March by women in the Union for Democracy and Social Progress (UDPS) in support of Étienne Tshisekedi's candidature for president of the Republic that is reported to have taken place on 11 April 2002 in Kinshasa; treatment of the demonstrators by the police [RDC41614.FE]

Un communiqué du 16 avril 2002 publié par un membre du « Comité national » de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) faisait mention, sans fournir de détails, de « la répression et l'arrestation des femmes de l'UDPS » qui ont marché le jeudi 11 avril 2002 pour soutenir la candidature d'Étienne Tshisekedi wa Mulumba, président du parti, « à la magistrature suprême pendant la transition ».

Citant les propos de ses « collaborateurs », l'Agence France Presse (AFP) signalait, dans un article du 15 avril 2002, que « les 11 et 12 avril, l'UDPS a organisé à Kinshasa des manifestations » peu importante [e] par le nombre des participants « [...] au terme desquelles une dizaine de femmes et quatre hommes ont été interpellés ».

Faisant référence à d'autres manifestations organisées par l'UDPS, le Missionary Service News Agency (MISNA) signalait dans un article du 13 avril 2002, sans toutefois spécifier s'il s'agissait de femmes, que [traduction] « 14 militants de l'UDPS arrêtés dans une manifestation similaire le jeudi 11 avril 2002 ont été libérés bien que certains d'entre eux ont aient dénoncé les mauvais traitements et l'humiliation qu'ils ont subis au cours de leur détention ».

Dans un communiqué du 11 avril 2002, la Voix des sans voix (VSV), organisation non gouvernementale congolaise de défense des droits de la personne, s'inquiétait de « la répression de la marche pacifique d'un groupe de femmes militantes de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) organisée ce jeudi 11 avril 2002 en guise de soutien à l'Accord de Lusaka et à la candidature à Sun City/Afrique du Sud de M. Étienne Tshisekedi wa Mulumba, leader de ce parti au poste du président de la République démocratique du Congo (RDC) ». La VSV décrivait ainsi le fil des évènements :

les manifestantes sont parties vers 8 heures de l'avenue Sandoa pour se diriger vers Pont Cabu avant de redescendre le long de l'avenue Kasa-Vubu Rond-Point Victoire dans le but d'aboutir sur le croisement entre [les] avenues Victoires et Universités. La marche est stoppée au niveau de l'École nationale de navigation lorsqu'une jeep de la police a surgi. À cette occasion, quatre femmes sont aussitôt arrêtées. Il s'agit de mesdames Alpha Denise Lupetu, Pauline Mputu, Mathilde Labuma et Kadjila.
Sur ces entrefaites, les militants qui ont mal digéré l'opération policière ont manifesté leur volonté par solidarité de se faire prisonniers. À moins de quinze minutes, deux autres jeeps de la police avec à leur bord plus d'une dizaine de policiers rencontrent les autres militants protestant contre l'arrestation de leurs collègues, les policiers mettent la main sur les dames Kinkela, Henriette Tshela, Christine Kabedi, Anasthasie Nseya, Safia, Marie-Jeanne Masengu, Adolphine Muswamba, Marie Nguya et de MM. Nyembwe Kazadi et Macky, tous deux de la Jeunesse de l'UDPS (JUDPS en sigle) (11 avr. 2002).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Agence France Presse (AFP). 15 avril 2002. «

L'UDPS (opposition) met en garde contre une généralisation des troubles en RDC ». (Courrier AFP)