The Yakoma, including their language, physiognomy and geographic location; whether it is possible to identify members of this ethnic group by their family names and whether certain names are common among the Yakoma (August 2002) [CAF39458.FE]

Jointe par téléphone à Bangui le 21 août 2002, une représentante de la Ligue centrafricaine de droits de l'homme (LCDH), affiliée à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a fourni l'information suivante :

Les Yakoma sont les membres d'un groupe ethnique du même nom. Ils habitent le long du fleuve Oubangui dans le sud du pays.

Les Yakoma, comme la plupart des habitants de la République centrafricaine, sont d'origine bantoue. De ce fait, on ne peut, sans risque de se tromper, les distinguer de par leur seule physionomie des membres des autres groupes ethniques de même origine.

Par contre, les Yakoma peuvent être identifiables par leur dialecte appelé également yakoma. Quoique très proche du « sango », dialecte des Sango, membres d'un autre groupe ethnique habitant le même territoire que les Yakoma, l'accent diffère chez les membres de ces deux groupes ethniques. Le sango constitue aujourd'hui une des langues nationales.

Concernant les noms de famille, la représentante de la LCDH a signalé qu'avec le métissage séculaire qui a eu lieu entre les membres des différents groupes ethniques du pays, il serait difficile sinon impossible chez les Yakoma, comme chez les membres des autres groupes ethniques, de les identifier par leurs noms de famille.

Par contre, chez les Yakoma, on trouve souvent des noms qui commencent par le préfixe « Koya ». Ainsi, on trouve souvent chez ces derniers, des noms tels que « Koyaga, Koyagere, Koyali, Koyango », ect.

Une source d'information estimait en 1996 à 100 000, le nombre des Yakoma vivant en République centrafricaine (Ethnologue juill. 2002). La même source d'information précisait que ces derniers habitaient dans Kembi et Ouango, deux préfectures du sud le long du fleuve Oubangui, ainsi que dans les centres administratifs de la République centrafricaine (ibid.).

Selon l'Encyclopedia of the Third World, on trouve les groupes ethniques sango, yakoma, baniri et buraka le long des fleuves de la République centrafricaine (1992, 337).

Un article de la BBC notait que faisant partie du groupe ethnique Ngbandi, le groupe Yakoma habite le long des côtes du fleuve Oubangui dans le sud du pays (12 juin 2002). Le même article ajoutait que même la capitale nationale, Bangui, est ethniquement divisée (ibid.). Les Yakoma habitent dans le sud et les Sara dans le nord de la ville (ibid.).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


BBC. 12 juin 2001. « UN Steps Into CAR Ethnic Tension ». http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/1385090.stm [Date de consultation : 20 août 2002]

Encyclopedia of the Third World. 1992. 4th ed. Vol. 1. Publié par George Thomas Kurian. New York : Facts on File.

Ethnologue. Juillet 2002. « Yakoma: A Language of Central African Republic ». http://www.ethnologue.com/shw_language.asp?code=YKY [Date de consultation : 15 août 2002]

Ligue centrafricaine de droits de l'homme (LCDH) [Bangui]. 21 août 2002. Entretien téléphonique avec une représentante.

Autres sources consultées


Africa Confidential [Londres] 1999-juillet 2002.

Africa Research Bulletin [Londres] 1999-2002.

L'Autre Afrique janvier-juillet 2002.

Bases de données de la CISR.

Dossier de pays du Centre des ressources. République centrafricaine.

LEXIS/NEXIS.

West Africa [Londres] 1999-2002.

Sites Internet, y compris :

Africatime.

Allafrica.

Minorities at Risk Project.