Wearing of the hejab in Algeria: places and circumstances in which it is compulsory [DZA29377.FE]

Aucune information sur l'ampleur qu'a pris le hidjab en Algérie n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.

Toutefois, un article publié dans le numéro d'octobre 1997 du Monde diplomatique, faisant allusion à l'attitude des Algériennes à l'égard du hidjab, indique que :

Contrairement à il y a vingt ans, beaucoup de celles qui travaillent n'ont plus honte de porter le voile. La plupart le font parce que le hidjab cache leur misère, et parce qu'il leur permet de passer inaperçues dans les rues, donc d'être moins importunées. Elles ne s'en déclarent pas moins « modernes » pour autant (14-15).
Un article publié en 1995 dans Les cahiers de L'Orient mentionne que :
Beaucoup de femmes portent le hidjab pour avoir la liberté de circuler voire le droit d'exister. Même les femmes voilées rejettent le rôle que les hommes leur assignent. Tout en adhérant à la charria, elles réalisent qu'elles doivent surmonter toutes les attitudes patriarcales ancestrales qui caractérisent la société algérienne et qui n'ont rien à voir avec la religion.

Un rapport d'Amnesty International publié en novembre 1996 signale que « les communiqués du GIA et des autres groupes armés menacent de mort [...] les femmes qui ne portent pas le hidjab (voile islamique) ou qui fréquentent des écoles mixtes, les lycéennes et les étudiantes ».

Un article de l'Agence France Presse (AFP) datée du 31 décembre 1997 indique que « le Groupe islamique armé (GIA) tente d'imposer depuis quelques semaines par voie de tracts de strictes règles dans la capitale, port du hidjab (voile) et interdiction de fumer pour les hommes notamment ».

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse ne prétend pas être un traitement exhaustif du pays étudié, ni apporter de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des sources supplémentaires consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Agence France Presse (AFP). 31 décembre 1998. «Version actualisée, confirmation du bilan, nouveaux témoignages » (Bases de données de la CISR)

Amnesty International. Novembre 1996. Algérie ( le silence et la peur. (Index AI : MDE28/11/96. Londres : Amnesty international. (REFWORLD)

Les Cahiers de l'Orient [Paris]. Numéro spécial 1995. Khadidja Abada. « Les femmes : histoire d'une manipulation ».[Internet], http://www.sfiedi.fr/cahiers/Cah3P.html [date de consultation : 5 mai 1998]

Le Monde Diplomatique [Paris]. Octobre 1997. Baya Gacemi. « Illusions perdues et espoirs des femmes ».

[Internet], http://www.monde-diplomatique.fr/md/1997/10/GACEMI/9310.htm [date de consultation : 5 mai 1998]

Dossiers de pays du Centre de ressources : Algérie.

Autres sources consultées


Femmes sous lois musulmanes. 1996. Dossier d'information sur la situation en Algérie. Résistance des femmes et solidarité internationale.

Source électroniques: bases de données de la CISR, Internet, FBIS, NEXIS, REFWORLD.