Information on the Hojjatiya (Hojjatiyeh, Hojjatiyeh or Hojjatiyyeh) Society [IRN41774.E]

Un article de 1997 intitulé « A Review of Secondary Literature in English on Recent Persecutions of Baha'is in Iran » mentionne l'organisation des Hojjatiyehs Mahdaviyehs, connue avant la révolution islamique sous le nom d'Anjuman-I-Tabligat-I-Islami, organisation religieuse dont le but était de [traduction] « minimiser l'influence des baha'is en Iran » (Baha'is Studies Review 1997). L'article ajoute qu'en 1955 le shah a appuyé les activités anti-baha'ies de l'organisation des Hojjatiyehs afin que le clergé soutienne sa campagne visant à affaiblir le Parti communiste (Tudeh) (ibid.).

Un article sur les baha'is en Iran depuis la révolution islamique, publié à l'été 2000 et tiré de la cyberbibliothèque sur les baha'is, souligne

[traduction]
[qu']afin de satisfaire les clercs anti-baha'is les plus radicaux et d'éviter qu'ils s'opposent à la monarchie, le gouvernement a autorisé, et a même encouragé, la formation de l'organisation des Hojjatiyehs en 1953. Son fondateur et dirigeant, Sheykh Mahmud Zekrzadeh Tavallai, mieux connu sous le nom de Shaykh Muhmud Halabi, était un ennemi fanatique de la foi baha'ie qu'il avait étudiée alors qu'il était séminariste et à laquelle un de ses meilleurs amis s'était converti [...]. L'organisation des Hojjatiyehs était cautionnée par des clercs dirigeants, comme l'ayatollah Borujerdi, collaborait étroitement avec la SAVAK, police politique, et est devenue le principal antagoniste des baha'is. Entre autres, l'organisation publiait des pamphlets anti-baha'is, dénonçait les baha'is aux autorités et utilisait des gangs de durs afin de perturber des rencontres baha'ies. L'organisation des Hojjatiyehs allait jouer un rôle prépondérant dans la persécution des baha'is après la révolution islamique (Social Research été 2000)

Un article sur la naissance de la société civile en Iran publié le 16 février 1996 dans SAIS Review (Presses de l'université Johns Hopkins) souligne que l'organisation des Hojjatiyehs et d'autres groupes iraniens, y compris [traduction] « les hezbollahis, la nouvelle gauche islamiste et une partie de la droite traditionnelle au sein du gouvernement », partagent une [traduction] « vision centrée sur l'islam » qui représente [traduction] « l'orientation et l'identité idéologiques futures de l'Iran ».

Un article du 29 novembre 1999 de RFE/RL mentionne que l'organisation des Hojjatiyehs a dû se dissoudre en 1983. Par conséquent, son dirigeant, Sheikh Mahmud Halabi, a déménagé à Mashad et ses membres ont conservé leurs emplois au sein du gouvernement après leur intégration dans l'Association de la coalition islamique (Jamiat-e Motalefeh-e Eslami) (RFE/RL 29 nov. 1999). Sheikh Mahmud Halabi était aussi le dirigeant du Mahdaviyat (ibid.), [traduction] « apparemment fondée sur l'organisation fondamentaliste des Hojjatiyehs », qui entretenait aussi des liens avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (Islamic Revolution Guards Corps - IRGC) (MEIB févr. 2002).

Selon un article de RFE/RL,

[traduction]
[L'organisation des Hojjatiyehs a été] fondée dans les années 1950 en tant qu'organisation anti-baha'ie; on estime que beaucoup de ses membres sont entrés au service du gouvernement après la révolution islamique. Vers 1983, il y a eu un débat selon lequel le groupe était opposé au concept du vilayat-i-faqih et son fondateur, Sheikh Mahmud Halabi, a dû finalement se retirer à Mashhad. L'organisation des Hojjatiyehs a cessé ses activités en 1983 et ses membres ont été absorbés dans l'Association de la coalition islamique (Jamiat-e Motalefeh-e Eslami), un des principaux groupes de pression conservateurs (26 avr. 1999).

En 1999, le Mahdaviyat a été accusé d'avoir planifié l'assassinat de [traduction] « plusieurs représentants gouvernementaux » (MEIB févr. 2002). Le ministère du Renseignement et de la Sécurité de l'Iran (MRS) a annoncé le 25 novembre 1999 qu'il avait arrêté 34 membres du Mahdaviyat (RFE/RL 29 nov. 1999). Le MRS a déclaré que le groupe entretenait des relations avec des partisans étrangers, déclenchait des conflits religieux en encourageant la tenue d'activités anti-sunnites et complotait en vue d'assassiner le président Kahtami, le président du conseil de discernement, M. Rafsanjani, et l'ancien chef du pouvoir judiciaire, Mohammad Yazdi (ibid.). En mai 2001, les personnes arrêtées ont été reconnues coupables des chefs d'accusation susmentionnés après un procès à huis clos (HRW 2002).

Un article du 28 mai 2001 de RFE/RL signale

[qu']après environ 20 audiences à huis clos, le tribunal révolutionnaire a condamné environ 30 membres du groupe Mahdaviyat relativement à des chefs d'accusation d'actes contre la sécurité nationale et de tentatives de meurtre à l'égard de représentants gouvernementaux, selon un article de l'IRNA du 13 mai. À l'origine, il devait s'agir d'un procès public; les audiences à huis clos qui ont débuté le 9 décembre 2000 auraient pu démontrer les liens entre des groupes fondamentalistes et des représentants du gouvernement et les dirigeants religieux.

Aucune information additionnelle sur l'organisation des Hojjatiyehs n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Baha'is Studies Review [R.-U., ville inconnue]. 1997. Vol. 7. Nazila Ghanea-Hercock. « A Review of Secondary Literature in English on Recent Persecutions of Baha'is in Iran ». http://bahai-library.org/articles/hercock.persecution.html [Date de consultation : 9 sept. 2003]

Human Rights Watch (HRW). 2002. World Report 2002. http://www.hrw.org/wr2k2/mena3.html [Date de consultation : 9 sept. 2003]

Middle East Intelligence Bulletin (MEIB) [New York, NY]. Février 2002. Vol. 4, no 2. A. William Samii. « Factionalism in Iran's Domestic Security Forces ». http://www.meib.org/articles/0202_me2.htm [Date de consultation : 9 sept. 2003]

Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL). 28 mai 2001. Iran Report. Vol. 4, no 20. « Secret Mahdaviyat Convictions Suggest Cover-up ». http://www.rferl.org/iran-report/2001/05/20-280501.html [Date de consultation : 11 sept. 2003]

_____. 29 novembre 1999. Iran Report. Vol. 2, no 47. « Mahdaviyat Group Another Scapegoat ». http://www.rferl.org/iran-report/1999/11/47-291199.html [Date de consultation : 9 sept. 2003]

_____. 26 avril 1999. Iran Report. Vol. 2, no 17. « Public Anger Over Slow Pace of Prosecutions ». http://www.uga.edu/bahai/News/042699-1.html [Date de consultation : 10 sept. 2003]

SAIS Review [Baltimore, MD]. 16 février 1996. Hooshang Amirahmadi. « Emerging Civil Society in Iran ». (Presses de l'université Johns Hopkins) (cache de Google) http://www.metrostate.edu/cgi-bin/troxy/proxy.cgi/URL-muse.jhu.edu/journals/sais_review/v016.2amirahmadi.html [Date de consultation : 9 sept. 2003]

Social Research [New York, NY]. Été 2000. Vol. 67, no 2. Firuz Kazemzadeh. « The Baha'is in Iran: Twenty Years of Repression ». http://bahai-library.org/newspapers/062200-2.html [Date de consultation : 9 sept. 2003]

Autres sources consultées


Bases de données de la CISR

Dialog

Sites Internet, y compris :

Amnesty International

WNC

Moteur de recherche :

Google