Dokument #1276796
IRB – Immigration and Refugee Board of Canada (Autor)
Mandat, services et activités
Anciennement connue sous le nom
d'unité pour les femmes et les jeunes (Women and Juvenile
Unit - WAJU) (Country Reports 2005 8 mars 2006, sect. 5;
Ghana 11 janv. 2006, 11; GNA 27 janv. 2006), l'unité de
soutien pour les victimes de violence conjugale (Domestic Violence
Victim Support Unit - DOVVISU) est une [traduction] «
unité spécialisée du service de police du
Ghana » (Ghana Police Service - GPS) (Accra Mail 10
déc. 2003); elle a été créée en
1998 pour répondre au nombre croissant de cas de mauvais
traitements à l'endroit des femmes et des enfants
(ibid.; Ghana s.d.a) ainsi que pour mener des recherches
sur les caractéristiques et les tendances relatives aux
crimes commis contre les femmes et les enfants (Country Reports
2004 28 févr. 2005, sect. 5). L'unité a
changé de nom entre 2004 et 2005 (Country Reports
2004 28 févr. 2005, sect. 5; Country Reports
2005 8 mars 2006, sect. 5). Elle a des bureaux dans chacune
des capitales des 10 régions du Ghana ainsi que dans
certains districts (Daily Graphic 1er avr. 2004). En
janvier 2006, la directrice-coordonnatrice de la DOVVISU, la
surintendante de police en chef Beatrice Vib-Sanziri, a
mentionné que l'unité offrira ses services dans tous
les postes de district et dans toutes les divisions de la police au
Ghana (Ghana janv. 2006; GNA 27 janv. 2006).
La DOVVISU présente son rôle comme étant, entre autres, [traduction] « de protéger les droits des femmes et des enfants contre toutes les formes de mauvais traitements; [...] [f]ourni[r] des conseils sur la prévention du crime aux auteurs d'actes criminels et au grand public [et] [p]rocéder à des arrestations et entamer des poursuites au besoin » (Ghana s.d.b).
Les rôles de l'unité, affichés en ligne, sont les suivants :
[traduction]
i. Enquêter sur toutes les infractions commises à l'endroit des femmes et des enfants;
ii. Traiter les cas de violence conjugale;
iii. Traiter les cas de violence faite aux enfants;
iv. Traiter les infractions commises par des mineurs;
v. Traiter les cas de délinquance juvénile;
vi. Judiciariser tous ces cas, au besoin, et [exécuter] toutes les autres fonctions [conformément] aux directives de l'inspecteur général de la police (ibid. s.d.c).
Selon le site Internet de la DOVVISU,
l'unité [traduction] « ne mène pas ses
activités de la même façon qu'un poste de
police régulier » (ibid. s.d.a). Elle offre
gratuitement ses services (Public Agenda 11 juill. 2005; Accra
Mail 10 déc. 2003; Ghana s.d.b), qui comprennent
notamment les tâches suivantes : recevoir les
déclarations; informer les victimes au sujet de leur cas;
fournir des conseils sur la prévention du crime; aiguiller
les clients vers les services de consultation et les services
médicaux communautaires ainsi qu'offrir les services de
psychologues cliniciens et de travailleurs sociaux (Ghana
s.d.d).
En mai 2005, la DOVVISU a organisé son premier atelier destiné à former les agents du service de police du Ghana à Accra et à les sensibiliser à la situation des femmes et des enfants (GNA 9 mai 2005). En janvier 2006, un second atelier a été fourni aux chargés de dossier travaillant dans chacune des 11 régions et au quartier général de la DOVVISU (Ghana janv. 2006). L'unité mène des campagnes de sensibilisation du public de grande envergure (Public Agenda 9 mai 2005; Ghana s.d.a).
En avril 2003, un journal ghanéen a annoncé que le service de police du Ghana créerait un secrétariat national du WAJU à Accra dans le but d'augmenter son efficacité au regard de la prestation des services (Daily Graphic 1er avr. 2003). L'édifice doit comporter une salle de réception, des cellules, une salle de conférence, une bibliothèque et une salle pour les enfants; des aires de bureau ont également été réservées pour des organismes de protection des enfants ainsi que pour des organisations non gouvernementales (ONG) qui fournissent des soins médicaux et des services juridiques (ibid. 1er avr. 2004). Une cérémonie d'inauguration des travaux pour le nouveau secrétariat a été tenue au printemps 2004 (ibid.) et le rapport annuel de 2005 de la DOVVISU prévoit que le rez-de-chaussée du secrétariat national sera terminé avant la fin de 2006 (New Times Online 20 janv. 2006).
Selon les Country Reports 2005, la violence conjugale demeure un problème important au Ghana; elle n'est pas criminalisée et le mari dispose d'une immunité contre les accusations de voies de fait portées par son épouse (Country Reports 2005 8 mars 2006, sect. 5). Un projet de loi sur la violence conjugale est actuellement à l'étude devant le Parlement ghanéen (Ghana 11 mars 2006). La date d'entrée en vigueur de ce projet de loi n'a pas été trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches; toutefois, la Coalition nationale ghanéenne pour une législation en matière de violence conjugale (Ghanaian National Coalition on Domestic Violence Legislation) a affirmé en mars 2006 que le projet de loi avait été présenté au Parlement quatre ans plus tôt (ibid.). Le projet de loi fournirait [traduction] « les assises juridiques dont a tant besoin » la DOVISSU pour aider les femmes et porter des accusations contre les auteurs (PANA 19 juin 2004). Le gouvernement a été critiqué pour son [traduction] « manque de sérieux » au regard du projet de loi (Ghana 11 mars 2006) et on a dit du projet de loi qu'il était [traduction] « tombé dans l'oubli » (PANA 19 juin 2004).
Un article non corroboré publié le 7 avril 2005 dans le Ghanaian Chronicle a accusé la DOVVISU de protéger un dirigeant ejisu (JENDA 2001, 7) contre qui avait été portée une plainte pour négligence à l'égard d'un enfant et pour défaut de s'acquitter de ses devoirs envers un enfant à charge.
Statistiques
Selon les Country Reports 2004, 11 984 cas au total ont été signalés à la DOVVISU en 2004, y compris 7 421 cas de négligence à l'égard d'un enfant, 2 059 cas de voies de fait (principalement des cas de violence conjugale) et 181 cas de viol (28 févr. 2005, sect. 5). Les Country Reports 2004 ont mentionné que la judiciarisation des cas de violence conjugale était [traduction] « difficile " et, sans préciser le nombre de cas judiciarisés, ils ont souligné [traduction] « [qu']environ le quart donaient lieu à des condamnations » (ibid.).
Les Country Reports 2005 ont rapporté plus précisément qu'entre 1998 et 2004, 11 335 cas de violence conjugale avaient été signalés aux bureaux de la DOVVISU à Accra (Country Reports 2005 8 mars 2006, sect. 5). Parmi ceux-ci, 19 p. 100 ont donné lieu à des audiences et moins de 3 p. 100 de ces cas se sont soldés sur une condamnation (ibid.).
Contraintes
Sans directives particulières
à cet égard de la part de la DOVVISU, la police ne se
mêle que rarement des cas de violence conjugale
(ibid.). Les Country Reports 2005 soulignent que
peu de femmes sont en mesure d'obtenir les soins médicaux
nécessaires pour documenter les mauvais traitements
(ibid.). Le 11 août 2005, l'Accra Mail a
révélé que Sophia Amofa Torpey, commandante de
la DOVVISU, avait fait un appel à la population (Accra Mail
11 août 2005), déclarant que les coûts
déboursés pour obtenir des rapports médicaux
pour les victimes de viol et d'agression sexuelle [traduction]
« creusaient son maigre budget » (ibid.). Au
chapitre des contraintes, elle a également invoqué
l'inexistence de refuges pour femmes battues ainsi que la dimension
restreinte des bureaux de la DOVVISU (ibid.).
L'unité ne dispose pas des ressources nécessaires
pour mener des travaux criminalistiques ou des analyses
psychosociales ni pour fournir des services généraux
de soutien aux victimes (Ghana s.d.a). Selon le site Internet de la
DOVVISU, cette unité n'est pas en mesure de répondre
de manière appropriée à un nombre de cas sans
cesse croissant (Ghana s.d.a). Dans un article de 2003,
l'inspecteur Elvis Bawa Sadongo, porte-parole de la WAJU, a
affirmé que l'espace à la disposition de
l'unité est [traduction] « trop restreint » et
que la foule de personnes qui se présente aux bureaux
constitue [traduction] « un danger pour la santé des
plaignants et [la nôtre,] celle des fournisseurs de service
» (Accra Mail 21 déc. 2003). Il a en outre
mentionné que les bureaux de la WAJU ont besoin d'être
informatisés, d'être mis en réseau et d'obtenir
l'accès à Internet (ibid.). Le
secrétaire général de l'organisation avocats
du Ghana pour l'équité entre les sexes (Ghana's
Advocates for Gender Equity) a affirmé que la WAJU
[traduction] « manque de personnel » (Public Agenda 5
juill. 2004). La disponibilité du transport pose un
défi logistique (ibid. 11 juill. 2005) et
l'éloignement ainsi que la grande superficie de la
région du Nord ont été présentés
comme un obstacle empêchant la police de se rendre
auprès des victimes (Accra Mail 24 oct. 2003), tout
comme l'inexistence de bureaux de la DOVVISU dans les
régions éloignées du Ghana (Ghanaian
Chronicle 25 févr. 2004).
Soutien et coopération
La DOVVISU coopère avec le
ministère du Bien-être social du Ghana, la
fédération internationale des femmes juristes (FIDA),
la commission des droits de la personne et de la justice
administrative (Commission on Human Rights and Administrative
Justice - CHRAJ) du Ghana et la commission d'aide juridique (Legal
Aid Board) ghanéenne (Public Agenda 11 juill. 2005; Ghana
s.d.a). La DOVVISU collabore également avec les tribunaux de
la famille (ibid.).
Bon nombre d'articles ont fait état des contributions des partenaires de la DOVVISU aux activités de cette dernière. La fondation arche (Ark Foundation) est une ONG qui aide l'unité au regard du logement (Accra Mail 11 août 2005; ibid. 21 déc. 2003). L'initiative des femmes pour l'autonomisation (Women's Initiative for Self Empowerment - WISE) fournit du soutien psychologique (ibid. 21 déc. 2003; Ghana s.d.a). Selon une source de 2003, la WAJU disposait seulement d'un véhicule donné par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) (Accra Mail 21 déc. 2003).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Accra Mail [Accra, Ghana]. 11
août 2005. Richard Nkansah et Theresa Adzaku. « Waju
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ghanaweb.com/public _agenda/article.php?ID=2509 [Date de
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Autres sources consultées
Sites Internet, y compris : City
University of New York (CUNY); European Country of Origin
Information Network (ECOI); Inter Press Service; Network for
Women's Rights in Ghana (NETRIGHT); Royaume-Uni - Home
Office, Immigration and Nationality Directorate; Women in Law and
Development Africa (WILDAF).
Domestic Violence Victim Support Unit (DOVVISU), formerly the Women and Juvenile Unit (WAJU), established by the Ghanaian police and whether it provides protection to women in Ghana (March 2006) [GHA101146.E] (Anfragebeantwortung, Englisch)