Dokument #1165154
IRB – Immigration and Refugee Board of Canada (Autor)
Selon diverses sources consultées par la Direction des recherches, la mutilation génitale féminine (MGF) n'est pas pratiquée en Namibie (LAC 26 sept. 2005; université de Namibie 27 sept. 2005a; UIP s.d.a).
Dans une communication écrite du 27 septembre 2005 envoyée à la Direction des recherches, le coordonnateur du programme de formation et de recherche sur la condition féminine (Gender Training and Research Programme) de l'université de Namibie a affirmé que [traduction] « la MGF n'[est] pratiquée dans aucune communauté en Namibie » (27 sept. 2005a). Dans une communication écrite du 26 septembre 2005 envoyée à la Direction des recherches, le coordonnateur du projet d'étude de la femme et de défense de ses droits (Gender Research and Advocacy Project) du centre d'aide juridique (Legal Assistance Centre - LAC) a également indiqué que [traduction] « selon ce que son groupe sait, la MGF n'est pas pratiquée en Namibie ». Le LAC est un [traduction] « centre juridique d'intérêt public et sans but lucratif de Namibie [dont] le principal objectif est de protéger les droits de la personne de tous les Namibiens. Le LAC œuvre dans trois grands secteurs : litiges et conseils; sensibilisation et formation; recherche et défense » (LAC s.d.).
En outre, en parlant du même pays, l'Union interparlementaire (UIP), [version officielle de l'UIP] « l'organisation internationale des Parlements des États souverains », a affirmé que la MGF [traduction] « ne serait pas pratiquée en Namibie » (s.d.a).
Toutefois, dans Beyond Inequalities: Women in Namibia, publié conjointement en 1997 par l'université de Namibie et le centre de recherche et de documentation d'Afrique australe (Southern African Research and Documentation Centre - SARDC), de Harare, il est mentionné que
[traduction]
[m]ême si la [MGF] n'est pas pratiquée par les groupes ethniques de Namibie dans la même mesure qu'elle l'est en Afrique de l'Est et en Afrique occidentale (en particulier chez les musulmans), certains groupes ethniques effectuent de petites incisions autour des lèvres de la vulve. Toutefois, la MGF radicale, à savoir l'ablation du clitoris et des grandes et petites lèvres des jeunes filles, n'est pas pratiquée en Namibie (76).
En parlant de ces [traduction] « petites entailles autour des lèvres de la vulve », le coordonnateur du programme de formation et de recherche sur la condition féminine de l'université de Namibie a expliqué que
[traduction]
[c]es entailles sont effectuées [sur] les femmes, en particulier celles qui allaitent un enfant qui éprouve des malaises. Ils coupent de petits cercles autour du vagin. Cette pratique est courante chez les Ovambos. Elle est appelée eemhalo en oshiwambo. Un autre type de lacération, appelé oshipa [est effectué sur la] peau entre l'anus et le vagin. L'oshipa est effectuée sur le père ou la mère - dépendamment duquel des deux parents n'a pas encore subi cette pratique - lorsque leur enfant est malade [puisqu'on] considère que la maladie est attribuable à ce morceau de peau. Les symptômes de cette maladie sont vomissements et diarrhée, et l'enfant devient faible et pâle. L'oshipa n'est pas très grave et ne [provoque] pas réellement de souffrance. Il s'agit d'une pratique découragée en raison du VIH et du sida (27 sept. 2005b).
Selon un rapport du 21 février 2005 des Nations Unies, la Namibie figure parmi les sept pays africains qui ont ratifié le protocole anti-MGF (protocole de Maputo) qui [traduction] « vise à interdire » la MGF.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Legal Assistance Centre (LAC)
[Windhoeck, Namibie]. 26 septembre 2005. Communication
écrite du coordonnateur du Gender Research and Advocacy
Project.
_____. S.d. « Objectives ».
http:/www.lac.org.na/main.htm
[Date de consultation : 28 sept. 2005]
Nations Unies. 21 février 2005.
Réseaux d'information régionaux
intégrés (IRIN). Bureau de la coordination des
affaires humanitaires (BCAH). « Djibouti: Anti-FGM Protocol
Ratified But Huge Challenges Remain ». http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=45684
[Date de consultation : 15 sept. 2005]
Union interparlementaire (UIP). S.d.a.
« Legislation and Other National Provisions: Namibia,
Netherlands, New Zealand, Niger, Nigeria, Norway ». http://www.ipu.org/wmn-e/fgm-prov-n.htm
[Date de consultation : 19 sept. 2005]
_____. S.d.b. « What is the IPU?
». http://www.ipu.org/English/whatipu.htm
[Date de consultation : 28 sept. 2005]
Université de Namibie. 27
septembre 2005a. Social Science Division (SSD). Communication
écrite du coordonnateur du Gender Training and Research
Programme.
_____. 27 septembre 2005b. Social
Science Division (SSD). Communication écrite du
coordonnateur du programme de formation et de recherche sur la
condition féminine (Gender Training and Research
Programme).
Université de Namibie et Southern
African Research and Documentation Centre (SARDC). 1997. Women in
Development Southern Africa Awareness (WIDSAA) [Windhoek et
Harare]. Beyond Inequalities: Women in Namibia. http://databases.sardc.net/books/oldnamibia/oldnamibia.pdf
[Date de consultation : 27 sept. 2005]
Autres sources consultées
Sources orales : Sœur
Namibie (Sister Namibia), organisation non gouvernementale
namibienne de défense des droits des femmes n'a pas
répondu à une demande d'information dans les
délais prescrits.
Publications : Africa
Confidential, Africa Research Bulletin, Jeune
Afrique/L'intelligent, dossier de pays du Centre des
ressources.
Sites Internet, y compris :
AllAfrica, Amnesty International, CEDAW, Coalition internationale
pour la santé des femmes (IWHC), Comité
inter-africain (CIAF) sur les pratiques traditionnelles,
États-Unis - Department of State, European Country of Origin
Information Network (ECOI), Famafrique, Feminist Women's Health
Center, Freedom House, Human Rights Watch, Organisation mondiale de
la santé (OMS).