Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada
1. Aperçu
Des sources décrivent le groupe des Mungikis [1] comme un [traduction] « gang de jeunes Kikuyus [2] » (Frederiksen 2024-02-11), [traduction] « une secte kikuyue devenue un gang criminel très redouté » (GI-TOC 2020-11, 10), ou un [traduction] « groupe évangéliste syncrétique » autochtone (Kenya 2024, 11, 16). Le Kenya Times, une source d’actualités en ligne, signale que le groupe des Mungikis a été formé [dans les années 1980 (The Kenya Times 2023-07-14)] en tant que [traduction] « mouvement religieux et culturel » promouvant les traditions kikuyues, mais qu’il « s’est transformé en une secte violente et en un gang criminel » (The Kenya Times 2025-08-02). Le Centre national de recherche sur la criminalité (National Crime Research Centre – NCRC), une institution publique dont le mandat est [traduction] « de mener des recherches sur les causes de la criminalité et sur sa prévention, et de communiquer les résultats de ses recherches et ses recommandations » aux organismes gouvernementaux (Kenya s.d.a), souligne que le groupe des Mungikis [traduction] « a souvent utilisé son identité culturelle et religieuse comme couverture pour son implication dans diverses activités criminelles » (Kenya 2024, 16).
Selon Bodil Folke Frederiksen, professeure agrégée émérite à l’Université de Roskilde au Danemark, qui a étudié les Mungikis dans le cadre de recherches sur le terrain, le groupe s’est formé à la fin des années 1980 en tant que mouvement de la jeunesse kikuyue dans le contexte d’un conflit interethnique dans la province de la vallée du Rift au Kenya; le groupe visait alors à protéger les personnes [traduction] « dépossédées : les femmes, les migrants et les jeunes sans terre » (2024-02-11). Plus tard, il a été [traduction] « mis à contribution » par des politiciens pour servir de « milice de jeunes violente » pour appuyer leurs campagnes, en particulier lors des élections de 1997, 2002 et 2007 (Frederiksen 2024-02-11). Dans les années 2000, le groupe est devenu un [traduction] « phénomène essentiellement urbain »; le gouvernement avait « négligé » les établissements informels urbains, et les Mungikis y sont devenus l’un des groupes qui se battent pour contrôler les services essentiels et qui exigent des « paiements de protection » aux entreprises (Frederiksen 2024-02-11).
Le NCRC signale que le groupe des Mungikis [traduction] « a été associé à des activités telles que l’extorsion, la violence, les meurtres et le trafic de stupéfiants » (Kenya 2024, 16). Ken Opala, coordinateur régional de l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (Global Initiative Against Transnational Organized Crime – GI-TOC) [3] pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, affirme, dans un document publié par l’organisation Renforcer la réponse de l’Afrique à la criminalité organisée transnationale (Enhancing Africa's Response to Transnational Organised Crime – ENACT), que les Mungikis [traduction] « étaient impliqués dans des meurtres, des extorsions et du racket, des branchements illégaux à des services publics, des enlèvements et des actes de brutalité politique dans le Centre du Kenya et à Nairobi » (Opala 2023-03, 10, 25). De même, dans le Daily Nation, un journal kenyan, on peut lire que [traduction] « le gang est connu pour ses activités criminelles, notamment l’extorsion et le meurtre » (2025-01-27).
Un rapport publié par la GI-TOC en 2020 signale que les Mungikis étaient une [traduction] « vaste entité criminelle et politique » basée sur « l’extorsion » de l’industrie des matatus [minibus fonctionnant comme des taxis collectifs], qui est devenue une « force criminelle encore plus redoutable » en 2002, lorsque son chef Maina Njenga a soutenu le candidat favori du président Daniel arap Moi, Uhuru Kenyatta, pour l’élection de cette année-là (2020-11, 14). Le groupe s’est ensuite fait connaître pour ses violences électorales et a joué un [traduction] « rôle de premier plan » dans les violences qui ont entouré les élections de 2007 au Kenya [4] (GI-TOC 2020-11, 14, 15).
Le rapport de 2020 de la GI-TOC signale que les Mungikis ont depuis réduit leur dépendance à l’égard des politiciens, se sont [traduction] « intégrés » dans l’industrie des matatus et se sont tournés vers « l’économie licite », et souligne que les sources ne s’entendent pas sur la question de savoir si le groupe existe encore (2020-11, 17, 30). Le média gouvernemental Kenya News Agency (KNA) cite le secrétaire du cabinet responsable de l’Administration intérieure et nationale (Interior and National Administration) du Kenya, qui aurait dit que les [traduction] « Mungikis restent l’un des gangs locaux les plus redoutés au Kenya » (KNA 2025-01-25).
1.1 Statut
D’après des sources, le groupe des Mungikis a été interdit [traduction] « vers » 2002 (Opala 2023-03, 12) ou en 2002 (Daily Nation 2025-01-27), [traduction] « à la suite de violences meurtrières dans des bidonvilles » (Daily Nation 2025-01-27). Bodil Folke Frederiksen a écrit que bien que le chef du groupe, Maina Njenga, ait déclaré en 2009 que le mouvement [traduction] « a disparu », après son interdiction au début des années 2000, le groupe des Mungikis « refait toujours surface, mais beaucoup moins fortement qu’à son apogée » (2024-02-11). La KNA cite le secrétaire du cabinet alors qu’il aurait dit que [traduction] « les Mungiki se sont regroupés et s’emploient désormais à extorquer de l’argent aux exploitants de matatus et à d’autres propriétaires d’entreprises » dans le Centre du Kenya (2025-01-25). Certaines sources font état de la crainte d’une résurgence du groupe (Daily Nation 2025-01-30a; Capital FM 2025-01-05; The Africa Report 2024-01-03).
Selon Capital FM, une station de radio de Nairobi, des responsables, dont l’ancien vice-président, ont déclaré que le groupe des Mungikis avait été réactivé pour [traduction] « intimider les électeurs » (2025-01-05). Le Standard, un journal kenyan en anglais, signale que [traduction] « [l]es responsables du gouvernement ne semblent pas s’accorder sur le retour ou non du [groupe des Mungikis] », notamment compte tenu de « l’intensification des activités politiques [dans la région du mont Kenya] […] qui a conduit à la militarisation de la politique et à l’émergence de groupes de jeunes activistes », dont de présumés membres des Mungikis (The Standard 2024-01-05). Cependant, la même source, en citant un professeur [traduction] « auteur d’articles de fond sur les Mungikis », souligne que les activités politiques dans la région du mont Kenya ne sont pas synonymes d’une résurgence du gang, mais le résultat de « l’intolérance de jeunes chômeurs mécontents qui se sentent floués par le gouvernement du Kenya Kwanza [5] » (The Standard 2024-01-05). Selon un article paru dans le Kenya Times, lors d’une entrevue accordée à la station de radio kenyane Spice FM, Maina Njenga a rejeté les affirmations de certains responsables gouvernementaux concernant le retour du groupe (2023-07-14). Maina Njenga a déclaré à la station qu’il n’y avait [traduction] « aucune activité » indiquant la résurgence du groupe, et a laissé entendre que, comme « les Mungikis se sont naturellement retirés en vieillissant […] l’affirmation est incroyable »; il s’agissait d’un mouvement jeunesse et ses anciens membres seraient maintenant dans la quarantaine (The Kenya Times 2023-07-14).
Ken Opala a écrit que
[traduction]
[d]es chercheurs ont découvert les activités de gangs notoires que les autorités prétendent avoir anéantis il y a des années, comme le groupe des Mungikis, qui s’est rebaptisé « Confirm » [Confirmer] (un groupe différent du gang du même nom à Nakuru) et « Godfather » [Parrain] à Nairobi et à Wasame dans le comté de Murang'a (2023-03, 5).
Un rapport publié en mars 2018 par la Commission nationale de cohésion et d’intégration (National Cohesion and Integration Commission – NCIC), un [traduction] « organisme créé par une loi » qui favorise « la coexistence pacifique entre les personnes des différentes communautés ethniques, religieuses et raciales du Kenya », signale que le groupe des Mungikis s’est rebaptisé sous différents noms de gangs, notamment « Quails dans le comté de Kiambu, Siafu et Gaza dans le comté de Nairobi, et Kwekwe dans le comté de Murang'a » (Kenya 2018-03, 2, 10). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens ni aucun renseignement additionnel indiquant si le groupe des Mungikis est affilié à ces groupes ou s’il s’est renommé pour prendre ces noms.
2. Structure organisationnelle, chefs et membres
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur la structure organisationnelle, les chefs et les membres du groupe des Mungikis.
Des sources décrivent Maina Njenga comme l’ancien chef des Mungikis (The Kenya Times 2023-07-14; Daily Nation 2025-01-30b). Le Daily Nation signale que Kung'u Muigai, président du conseil du Centre culturel du Kenya (Kenya Cultural Centre) et cousin de l’ancien président Uhuru Kenyatta, a [traduction] « avou[é] » qu’il faisait partie des membres fondateurs du groupe (2023-06-03).
Ken Opala décrit le groupe comme étant [traduction] « [h]iérarchisé et comptant des milliers de membres payant une cotisation » (2023-03).
3. Activités et zones d’opération
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur les activités et les zones d’opération des Mungikis.
En citant un rapport publié en 2025 par le NCRC, le site d’information Eastleigh Voice place le groupe des Mungikis parmi les [traduction] « gangs les plus notoires » et ajoute qu’il a une « présence importante » dans les comtés de Nakuru, de Machakos, de Nairobi et de Kiambu (The Eastleigh Voice 2025-04-17). Le rapport de 2020 de la GI-TOC signale que, selon certaines sources, [traduction] « le cartel d’extorsion » de l’industrie du matatu, par les Mungikis et d’autres gangs, reste « courant » dans le centre-ville de Nairobi et les terminaux d’Eastlands dans le Sud-Est de Nairobi, mais que le président de l’Association pour la protection des matatus (Matatu Welfare Association) a déclaré que les Mungikis avaient « pour la plupart été éliminés lors d’exécutions extrajudiciaires » depuis 2008 (2020-11, 30).
Selon un article publié en 2025 par la GI-TOC, citant [traduction] « un policier connaissant bien le gang des Mungikis », le groupe, ainsi que des membres d’autres gangs, a participé à des attaques à Nairobi en juin 2025, où les membres ont reçu « "l’ordre de détruire des vies et des biens" » après que les chefs de gang leur ont offert 2 000 shillings kenyans (KES) [21 $CAN] chacun pour leur participation, dont 50 % payés d’avance, ainsi que « la possibilité de piller des locaux commerciaux » (GI-TOC 2025-07-01). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.
Selon des sources, un groupe d’hommes que la police a identifiés comme des partisans de Maina Njenga ont organisé un rassemblement le long de Jogoo Road à Nairobi en juillet 2025, car Maina Njenga devait comparaître devant un tribunal ce jour-là (The Kenya Times 2025-07-09; The Nairobi Law Monthly 2025-07-09). Les mêmes sources, citant un policier, soulignent que le rassemblement, qui était sous surveillance policière, s’est déroulé pacifiquement et que personne n’a été arrêté (The Kenya Times 2025-07-09; The Nairobi Law Monthly 2025-07-09).
4. Relations avec le gouvernement
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur les relations entre le groupe des Mungikis et le gouvernement du Kenya.
En citant de [traduction] « proches collaborateurs » de Maina Njenga, le Standard signale que « plus de » 200 partisans de Maina Njenga ont participé à une réunion le 30 mars 2025 pour organiser l’accueil du président William Ruto dans la région du mont Kenya lors de sa tournée de campagne et pour « protéger le président de ses détracteurs »; cependant, l’assistant de Maina Njenga ainsi que des alliés du président dans la région du mont Kenya, dont un député et un ancien gouverneur, ont nié que Maina Njenga était impliqué (2025-03-31). Dans une déclaration publiée dans le Kenya Times, le chef du Service des communications présidentielles (Presidential Communication Service) qualifie l’article du Standard de [traduction] « "manifestement faux" » et de « "dangereusement irresponsable, imprudent et provocateur" » et ajoute que l’équipe du président a rencontré des responsables du gouvernement, des députés et des sénateurs pour planifier la tournée et qu’elle n’a pas « recour[u] à des groupes infâmes » (The Kenya Times 2025-03-31).
4.1 Traitement réservé par les autorités
D’après le Kenya Times, Maina Njenga a été arrêté en mai 2023 et, au palais de justice de Nakuru, a été accusé [traduction] « de 12 chefs d’accusation, notamment d’être un membre des Mungikis et de recruter des membres dans l’organisation » avant d’être libéré moyennant une caution de 50 000 KES [533 $CAN] et un cautionnement en espèces de 100 000 KES [1 067 $CAN] (2023-07-14). Un autre article du Kenya Times souligne que la poursuite a retiré toutes les accusations contre Maina Njenga en novembre 2024 (2024-11-11).
Des sources signalent que, selon des résidents, [traduction] « plus de 30 » (The Kenya Times 2025-01-30) ou [traduction] « plus de 100 » (Daily Nation 2025-01-30a) membres « présumés » des Mungikis se sont installés à South Ngariama dans le sous-comté de Mwea-East à Kirinyaga, se sont « empar[és] » de terres et ont « extorqu[é] de l’argent » (The Kenya Times 2025-01-30; Daily Nation 2025-01-30a) depuis 2024 (Daily Nation 2025-01-30a). En citant des résidents de la région, le Daily Nation fait observer que des membres des Mungikis sont revenus dans la région après en avoir été chassés [traduction] « il y a plusieurs années » (Daily Nation 2025-01-30a). Des sources ajoutent que des habitants de la région ont incendié 7 maisons appartenant à des membres des Mungikis (The Kenya Times 2025-01-30; Daily Nation 2025-01-30a), pour chasser le groupe (The Kenya Times 2025-01-30). Selon le Kenya Times, [traduction] « [p]lusieurs » membres se sont échappés; cependant, un membre a riposté et a été tué par des membres de la communauté, qui ont mis le feu à son corps (The Kenya Times 2025-01-30). En revanche, le Daily Nation souligne que les habitants ont [traduction] « lapidé et lynché » « plus de 100 » membres des Mungikis, puis en ont « battu 2 à mort » (Daily Nation 2025-01-30a). D’après le Kenya Times, la police a [traduction] « renforcé la sécurité » pour prévenir les représailles des Mungikis (2025-01-30). Des sources signalent que la police a exhorté les habitants à signaler les futurs incidents, au lieu de [traduction] « se faire justice eux-mêmes » (The Kenya Times 2025-01-30; Daily Nation 2025-01-30a).
Selon des sources, en janvier 2024, 297 personnes dans le comté de Nyeri [âgées entre 19 et 64 ans (KNA 2024-01-04)] ont été arrêtées [le 31 décembre 2024 (KNA 2024-01-04)] parce qu’elles étaient soupçonnées d’appartenir aux Mungikis; elles ont ensuite été libérées moyennant une caution de 10 000 KES [107 $CAN] chacune, après avoir été accusées et avoir plaidé non coupables (The Standard 2024-01-05; KNA 2024-01-04). Selon le Standard, 25 personnes [traduction] « âgées » arrêtées le 31 décembre 2023 relativement à des accusations d’être des membres des Mungikis ont été libérées en février 2024 au motif « qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour maintenir les accusations » (2024-02-29).
4.2 Protection offerte par l’État
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur la protection offerte par l’État aux victimes des Mungikis.
D’après le Kenya Times, la Brigade Kwekwe (Kwekwe Squad) [était] une unité de police créée pour résoudre les problèmes liés aux Mungikis (2025-08-02). Dans un article paru en 2021 dans le Daily Nation, on peut lire que la Brigade Kwekwe, qui a procédé à des [traduction] « assassinats » de membres des Mungikis, est « dissoute » (2021-05-10). Selon d’autres articles du Daily Nation, la Brigade Kwekwe était une unité de la Brigade volante (Flying Squad) (2020-06-28) ou [traduction] « a été rebaptisée Eagle [Aigle] » et la base de ses opérations a été déplacée (2022-11-01). Le Star, un journal kenyan, souligne que la Brigade Kwekwe a été dissoute en 2009 (2009-03-03). Dans un communiqué de presse publié en 2022 par le Groupe de travail sur les réformes de la police au Kenya (Police Reforms Working Group-Kenya – PRWG-K), une alliance de 20 [traduction] « organisations engagées en faveur d’une police professionnelle, responsable et respectueuse des droits de la personne », dont Amnesty International fait partie, on peut lire que bien que la Brigade Kwekwe et la Brigade volante, qui étaient « accusées de graves violations », aient été dissoutes, cela n’a pas « nécessairement mis fin aux violations » (2022-10-19).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
Notes
[1] Le nom « mungiki » ou « mũngĩkĩ » signifie [traduction] « un peuple uni » ou « multitude » en langue kikuyue (GI-TOC 2025-07-01; Daily Nation 2025-01-27). [back]
[2] Selon des sources, les Kikuyus forment le groupe ethnique le plus important au Kenya (Owen 2025; Frederiksen 2024-02-11). [back]
[3] La GI-TOC est une [traduction] « organisation indépendante de la société civile, dont le siège est à Genève » (GI-TOC s.d.). [back]
[4] Lors des élections de 2007, les Mungikis [traduction] « ont joué un rôle de premier plan dans les meurtres, les déplacements et la violence sexuelle et la violence fondée sur le genre », qui ont mené la Cour pénale internationale (CPI) à porter contre le président Kenyatta et 5 autres personnes, y compris William Ruto [président du Kenya depuis 2022 (BBC 2025-05-13)], des accusations de crimes contre l’humanité (GI-TOC 2020-11, 15). Le procureur de la CPI « a avancé que Uhuru Kenyatta avait ordonné aux Mungikis de mener les attaques », mais la CPI a par la suite abandonné toutes les accusations contre Uhuru Kenyatta et les autres « en raison d’un manque de preuves » (GI-TOC 2020-11, 14-15). [back]
[5] L’Alliance Kenya Kwanza (Kenya Kwanza Alliance) est une alliance politique composée de 18 partis politiques, y compris l’Alliance démocratique unie (United Democratic Alliance – UDA) (Kenya s.d.b). L’UDA est le parti du président William Ruto (Political Handbook of the World 2023). [back]
Références
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Capital FM. 2025-01-05. Josphat Mwangi. « Gachagua Alleges Mungiki Resurgence to Suppress Mt Kenya Dissent ». [Date de consultation : 2025-08-06]
Daily Nation. 2025-01-30a. George Munene. « Fears over Mungiki Resurgence as Two Suspected Members Lynched in Kirinyaga ». [Date de consultation : 2025-08-08]
Daily Nation. 2025-01-30b. Stephen Munyiri. « Maina Njenga Disrupts Nyeri Prayer Meeting amid Tensions with Rigathi Gachagua ». [Date de consultation : 2025-08-06]
Daily Nation. 2025-01-27. Waikwa Maina. « Equator Crossing: Business Hub Reeling from Mungiki Sting 20 Years Later ». [Date de consultation : 2025-08-08]
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Daily Nation. 2022-11-01. Dominic Wabala. « Licensed to Kill: Behind Police Death Squads ». [Date de consultation : 2025-09-03]
Daily Nation. 2021-05-10. « Revealed: Killer Police Squad Has Blessings of Top Bosses ». [Date de consultation : 2025-09-02]
Daily Nation. 2020-06-28. « Flying Squad Was Feared, Revered in Equal Measure ». [Date de consultation : 2025-09-03]
The Eastleigh Voice. 2025-04-17. Mary Wambui. « Kenya's Gang Crisis: Report Exposes 309 Criminal Groups Gripping Major Counties ». [Date de consultation : 2025-08-08]
Frederiksen, Bodil Folke. 2024-02-11. « Mungiki, Kenya's Violent Youth Gang, Serves Many Purposes: How Identity, Politics and Crime Keep it Alive ». The Conversation. [Date de consultation : 2025-07-30]
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Opala, Ken. 2023-03. Criminal Gangs and Elections in Kenya. Enhancing Africa's Ability to Counter Transnational Crime (ENACT). Research Paper no 37. [Date de consultation : 2025-08-06]
Owen, Melissa-Jo. 2025. « Kikuyu People ». EBSCO Information Services (EBSCO). [Date de consultation : 2025-08-12]
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The Star. 2009-03-03. « Kwekwe Squad Disbands ». [Date de consultation : 2025-09-03]
Autres sources consultées
Sources orales : Kenya Human Rights Commission; Kituo Cha Sheria; National Crime Research Centre; Norwegian Centre for Human Rights; professeur agrégé dans une université danoise, spécialiste du groupe Mungiki et d’autres groupes religieux au Kenya; professeur dans un institut norvégien dont les recherches portent sur le groupe Mungiki et les droits de la personne au Kenya; professeur dans une université française, dont l’expertise porte sur le groupe Mungiki et les élections au Kenya; Youth Agenda.
Sites Internet, y compris : Al Jazeera; Amnesty International; Austrian Red Cross – ecoi.net; Belgique – Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides; Bertelsmann Stiftung; The Brookings Institution; Business Today; CBC; Center for Strategic & International Studies; Citizen Digital; Cour pénale internationale; Deutsche Welle; The EastAfrican; États-Unis – Department of State, Library of Congress; Fédération internationale pour les droits humains; Financial Times; Forbes; Foreign Policy Centre; Foreign Policy Research Institute; France – Office français de protection des réfugiés et apatrides; France 24; Freedom House; The Guardian; Human Rights Watch; International Crisis Group; Kenya – MyGov.go.ke, Presidency; Kenya National Commission on Human Rights; Kenyan Broadcasting Corporation; Kenyans.co.ke; Nations Unies – Refworld; The New York Times; Norvège – Landinfo; Organisation mondiale contre la torture; Organisation suisse d’aide aux réfugiés; Royaume-Uni – Home Office; Strategic Review for Southern Africa; The Times [Royaume-Uni]; Transparency International; Union européenne – Agence de l’Union européenne pour l’asile, Mission d’observation électorale; The Washington Post.