The Bum tribe, its location, its language and treatment of its members by the authorities; whether a demonstration of the Social Democratic Front took place around April 2002 near Douala and whether arrests were made [CMR41819.E]

Selon la Société internationale de linguistique (Summer Institute of Linguistics - SIL), les Bums constituent un groupe ethnolinguistique qu'on retrouve au nord de Fundong, [traduction] « au cœur de la Ring Road dans la province du Nord-Ouest [...] » (2002, 3). D'après le site Internet Ethnologue, le bum est une langue parlée dans la [traduction] « [p]artie nord du district de Fundong, principalement dans les villages de Su-Bum et de Laa-Bum, et dans la division de Menchum, dans la province du Nord-Ouest » (2003). La SIL estime que le nombre de personnes parlant le bum s'élève à 15 000 (2002, 13).

Dans un document intitulé « The Bum and Their Institutions: In Memory of H.R.H. John Yai Fon of Bum, 1918 - 1997 », le Dr Francis Ben Ny Amnjoh déclare que [traduction] « les Bums constituent une société organisée ou un système étatique de la division de Boyo, dans la province du Nord-Ouest de la République du Cameroun » (Université de Kent à Canterbury s.d.). Il ajoute que le nom bum renvoie à huit différents groupes d'origine tikare, soit les Bums, les Sawis, les Saaffs, les Mbamlus, les Mbuks, les Mungongs, les Faats et les Fwios (ibid.). Les Bums sont des [traduction] « agriculteurs » et les [traduction] « [c]hrétiens représentent le plus grand groupe religieux parmi » eux (SIL 2002, 5). Il est possible de consulter un aperçu de l'histoire, de l'organisation socio-politique, du système de justice et du système de croyances du peuple bum sur Internet à l'adresse http://www.era.anthropology.ac.uk/Era_Resources/Era/Kingdom_Bum/mulamba/nyamnjoh.html.

Aucune information sur le traitement actuel du peuple bum par les autorités du Cameroun n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Toutefois, selon la SIL :

[traduction]
Le 21 août 1986, l'explosion catastrophique de gaz naturel s'échappant du lac Nyos, lac volcanique situé près des Bums, a traumatisé le peuple bum. La plus grande communauté bum à ce moment-là, habitant à Su-Bum, était dans la région qui a été touchée par le désastre. La plupart des personnes et des animaux présents dans le village cette journée-là ont été tués, et Su-Bum est maintenant déserte. Les personnes qui ont survécu au désastre ont été réinstallées par le gouvernement dans les villages de Kimbi River, de Koene et de Buabua (2002, 5).

De plus, selon l'Agence France-Presse (AFP), en 1996, [traduction] « les habitants des 12 villages évacués dans la foulée de l'éruption vivent toujours dans des camps de fortune sans installations de base comme des écoles, des cliniques et des routes d'accès (AFP 21 août 1996). De nombreux survivants sont des paysans, mais ils n'ont pas de terre à cultiver » (ibid.). En raison de [traduction] « l'inactivité du gouvernement », la Bum Development Union a créé en 1996 un fonds pour venir en aide aux villageois de la région de Nyos (ibid.).

Au cours d'un entretien téléphonique accordé le 30 juillet 2003, un employé du Secrétariat national du Front social démocrate (Social Democratic Front - SDF) a déclaré que de nombreux rassemblements politiques avaient eu lieu en avril 2002 dans différentes parties du pays en vue des élections nationales du 30 juin. Il est possible de trouver de l'information sur le traitement des membres du SDF par les autorités gouvernementales sur Internet, à l'adresse http://www.immigration.gov/graphics/services/asylum/ric/documentation/CMR03002.htm. Aucune autre information sur une quelconque manifestation du SDF à Douala autour d'avril 2002 n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Agence France-Presse (AFP). 21 août 1996. Herbert Boh. « Cameroon Marks 10th Anniversary of Lake Tragedy ». (Dialog)

Ethnologue. 2003. « BUM: A Language of Cameroon ». http://www.ethnologue.com/show_language.asp?code=BMV [Date de consultation : 28 juill. 2003]

Social Democratic Front (SDF). 30 juillet 2003. Entretien téléphonique avec un employé du Secrétariat national.

Summer Institute of Linguistics (SIL). 2002. Melinda Lamberty. A Sociolinguistic Survey of Bum (Boyo Division, North West Province). http://www.sil.org/silesr/2002/SILESR2002-071.pdf [Date de consultation : 28 juill. 2003]

Université de Kent à Canterbury. S.d. Centre for Social Anthropology and Computing. Francis Beng Nyamnjoh. « The Bum and their Institutions: In Memory of H.R.H. John Yai Fon of Bum, 1918 - 1997 ». Experience Rich Anthropology (ERA) Project. http://www.era.anthropology.ac.uk/Era_Resources/Era/Kingdom_Bum/mulamba/nyamnjoh.html [Date de consultation : 28 juill. 2003]

Autres sources consultées


Bases de données de la CISR

Ethnic Groups Worldwide

Europa World Yearbook

Keesing's Record of World Events. 2002

Political Parties of the World

Les tentatives faites pour joindre une source orale ont été infructueuses.

World Directory of Minorities

Sites Internet, y compris :

Africatime

AllAfrica.com

Amnesty International

BBC News

The Bum Project

Bureau de la citoyenneté et des services d'immigration

Cameroon Ethnologue

Cascades Volcano Observatory (CVO)

Country Reports on Human Rights Practices for 2002

Ethnographic Studies of People and Communities

Ethnography on Women by Women

Front social démocrate

Human Rights Watch

Minorities at Risk

WNC

World Press

Moteur de recherche :

Google

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