Dokument #1164604
IRB – Immigration and Refugee Board of Canada (Autor)
L'Anna Dravida Munnetra Kazhagam (ADMK)
L'ADMK, connue également sous le nom
d'All-India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (AIADMK), a
été créée en 1972 par suite d'une
scission du groupe Dravida Munnetra Kazhagam (DMK) (Europa
World Year Book 2002 2002, 1977; Political Parties of the
World 2002, 243; Royaume-Uni avr. 2003). Depuis 1977, elle est
[traduction] « l'un des partis régionaux dominants
dans l'État du Tamil Nadu » (sud de l'Inde), où
il a été au pouvoir de 1977 à 1989 et de 1991
à 1996 (Political Parties of the World 2002, 243),
et où il a été réélu le 14 mai
2001 (The Tribune 14 mai 2001; Political Parties of
the World 2002, 243). La DMK, son [traduction] «
principal rival régional », a été au
pouvoir dans les intervalles (ibid.).
Selon le quotidien The Tribune, l'ADMK a remporté une victoire écrasante aux élections législatives tenues en mai 2001 dans trois États et dans un territoire de l'Union (14 mai 2001).
La dirigeante de l'ADMK est Jayaram Jayalalitha (The Tribune 14 mai 2001; Europa World Year Book 2002 2002, 1977; Political Parties of the World 2002, 243; BBC 14 avr. 1999; ibid. 2 mars 2002), une ancienne actrice (ibid.; ibid. 14 avr. 1999; Political Parties of the World 2002, 243). Jayalalitha a été ministre en chef de l'État de 1991 à 1996 et a été réélue le 14 mai 2001 (India Abroad 18 mai 2001). Cependant, des accusations de corruption l'ont empêchée de se présenter aux élections de législatives et, sans siège, elle a dû quitter son poste en septembre (BBC 2 mars 2002). En mars 2002, elle a encore été assermentée à titre de ministre en chef du Tamil Nadu pour un troisième mandat, après avoir gagné une élection partielle (ibid.). Selon un éditorial paru dans le quotidien anglais The Telegraph établi à Calcutta, le fondement de la [traduction] « politique » de Jayalalitha consiste à [traduction] « [d]emeurer au pouvoir et [à] abattre ses ennemis » (3 juill. 2001).
Après avoir été au pouvoir de 1991 à 1996, l'ADMK a perdu les élections législatives de l'État du Tamil Nadu en 1996 en faveur de la DMK, après que des allégations de corruption aient été portées contre Jayalalitha (The Economist 7 juill. 2001). Cette dernière a été condamnée en février 2001 et a purgé deux mois d'une peine d'emprisonnement d'un an (BBC 2 mars 2002). Sa condamnation l'a empêchée de tenter de devenir membre du corps législatif aux élections de l'Assemblée de mai 2001 (The Daily Star 21 déc. 2001). Cela ne l'a toutefois pas empêchée de devenir ministre en chef quand son parti a remporté la majorité des sièges lors des élections (ibid.). Cependant, l'affaire s'est plus tard rendue devant la Cour suprême, qui a décidé que Jayalalitha ne pouvait pas rester ministre en chef puisqu'elle avait été reconnue coupable de corruption (ibid.). Bien qu'elle ait quitté le poste en septembre 2001 (BBC 2 mars 2002), elle a porté sa condamnation en appel, [traduction] « affirmant que les juges étaient politiquement partiaux » (The Economist 7 juill. 2001) et, en décembre 2001, les condamnations de corruption prononcées contre elle par le tribunal inférieur ont été annulées par le Haut tribunal de Madras (The Daily Star 21 déc. 2001). En mars 2002, Jayalalitha a été de nouveau assermentée à titre de ministre en chef, pour un troisième mandat à ce poste (BBC 2 mars 2002).
La Dravida Munnetra Kazhagam (DMK)
Créée en 1949 (The
Statesman 10 juin 2003; Royaume-Uni avr. 2003; Political
Parties of the World 2002, 245), la DMK est [traduction]
« [u]n parti nationaliste tamoul [qui] demande la pleine
autonomie de l'État du Tamil Nadu au sein de l'Inde et
s'oppose au maintien de l'hindi comme langue officielle »
(ibid.). En 1977, la DMK a perdu le pouvoir aux mains de
l'ADMK, mais l'a repris entre 1989 et 1991, puis encore entre 1996
et mai 2001 (ibid.). Après avoir été
écartée du pouvoir au cours des élections
législatives en mai 2001, la DMK est devenue le principal
parti d'opposition au Tamil Nadu (ibid.). En août
2001, la DMK détenait neuf sièges au parlement indien
(ibid.).
Le dirigeant de la DMK est Muthuvel Karunanidhi (ibid.; Royaume-Uni avr. 2003; The Statesman 10 juin 2003) depuis 1969 (ibid.). Selon le journal The Statesman, [traduction] « [s]ous la direction de Karunanidhi, la DMK est devenue une affaire de famille » (ibid.). Karunanidhi a essayé de favoriser l'un de ses fils, M. K. Mathu, mais celui-ci a adhéré à l'ADMK (ibid.). Il a préparé un autre fils, M. K. Stalin (actuellement le premier secrétaire général adjoint de la DMK), à prendre les rennes du parti, mais un troisième fils, Azhagiri, veut également régner (ibid.). La même source signale :
[traduction]
[qu'a]fin d'empêcher les fils de se battre entre eux, l'État [le Tamil Nadu] a été divisé en deux. Madurai et les districts au sud ont été confiés à Azhagiri. Du maraudage effectué sur le territoire d'Azhagiri par des partisans de Stalin a souvent donné lieu à des batailles, qui ont conduit au meurtre récent de l'ancien ministre de la DMK et homme fort du district de Sivaganga, Tha Kiruttinan. [...] Azhagiri [a été arrêté] pour avoir prétendument conspiré pour assassiner Kiruttinan. [...] Azhagiri avait constitué un petit fief dans le sud du Tamil Nadu grâce à sa politique d'intimidation et des tribunaux irréguliers (ibid.).
Toujours selon le journal The Statesman, cette [traduction] « consanguinité excessive a laissé la DMK dépourvue d'idées neuves et de nouvelles stratégies qui lui permettraient d'affronter la forte avancée de l'AIADMK sous le pouvoir de la dynamique Jayalalitha » (ibid.). Le journal ajoute que parce que Jayalalitha [traduction] « n'a aucun membre de sa famille immédiate à qui céder son mandat politique [...] elle peut compter sur le meilleur talent à sa disposition pour combler les postes importants » (ibid.).
Pour de plus amples renseignements sur les dirigeants et les membres de la DMK, veuillez consulter l'article annexé tiré du journal The Statesman, intitulé « DMK at Crossroads. Family Above Party, the Preferred Option ».
Liens entre l'ADMK et la DMK
L'ADMK est une faction [traduction] «
dissidente » de la Dravida Munnetra Kazhagam (DMK)
(Europa World Year Book 2002 2002, 1977; Political
Parties of the World 2002, 243; Royaume-Uni avr. 2003; The
Statesman 10 juin 2003). On en a fait mention comme du
[traduction] « rival politique ultime » de la DMK
(ibid.), comme un [traduction] « parti
régional rival » de la DMK (The Economist 7
juill. 2001) et comme du parti [traduction] « rival »
de la DMK (Political Parties of the World 2002, 243;
The Hindu 22 avr. 2003; The Tribune 1er juill.
2001; AFP 30 juin 2001).
Selon un article paru récemment dans le journal The Economic Times, Jayalalitha s'est plainte du fait que toutes les fois où elle a répondu à des questions à la Chambre de l'Assemblée du Tamil Nadu, [traduction] « les sièges de l'opposition étaient vides » (10 avr. 2003).
Police : liens avec l'ADMK et traitement de la DMK et de ses membres
Selon Frontline, magazine
bimensuel national publié par les éditeurs du journal
The Hindu, en juin 2001, soit seulement un mois
après son retour au pouvoir au Tamil Nadu, le gouvernement
de l'ADMK a arrêté [traduction] « plusieurs
adversaires politiques » et Jayalalitha a renvoyé
trois ministres [traduction] « moins d'un mois après
leur nomination, et a remanié les portefeuilles » (23
juin-6 juill. 2001). En outre, Jayalalitha a procédé
à [traduction] « [une] restructuration majeure de
l'appareil gouvernemental, comprenant le transfert d'environ 75
agents de la fonction publique indienne (Indian Administrative
Service - IAS) et d'environ 80 agents de police [...] »
(Frontline 23 juin-6 juill. 2001). Pour obtenir des
renseignements détaillés, y compris le nom et le
poste des personnes transférées ou renvoyées
et les motifs soupçonnés d'une telle restructuration
du service de police, veuillez consulter l'extrait annexé
d'un article paru dans le magazine Frontline et
intitulé « Strong Leader ».
Le 30 juin 2001, le dirigeant de la DMK et ancien ministre en chef du Tamil Nadu, Muthuvel Karunanidhi, a été [traduction] « réveillé peu après minuit [...] par la police qui l'a rudoyé avant de l'arrêter » sous l'inculpation de corruption (The Tribune 1er juill. 2001). Selon un article de journal, [traduction] « [l]es stations de télévision ont constamment rediffusé des plans de M. Karunanidhi pleurant de douleur et de colère, et de l'un de ses collègues qui s'est retrouvé en sous-vêtements dans la bagarre » (The Economist 7 juill. 2001). Les accusations de corruption [traduction] « sont liées à la construction de 10 autoponts [ponts qui font passer une route ou une ligne de chemin de fer par-dessus une autre] à Madras au cours de son mandat [celui de Karunanidhi] » (AFP 2 juill. 2001). L'arrestation, ordonnée par Jayalalitha (BBC 1er juill. 2001), a été considérée comme une mesure de rétorsion pour l'arrestation de cette dernière en 1996 sous l'inculpation de corruption (The Tribune 1er juill. 2001; AFP 30 juin 2001) et comme une vendetta politique (AFP 4 juill. 2001; The Hindu 5 juill. 2001).
Stalin, fils de Karunanidhi et principal accusé dans l'affaire de corruption, s'est rendu devant un juge alors que neuf autres personnes [traduction] « ont été placées en détention par la police lors d'une descente effectuée avant l'aube dans le cadre de la première offensive importante du gouvernement de l'AIADMK contre son rival principal, la DMK » (The Tribune 1er juill. 2001).
En réponse à l'arrestation de Karunanidhi, des manifestations ont immédiatement eu lieu dans les rues, ce qui a conduit à l'arrestation de [traduction] « [t]ous les membres des bureaux de districts [de la DMK] et [de] tous les fonctionnaires importants du parti » (AFP 30 juin 2001). Deux jours plus tard, lors d'une manifestation tenue dans un parc au centre de Madras, 500 manifestants ont été mis en détention (ibid. 2 juill. 2001). En outre,
[traduction]
La police a matraqué des manifestants de la DMK qui avaient lancé des pierres sur deux autobus à l'extérieur de la prison centrale [de Madras] [...] alors que les tentatives pour mettre le feu à un autobus devant la Haute Cour ont rapidement été arrêtées.
Jusqu'à 10 000 personnes ont été placées en « détention préventive » dans tout le Tamil Nadu depuis samedi [journée de l'arrestation de Karunanidhi] (ibid.).
D'après les Country Reports 2002, 23 000 dirigeants et partisans de l'opposition, [traduction] « pour la plupart » du parti DMK, ont été mis en [traduction] « détention préventive » pendant quatre jours (31 mars 2003, sect. 1.d). Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section 1.d des Country Reports on Human Rights Practices for 2002.
Le lendemain de l'arrestation de Karunanidhi, le gouvernement indien a renvoyé la gouverneure de l'État méridional du Tamil Nadu, Fathima Beevi, parce qu'elle avait écrit une lettre approuvant le comportement de la police pendant l'arrestation de Karunanidhi et, par conséquent, parce qu'elle n'avait pas [traduction] « protégé la constitution du Tamil Nadu » (BBC 1er juill. 2001). Le gouvernement indien a également déclaré avoir été stupéfait d'apprendre que deux de ses ministres avaient été arrêtés [traduction] « pour obstruction » alors qu'ils étaient à Madras pour intervenir dans l'affaire de l'arrestation de Karunanidhi (ibid.). Cependant, Jayalalitha a peu après retiré les accusations pesant contre eux (The Economist 7 juill. 2001).
Le 4 juillet 2001, [traduction] « après avoir reçu une sévère réprimande de New Delhi », Jayalalitha a ordonné la mise en liberté de Karunanidhi pour des [traduction] « motifs d'ordre humanitaire » (AFP 4 juill. 2001).
Toujours le 4 juillet 2001, au cours de l'audience relative à la pétition d'habeas corpus d'un avocat de la DMK, M. Kanagaraj, qui s'était vu refuser par les autorités carcérales une visite à Karunanidhi pendant que celui-ci était en détention, le juge de la Haute Cour de Madras a déclaré que le gouvernement de Jayalalitha avait pris
[traduction]
« des décisions stratégiques importantes qui ressemblent à une vendetta politique parce qu'elles consistent à ordonner l'arrestation et la détention de ses rivaux politiques et de bureaucrates ».
[...]
« Il faudrait que ceux qui sont au pouvoir se rendent compte qu'ils n'ont reçu le mandat que de veiller au bien-être de la population et non de se venger de leurs adversaires politiques. Il n'y a pas de place pour une vendetta politique dans une démocratie » (The Hindu 5 juill. 2001).
En août 2001, un rassemblement organisé par la DMK dans le but de manifester contre l'arrestation de Karunanidhi a fait six morts et 100 blessés (BBC 13 août 2001). Selon la BBC,
[traduction]
Le rassemblement a pris de l'ampleur et alors que la foule approchait du QG [quartier général] de la police à Madras, certaines personnes ont commencé à lancer des pierres et d'autres projectiles.
La police a répondu par une attaque à la matraque, courant vers la foule qui brandissait des bâtons ou des lattes de bambou.
[...]
La police a également utilisé des canons d'arrosage et des gaz lacrymogènes afin de tenter de contrôler la situation [...] .
Des témoins ont déclaré que lorsque la violence a commencé à escalader, la police a tiré dans la foule (ibid.).
Après l'incident, Jayalalitha a créé une commission d'enquête, dirigée par un juge à la retraite (ibid.), mais la Direction des recherches n'a pu trouver les conclusions de l'enquête parmi les sources consultées.
Au cours des élections municipales de Chennai en octobre 2001, [traduction] « [l]es actes de violence et les tactiques de terreur commis par des hommes de main régnaient à de nombreux endroits » (The Hindu 19 oct. 2001). Selon The Hindu,
[traduction]
[...] ceux qui se livraient à des actes de violence étaient des partisans du parti au pouvoir, l'AIADMK, et ils se déplaçaient librement dans les bureaux de vote, menaçant les agents et toute personne qui s'opposait à eux. De nombreux résidents ont affirmé avoir donné de faux votes.
[...]
Aux établissements Nehru Government Boys School, Jaigopal Garodia Vidyalaya et Modern School, la police ne faisait pas le poids devant les partisans locaux de l'AIADMK. Elle est demeurée silencieuse, alors que les hommes de main intimidaient les électeurs aux isoloirs (19 oct. 2001).
Selon un candidat indépendant du quartier 152, Vanaja Krishnamurthy, [traduction] « un groupe armé est entré dans la salle de comptage et a pris le contrôle des procédures », et
[traduction]
« [l]es votes recueillis [à l'Anna University] en faveur des candidats autres que ceux de l'AIADMK étaient délibérément invalidés [par le groupe armé] par l'apposition d'empreintes sur les bulletins de vote à l'aide d'un tampon encreur. Des demandes répétées faites au scrutateur et à la police n'ont provoqué aucune réaction » (The Hindu 23 oct. 2001).
En janvier 2003, un fils de l'ancien ministre de la DMK Ko Si Mani et deux autres personnes ont été arrêtés et accusés d'avoir enlevé [traduction] « un représentant d'une entreprise privée et deux autres personnes afin de les empêcher de présenter des dossiers d'appel d'offres [au] bureau du TWAD » relativement à un projet hydraulique à Vedaranyam (ibid. 11 janv. 2003). Bien que les trois personnes arrêtées aient affirmé qu'elles n'ont pas été harcelées par la police, Mani a cependant déclaré que les accusations étaient [traduction] « une mesure de vengeance politique » de la part du gouvernement de l'ADMK et qu'il s'agissait d'un [traduction] « dossier fermé [dans lequel] on a replongé dans le but de salir son image et celle de la DMK » (ibid.).
En février 2003, un membre de l'assemblée législative (MAL) de la DMK a été arrêté une journée après avoir prétendument menacé de tuer D. Kumaradoss, MAL du Tamil Maanila Kamaraj Congress et partisan de Jayalalitha, parce qu'il avait critiqué la DMK (India Today 17 févr. 2003). L'opposition a désapprouvé à l'unanimité l'arrestation (ibid.).
En avril 2003, le fils de Karunanidhi, Stalin, a été arrêté pour entrée non autorisée au Queen Mary's Women College à Chennai (BBC 10 avr. 2003). Stalin y était pour offrir le soutien de la DMK aux étudiantes qui manifestaient contre les plans du gouvernement visant à démolir le collège centenaire dans le but de [traduction] « faire place à un nouvel édifice pour le secrétariat » (ibid.). Les agents qui ont procédé à l'arrestation ont déclaré que le directeur du collège, en poste depuis six jours et en remplacement de l'ancien directeur qui, lui, avait appuyé les étudiantes, a déposé la plainte d'entrée non autorisée contre Stalin (ibid.). Selon les partisans de Stalin, l'arrestation de ce dernier était [traduction] « à motivation politique » puisque [traduction] « le collège est un endroit public pour lequel il n'y a pas d'interdiction d'entrée et que sa visite [celle de Stalin] était pacifique, aucun incident inapproprié n'étant survenu » (ibid.).
Le lendemain, des dirigeants et législateurs de la DMK ont été arrêtés pour avoir tenu leur propre manifestation contre les plans concernant la démolition du Queen Mary's College, après avoir prétendument [traduction] « démoli » la barrière à l'entrée des lieux du collège et [traduction] « incité les étudiantes à participer à l'agitation » (The Hindu 11 avr. 2003). Une plainte déposée par le directeur du collège a été acheminée au président de l'Assemblée du Tamil Nadu qui a ordonné l'arrestation de ces personnes (ibid.).
Le 12 avril 2003, la police a arrêté 18 militants de la DMK à Erode parce qu'ils avaient prétendument mis le feu à un autobus de l'État pour protester contre l'arrestation de Stalin (The Press Trust of India 12 avr. 2003). Les militants avaient demandé à tous les passagers de l'autobus d'en descendre avant d'y mettre le feu (ibid.). Cette même journée, 50 militants de la DMK ont été arrêtés à Dindigul [traduction] « pour avoir prétendument brûlé l'effigie et le portrait de [...] Jayalalitha en périphérie de la ville », alors [traduction] « [qu']un autre groupe de 50 militants de la DMK a été arrêté dans la ville pour avoir bloqué la circulation routière alors qu'ils revendiquaient la mise en liberté de Stalin » (ibid.).
Dans un article publié en avril 2003, le journal The Hindu a fait mention de prétendues [traduction] « arrestations de minuit » de dirigeants de la DMK par la police, mais aucune autre information n'a été fournie (19 avr. 2003).
Le 20 mai 2003, un ancien ministre du Tamil Nadu et dirigeant de la DMK, D. Kiruttinan, a été assassiné pendant qu'il faisait une promenade tôt le matin (AFP 20 mai 2003). Selon l'Agence France-Presse (AFP),
[traduction]
[...] selon des rumeurs non confirmées, l'assassinat est survenu pendant un violent conflit de pouvoir entre les deux fils du président de la DMK, M. Karunanidhi.
Kiruttinan, âgé de 66 ans, était apparemment proche du fils de Karunanidhi, M. K. Stalin, dont le principal rival est son frère M. K. Azhagiri.
[...]
L'assassinat s'est produit deux jours à peine avant les élections organisationnelles de la DMK dans le district d'où vient Kiruttinan, soit celui de Sivaganga, où il se présentait pour un deuxième mandat au poste de secrétaire de district du parti contre un candidat d'Azhagiri (ibid.).
Le jour suivant, M. K. Azhagiri a été arrêté alors que 18 autres hommes de la DMK étaient placés en [traduction] « détention provisoire » (The Press Trust of India 21 mai 2003), malgré le fait que les dirigeants du parti aient nié que l'assassinat découlait d'une lutte au sein du parti (AFP 20 mai 2003). Se portant à la défense d'Azhagiri, Stalin a déclaré que
[traduction]
« [d]epuis que le gouvernement de l'AIADMK est au pouvoir, il s'en prend à la DMK. L'arrestation de M. Azhagiri en est un exemple de plus ».
[...]
[...] Nul n'a tenté de mener une enquête impartiale [...] (The Hindu 23 mai 2003).
Toujours à la défense d'Azhagiri, son père, Karunanidhi, a déclaré que le gouvernement de l'AIADMK au Tamil Nadu incitait la police à
[traduction]
« monter une affaire de toutes pièces et [à] faussement accuser » son fils, M. K. Azhagiri, relativement à l'assassinat du dirigeant supérieur de la DMK, T. Kiruttinan, « simplement dans le but de discréditer la DMK et de créer une division parmi ses cadres ».
[...]
« La fausse participation d'Azhagiri est un exemple de plus d'abus flagrant de pouvoir par [le] parti dirigeant, l'AIADMK, contre ses opposants politiques; cet abus a commencé avec mon arrestation [celle de Karunanidhi] en juin 2001, et a été suivie de descentes indésirables dans les résidences d'anciens ministres de la DMK et de l'arrestation récente de M. K. Stalin pour avoir consolé les étudiantes du Queen Mary's College », a-t-il déclaré.
Il a affirmé que Kiruttinan avait été sauvagement assassiné par des personnes inconnues, mais que la police du Tamil Nadu, sans faire véritablement d'efforts pour appréhender les vrais coupables, a dirigé l'affaire vers Azhagiri et l'a arrêté moins de 24 heures après l'assassinat (The Press Trust of India 24 mai 2003).
Au cours de l'enquête préliminaire, une équipe spéciale attachée à la police municipale a affirmé avoir une preuve [traduction] « accablante » relativement à l'affaire du meurtre de Kiruttinan (The Hindu 30 mai 2003). D'après le journal The Hindu,
[traduction]
Six personnes, y compris M. Azhagiri et l'ancien président d'Aavin (districts de Madurai et de Theni), P. M. Mannan, ont été arrêtées pour « avoir comploté » et pour avoir « exécuté » l'assassinat. La police a déclaré que les véhicules et les armes utilisés pour commettre l'infraction avaient également été saisis, en plus de preuves documentaires appuyant la théorie du complot (ibid.).
Pour de plus amples renseignements sur l'enquête menée sur l'assassinat de Kiruttinan, veuillez consulter l'article annexé du journal The Hindu intitulé « Police Seek Custodial Interrogation of Azhagiri » et celui du journal The Statesman intitulé « 4 Arrested Over DMK Murder ».
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
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_____. 14 mai 2001. « AIADMK,
Cong, Left Front Back in Power Jaya Rides Victory Crest ».
(NEXIS)
Autres sources consultées
Bases de données de la CISR
Countries of the World and Their Leaders 2003
Sites Internet, y compris :
Anna Dravida Munnetra Kazhagam (ADMK)
(lien inactif)
Amnesty International
The Dravida Munnetra Kazhagam (DMK)
European Country of Origin Information
Network
Human Rights Watch
Relief Web
Moteur de recherche :
Google
Documents annexés
Frontline [Chennai]. 23 juin-6
juillet 2001. Vol. 18, no 13. T. S. Subramanian. « Strong
Leader ». http://www.hinduonnet.com/fline/fl1813/18130320.htm
[Date de consultation : 9 juill. 2003]
The Hindu [Chennai]. 30 mai
2003. S. Vijay Kumar. « Police Seek Custodial Interrogation
of Azhagiri ». (Global News Wire - Asia Africa Intelligence
Wire/NEXIS)
The Statesman [New Delhi]. 10
juin 2003. « DMK at Crossroads. Family Above Party, The
Preferred Option ». (Global News Wire/NEXIS)
_____. 29 mai 2003. « 4 Arrested Over DMK Murder ». (Global News Wire/NEXIS) Document électronique annexé
Frontline [Chennai]. 23 juin-6
juillet 2001. Vol. 18, no 13. T. S. Subramanian. " Strong Leader ".
http://www.hinduonnet.com/fline/fl1813/18130320.htm
[Date de consultation : 9 juill. 2003]
A major overhaul of the government machinery involving the transfer of about 75 Indian Administrative Service (IAS) and about 80 Indian Police Service (IPS) officers left the bureaucracy in a mental state that is anything but complacent. The transfers covered officers at every level and across the State. Although transfers are routinely resorted to when a change of government takes place, some officers complain that Jayalalitha seemed to favour promotee IAS officers, who have in this round bagged many a plum posting.
The first to go were Chennai Police Commissioner P. Kalimuthu and Additional Director-General of Police (Special Operations) A.X. Alexander. There was no doubt that Kalimuthu was close to the Karunanidhi family and perceived as partisan. K. Muthukaruppan was appointed in Kalimuthu's place. Alexander had quietly played an important troubleshooting role after forest brigand Veerappan abducted Kannada film star Rajkumar last year. Kalimuthu was posted as ADGP, Social Justice, Criminal Investigation Department, Chennai. Alexander was first named Project Director, Tamil Nadu Police Academy, a newly created post. However, a few days later he was posted as Special Officer (Operations) at the Sri Lankan Tamil refugee camp at Mandapam in Ramanathapuram. Six officers who were in Chief Minister Karunanidhi's secretariat were first put on "compulsory wait". Later, four of them - T.R. Ramaswamy, K. Ashok Vardhan Shetty, K. Rajamanickam and V. Irai Anbu, all IAS officers - were posted as Commissioners for Disciplinary Proceedings, in places distant from Chennai. N. Narayanan, who was well regarded as Chairman and Managing Director of Tamil Nadu Newsprint Limited, was posted as Special Commissioner for Disciplinary Proceedings, Tiruchi. Another senior and well-regarded officer, R. Poornalingam, who was Chairman, Tamil Nadu Electricity Board, was put on compulsory wait. Home Secretary Shantha Sheela Nair, a quiet, non-controversial professional, was transferred.
There was surprise in Coimbatore over the transfer of City Police Commissioner K. Radhakrishnan, who had brought under control Muslim and Hindu fundamentalists. Madurai saw the transfer of the City Police Commissioner, the District Collector and the Corporation Commissioner - S.R. Jangid, V. Thangavelu and Gagandeep Singh Beedi respectively. The three officers had worked in tandem to bring some discipline and order to Madurai on several fronts.
The prominence of the Anna Dravida Munnetra Kazhagam (ADMK); the Dravida Munnetra Kazhagam (DMK)-including its relationship with the ADMK, its status, leadership and membership; police treatment of the DMK [IND41694.E] (Anfragebeantwortung, Englisch)