Provide Land for New Refugee Camps

Presque un demi million de refugiés somaliens dans l’est du pays ont besoin d'aide immédiate
juillet 28, 2011
 
(Nairobi, le 28 juillet 2011) - Le gouvernement kenyan devrait attribuer d'urgence des terrains permettant d’établir de nouveaux camps de réfugiés, compte tenu de la crise humanitaire dans les camps actuellement utilisés à proximité de la frontière somalienne, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le Kenya devrait également permettre aux Somaliens récemment arrivés, après avoir fui la sécheresse et les combats dans leur pays, de trouver refuge dans l’un de ces camps, au lieu d’affirmer que l'aide ne doit être fournie qu’en Somalie, a ajouté Human Rights Watch.
 
Près de 100 000 réfugiés somaliens sont arrivés au Kenya depuis le mois de janvier. Près de 1 300 réfugiés somaliens traversent actuellement la frontière chaque jour. Environ 400 000 réfugiés - pour la plupart des Somaliens - vivent à présent dans des conditions extrêmement difficiles dans les camps de réfugiés de Dadaab, dans l’est du Kenya. Ces camps ont été initialement construits pour accueillir 90 000 personnes. Toutefois, les autorités kenyanes ont refusé d'ouvrir le nouveaux camp « extension Ifo », qui est en principe capable d’accueillir de nouveaux réfugiés depuis novembre 2010, et ont également refuse d’allouer des terrains supplémentaires pour réduire l'encombrement dans les camps existants. Les autorités kenyanes ont en outre affirmé que les réfugiés fuyant la sécheresse depuis le début de cette année devraient bénéficier d’assistance à l'intérieur de la Somalie.
 
« Les déclarations du gouvernement kenyan selon lesquelles les réfugiés somaliens ne fuient que la famine et pas le conflit en cours, ou que la Somalie est aujourd’hui un lieu sûr, sont malheureusement fausses », a observé Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il est clair que le Kenya assume déjà un lourd fardeau en tant que terre d’accueil ; néanmoins ce pays devrait réaffirmer son engagement à accueillir et à aider les réfugiés somaliens, au lieu d’insister pour qu’ils restent chez eux. »
 
Quatre ans après le début de négociations avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au sujet de l’attribution de terrains pour établir de nouveaux camps, le Premier ministre kenyan Raila Odinga a annoncé le 14 juillet 2011 que le HCR pourrait utiliser le camp « extension Ifo » - avec une capacité officielle de près de 40 000 personnes – pour abriter une partie de la population de réfugiés. Toutefois, deux semaines plus tard, seule une poignée de réfugiés ont été autorisés à s'installer à la périphérie de ce nouveau camp.
 
Déjà en 2009, dans son rapport intitulé “From Horror to Hopelessness” (« De l'horreur au désespoir »), Human Rights Watch avait documenté les conditions déplorables dues au surpeuplement dans les camps de Dadaab : infrastructure d'assainissement inadaptée, conditions de logement inadéquates, accès limité à l'eau, et soins de santé insuffisants. Human Rights Watch avait par conséquent appelé l'ONU et le Kenya à allouer davantage de terrains pour établir de nouveaux camps.
 
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