The relationship between the Jamaat-i-Islami (JI) and Hizbul Mujahideen (HM); recent human rights violations committed by HM; whether HM practices forced recruitment in Azad Kashmir [PAK41668.E]

Relation entre le Jamaat-e-Islami (JI) et le Hizbul Moudjahidine (HM)

La relation entre le Jamaat-e-Islami (JI) et le Hizbul Moudjahidine (HM) est ambiguë. Selon certaines sources, le HM est l'aile armée ou militante du JI (Hindustan Times 21 mai 2003; AFP 13 mai 2003; Patterns of Global Terrorism 2002 2002, 134; R.-U. avr. 2003; Grare 2001, 75; Dawn 6 janv. 2001; ibid. 16 janv. 2001; Herald oct. 2001; The Christian Science Monitor 6 mars 2000). D'autres sources mentionnent que le HM et le JI ont noué des [traduction] « liens solides » (IDSA févr. 2000), qu'ils sont [traduction] « proches » (Dawn 6 déc. 2000) ou qu'ils sont [traduction] « étroitement liés » (ibid. 29 sept. 2001). Selon un article, le JI est [traduction] « apparemment le parrain » du HM (ibid. 1er août 2000), selon un autre article, le JI est [traduction] « [l']organe politique » du HM (ibid. 1er juill. 2002), tandis qu'un autre mentionne que le HM est une [traduction] « organisation apparentée » au JI (ibid. 17 août 2002) et, finalement, un autre déclare que le HM est [traduction] « le seul groupe militant important à être lié à un parti politique - le Jamaat-e-Islami » (Dawn 5 août 2000a).

En juillet 2000, le HM a décrété un cessez-le-feu de trois mois au Cachemire (Bulletin of the Atomic Scientists janv.-févr. 2001) aux termes des conditions suivantes : [traduction] « cesser les offensives militaires contre les militants au Cachemire, mettre fin à toutes les violations des droits de la personne et accorder la liberté d'expression à tous les partis politiques » (Dawn 5 août 2000a). Cette décision a été prise sans demander conseil auprès du JI (The Hindu 27 juill. 2000). Selon le commandant suprême de l'Hizbul, le HM a pris cette décision [traduction] « indépendamment », mais [traduction] « [s]i le HM avait décidé de consulter quelqu'un, il aurait consulté le Jamaat-e-Islami, puisqu'il existe un lien idéologique entre le Hizbul Moudjahidine et le Jamaat-e-Islami du Pakistan » (Nawa-i-Waqt 16 août 2000). Une source médiatique a mentionné que pour cette raison, le JI avait [traduction] « coupé les ponts » avec le HM (The Hindu 27 juill. 2000). Selon une autre source, la situation était [traduction] « extrêmement gênante » pour le JI et il [traduction] « n'avait d'autre choix que de se dissocier du Hizbul Moudjahidine et particulièrement de son dirigeant, à qui l'on a demandé de retirer son offre [de cessez-le-feu] » (Grare 2001, 81).

En juin 2002, Syed Ali Gilani, ancien représentant du JI au conseil exécutif de la Conférence multipartite Hurriyat (All Parties Hurriyat Conference - APHC), a été arrêté pour avoir financé le HM (Dawn 26 mai 2003). L'APHC est [traduction] « l'organisme-cadre des partis qui luttent pour la liberté au Cachemire » (ibid. 1er août 2000) et M. Gilani était le membre du JI qui y siégeait jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le [traduction] « dirigeant modéré » Sheikh Ali Mohammed en mai 2003 (ibid. 26 mai 2003). M. Gilani était [traduction] « réputé être proche des dirigeants principaux du Hizbul Moudjahidine » dès décembre 2000 (ibid. 18 déc. 2000).

Selon un article du Groupe d'analyse de l'Asie du Sud (South Asia Analysis Group - SAAG), le JI a [traduction] « contesté » des sources qui décrivaient le HM comme son aile militaire (29 mai 2003). En outre, vers la fin de mai 2003, le dirigeant du JI, Hussein Ahmed, [traduction] « a catégoriquement déclaré que son parti n'était pas affilié au Hizbul Moudjahidine (HM) et [il] a ajouté [que] le jihad était établi dans le Cachemire indien et qu'il s'agissait d'une lutte autochtone pour le droit à l'autodétermination des Cachemiriens » (Gulf News 29 mai 2003). Lorsqu'on l'a questionné sur des bureaux pakistanais du HM qui seraient dirigés par des membres du JI, M. Ahmed a déclaré que ces bureaux avaient été installés par des partisans du HM au sein du JI, et non par celui-ci (ibid.). Depuis son démenti, le JI a demandé au HM de déménager ses bureaux des locaux du JI et d'enlever tous ses panneaux et affiches des bureaux du JI sur l'ensemble du pays (ibid.). Selon Gulf News, [traduction] « le porte-parole du Hizb, Abdul Saleem, a nié que l'organisation avait des bureaux au Pakistan » (ibid.).

Pour des renseignements additionnels sur la relation entre le JI et le HM, veuillez consulter l'article du Hidustan Times en annexe intitulé « Hizb-ul-Mujahideen - A Dreaded Group ».

Violations des droits de la personne récemment commises par le HM

Le HM est l'organisation militante au Cachemire la plus importante et la plus puissante (R.-U. avr. 2003; Hindustan Times 21 mai 2003; Grare 2001, 75; Nawa-i-Waqt 1er oct. 2001; The Hindu 27 juill. 2000). Selon l'Agence France-Presse (AFP), le HM [traduction] « mène une sédition violente contre les dirigeants indiens dans la région du Cachemire dirigée par New Delhi depuis 14 ans » (13 mai 2003). Son but est d'annexer tout le Cachemire au Pakistan (R.-U. avr. 2003; Grare 2001, 76; Nawa-i-Waqt 16 août 2000). Dirigé par Syed Salahuddin, le HM [traduction] « vise les forces de sécurité et les politiciens de l'Inde au Cachemire [indien] » (Patterns of Global Terrorism 2002 2002, 134). Le HM [traduction] « a mené des opérations conjointes avec d'autres militants du Cachemire » et, [traduction] « à l'occasion, il attaque des cibles civiles au Cachemire, [cependant il] n'a pas posé d'actes terroristes ailleurs » (ibid.).

Lors d'un séminaire sur la situation du Cachemire, le commandant suprême du HM a affirmé que son groupe reçoit un certain soutien du Pakistan (Nawa-i-Waqt 16 août 2000), même si [traduction] « le gouvernement d'Islamabad ne déclare lui apporter qu'un soutien politique et moral » (Dawn 12 août 2000). Toutefois, selon un éditorial dans le quotidien anglophone Dawn, le Pakistan [traduction] « forme, arme et finance » le HM (ibid. 5 août 2000b).

Même s'il a annoncé un cessez-le-feu en juillet 2000, le HM a lancé [traduction] « une série d'attaques au cours desquelles plus de 80 personnes sont mortes » (Bulletin of the Atomic Scientists janv.-févr. 2001). En août 2000, le HM [traduction] « a revendiqué la responsabilité d'un bombardement mortel dans le Cachemire indien » qui a tué environ dix personnes et en a blessé 27 autres (ICT 10 août 2000).

En janvier 2001, Dawn a signalé que le HM [traduction] « revendiquait la responsabilité d'environ 90 p. 100 des attaques contre les troupes indiennes » (16 janv. 2001).

En avril 2003, deux membres du HM ont été appréhendés et arrêtés à New Delhi pour présumée conduite d'un sondage qu'ils entendaient utiliser pour assassiner des policiers, [traduction] « notamment dans les quartiers marchands très fréquentés afin de semer la terreur » (Daily Excelsior 5 avr. 2003).

En mai 2003, on a annoncé que même si le gouvernement ne restreignait pas les mouvements des dirigeants et des militants du HM, il avait interdit les activités organisationnelles du groupe (Dawn 22 mai 2003). Pour obtenir de l'information additionnelle sur ce sujet, veuillez consulter l'article du Hindustan Times en annexe intitulé « Hizb Not Banned, Only Barred, Clarified Pakistan ».

Liens du HM avec le terrorisme

M. Musharraf aurait qualifié les militants du Cachemire de [traduction] « combattants de la liberté » et a critiqué l'Occident parce qu'il [traduction] « confond » jihad et terrorisme (Bulletin of the Atomic Scientists janv.-févr. 2001). Selon Maulana Muhammad Javed Kasuri, commandant suprême adjoint du HM, le HM est [traduction] « l'organisation de jihad la plus importante [...] et n'a jamais été impliqué dans le terrorisme » (Nawa-i-Waqt 1er oct. 2001). Il a maintenu que

[traduction]
[...] l'Inde a commis des actes de terrorisme en ciblant des gens non armés. Le terrorisme a commencé en 1947 lorsque l'Inde a envoyé ses forces au Cachemire et, depuis, ces forces massacrent les musulmans non armés et innocents du Cachemire.
Il a mentionné que le Hizbul Moudjahidine lutte contre le terrorisme indien depuis les 13 dernières années et qu'il s'agit d'un droit légal et constitutionnel (ibid.).

Dans son livre intitulé Political Islam in the Indian Subcontinent: The Jamaat-i-Islami, Frédéric Grare, directeur du Centre de sciences humaines à New Delhi, mentionne que cette explication du HM est en fait une [traduction] « stratégie » (2001, 77). Il écrit :

[traduction]
La stratégie adoptée par le Pakistan au Cachemire consiste à propager le fondamentalisme religieux afin de prôner le séparatisme; à former et à endoctriner des dirigeants sélectionnés dans la Vallée afin d'organiser des groupes de militants; à entraîner des jeunes gens à saboter et à attaquer les forces de sécurité, à utiliser des armes automatiques et à manipuler des explosifs; et à former des équipes spéciales d'agitateurs afin de créer des incidents visant à ternir l'image démocratique et séculaire de l'Inde. Ensuite, ces agitateurs prennent contact avec différentes organisations de militants. En augmentant les tensions dans la région, ils incitent le gouvernement de l'Inde à répondre avec brutalité et, ainsi, tentent de convaincre l'opinion publique internationale que Delhi commet constamment des violations des droits de la personne à grande échelle au Cachemire (Grare 2001, 77).

Dans Patterns of Global Terrorism 2002, le HM était inscrit sur la liste « Other Terrorist Groups », liste des groupes autres que les groupes terroristes désignés par le secrétaire d'État des États-Unis comme des organisations terroristes étrangères, désignation qui entraîne des conséquences juridiques (2002, 134).

Méthodes de recrutement du HM

Un éditorial de Dawn mentionnait que le HM [traduction] « recrute principalement ses dirigeants parmi les Cachemiriens indigènes » (5 août 2000a), tandis que Nawa-i-Waqt, quotidien pakistanais publié en ourdou, signalait que de l'avis du commandant suprême du groupe, [traduction] « 70 p. 100 des militants et des membres du Hizbul Moudjahidine viennent du Cachemire » (16 août 2000). En outre, selon Patterns of Global Terrorism 2002, le HM [traduction] « est principalement constitué de Cachemiriens de souche » (2002, 134).

Cependant, selon un article de Dawn, 90 p. 100 des militants du HM sont de jeunes Cachemiriens (7 juin 2003). L'article mentionne aussi une étude sur le militantisme au Cachemire qui a révélé que

[traduction]
[...] la plupart des dirigeants du Hizbul Moudjahidine viennent de familles politiques de l'État contesté. Un bon nombre de garçons sont mêmes issus de la classe dirigeante et de l'élite et beaucoup d'entre eux appartiennent à des familles bien nanties.
Plus de la moitié de la force du HM provient des zones urbaines de l'État. [...]
[...] Chaque fois que le Hizbul Moudjahidine a appelé à la grève, la réponse a été enthousiaste (Dawn 7 juin 2003).

Selon un associé en recherche de l'Institut des études et des analyses sur la défense (Institute for Defence Studies and Analyses - IDSA) à New Delhi, puisque le HM recrute ses membres [traduction] « principalement parmi les militants de l'aile étudiante du JI, l'Islami Jamiat-i-Tulba », la plupart des membres sont diplômés de collèges et d'universités (févr. 2000).

Aucune information indiquant si le HM se livre au recrutement forcé dans l'Azad-Cachemire n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits. Toutefois, veuillez consulter l'article en annexe intitulé « Real Face of Jehad in J&K: Kashmiri Children Abducted at Gun Point for "Jehad" » pour obtenir plusieurs témoignages directs de recrutement forcé ainsi que l'extrait annexé tiré d'Islam in Pakistan: Unity and Contradictions du Centre d'études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies - CSIS), établi à Washington, pour obtenir de l'information générale et contextuelle.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


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Documents annexés


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Autres sources consultées


Bases de données de la CISR

Extremist Groups: An International Compilation of Terrorist Organizations, Violent Political Groups, and Issue-Oriented Militant Movements. 2002. 2e éd. Sous la direction de Sean D. Hill. Huntsville, TX : Office of International Criminal Justice.

Political Parties of the World. 2002. 5e éd. Sous la direction d'Alan J. Day. Londres : John Harper Publishing.

Sites Internet, y compris :

BBC

Country Reports on Human Rights Practices for 2000-2001

Federation of American Scientists

Moteur de recherche :

Google

Document annexé


Center for Strategic and International Studies (CSIS) [Washington]. 7 octobre 2002. Mandari Mehta et Teresita C. Schaffer. Islam in Pakistan: Unity and Contradictions. http://www.csis.org/saprog/islaminpakistan.pdf [Date de consultation : 16 juill. 2003], p. 16-17. Document électronique annexé

Center for Strategic and International Studies (CSIS) [Washington]. 7 octobre 2002. Mandari Mehta et Teresita C. Schaffer. Islam in Pakistan: Unity and Contradictions. http://www.csis.org/saprog/islaminpakistan.pdf [Date de consultation : 16 juill. 2003], p. 16-17.

... According to varying estimates, there are currently anywhere from 10,000 to 40,000 madrassahs in Pakistan (the majority are located in rural and poor North Western Frontier Province, Azad Kashmir and Southern Punjab), educating up to 3 million students.
The 'problem' of madrassah education has two distinct aspects - the first is the quality of madrassah education in equipping students with basic tools to earn a living, and the second is the relationship between certain madrassahs and radical militant groups that recruit them to fight internationally, or in sectarian struggles. ... Nothing in the institution of madrassahs is inherently prone to militancy. While the curriculum in madrassahs is overwhelmingly outdated, madrassahs are often the only schooling option for poorer Pakistanis. The madrassah system today provides a vital social service, not only teaching basic reading and writing, but providing food, shelter and other basic services. In addition, madrassahs are seen as repositories of religious and cultural values that are important to Pakistanis. Admission to these institutions is highly competitive and madrassahs and mosques collect over 1.1 billion dollars in charitable donations from Pakistani residents every year. The vast majority of madrassahs are dedicated to religious education and are not involved in politics. While they are stumbling blocks to progress and need to be reformed, they are not a vital security threat.
Though it is hard to get concrete data, most estimates indicate that only about 10-15 percent of Pakistan's madrassahs are affiliated with radical militant groups. These extremist madrassahs propagate a culture of violence and disaffection, both domestically and internationally, and dealing with them (as distinct from non-violent madrassahs) is one of the most intractable problems facing Pakistan today.