nkafu. 2025-12-23. Muriel M. Kinkoh. « Eroding Trust: The Impact of Security Force Violence in Cameroon's English-Speaking Regions ». On Policy Africa. [Date de consultation : 2026-05-05]
Institut de politiques publiques Nkafu. 2024-07-17. « Cameroon Government's Response to Conflict-Related Sexual Violence Within the Context of the Anglophone Armed Conflict ». On Policy Africa. [Date de consultation : 2026-05-05]
Institut de politiques publiques Nkafu. S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 2026-05-01]
International Crisis Group (Crisis Group). 2026-04-16. Arrey Elvis Ntui. « Pope's Visit Raises Hopes for Peace in Cameroon ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Mefo Newuh, Mimi. 2026-05-19. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
Mimi Mefo Info (MMI). 2025-05-16. « Residents of Malende in South-West Region Protest Against Alleged Military Brutality and Extortion ». X. [Date de consultation : 2026-05-09]
Mimi Mefo Info (MMI). 2025-04-17. Njong Shey. « Soldiers, Gendarmes, and Police Dragged to Court for Alleged Torture, Extortion in Buea ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Nations Unies. 2026-04-30. Bureau de la coordination des affaires humanitaires. Cameroon: North-West and South-West Situation Report. No 85. [Date de consultation : 2026-05-01]
Nations Unies. 2026-02-26. Bureau de la coordination des affaires humanitaires. « Cameroon ». Humanitarian Needs and Response Plan 2026. [Date de consultation : 2026-05-13]
Nations Unies. 2026-01-08. Bureau de la coordination des affaires humanitaires. Cameroon: North-West and South-West Situation Report. No 83. [Date de consultation : 2026-05-01]
Nations Unies. 2026-01-05. Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH). Summary Report on the Human Rights Situation in the North-West and South-West Regions of Cameroon (2024). [Date de consultation : 2026-05-05]
Nations Unies. 2025-09-30. Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). UNHCR Cameroon Response Factsheet. [Date de consultation : 2026-05-19]
Nations Unies. 2025-01-31. Bureau de la coordination des affaires humanitaires. « Cameroon ». Humanitarian Needs Overview. [Date de consultation : 2026-05-13]
Nations Unies. 2024-11. Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat). « Cameroon ». Urban Planning & Infrastructure in Migration. No 1. [Date de consultation : 2026-05-11]
Nations Unies. 2024-04-15. Bureau de la coordination des affaires humanitaires. « Cameroon ». Humanitarian Needs Overview. [Date de consultation : 2026-05-13]
Nations Unies. 2021-11-30. Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Guidelines on Cash for Protection Programming in Jordan. [Date de consultation : 2026-05-21]
Nations Unies. 2021-07-29. Conseil des droits de l'homme. Opinions Adopted by the Working Group on Arbitrary Detention at its Ninetieth Session, 3-12 May 2021. (A/HRC/WGAD/2021/10) [Date de consultation : 2026-06-03]
Nations Unies. S.d. « Global Centre for the Responsibility to Protect ». [Date de consultation : 2026-05-12]
Professeur adjoint, University of Aberdeen, Écosse. 2026-05-14. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
Radio France internationale (RFI). 2026-05-01. « Cameroun : après les violences dans le Nord-Ouest, le gouvernement présente sa version des faits ». [Date de consultation : 2026-05-09]
Radio France internationale (RFI). 2025-06-08. Ngala Killian Chimtom. « Cameroon's Forgotten Crisis Displaces Nearly a Million People ». [Date de consultation : 2026-05-01]
Radio France internationale (RFI). 2024-05-27. « Cameroun: un attentat dans un bar de Bamenda fait 2 morts et une quarantaine de blessés ». [Date de consultation : 2026-06-04]
StopBlaBlaCam.com. 2026-05-02. Ludovic Amara. « Crise anglophone : l'armée annonce la mort de 14 séparatistes armés sur fond d'accusations de tuerie ». [Date de consultation : 2026-05-01]
University of Oxford. S.d. « Elena Frogameni ». [Date de consultation : 2026-05-15]
U.S. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI). 2025-03-28. « Timeline: Cameroon & the "Anglophone Crisis" ». [Date de consultation : 2026-05-11]
U.S. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI). S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 2026-05-11]
Autres sources consultées
Sources orales : Cameroon Association of English-Speaking Journalists; Cameroon Human Rights Commission; chercheur dans une université au Royaume-Uni qui a publié des travaux sur le conflit anglophone; chercheur dans une université en Allemagne qui a publié des travaux sur l'accès des PDPI anglophones au logement dans la région du Littoral au Cameroun; chercheur principal au Central Africa Observatory on Organized Crime and Violence; coordonnateur de la recherche sur les conflits à #defyhatenow; étudiant au doctorat dans une université au Royaume-Uni qui a publié des travaux sur le conflit anglophone; Hope Advocates Africa; International Crisis Group; Mission 21; Nations Unies – Organisation internationale pour les migrations; Norwegian Refugee Council; Nouveaux droits de l'homme – Cameroun; Reach Out Cameroon; Réseau camerounais des organisations des droits de l'homme; Réseau des défenseurs des droits de l'homme de l'Afrique Centrale; The South West and North West Women's Task Force; Un Monde Avenir.
Sites Internet, y compris : L'Action; Adonai Beyond Borders International; Agence de presse Xinhua; Al Jazeera; Association for Catholic Information in Africa; Atlantic Council; Austrian Red Cross − Austrian Centre for Country of Origin and Asylum Research and Documentation; BaretaNews; Cameroon News Agency; Cameroon Tribune; Deutsche Welle; L'écho des droits humains; Eurasia Review; Fédération internationale pour les droits humains; France 24; Genocide Watch; Geopolitical Intelligence Services; Jeune Afrique; London School of Economics and Political Science – Firoz Lalji Institute for Africa, Africa@LSE; Mapping Territorial Transformations in Africa; Minority Africa; Mongabay; Médecins sans frontières; Norwegian Refugee Council; News-Lens; Pan African Visions; Robert and Ethel Kennedy Human Rights Center; Robert Lansing Institute; Nations Unies – Organisation internationale pour les migrations, UNICEF; Union européenne – European Union Agency for Asylum; University of Toronto – International Human Rights Program, Cameroon Anglophone Crisis Database of Atrocities.