Mexique : information sur les cartels de la drogue, y compris le cartel de Sinaloa, le cartel de Jalisco Nueva Generación (Cártel de Jalisco Nueva Generación – CJNG), Los Zetas, le cartel du Golfe (Cártel del Golfo), La Familia Michoacana; leurs activités et leurs zones d’opération ainsi que leur capacité et leur motivation à retrouver des personnes au Mexique (2024-août 2025) [MEX202394.EF]

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada

1. Aperçu

L’organisation InSight Crime, un groupe de réflexion et média sans but lucratif qui étudie le crime organisé dans les Amériques (InSight Crime s.d.), dresse un profil du Mexique dans lequel il signale que le pays [traduction] « abrite certains des groupes criminels organisés les plus imposants, les plus complexes et les plus violents de l’hémisphère [occidental] » (2024-01-19). Vanda Felbab-Brown [1] a déclaré, pendant son témoignage sur le démantèlement des organisations criminelles transnationales dans les Amériques présenté devant le Comité sénatorial des relations étrangères (Senate Committee on Foreign Relations) des États-Unis, que non seulement les cartels mexicains, tels que le cartel de Sinaloa et le CJNG, sont [traduction] « de loin les groupes criminels les plus dangereux de l’hémisphère », mais aussi que leur portée mondiale s’est accrue, leurs activités s’étendant du Mexique et des États-Unis jusqu’au Canada et partout en Amérique latine; ils sont aussi désormais présents en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Australie et en Nouvelle-Zélande (Felbab-Brown 2025-07-23).

L’organisation International Crisis Group (Crisis Group) souligne que [traduction] « [l]es décennies de répression militarisée » exercée par les divers gouvernements du Mexique qui se sont succédé n’ont pas entraîné de diminution du « nombre de groupes criminels mexicains, ni limité leur portée territoriale, ni réduit l’emprise qu’ils exercent sur les entreprises illicites et, de plus en plus, sur les entreprises licites » (2025-04-29). Selon le Conseil des relations étrangères (Council on Foreign Relations – CFR) [2], les cartels de la drogue du Mexique sont [traduction] « en mutation constante »; depuis les dernières décennies, ils « prennent de l’expansion, se fragmentent, forgent de nouvelles alliances et s’affrontent pour le contrôle du territoire » (2025-02-21). D’après Bismarck Brief [3], bien que les cartels actifs au Mexique [traduction] « à l’heure actuelle » voient leurs chefs et leurs alliances changer fréquemment, les principaux groupes demeurent « relativement stables, malgré des guerres intermittentes entre cartels » (Bismarck Analysis 2024-05-08). Enfin, Vanda Felbab-Brown affirme que, bien que les groupes criminels fassent l’objet d’une [traduction] « fragmentation importante », que ce soit en raison des interventions de l’État, des pressions exercées par d’autres groupes criminels importants ou des luttes intestines pour le contrôle de l’économie illicite, les groupes criminels d’Amérique latine, y compris les cartels mexicains, perdent « rarement » du pouvoir du fait de cette fragmentation (2025-07-23).

Le CFR signale que les cartels de la drogue mexicains sont les principaux fournisseurs de cocaïne, d’héroïne, de fentanyl, de méthamphétamine [traduction] « et d’autres stupéfiants illicites » aux États-Unis (2025-02-21). La source ajoute que les activités des cartels de la drogue entraînent [traduction] « des dizaines de milliers d’homicides au [Mexique] chaque année » (CFR 2025-02-21). De même, dans son rapport de 2025 sur l’évaluation nationale de la menace posée par la drogue (2025 National Drug Threat Assessment - 2025 NDTA), l’Administration de la lutte antidrogue (Drug Enforcement Administration – DEA) des États-Unis fait observer que les groupes criminels mexicains sont les [traduction] « principaux producteurs » et trafiquants de fentanyl, de méthamphétamine et d’héroïne, ajoutant qu’ils ont recours à la [traduction] « violence extrême », notamment « au meurtre et à l’intimidation, et qu’ils prennent le contrôle de territoires et de routes de contrebande au Mexique et en Amérique latine de manière hostile » (É.-U. 2025-05, 6−7). L’Institut international d’études stratégiques (International Institute for Strategic Studies – IISS) [4] signale que des groupes comme le CJNG et le cartel de Sinaloa ont changé de principal [traduction] « modèle d’affaires », passant du trafic de cocaïne à la vente de drogues synthétiques comme la méthamphétamine et le fentanyl (2024-12-12, 36, 37). En outre, Vanda Felbab-Brown affirme que les groupes criminels mexicains sont [traduction] « de plus en plus » impliqués dans « la pêche, le braconnage et le trafic d’animaux sauvages », les revenus générés par ces activités servant à payer les produits chimiques précurseurs en provenance d’Asie qui sont nécessaires à la fabrication du fentanyl (2025-07-23).

Selon le projet de données sur les lieux et les événements de conflits armés (Armed Conflict Location & Event Data – ACLED), une organisation à but non lucratif aux États-Unis qui recueille des données sur la violence politique et les manifestations dans diverses régions du monde (ACLED s.d.), les groupes criminels mexicains continuent de s’affronter pour établir leur dominance sur le commerce de la drogue au pays et se disputent de plus en plus le contrôle d’autres activités illicites, comme l’extorsion, le passage de clandestins et le vol de carburant (2024-12-12). D’après Vanda Felbab-Brown, pendant la présidence d’Andrés Manuel López Obrador [2018-2024], les cartels mexicains en sont venus à contrôler [traduction] « une part toujours croissante du territoire mexicain, de l’économie légale, de la population, de fonctions politiques et des institutions et administrations gouvernementales », et se sont mis à exercer « une influence sans précédent » sur les élections, par le recours à la violence et à la corruption (2025-07-23). De même, le CFR signale que les cartels de la drogue soudoient les juges, les politiciens et les policiers (2025-02-21). Selon InSight Crime, pour blanchir leurs gains, les groupes criminels mexicains ont recours aux changeurs de monnaie et aux banques ou à l’investissement dans l’immobilier et des [traduction] « projets économiques locaux » (2024-01-19).

D’après le CFR, les cartels de la drogue mexicains sont [traduction] « l’un des principaux employeurs du pays » (2025-02-21). De même, on peut lire dans un article scientifique rédigé par Rafael Prieto-Curiel, Gian Maria Campedelli et Alejandro Hope [5], publié dans la revue à comité de lecture Science (Science s.d.), que tous les cartels réunis arrivent au [traduction] « cinquième rang des plus gros employeurs » du pays; étant donné le nombre d’homicides et de disparitions liés aux cartels et le nombre de membres de cartels incarcérés, la source estime qu’il y avait de 160 000 à 185 000 membres de cartels en 2022 (Prieto-Curiel et al. 2023-09-22, 2, 3).

Selon l’ACLED, bien que des événements violents aient continué de se produire [traduction] « dans des zones sensibles déjà bien établies », par exemple, le Guanajuato, le Nuevo León et le Michoacán, il y a eu une expansion des « zones de conflit » de janvier à novembre 2024 (2024-12-12). Toujours selon l’ACLED, le taux de violence au cours de cette période a dépassé les taux enregistrés pour toute l’année 2023 dans [traduction] « au moins » 14 des 32 entités fédérales du Mexique, en « grande » partie à cause des fractures internes au sein de « groupes criminels établis », comme le cartel de Sinaloa ( 2024-12-12). L’ACLED ajoute que le CJNG, en cherchant à agrandir son territoire, est entré en conflit avec d’autres groupes, ce qui a entraîné une hausse de la violence (2024-12-12). D’après l’Institut pour l’économie et la paix (Institute for Economics & Peace – IEP) – un [traduction] « groupe de réflexion indépendant, non partisan et sans but lucratif » établi en Australie, qui mène des recherches sur les facteurs culturels, économiques et politiques de la paix dans des pays du monde entier et publie des rapports à ce sujet –, en 2024, l’indice de paix de 18 États mexicains s’est amélioré, tandis que celui de 14 autres États s’est « détérioré » (2025-05, ii, 2). La source ajoute que le crime organisé est [traduction] « le principal moteur des niveaux extrêmes de violence au Mexique »; l’État le « plus violent » était le Colima, suivi des États de Guanajuato, de Morelos, de Basse-Californie et de Quintana Roo, tandis que l’État de Yucatán était le « plus paisible », suivi du Tlaxcala, du Durango, du Chiapas et du Nayarit (IEP 2025-05, 2).

1.1 Principaux cartels de la drogue au Mexique

On peut lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que le gouvernement des États-Unis a désigné 6 [traduction] « organisations criminelles transnationales » du Mexique comme étant des « organisations terroristes étrangères »; en l’occurrence, il s’agit du cartel de Sinaloa, du CJNG, du cartel du Golfe, du cartel du Nord-Est (Noreste Cartel), de La Nueva Familia Michoacana [la Nouvelle famille michoacane; voir la section 2.5 de la présente réponse] et des Cartels unis (Cárteles Unidos) (2025-05, 7). Il en va de même au Canada; le cartel du Golfe, La Familia Michoacana, le cartel de Sinaloa, le CJNG et les Cartels unis figurent sur la liste des [version française du Canada] « entités terroristes » de Sécurité publique Canada (Canada 2025-02-20).

D’après des sources, le CJNG et le cartel de Sinaloa sont les principales organisations transnationales de trafic de stupéfiants au Mexique (Crisis Group 2025-03-11, 12, 16; IEP 2025-05, 33). Le Crisis Group les distingue des [traduction] « petits groupes » comme les Cartels unis, La Nueva Familia Michoacana, le cartel du Nord-Est et le cartel du Golfe, qui ont étendu leur « racket d’extorsion aux entreprises légales, rallié à eux les administrations locales et accru leur emprise sur les collectivités » au Mexique (2025-04-29). Selon le profil du Mexique que dresse InSight Crime, [traduction] « des dizaines de cellules indépendantes réparties dans le pays » mènent à l’échelle locale des activités illicites, comme le vol de pétrole, le trafic de stupéfiants ou la prestation de services aux organisations transnationales (2024-01-19). Le Crisis Group ajoute que, dans ce contexte, des [traduction] « gangs locaux » rivalisent entre eux pour s’associer avec de grands groupes criminels « afin d’obtenir une part des marchés criminels » (2025-04-29). De même, selon l’IEP, il y a un peu partout au Mexique des [traduction] « gangs locaux et des groupes affiliés » aux cartels, au « nombre inconnu », lesquels peuvent rivaliser en « taille et en complexité » avec les cartels, ce qui entraîne des « difficultés additionnelles lorsqu’il s’agit d’établir une définition » (2025-05, 33). [Traduction] « Conjointement », écrit le Crisis Group, « ces groupes criminels ont déclenché des flambées de violence » dans le pays, en particulier dans les États le long de la frontière américaine, comme les États de Basse-Californie et de Chihuahua, dans des États de la côte du Pacifique, comme le Michoacán, le Colima et le Jalisco, et dans les 2 États centraux que sont le Guanajuato et Mexico (2025-04-29).

Le CFR établit la liste des principaux cartels de la drogue au Mexique de la manière suivante :

le cartel de Sinaloa;

le CJNG;

l’organisation Beltrán-Leyva ainsi que les groupes dissidents Guerreros Unidos et Los Rojos;

Los Zetas;

le cartel du Golfe;

La Familia Michoacana;

le cartel de Juárez (2025-02-21).

L’organisation InSight Crime fait observer que les chefs du cartel du Golfe, des Zetas, de La Familia Michoacana, du cartel de Juárez, du [[traduction] « défunt » (InSight Crime 2024-05-27)] cartel de Tijuana et des Chevaliers templiers (Los Caballeros Templarios), [[traduction] « aujourd’hui fragmentés » (InSight Crime 2024-05-27)], « ont été tués ou arrêtés au cours des dernières années », leurs organisations en étant à [traduction] « divers degrés de déclin », sauf le cartel de Sinaloa, et ce, malgré le fait que Joaquín Guzmán Loera, aussi connu sous le nom de « "El Chapo" », a été capturé de nouveau en 2016 (2024-01-19). De même, s’appuyant sur des articles de l’Agencia EFE (EFE), une agence de presse à Madrid, Aristegui Noticias [6] signale que, en février 2025, le gouvernement du Mexique a extradé 29 personnes accusées de trafic de stupéfiants, dont le chef du cartel de Guadalajara, 2 chefs des Zetas, le chef de longue date du cartel de Juárez, l’un des fondateurs du CJNG ainsi que le frère du chef actuel du CJNG (Aristegui Noticias en collaboration avec EFE 2025-07-28).

1.2 Situation sous le gouvernement Sheinbaum

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l’évolution de la situation relative aux cartels de la drogue et au crime organisé au Mexique depuis que la présidente Sheinbaum a pris le pouvoir.

Les renseignements contenus dans le paragraphe qui suit sont tirés d’un article publié par l’ACLED en 2024.

La présidente Claudia Sheinbaum a été élue le 2 juin 2024 dans un climat de [traduction] « conflits naissants et croissants entre gangs », lesquels ont entraîné une hausse de 18 % du « taux de létalité des affrontements entre groupes armés ne relevant pas de l’État par rapport à 2023 ». Dans ce contexte, l’utilisation « d’explosifs et de violence télécommandée », notamment « d’explosifs largués par des drones, de grenades, de bombes artisanales et de mines terrestres improvisées », a doublé par rapport à 2023 dans les États de Michoacán, de Guerrero et de Guanajuato. Il y a également eu une hausse bien étayée des affrontements entre les forces de sécurité de l’État et les groupes criminels durant les « premiers mois du mandat » de la présidente Sheinbaum (ACLED 2024-12-12).

Les renseignements contenus dans les 2 paragraphes qui suivent sont tirés d’un autre article publié par l’ACLED en 2025.

Sous la présidente Sheinbaum, la réponse du gouvernement du Mexique au problème des groupes criminels se traduit entre autres par [traduction] « des déploiements accrus, des opérations fondées sur le renseignement et des arrestations hautement médiatisées », ces tactiques étant « partiellement influencées par le regain de pression » de la part de l’administration du président des États-Unis Donald Trump. Cependant, comme ces mesures n’en sont qu’à leurs « débuts », il y a « peu » d’indices portant à croire qu’elles ont une incidence significative sur la puissance des groupes criminels. En fait, les données recueillies au cours des 6 premiers mois de la présidence de Claudia Sheinbaum montrent que les affrontements armés entre les groupes criminels armés ne relevant pas de l’État et les forces de sécurité ont augmenté de « 33 % par rapport à la période de 6 mois précédente ». Cependant, cette augmentation se [traduction] « limite largement » à l’État de Sinaloa, où une lutte intestine entre diverses factions du cartel de Sinaloa fait rage. En effet, les conflits internes au sein du cartel de Sinaloa ont

incité les acteurs étatiques à renforcer les mesures de sécurité dès le mois de septembre, soit bien avant l’investiture de Claudia Sheinbaum. Les efforts initiaux visant à contenir la montée de la violence dans le Sinaloa ont été suivis d’une intervention musclée du gouvernement au cours du premier trimestre de 2025, pendant lequel les affrontements se sont concentrés dans les États limitrophes des États-Unis, en particulier le Nuevo León et le Tamaulipas, ainsi que dans les zones traditionnellement dangereuses, comme le Michoacán.

De plus, des « niveaux alarmants de violence contre des civils » ont atteint l’État de Sinaloa. De juillet 2024 à mars 2025, la prise pour cible de civils et les « affrontements entre gangs » ont presque quadruplé par rapport à la période de 8 mois précédente, soit du 19 novembre 2023 au 24 juillet 2024, « atteignant un sommet en octobre et en novembre [2024] ». La violence « a atteint des niveaux jamais vus dans cet État depuis que l’ACLED a commencé à couvrir le Mexique en 2018 » (ACLED 2025-05-07).

2. Cartels de la drogue

2.1 Cartel de Sinaloa

Selon des sources, le cartel de Sinaloa est le cartel de la drogue [traduction] « dominant » au Mexique (Bismarck Analysis 2024-05-08) ou le cartel le [traduction] « plus puissant » de l’hémisphère occidental (InSight Crime 2025-05-19). D’autres sources font observer que, à l’échelle mondiale, il se classe parmi les [version française du Canada] « organisations de trafic de drogue les plus violentes et les plus prolifiques » (Canada 2025-02-20) ou parmi les organisations [traduction] « principales de trafic de cocaïne » (IISS 2024-12-12, 34).

D’après des sources, le cartel prend la forme d’un [traduction] « réseau constitué des plus importants barons de la drogue du Mexique » (InSight Crime 2025-05-19) ou repose sur [traduction] « une structure fédérale et un système d’alliances » (ACLED 2025-05-07). Des sources ajoutent que le cartel de Sinaloa est composé de 2 factions principales :

  • [« La Mayiza » ou « Los Mayitos »,] une faction dirigée par les fidèles d’Ismael Zambada García, aussi connu sous le nom de « El Mayo »;
  • [« Los Chapitos »,] une faction dirigée par les fils d’El Chapo (ACLED 2025-05-07; Bismarck Analysis 2024-05-08; InSight Crime 2025-05-19).

L’organisation InSight Crime fait observer que des factions du cartel de Sinaloa collaborent entre elles pour se protéger mutuellement et tirer parti de leurs liens avec [traduction] « les échelons les plus élevés » des forces de sécurité du Mexique afin de « conserver un avantage sur les organisations rivales » (2025-05-19). Cependant, des sources signalent aussi que des affrontements violents éclatent souvent entre les diverses factions (Bismarck Analysis 2024-05-08; InSight Crime 2025-02-20).

D’après InSight Crime, les autorités mexicaines ont arrêté l’un des fils d’El Chapo, Ovidio Guzmán López, en janvier 2023 et l’ont extradé vers les États-Unis en septembre 2023 (2025-05-19). Des sources signalent qu’El Mayo a été arrêté aux États-Unis en juillet 2024 avec un autre des fils d’El Chapo, Joaquín Guzmán López (InSight Crime 2025-05-19; É.-U. 2025-05, 7). Selon des sources, Joaquín aurait forcé El Mayo à pénétrer en territoire américain, provoquant ainsi son arrestation (InSight Crime 2025-05-19; The New York Times 2024-07-29).

D’après d’autres sources, l’arrestation d’El Mayo aux États-Unis a engendré des affrontements entre Los Mayitos et Los Chapitos (ACLED 2024-12-12; É.-U. 2025-05, 7), affrontements qui ont bouleversé le milieu du crime organisé à la grandeur du pays et causé la propagation de la violence aux États frontaliers de Chihuahua et de Sonora (ACLED 2024-12-12). L’ACLED ajoute que les arrestations ont aussi donné lieu à un transfert de pouvoir des chefs de chaque faction envers les membres de leur famille désignés pour leur succéder (2025-05-07). De même, InSight Crime fait observer que le [traduction] « principal lien entre les hauts chefs » du cartel est familial (2025-05-19).

Des sources soulignent que le CJNG est le principal rival du cartel de Sinaloa (IISS 2024-12-12, 34; InSight Crime 2024-05-27). Dans un article d’opinion rédigé en 2022, Vanda Felbab-Brown affirme que, comparativement au CJNG, le cartel de Sinaloa dose [traduction] « avec une prudence relative son recours à la violence » de sorte que les résidents, les entreprises et les politiciens locaux sont mieux à même d’y faire face ([2022-04-03]).

2.2 CJNG

Des sources signalent que le CJNG est un [traduction] « groupe criminel transnational » (Canada 2025-02-20; InSight Crime 2024-05-27) dirigé par Nemesio Oseguera Ramos, qui se fait appeler « "El Mencho" » (InSight Crime 2024-05-27). Le groupe est né de la scission du cartel de Milenio (IISS 2024-12-12, 34; InSight Crime 2024-05-27). Selon le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel a une [traduction] « structure de commandement fondée sur le principe des franchises » (2025-05, 9).

D’après des sources, le cartel est reconnu pour son recours à la violence (Canada 2025-02-20; IISS 2024-12-12, 34; InSight Crime 2024-05-27) et [traduction] « ses campagnes de relations publiques » (InSight Crime 2024-05-27). Des sources signalent que le CJNG est l’une des organisations criminelles [traduction] « les plus puissantes » du Mexique (É.-U. 2025-05, 9) ou qu’il représente une de ses [traduction] « principales menaces sur le plan criminel » (InSight Crime 2024-05-27). De même, on peut lire dans le Bismarck Brief que, à l’exception du cartel de Sinaloa, le CJNG est devenu [traduction] « le seul autre cartel » présent partout au Mexique, grâce à son « recours à la violence extrême » (Bismarck Analysis 2024-05-08). Il est écrit dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que c’est la richesse du CJNG, sa structure de commandement [traduction] « unique », sa « propension à la violence » et ses liens avec des « fonctionnaires corrompus » qui lui permettent de « conserver et d’accroître son influence » sur le commerce de la drogue au Mexique (2025-05, 9). Selon Sécurité publique Canada, le CJNG a recours aux drones armés, aux exécutions publiques et aux enlèvements pour [version française du Canada] « semer la terreur et […] dépeupler les communautés » dans les zones dans lesquelles il souhaite prendre le contrôle et mener ses activités (Canada 2025-02-20).

L’organisation InSight Crime souligne que le CJNG [traduction] « contraint [les petits gangs] ou forme des alliances » avec eux pour obtenir de nouveaux territoires, en particulier dans les villes frontalières comme Tijuana et Ciudad Juárez (2025-02-20). Dans un autre article publié par InSight Crime, il est écrit que le CJNG a forgé une alliance de longue date avec le groupe criminel connu sous le nom Los Cuinis, qui est dirigé par le beau-frère d’El Mencho; cependant, les diverses sources ne s’entendent pas sur la question de savoir si Los Cuinis constituent [traduction] « l’aile financière » du CJNG ou un cartel distinct, mais affilié (2024-05-27). Dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025, Los Cuinis sont décrits comme [traduction] « l’aile financière du CJNG »; de plus, on peut y lire que ce dernier a intégré Los Cuinis dans sa structure de commandement (2025-05, 10).

Des sources soulignent que le cartel de Sinaloa est le principal rival du CJNG (IISS 2024-12-12, 34; InSight Crime 2024-05-27), bien que ce dernier soit considéré [traduction] « par beaucoup » comme étant « plus agressif, plus impitoyable et moins disposé à négocier » (IISS 2024-12-12, 34).

2.3 Los Zetas

Selon des sources, Los Zetas formaient initialement une unité armée du cartel du Golfe (CFR 2025-02-21; InSight Crime 2024-08-30), mais s’en sont séparés en 2010 (CFR 2025-02-21).

D’après InSight Crime, bien que Los Zetas aient déjà été [traduction] « l’un des groupes armés les plus puissants et les plus craints du Mexique », les luttes intestines et l’élimination de ses « principaux chefs » ont entraîné le déclin du cartel (2024-08-30). De même, le CFR signale que le pouvoir du cartel a diminué [traduction] « ces dernières années » alors qu’il s’est divisé « en factions rivales » (2025-02-21). L’organisation InSight Crime fait observer que le groupe représente désormais une [traduction] « force fragmentée », vaguement unie par son nom, qui dépend « de plus en plus » des produits de la criminalité locale plutôt que des recettes découlant du trafic international de stupéfiants (2024-08-30).

Selon InSight Crime, la fragmentation des Zetas [traduction] « fait qu’il est de plus en plus difficile » d’identifier les personnes à la tête de ses principales factions; cependant, l’un de ses groupes dissidents, le cartel du Nord-Est, dont le chef a été arrêté par les autorités américaines, continue d’exercer un « contrôle ferme » sur son bastion d’origine à Nuevo Laredo, dans le Tamaulipas (2024-08-30). On peut lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que le cartel du Nord-Est est lui-même constitué d’un [traduction] « vaste réseau de cellules compartimentées » impliquées dans le commerce illégal de drogues synthétiques, de cocaïne, d’héroïne et de marijuana au Mexique et aux États-Unis (2025-05, 11).

Selon le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel du Nord-Est est allié à la faction Los Mayitos du cartel de Sinaloa, qui lui fournit du fentanyl illicite, de la méthamphétamine et de la cocaïne qu’il peut ensuite importer aux États-Unis (2025-05, 11).

InSight Crime signale que, depuis 2019, le cartel du Nord-Est est entré en conflit avec le CJNG, des groupes indépendants, des cellules du cartel de Sinaloa ainsi que des factions des Zetas et du cartel du Golfe; cependant, dans [traduction] « les dernières années », les Zetas de la vieille école (Zetas Vieja Escuela), une autre faction des Zetas, ont forgé des alliances avec le CJNG et Los Metros, une ramification du cartel du Golfe, pour appuyer les incursions du CJNG dans le Nord du Mexique, du Tamaulipas jusqu’à la frontière avec les États-Unis (2024-08-30). De même, le CFR signale que dans l’État de Tamaulipas, situé dans le Nord-Est du pays, des factions du cartel du Golfe collaboreraient avec des membres du CJNG (2025-02-21).

Dans un autre article publié par InSight Crime, on peut lire que les Zetas de la vieille école, qui mènent leurs activités le long de la côte de l’Atlantique, sont en conflit avec le CJNG dans l’État de Veracruz (2024-05-27).

2.4 Cartel du Golfe

Selon InSight Crime, le cartel du Golfe est l’un des [traduction] « plus anciens groupes criminels » du pays, mais il a perdu du territoire et de l’influence « ces dernières années, car il s’est scindé en plusieurs factions rivales », de sorte qu’il est difficile de savoir qui le dirige (2024-08-20). De même, le CFR signale que le cartel du Golfe s’est fragmenté en [traduction] « diverses factions », perdant de ce fait en pouvoir, car il rivalise avec Los Zetas pour le contrôle du territoire (2025-02-21). Sécurité publique Canada écrit que, bien qu’il se compose de diverses ramifications pour qui il est [version française du Canada] « chose commune » de collaborer et de s’affronter pour le contrôle des marchés illégaux, plus particulièrement dans le Tamaulipas et près de la frontière avec les États-Unis, le cartel du Golfe est toujours « l’un des groupes criminels organisés les plus importants opérant dans le nord du Mexique » (Canada 2025-02-20).

D’après le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel du Golfe [traduction] « n’est plus un cartel unifié » en date de 2025 (2025-05, 16). Des sources font observer que ses ramifications, Los Metros et les Scorpions (Los Escorpiones), sont devenues ses factions les [traduction] « plus » « p[uissantes] » (É.-U. 2025-05, 16; InSight Crime 2024-08-20). On peut aussi lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que Los Metros et les Scorpions se disputent le contrôle du cartel du Golfe, en plus des routes commerciales et du territoire, plus particulièrement le port d’Altamira (2025-05, 16). La même source ajoute que Los Metros sont [traduction] « alignés sur le CJNG », sont devenus son « organe de coercition », afin d’obtenir leur protection et de permettre le « flot ininterrompu de drogues du CJNG et des Metros » vers les États-Unis (É.-U. 2025-05, 16, 17).

Outre les Metros et les Scorpions, des sources nomment les factions suivantes du cartel du Golfe : les Cyclones (Los Ciclones), Los Rojos et les Panthères (Las Panteras) (Canada 2025-02-20; InSight Crime 2024-08-20). InSight Crime ajoute que les Scorpions et les Cyclones [traduction] « ont formé une alliance ces dernières années » pour repousser les tentatives d’invasion de la part d’autres factions rivales du cartel du Golfe et des Zetas (2024-08-20).

2.5 La Familia Michoacana

Selon le NDTA publié par les États-Unis en 2025, La Familia Michoacana est un [traduction] « regroupement » qui s’est développé à la suite des incursions des Zetas dans l’État du Michoacán et qui s’est depuis fait connaître pour son « recours à la violence et à des tactiques de style militaire » dans sa lutte contre d’autres groupes criminels (2025-05, 12). La source ajoute toutefois que l’organisation, qui n’est plus « un grand [cartel] uni », fonctionne plutôt comme une « association composée de plusieurs factions puissantes » (É.-U. 2025-05, 13). De même, le CFR signale que La Familia Michoacana s’est [traduction] « affaiblie et fragmentée ces dernières années », mais ajoute que « certains experts affirment qu’elle a pris un nouvel élan » (2025-02-21). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.

D’après InSight Crime, les différentes ramifications de La Familia Michoacana continuent de mener leurs activités en s’alliant avec d’autres groupes criminels, tels que les Chevaliers templiers, Los Viagras et [traduction] « d’autres groupes indépendants » réunis sous le nom des « soi-disant Cartels unis », pour repousser les attaques du CJNG (2025-02-20). De même, on peut lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que la faction Cartels unis de La Familia Michoacana est une coalition formée de [traduction] « multiple groupes criminels » qui se sont alliés pour combattre les incursions du CJNG dans l’État de Michoacán (2025-05, 15). La Nueva Familia Michoacana [la Nouvelle famille michoacane] est l’une des autres ramifications nommées dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 (2025-05, 13).

3. Activités et zones d’opération

3.1 Cartel de Sinaloa

Des sources signalent que le cartel de Sinaloa est impliqué dans le trafic de drogues synthétiques (CFR 2025-02-21; InSight Crime 2025-05-19), certaines factions se livrant aussi au [traduction] « trafic de drogues à petite échelle et au rançonnement d’autres réseaux criminels, dont des réseaux de passage de clandestins » (InSight Crime 2025-05-19). Des sources font observer que le groupe est aussi impliqué dans l’extorsion, le passage de clandestins, le trafic d’armes et le vol de carburant et de ressources naturelles (CFR 2025-02-21; É.-U. 2025-05, 9) de même que dans la prostitution, le blanchiment d’argent et le [traduction] « commerce illégal d’animaux sauvages » (É.-U. 2025-05, 9). De plus, selon le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel utilise [traduction] « la violence ou la menace de violence » pour « intimider » les civils, les autorités de l’État et les journalistes (2025-05, 9). De même, Sécurité publique Canada signale que le cartel de Sinaloa a recours [version française du Canada] « à la violence, à la coercition, à la corruption et à l’intimidation » pour renforcer son emprise politique dans ses zones d’opération et acquérir de nouveaux territoires (Canada 2025-02-20).

Il est écrit dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que le cartel de Sinaloa exploite et dirige aussi de [traduction] « vastes réseaux transnationaux aux multiples facettes » pour importer des produits chimiques précurseurs de la Chine et de l’Inde et « synthétiser des drogues mortelles, notamment du fentanyl, dans des laboratoires clandestins situés au Mexique », drogues qu’il écoule ensuite sur le marché américain (2025-05, 8).

D’après InSight Crime, la base d’opérations du cartel de Sinaloa se situe dans l’État de Sinaloa et dans [traduction] « certaines municipalités » d’États prés des frontières, comme le Durango et le Chihuahua, qui, ensemble, constituent « une région productrice de drogues bien connue appelée le triangle d’or » (2025-05-19). Selon l’ACLED, la faction Los Chapitos mène principalement ses activités dans le Sinaloa, assurant une [traduction] « forte présence » dans sa capitale, Culiacán, de même que sur la côte du Pacifique de cet État, et dans les États de Sonora et de Basse-Californie (2025-05-07). La même source ajoute que Los Mayitos, qui contrôlent le territoire dans le Durango et les régions rurales du Sinaloa, ont une [traduction] « forte présence dans les États de Basse-Californie, de Sonora et de Zacatecas » (ACLED 2025-05-07).

De plus, InSight Crime souligne que le cartel de Sinaloa a aussi des [traduction] « cellules qui mènent leurs activités dans d’autres États mexicains » – y compris ceux de Sonora, de Basse-Californie, de Nayarit, de Jalisco et de Chiapas, ce qui leur donne « accès à des passages frontaliers, à des couloirs de trafic de drogue et à des occasions de blanchir de l’argent » – ainsi que dans la région frontalière américano-mexicaine, où le cartel rançonne d’autres organisations criminelles, comme des réseaux de passeurs de clandestins (2025-05-19). Selon le CFR, le cartel de Sinaloa a des [traduction] « bastions dans près de la moitié des États du Mexique », en particulier dans les États qui longent la côte du Pacifique dans le Nord-Ouest du pays, ainsi que dans les régions frontalières du Nord et du Sud (2025-02-21). D’après le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel a une [traduction] « présence importante » dans les États de Basse-Californie, de Basse-Californie du Sud, de Sonora, de Chihuahua, de Coahuila, de Sinaloa, de Durango, de Zacatecas, de San Luis Potosí, de Morelos, d’Oaxaca, de Chiapas, de Tabasco, de Campeche, de Yucatán et de Quintana Roo de même que dans la ville de Mexico; le cartel a une simple « présence » dans tous les autres États mexicains, sauf le Jalisco (2025-05, 8). Des sources font observer que le cartel de Sinaloa est présent dans [traduction] « au moins » 47 pays (CFR 2025-02-21; Canada 2025-02-20) ou dans [traduction] « au moins » 40 pays (É.-U. 2025-05, 7).

3.2 CJNG

Selon des sources, la base d’opérations du CJNG se trouve dans l’État de Jalisco (IISS 2024-12-12, 34; InSight Crime 2024-01-19). InSight Crime ajoute que la portée du CJNG s’est étendue à [traduction] « une grande partie du Centre et du Nord du Mexique » (2024-01-19). Dans un article plus récent publié par la même source, on peut lire que, depuis la fondation du CJNG, sa portée s’étend à [traduction] « pratiquement tout le Mexique, sauf le Sinaloa et la région notoire du triangle d’or » (InSight Crime 2024-05-27). De même, le CFR fait observer que le CJNG est actif dans [traduction] « près des deux tiers » du Mexique et qu’il mène des activités dans « plus de trois dizaines de pays ainsi que dans chacun des 50 États américains » (2025-02-21).

Selon InSight Crime, le [traduction] « niveau de contrôle » qu’exerce le CJNG dans chaque région varie : il s’agit de « l’acteur criminel prédominant » dans les États de Jalisco, de Nayarit, de Colima, de Veracruz, de Guanajuato, de Puebla, de Querétaro et d’Hidalgo et il a une « forte » présence, mais « se heurte à plusieurs concurrents » dans des régions clés, comme la Riviera Maya et les villes frontalières de Tijuana, de Ciudad Juárez et de Tierra Caliente (une région qui traverse des parties du Michoacán, du Guerrero et de l’État de Mexico) (2024-05-27). On peut lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que, au Mexique, le CJNG a [traduction] « [u]ne présence importante » à Mexico de même que dans les États suivants : Basse-Californie, Chihuahua, Nayarit, Zacatecas, San Luis Potosí, Tamaulipas, Jalisco, Guanajuato, Hidalgo, Michoacán, Mexico, Aguascalientes, Querétaro, Tlaxcala, Veracruz, Puebla, Guerrero, Colima, Chiapas, Campeche et Quintana Roo (É.-U. 2025-05, 10). La source ajoute que le CJNG a accru sa portée géographique au-delà du Mexique, assurant une présence dans [traduction] « plus de 40 pays » (É.-U. 2025-05, 9).

D’après InSight Crime, des procureurs américains décrivent le CJNG, tout comme le cartel de Sinaloa, comme un [traduction] « fournisseur majeur de drogues synthétiques, telles que la méthamphétamine et le fentanyl, » aux États-Unis; en outre, les factions du CJNG usent aussi de stratagèmes d’extorsion, se livrent à des enlèvements de masse et prennent part à l’extraction minière illégale (2025-02-20). Le cartel est aussi impliqué dans des [traduction] « stratagèmes financiers et de blanchiment d’argent complexes » (InSight Crime 2025-02-20). De même, le CFR fait observer que, le CJNG, à l’instar du cartel de Sinaloa, est l’un des [traduction] « plus grands » producteurs et importateurs de fentanyl, de cocaïne et de méthamphétamine, entre autres, vers les États-Unis, et qu’il se livre aussi au vol de carburant, à l’extorsion et au passage de clandestins (2025-02-21). La source ajoute que le [traduction] « succès » du CJNG tient au fait qu’il « contrôle plusieurs ports mexicains, de sorte qu’il jouit d’un accès élargi à la chaîne d’approvisionnement mondiale en drogues » (CFR 2025-02-21). Selon l’IISS, le CJNG utilise des matières brutes provenant de la Chine, de l’Inde et de la Türkiye pour produire des drogues synthétiques, fait le trafic de [traduction] « tonnes de cocaïne » aux États-Unis et en Europe, blanchit des « milliards de dollars de profits illicites », dirige, en partenariat avec des groupes criminels colombiens et vénézuéliens, des sites « d’exploitation aurifère illicite » en Équateur et au Venezuela et contrôle « d’importantes routes de passage de clandestins et de traite de personnes en Amérique centrale et au Mexique » (2024-12-12, 34).

L’organisation InSight Crime signale que, depuis ses dernières expansions, le CJNG [traduction] « utilise de plus en plus d’engins explosifs improvisés (EEI) » lors de ses affrontements avec des groupes criminels locaux à la frontière entre le Michoacán et le Jalisco, comme les Chevaliers templiers, Los Viagras, les « vestiges » de La Familia Michoacana, les Cartels unis et les « groupes d’autodéfense » qui résistent à ses incursions (2025-02-20).

3.3 Los Zetas

D’après InSight Crime, des factions des Zetas occupent un [traduction] « ensemble de territoires dispersés » dans tout le Mexique (2024-08-30). Il est écrit dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que la ramification des Zetas appelée cartel du Nord-Est assure [traduction] « une présence importante » à Mexico et dans les États de Zacatecas, de Nuevo León et de Tamaulipas, ainsi qu’une simple « présence » dans les États de Chihuahua, de Coahuila, d’Hidalgo et de Veracruz (2025-05, 12).

Selon InSight Crime, la faction [traduction] « prédominante » des Zetas, le cartel du Nord-Est, n’est pas un « réseau majeur de trafic de drogue », mais tire ses revenus du « rançonnement de divers groupes » – par exemple, des trafiquants de drogue et des passeurs de clandestins qui traversent la frontière entre Nuevo Laredo et Laredo –, ainsi que de l’extorsion d’argent à divers commerces illicites et à certains commerces légaux dans les territoires qu’il contrôle (2025-02-20). On peut lire dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025 que, outre son implication dans le commerce illicite de la drogue au Mexique et aux États-Unis, le cartel du Nord-Est se livre [traduction] « fréquemment » à des « actes publics de violence, y compris des meurtres, de la torture, des enlèvements et de l’intimidation » et qu’il exploite des réseaux « étendus de passage de clandestins » vers les États-Unis, « enlevant ou exploitant souvent des migrants » pour leur extorquer de l’argent ou les asservir (2025-05, 11).

3.4 Cartel du Golfe

Selon Sécurité publique Canada, le cartel du Golfe et ses ramifications sont principalement impliqués dans [version française du Canada] « le trafic de drogues, le trafic d’armes illégales, la traite des personnes, la facilitation de l’immigration illégale, les extorsions, les assassinats, ainsi que la protection et la sécurité privée » (Canada 2025-02-20).

Des sources font observer que le pouvoir du cartel du Golfe est concentré dans l’État de Tamaulipas et dans la région du golfe du Mexique (CFR 2025-02-21; InSight Crime 2024-08-20). InSight Crime ajoute que des factions du cartel du Golfe continuent de contrôler de [traduction] « vastes » territoires près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ses « bases opérationnelles les plus importantes » se situant dans les villes frontalières de Matamoros et de Reynosa, et que, « ces dernières années », elles participent de plus en plus au passage de clandestins à la frontière (2024-08-20). La même source signale que [traduction] « certaines » ramifications du cartel maintiennent une présence dans quelques « régions » de San Luis Potosí et de Nuevo León, « bien que leur présence soit très limitée ailleurs au Mexique » (InSight Crime 2024-08-20). D’après le NDTA publié par les États-Unis en 2025, le cartel du Golfe a une [traduction] « présence importante » à Mexico ainsi que dans les États de Coahuila, de Nuevo León, de Tamaulipas et de Veracruz (2025-05, 16).

InSight Crime souligne que, outre le passage de clandestins, le groupe se livre aussi au transport de cocaïne et de méthamphétamine vers les États-Unis et au transport [traduction] « d’armes de grande puissance et d’argent liquide vers le Mexique » (2024-08-20).

3.5 La Familia Michoacana

Selon le CFR, La Familia Michoacana mène ses activités dans l’État occidental de Michoacán (2025-02-21). De même, InSight Crime signale que les [traduction] « diverses factions » du groupe mènent leurs activités dans les États de Michoacán, de Guerrero et de Mexico, et ajoute qu’elles constituent toujours « un joueur actif » dans le paysage criminel du Sud et du Centre du Mexique (2025-02-20). Dans le NDTA publié par les États-Unis en 2025, il est écrit que le groupe contrôle des territoires dans les États de Guerrero, de Michoacán, de Morelos et de Mexico (2025-05, 12). La source ajoute que, à l’extérieur du Mexique, le groupe est actif dans [traduction] « près d’un tiers » des États américains (É.-U. 2025-05, 13). Toujours d’après le NDTA publié par les États-Unis en 2025, des factions de La Familia Michoacana contrôlent aussi le port de Lázaro Cárdenas, [traduction] « l’un des plus grands ports maritimes du Mexique, qui est d’une importance clé pour l’importation de produits chimiques précurseurs en provenance de Chine » (2025-05, 13).

L’organisation InSight Crime signale que [traduction] « les autorités des États-Unis ont accusé [les membres de La Familia Michoacana] de continuer de faire le trafic de fentanyl, de cocaïne et de méthamphétamine » à destination des États-Unis (2025-02-20).

4. Capacité de retrouver des personnes

Dans une entrée de blogue, Doug Livermore, un membre du Groupe de lutte contre le terrorisme (Counterterrorism Group) du Conseil de l’Atlantique (Atlantic Council), un groupe de réflexion aux États-Unis qui fait de la recherche, publie des articles et gère des programmes sur des enjeux liés à la politique, à l’économie et à la sécurité partout dans le monde (Atlantic Council s.d.), écrit que les cartels mexicains font preuve d’une [traduction] « capacité inouïe de s’adapter et de se venger de ceux qu’ils perçoivent comme une menace » à leurs activités, par exemple des journalistes et des civils (Livermore 2025-01-14). Dans un rapport d’audit produit par l’inspecteur général du Département de la Justice (Department of Justice – DOJ) des États-Unis, qui a été partiellement caviardé, on fait état de cas de recours à la [traduction] « surveillance technique omniprésente » [7] par les cartels mexicains de la drogue pour suivre des membres du FBI au Mexique dès 2018, dont les cas suivants :

[traduction]

Le chef d’une famille du crime organisé soupçonnait un employé d’être un informateur du FBI. Pour confirmer ses soupçons, il a passé en revue le registre des appels du téléphone cellulaire de l’employé en question à la recherche de numéros de téléphone susceptibles d’être associés aux autorités d’exécution de la loi.

[…]

En 2018, alors que le FBI enquêtait sur l’affaire du cartel de la drogue d’« El Chapo », un individu lié au cartel a communiqué avec l’agent du FBI responsable de l’affaire. Cet individu a déclaré que le cartel avait embauché un « pirate informatique » qui proposait un éventail de services liés à l’exploitation de téléphones cellulaires et d’autres appareils électroniques. Dans ce cas en particulier, le pirate informatique a observé les personnes qui entraient dans l’ambassade des États-Unis à Mexico et celles qui en sortaient afin de cerner des « personnes d’intérêt » pour le cartel, notamment l’attaché juridique adjoint du FBI (Assistant Legal Attache – ALAT).

Grâce au numéro de téléphone cellulaire de l’ALAT, le pirate informatique a pu voir les appels que ce dernier avait passés et reçus et obtenir ses données de géolocalisation. Selon le FBI, le pirate informatique a non seulement pillé les données contenues dans le téléphone de l’ALAT, mais a aussi accédé au système de caméras de Mexico, qu’il a ensuite utilisé pour suivre l’ALAT partout dans la ville, ce qui lui a permis d’identifier les personnes que celui-ci rencontrait. D’après l’agent responsable de l’affaire, le cartel a utilisé ces renseignements pour intimider ou assassiner des sources potentielles ou des témoins collaborateurs (É.-U. 2025-06, 18-19).

Dans un article portant sur le même rapport d’audit produit par le DOJ, CNN cite les propos de celui qui était l’administrateur de la DEA jusqu’en mai 2025, lequel a déclaré que les [traduction] « "cartels sont à la tête d’une entreprise mondiale qui génère des milliards de dollars et utilisent des technologies de pointe pour améliorer leurs opérations" », y compris des « "techniques de surveillance ultramodernes afin de repérer les activités des forces de l’ordre et d’identifier leurs adversaires" » (CNN 2025-06-28).

Les renseignements contenus dans le paragraphe qui suit sont tirés d’un article paru dans VICE, un magazine et site de nouvelles.

Les cartels mexicains de la drogue [traduction] « tireraient profit d’un logiciel de renseignement et de sécurité » appelé Titan, que les gouvernements des États mexicains utilisent aussi, « afin de retrouver des rivaux, de les faire disparaître et de dissimuler leurs crimes », selon « plusieurs sources au sein des cartels et des forces de l’ordre du Mexique ». Titan permet à ses utilisateurs de « géolocaliser des personnes en temps réel où qu’elles soient au pays, d’accéder à des registres de localisation à la minute et d’obtenir des pièces d’identité officielles, entre autres renseignements personnels ». Grâce à Titan, il est possible de suivre « un téléphone cellulaire précis au moyen du numéro de téléphone ou du numéro d’identification qui y est associé » et cet accès aux services du système est offert par l’intermédiaire de groupes WhatsApp « gérés par un "conseil" » composé d’acteurs criminels mexicains et de représentants de l’État, selon un administrateur anonyme du « "conseil" ». VICE a interviewé une source anonyme au sein du CJNG qui a déclaré que « son organisation utilisait ce service depuis au moins 6 ans » et que c’était « "le moyen le plus facile de retrouver une personne ou d’obtenir de l’information sur ses proches si elle se cache" » (VICE 2023-12-14). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.

4.1 Motivation à retrouver des personnes et à les prendre pour cible

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement sur la motivation des cartels de la drogue du Mexique à retrouver des personnes et à les prendre pour cible.

4.2 Profils des personnes prises pour cible

À la lumière d’un entretien avec un [traduction] « expert du crime organisé et de la dynamique de sécurité », l’ACLED fait observer que « [l]es démonstrations publiques de violence et les attaques ciblées contre des personnalités en vue présumées avoir des liens avec des chefs de cartel ou se montrer critiques à leur égard, y compris des influenceurs » ont été utilisées pour démontrer la « force des différentes factions et intimider leurs partisans » (2025-05-07). Selon un article paru en mai 2025 dans El Imparcial, un quotidien mexicain, 6 influenceurs ont été assassinés depuis le début de la [traduction] « guerre intestine » au sein du cartel de Sinaloa (2025-03-29). Cependant, d’après l’IEP, bien qu’il y ait de [traduction] « nombreuses morts de civils » lors des affrontements entre cartels, la « majorité des victimes » sont des membres de cartel, des « jeunes qui se sont probablement lancés dans des activités criminelles en raison du manque de possibilités ailleurs » (2025-05, 34).

Le CFR fait observer que les cartels de la drogue assassinent des journalistes et des fonctionnaires [traduction] « relativement » souvent (2025-02-21). Il ajoute que l’élection de 2024 a été la plus violente au Mexique depuis 2018, [traduction] « plus de 30 candidats ayant été tués » (CFR 2025-02-21). L’ACLED souligne que des factions du cartel de Sinaloa ont aussi pris [traduction] « pour cible des politiciens et des instances politiques afin d’asseoir leur autorité » sur leurs territoires et de « diminuer l’influence politique de leurs rivaux » (2025-05-07).

L’organisation InSight Crime s’est entretenu avec Felipe Romero et Itzel Arteaga, les auteurs d’un rapport paru en 2024 sur les défenseurs des droits en matière d’environnement publié par le Centre mexicain du droit de l’environnement (Centro Mexicano de Derecho Ambiental – CEMDA) [8], lesquels ont conclu que les défenseurs de l’environnement au Mexique font l’objet [traduction] « d’attaques de plus en plus meurtrières » de la part de groupes criminels qui sont désormais des « joueurs centraux » dans les litiges fonciers et les différends liés aux ressources naturelles, « bien souvent avec l’appui d’acteurs des secteurs public et privé » (2025-06-06). Les auteurs ont recensé [traduction] « plus de 100 attaques ou événements liés à des agressions » en 2024; il ne s’agit « pas d’une analyse exhaustive », mais elle montre une tendance à la hausse depuis les 78 agressions signalées en 2014 (InSight Crime 2025-06-06).

4.2.1 Cibles du recrutement

S’appuyant sur des entretiens menés avec des personnes qui [traduction] « fabriquent du fentanyl dans les laboratoires des cartels », aussi appelés « cuisiniers », le New York Times signale que les cartels de la drogue mexicains prennent pour cible les étudiants en chimie sur les campus des universités mexicaines (2024-12-01). Selon l’article, la demande pour des [traduction] « travailleurs ayant des connaissances approfondies en chimie » résulte de la volonté de produire du fentanyl « plus fort » et de « "rendre plus de gens accros" » (The New York Times 2024-12-01). L’article ajoute que les emplois offerts aux chimistes par les cartels payent [traduction] « plus que bien des emplois légaux dans le domaine de la chimie » – dans l’un des cas recensés, le salaire était « du double » – et décrit la façon dont les cartels choisissent les chimistes aux fins de recrutement :

[traduction]

Le candidat idéal est une personne dégourdie qui a aussi des connaissances théoriques, un arriviste qui ne reculera pas à l’idée de produire une drogue mortelle et, surtout, une personne discrète[.]

[…]

Pour cerner des candidats potentiels, le cartel prend contact avec des amis, des connaissances et des collègues, selon le recruteur, puis parle à la famille et aux amis de ses cibles, voire aux gens avec qui elles jouent au soccer, dans le but de savoir si elles seraient disposées à faire ce genre de travail. Si le recruteur trouve une personne particulièrement prometteuse, il peut offrir de payer ses frais de scolarité (The New York Times 2024-12-01).

S’appuyant sur le nombre de membres que les cartels perdent pour [traduction] « déduire » le taux de recrutement, Rafael Prieto-Curiel, Gian Maria Campedelli et Alejandro Hope estiment que tous les cartels réunis doivent recruter de 350 à 370 personnes par semaine pour éviter un [traduction] « effondr[ement] » (2023-09-22, 2, 3). Selon un article publié par Reuters, le recrutement d’enfants par les cartels mexicains serait [traduction] « de plus en plus courant », l’article présentant des données fournies par le Bureau des affaires internationales du travail (Bureau of International Labor Affairs) des États-Unis, qui estime que [traduction] « quelque 30 000 enfants se sont joints aux groupes criminels du Mexique », et d’autres données fournies par « [d]es groupes de défense », qui établissent à 200 000 le « nombre d’enfants vulnérables susceptibles d’être recrutés » (2025-05-28). La source ajoute que, s’il est [traduction] « difficile de dire » comment ces chiffres ont évolué au cours des dernières années, les « experts » interviewés affirment que les enfants recrutés « sont de plus en plus jeunes » (Reuters 2025-05-28). On peut lire dans l’article de Reuters que, d’après un rapport publié en 2024 par le gouvernement du Mexique, des enfants d’à peine six ans sont recrutés par l’intermédiaire de plateformes numériques de [traduction] « jeux vidéo et de médiaux sociaux », entre autres, et que « 70 % des adolescents embrigadés dans les cartels ont grandi dans un environnement extrêmement violent » (2025-05-28).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Notes

[1] Vanda Felbab-Brown est chercheuse principale à l’Institut Brookings (Brookings Institution) et y est directrice de l’Initiative sur les acteurs armés ne relevant pas de l’État (Initiative on Nonstate Armed Actors) de même que de la série intitulée Épidémie de fentanyl en Amérique du Nord et panorama mondial des opioïdes de synthèse (Fentanyl Epidemic in North America and the Global Reach of Synthetic Opioids), publiée par Brookings (Felbab-Brown 2025-07-23). [back]

[2] Le CFR, un groupe de réflexion [traduction] « non partisan et indépendant » établi aux États-Unis, fournit des analyses et réunit des experts sur des affaires internationales ayant une incidence sur la politique étrangère des États-Unis et publie le magazine Foreign Affairs (CFR s.d.).[back]

[3] Publié sur la plateforme Substack par Bismarck Analysis, une firme à San Francisco qui fait de la recherche et fournit des analyses confidentielles visant à [traduction] « aider les entreprises, les gouvernements, les philanthropes et les investisseurs à mieux comprendre le monde », Bismarck Brief est un « guide à jour » qui présente des renseignements et des analyses sur diverses affaires mondiales (Bismarck Analysis s.d.).[back]

[4] L’IISS est une organisation internationale qui fait de la recherche, produit des analyses et organise des forums pour contribuer [traduction] « à façonner le programme stratégique de gouvernements, d’entreprises, de médias et d’experts du monde entier » (IISS s.d.).[back]

[5] L’article paru dans le journal Science a été rédigé par Rafael Prieto-Curiel du Centre des sciences de la complexité (Complexity Science Hub), un organisme de recherche établi en Europe qui analyse des données pour comprendre [traduction] « comment les systèmes complexes se comportent face au changement et proposer des stratégies réalistes » (Complexity Science Hub s.d.), par Gian Maria Campedelli, de l’Université de Trente, en Italie, et par Alejandro Hope, un analyste de la sécurité indépendant à Mexico (Prieto-Curiel et al. 2023-09-22, 1). [back]

[6] La plateforme de nouvelles en ligne Aristegui Noticias est dirigée par Carmen Aristegui, [traduction] « l’une des journalistes les plus réputées du Mexique », et une équipe de journalistes d’enquête, qui se concentrent sur les « possibles crimes et conflits d’intérêts des personnalités du gouvernement et des élites » (ICFJ s.d.).[back]

[7] Selon CNN, le terme [traduction] « "surveillance technique omniprésente" » est un terme de « jargon désignant le grand accès des adversaires aux données » (2025-06-28).[back]

[8] Le CEMDA est une ONG mexicaine qui se consacre à la protection de l’environnement et des ressources naturelles du pays (CEMDA s.d.). [back]

Références

Aristegui Noticias en collaboration avec l’Agencia EFE (EFE). 2025-07-28. « Sheinbaum confía evitar aranceles con EU esta semana ». [Date de consultation : 2025-07-28]

Armed Conflict Location & Event Data (ACLED). 2025-05-07. Maria Fernanda Arocha & Sandra Pellegrini. « How the Sinaloa Cartel Rift Is Redrawing Mexico's Criminal Map ». [Date de consultation : 2025-07-29]

Armed Conflict Location & Event Data (ACLED). 2024-12-12. « Mexico's New Administration Braces for Shifting Battle Lines in the Country's Gang Wars ». [Date de consultation : 2025-07-29]

Armed Conflict Location & Event Data (ACLED). S.d. « About ACLED ». [Date de consultation : 2025-07-28]

Atlantic Council. S.d. « About the Atlantic Council ». [Date de consultation : 2025-08-07]

Bismarck Analysis. 2024-05-08. Samo Burja. « Mexico's Drug Cartels Are Not Competitors to the State ». Bismarck Brief. [Date de consultation : 2025-08-13]

Bismarck Analysis. S.d. « About ». Bismarck Brief. [Date de consultation : 2025-08-13]

Cable News Network (CNN). 2025-06-28. Sean Lyngaas. « Mexican Drug Cartel Used Hacker to Track FBI Official, then Killed Potential Informants, Government Audit Says ». [Date de consultation : 2025-08-11]

Canada. 2025-02-20. Sécurité publique Canada. « Government of Canada Lists Transnational Criminal Organizations as Terrorist Entities ». [Date de consultation : 2025-08-14]

Centro Mexicano de Derecho Ambiental (CEMDA). S.d. « Quiénes Somos ». [Date de consultation : 2025-08-06]

Complexity Science Hub. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 2025-08-18]

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Autres sources consultées

Sources orales : Animal Político; Global Initiative Against Transnational Organized Crime; professeur adjoint dans une université du Mexique dont les travaux portent principalement sur les acteurs armés, qu’ils relèvent de l’État ou non, en Amérique latine, y compris au Mexique; Reinserta.org.

Sites Internet, y compris : ACAPS; Americas Quarterly; Amnesty International; Associated Press; Asylos; Axios; BBC; CBS News; Columbia Journalism Review; The Conversation; El País; États-Unis – Congressional Research Service; Foreign Affairs; The Guardian; Infobae; Lantia Intelligence; The Los Angeles Times; National Public Radio; New Lines; Organized Crime and Corruption Reporting Project; Small Wars Journal; Stanford University – Migration and Asylum Lab; University of Maryland – National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism; Uppsala Conflict Data Program; Washington Office on Latin America; Wilson Center.

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