An organization called Mecha Tulema, including its objectives, structure and status; the treatment of its leaders and members by the current government (1990-Sept. 2004) [ETH43011.FE]

Fondée dans les années 1960, plus précisément en 1965 selon la bibliothèque du Congrès (s.d.; AI 28 nov. 1997), Mecha Tulema est une organisation caritative qui veille au bien-être de la communauté des Oromos (AI 28 nov. 1997; États-Unis s.d.; HRW 8 sept. 2004; The Daily Monitor 30 août 2004).

Quant au statut de Mecha Tulema, on apprend dans une lettre du directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW) au premier ministre éthiopien que, en juillet 2004, le ministre de la Justice a révoqué le permis de Mecha Tulema, alléguant que cette dernière menait des activités politiques incompatibles avec sa charte (8 sept. 2004). De plus, dans un article du 30 août 2004, le Daily Monitor décrivait Mecha Tulema comme étant une organisation qui a été interdite récemment. Le même article signalait que cette interdiction était la troisième depuis la fondation de ladite organisation (The Daily Monitor 30 août 2004).

Par ailleurs, les autorités gouvernementales éthiopiennes considèrent que Mecha Tulema appuie le Front de libération des Oromos (Oromo Liberation Front - OLF) et participe à des actes [traduction] «terroristes » (The Daily Monitor 30 août 2004; HRW 8 sept. 2004).

Concernant la situation des dirigeants et des membres de Mecha Tulema, certaines organisations internationales de défense des droits de la personne font état de l'arrestation et de l'emprisonnement de plusieurs d'entre eux (HRW 8 sept. 2004; AI 19 juill. 2004). Dans son rapport du 19 juillet 2004, Amnesty International (AI) signalait entres autres que Diribi Demissie, Gemechu Feyera et Sentayehu Workneh, respectivement président, vice-président et trésorier de Mecha Tulema (voir aussi HRW 8 sept. 2004), ainsi que 14 autres membres de l'ethnie oromo, ont été arrêtés vers le 18 mai 2004, et ce, avant d'être détenus au secret au poste no 3 de la police à Addis-Abeba, où certains d'entre eux auraient été «torturés et maltraités » . Selon le même rapport, la police les soupçonnait d'être impliqués dans une attaque à la grenade qui s'est produite le 29 avril 2004 à l'université d'Addis-Abeba et dans laquelle un étudiant a été tué (AI 19 juill. 2004). Dans sa lettre au premier ministre éthiopien, le secrétaire exécutif de HRW s'inquiétait de la nouvelle arrestation des trois dirigeants du Mecha Tulema ainsi que de Wzo Ayelu Atisa, membre du secrétariat de la même organisation, survenue le 16 août 2004 (HRW 8 sept. 2004). D'après la même lettre, une haute cour fédérale avait ordonné, le 9 août 2004, la libération sous caution des dirigeants du Mecha Tulema (HRW 8 sept. 2004). Par ailleurs, un article publié dans le Daily Monitor signalait qu'un certain Gadisa Hirpasa, employé de Mecha Tulema accusé d'avoir financé l'attaque à la grenade qui a eu lieu à l'Université d'Addis-Abeba, a été placé sous la surveillance de la police (30 août 2004).

En outre, certaines sources signalent que, soupçonné d'être de connivence avec l'OLF, Moga Frissa, alors vice-président de Mecha Tulema, avait été successivement arrêté en novembre 2001 (SOCEPP 10 nov. 2001), en octobre 2001 (Country Reports 2001 4 mars 2002 sect. 1.d) et en août 2000 (ibid. 23 févr. 2001, sect. 1.d). Selon Radio Freedom, les dirigeants de Mecha Tulama avaient été arrêtés en 1997 à la suite de la pose de bombes dans différents hôtels de Dire Dawa et de la capitale (8 oct. 2002).

Aucune information sur la structure de Mecha Tulema n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Amnesty International (AI). 19 juillet 2004. Éthiopie : Craintes de torture, arrestations arbitraires, prisonniers d'opinion. (Index AI : AFR 25/008/2004). http://web.amnesty.org/library/Index/FRAAFR250082004 [Date de consultation : 22 sept. 2004]

_____. 28 novembre 1997. « Amnesty Says Ethiopians Rights Defenders Should Be Released » . (Africa News/Dialog)

Country Reports on Human Rights Practices for 2001. 4 mars 2002. Département d'État des États Unis. Washington, D C. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2001/af/8372.htm [Date de consultation : 22 sept. 2004]

Country Reports on Human Rights Practices for 2000. 23 février 2001. Département d'État des États Unis. Washington, D C. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2000/af/789.htm [Date de consultation : 22 sept. 2004]

The Daily Monitor [Addis Ababa]. 30 août 2004. Dawit Ketema. « Mecha-Tulema Employees Arrest Continues - Police Want Permission to Check a Detainee's E-Mails Accounts » . http:allafrica.com/stories/200408310469.html [Date de consultation : 16 sept. 2004]

États-Unis. S.d. Bibliothèque du Congrès. Ethiopia; A Country Study: «Other Movements and Front » . http://countrystudies.us/ethiopia/128.htm [Date de consultation : 16 sept. 2004]

Human Rights Watch (HRW). 8 septembre 2004. Peter Takirambudde. « Letter to Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi » . http://www.hrw.org/english/docs/2004/09/07/ethiop9320.htm [Date de consultation : 16 sept. 2004]

Radio Freedom [site Internet, en anglais]. 8 octobre 2002. « Clandestine Ogadeni Radio Brands Ethiopia "a Rogue Terrorist State" » . (BBC International Reports/Dialog)

Solidarity Committee for Ethiopian Political Prisoners (SOCEPP). 10 novembre 2001. « Inhumane Conditions on Detention Reported » . http://www.socepp.de/november_10.htm [Date de consultation : 22 sept. 2004]

Autres sources consultées


Publications: Africa Confidential, dossier de pays du Centre des ressources, Indian Ocean Newsletter, Jeune Afrique/L'Intelligent, Keesing's Record of World Events.

Sites Internet, y compris : AllAfrica, Amnesty International, BBC Africa, Ecoi.net, FIDH, HRW, ICRC, ReliefWeb, UNHCR.