Somalie : aperçu de la situation socioéconomique, y compris à Mogadiscio; les infrastructures et l’activité économique, y compris ses caractéristiques, l’accès aux services bancaires, aux télécommunications et aux services publics (2020–février 2022) [SOM200885.EF]

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada

1. Aperçu de la situation socioéconomique

Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), la population de la Somalie se chiffrait à 16,4 millions d’habitants en 2021 (Nations Unies [2021]). Les données de la Banque mondiale signalent que, en 2020, la population de la Somalie s’élevait à 15 893 219 habitants (Banque mondiale 2020a). D’après les données de l’UNFPA, en 2021, l’espérance de vie à la naissance en Somalie était de 56 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes (Nations Unies [2021]).

Selon des sources, 85 p. 100 des habitants sont d’origine ethnique somalienne, et les 15 p. 100 restants sont d’origine bantoue ou arabe (Australie 13 juin 2017, paragr. 2.5) ou d’origine bantoue ou [traduction] « d’une autre origine non somalienne » (É.-U. 28 déc. 2021). Des sources signalent que [traduction] « presque » 100 p. 100 (Australie 13 juin 2017, paragr. 3.8) ou [traduction] « plus de » 99 p. 100 de la population est musulmane sunnite (É.-U. 12 mai 2021, 2).

Dans un rapport diagnostique sur la Somalie, envoyé à la Direction des recherches par un représentant de la Banque africaine de développement (BAfD), une [version française de la BAfD] « institution régionale multilatérale de financement » (BAfD s.d.), on peut lire que 55 p. 100 des Somaliens vivent en milieu rural (BAfD [2021], 58). Selon le World Factbook de l’Agence centrale du renseignement (Central Intelligence Agency – CIA) des États-Unis, 46,7 p. 100 de la population habitait en milieu urbain en 2021 (É.-U. 28 déc. 2021).

D’après un rapport du Bureau national de la statistique de la Somalie (Somalia National Bureau of Statistics – SNBS ou NBS), en 2020, le PIB par habitant était de 471 $US (Somalie juin 2021, 5). Cependant, les données de la Banque mondiale pour 2020 indiquent que la Somalie avait un PIB par habitant de 313,87 $US (Banque mondiale 2020b). Le rapport de la BAfD signale que, en Somalie, [traduction] « le secteur privé rapporte plus de 90 p. 100 du PIB », dont une « forte proportion » est constituée de transferts de fonds en provenance de la diaspora somalienne, lesquels totalisent « 1,4 milliard [$]US par année » (BAfD [2021], 49). Selon une évaluation de la pauvreté et de la vulnérabilité publiée par la Banque mondiale en 2019 et fondée sur une enquête réalisée en 2016–2017 dans les régions rurales et urbaines ainsi qu’auprès de nomades et de ménages dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) [1], l’accès au travail salarié et aux envois d’argent est [traduction] « meilleur » dans les villes (Banque mondiale avr. 2019, 3, 35).

Des sources signalent que le PIB réel a diminué de 0,3 p. 100 en 2020 (Somalie juin 2021, 2; BAfD 30 nov. 2021, iv), ce qui représente la [traduction] « croissance la plus faible au cours de la dernière décennie d’instabilité économique » (Somalie juin 2021, 2). D’après la vue d’ensemble de la Somalie préparée par la Banque mondiale, l’économie somalienne [traduction] « s’est contractée » de 1,5 p. 100 en 2020 (Banque mondiale 30 août 2021). Des sources font observer que, en 2020, la Somalie a été aux prises avec des inondations, une [traduction] « invasion de criquets » et la pandémie de COVID-19 (BAfD 30 nov. 2021, iv; Somalie juin 2021, 2), qui ont « considérablement » influé sur le rendement économique du pays cette annéelà (Somalie juin 2021, 2).

Le NBS fournit les renseignements suivants, tirés de l’Enquête de 2020 sur la démographie et la santé en Somalie (2020 Somali Health and Demographic Survey – SHDS 2020) [2], concernant les quintiles de richesse, en fonction du milieu de vie ou de la région :

Milieu de vie (p. 100) Quintile de richesse
Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Urbain 3,6 17,3 22,9 27 29,3
Rural 31,6 31,8 20,6 10,6 5,4
Nomade 90,3 4,9 2,3 1,9 0,5
TOTAL 20,1 19,6 20,1 20,1 20,1

(Somalie 2020, 44)

Dans un rapport sur les résultats d’une enquête téléphonique réalisée par la Banque mondiale en janvier 2021 [3] mesurant l’impact de la pandémie de COVID-19 en Somalie, on peut lire que la Somalie avait un taux d’emploi global de 49 p. 100, soit 60 p. 100 dans les régions urbaines, 54 p. 100 dans les régions rurales, 43 p. 100 chez les PDIP et 34 p. 100 chez les nomades (Banque mondiale nov. 2021, 6). D’après des données du NBS tirées de l’Enquête sur la population active (Labour Force Survey – LFS), le taux de chômage en Somalie en 2019 s’élevait à 21,4 p. 100 dans l’ensemble, à 18,4 p. 100 chez les hommes, à 27,4 p. 100 chez les femmes, à 21,7 p. 100 dans les régions urbaines et à 20,1 p. 100 dans les régions rurales (Somalie nov. 2021, 38).

Dans un document provisoire de la BAfD exposant sa stratégie nationale pour la Somalie, envoyé à la Direction des recherches par le représentant de la BAfD, il est écrit que la Somalie est [traduction] « désignée » comme un « pays à faible revenu » et un « État en transition » (BAfD 30 nov. 2021, 3). Le rapport diagnostique de la BAfD signale également que [traduction] « la fragilité socioéconomique des dernières années » en Somalie est « exacerbée » par des « facteurs » tels que « l’insécurité au pays, la faiblesse de la gouvernance, la pauvreté, les complexités du système politique basé sur les clans, les chocs climatiques et environnementaux, ainsi que l’exclusion fondée sur le milieu de vie, sur le jeune âge et sur le sexe » (BAfD [2021], 2). Dans un rapport de renseignements sur le pays d’origine consacré aux indicateurs socioéconomiques à Mogadiscio, à Garowe et à Hargeisa, le Bureau européen d’appui en matière d’asile (European Asylum Support Office – EASO) fait observer que Mogadiscio [traduction] « se démarque par un taux de pauvreté supérieur à la moyenne » (UE sept. 2021, 15). La Banque mondiale précise que, dans [traduction] « la plupart des villes », « y compris à Mogadiscio », moins du tiers « des pauvres » occupent des emplois rémunérés au moyen de « traitements ou salaires réguliers » (Banque mondiale janv. 2021, 125).

La BAfD souligne que la [traduction] « mise en application » « laxiste » des lois fiscales a pour effet que « de nombreux contribuables y dérogent en toute impunité » (BAfD [2021], 21). La BAfD fait aussi remarquer que, [traduction] « en raison du manque de services », des entreprises du « secteur privé » « évit[ent] de s’enregistrer auprès des autorités », si bien qu’elles « ne paient pas d’impôts » (BAfD [2021], 49-50).

D’après la BAfD, les Somaliennes ont [traduction] « un accès limité aux activités génératrices de revenus et aux services sociaux » (BAfD [2021], 44). La même source ajoute que les femmes sont les [traduction] « piliers » des « petites et moyennes entreprises » à Mogadiscio et « dans d’autres villes » (BAfD [2021], 46). Selon la Banque mondiale, 43 p. 100 des femmes et 67 p. 100 des hommes [traduction] « participent officiellement » au marché du travail (Banque mondiale janv. 2021, 124).

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur le niveau de scolarité des personnes âgées de 6 ans et plus, en fonction de leur sexe et de leur milieu de vie :

Niveau de scolarité atteint (p. 100) Hommes
Milieu de vie
Femmes
Milieu de vie
Urbain Rural Nomade Urbain Rural Nomade
Aucune éducation 40,5 48,9 77,8 44,6 48,9 83,7
Études primaires partielles 25,8 32,4 13,9 29,3 40,6 13,5
Études primaires terminées 4,2 3,6 1,1 5,2 3,4 0,5
Études secondaires partielles 7 3,7 0,7 7 3 0,1
Études secondaires terminées 9,9 6,1 1 7,3 2,5 0,1
Études supérieures 10,6 2,4 0,3 6,2 1,1 0,1
Ne sait pas 2,1 2,8 5,2 0,5 0,5 2

(Somalie 2020, 36–37)

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur l’alphabétisation des femmes [4], en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse :

  Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Alphabétisée (p. 100) 50,4 36,6 5,2 6,2 12,4 32,7 43,8 62,3
Ne sait pas lire (p. 100) 48,4 62,5 92,7 92,1 86,1 66,1 54,7 36,6

(Somalie 2020, 60)

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur les femmes (âgées de 15 à 49 ans), qui ont déclaré avoir de [traduction] « graves difficultés à obtenir des soins de santé pour elles-mêmes » quand elles sont « malades », en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse (Somalie 2020, 126).

Difficultés d’accès à des soins de santé (p. 100) Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Obtenir la permission pour aller se faire soigner 38,8 43,9 44,2 47,7 45,7 46,7 38,1 31
Obtenir de l’argent pour le traitement 58,5 66 71,9 77,3 71,4 66,2 59,8 48,7
Distance de l’établissement de santé 51 62,2 73,8 78,8 70,8 61,2 53,3 42,1
Ne pas vouloir y aller seule 39,8 45,8 55,8 56,8 54,6 48 41,1 31,9
Au moins une difficulté à obtenir des soins de santé 66,1 72,9 80,3 84,8 78,5 72,9 68,4 56,9

(Somalie 2020, 126)

D’après la SHDS 2020, 7,6 p. 100 des femmes âgées de 15 à 49 ans ont [traduction] « subi de la violence physique » au cours des 12 derniers mois (Somalie 2020, xxv).

La BAfD signale que 40 p. 100 de la Somalie [traduction] « échappe au contrôle du gouvernement » (BAfD [2021], 58). Selon l’avertissement du gouvernement du Canada aux voyageurs prévoyant se rendre en Somalie, le respect de la primauté du droit est [version française du Canada] « pratiquement inexistant » (Canada 16 déc. 2021). La même source ajoute que [version française du Canada] « les milices armées » commettent « de nombreux crimes » dans tout le pays, et que « [d]es vols à main armée, des détournements de voiture et des meurtres sont régulièrement signalés » (Canada 16 déc. 2021).

D’après la BAfD, en date du 31 août 2021, la Somalie avait [traduction] « confirmé » 17 399 cas de COVID-19 et avait « enregistré » 969 décès causés par la COVID-19 (BAfD 30 nov. 2021, iv). Dans le rapport de la Banque mondiale sur l’enquête téléphonique de janvier 2021, on peut lire que les [traduction] « répercussions économiques de la COVID-19 sont encore profondes et étendues, mais on a constaté une amélioration significative, particulièrement chez les populations urbaines, rurales et déplacées à l’intérieur du pays » (Banque mondiale nov. 2021, 6). La même source souligne que le taux de chômage s’est élevé à 49 p. 100 en janvier 2021, comparativement à 39 p. 100 pendant la phase précédente de l’enquête, réalisée en juin et juillet 2020 (Banque mondiale nov. 2021, 3, 6). Un billet de blogue de la Banque mondiale portant sur l’impact de la pandémie de COVID-19 sur le secteur privé en Somalie, rédigé par Asta Bareisaite, Gemechu Ayana Aga et Taneem Ahad à partir d’une enquête réalisée par la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) auprès de 550 entreprises du secteur formel dans cinq villes, y compris Mogadiscio, en juin et juillet 2020, fait état d’une baisse de 31 p. 100 du nombre de [traduction] « travailleurs permanents à temps plein » depuis février 2020 par rapport à 2019 (Bareisaite, et al. 13 janv. 2021). Selon le NBS, les transferts de fonds [traduction] « ont diminué » au cours des « premiers » mois de la pandémie de COVID-19, mais étaient « stables » au trimestre de septembre 2021 (Somalie 21 nov. 2021, 9). Toutefois, d’après le rapport de la Banque mondiale sur l’enquête téléphonique, en janvier 2021, 56 p. 100 des ménages ont signalé une réduction de la [traduction] « fréquence » des transferts de fonds, comparativement à 50 p. 100 en juillet 2020, et 62 p. 100 ont signalé une réduction du « montant » de ces transferts en janvier 2021, comparativement à 31 p. 100 en juillet 2020 (Banque mondiale nov. 2021, 7).

1.1 Mogadiscio

Selon la Banque mondiale, la population de Mogadiscio est estimée entre 1,7 et 2,6 millions d’habitants (Banque mondiale janv. 2021, 74).

D’après un rapport du Service finlandais de l’immigration (Finnish Immigration Service) sur une mission d’enquête à Mogadiscio en mars 2020, la capitale de la Somalie a de [traduction] « graves » « problèmes humanitaires » (Finlande 7 août 2020, 1, 3). La même source ajoute que les [traduction] « problèmes les plus cruciaux » ont trait à « l’urbanisation intense, la pauvreté et le chômage urbains, le choléra chronique, la diarrhée, le manque de services d’éducation et de santé, et la malnutrition » (Finlande 7 août 2020, 3).

Le rapport de la mission d’enquête du Service finlandais de l’immigration signale qu’il y a [traduction] « des centaines de milliers » de PDIP à Mogadiscio (Finlande 7 août 2020, 3). D’après un article de Braam et al. fondé sur une étude qualitative de l’impact de la pandémie de COVID-19 à Baidoa et à Mogadiscio, et publié dans la revue Conflict and Health [5], il y a 497 000 PDIP à Mogadiscio (Braam, et al. 2021, 1, 4).

Le rapport du Service finlandais de l’immigration, qui cite des entrevues avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), des ONG internationales et des organisations qui œuvrent en Somalie, fournit les renseignements suivants sur les possibilités d’emploi à Mogadiscio :

[traduction]

Les perspectives d’affaires et d’emploi sont limitées à Mogadiscio. Il n’y a presque pas d’offres de travail, et les meilleurs emplois sont habituellement pris. Le marché du travail en Somalie est très restreint, car le pays n’a pas d’industrie qui emploie un nombre important de gens (Finlande 7 août 2020, 32, notes de bas de page omis).

Dans le rapport de l’EASO, qui cite des estimations obtenues au cours d’un entretien téléphonique de l’EASO avec Jutta Bakonyi, professeure dans le domaine du développement et des conflits à l’Université de Durham au Royaume-Uni et auteure d’un livre sur la situation socioéconomique en Somalie (Durham University s.d.), on peut lire ce qui suit concernant les salaires à Mogadiscio :

[traduction]

Des sources locales ont affirmé que les gens qui travaillent pour les Nations Unies ou des ONG internationales sont mieux rémunérés et gagnent entre 1 000 (salaire de départ) et 5 000 $US, ce qui explique pourquoi ces emplois sont très convoités. Un député parlementaire gagne actuellement 3 500 $US. Les salaires de la plupart des postes professionnels, tels que les chargés d’enseignement universitaires, les professeurs et les fonctionnaires, s’échelonnent entre 400 et 700 $US (échelon supérieur), un enseignant gagne entre 200 et 400 $US par mois, et une bonne (à temps plein) touche entre 50 et 70 $US par mois (UE sept. 2021, 45).

Le rapport du Service finlandais de l’immigration précise aussi que, d’après une entrevue avec une ONG internationale, les salaires sur les chantiers de construction à Mogadiscio [traduction] « peuvent être d’environ 100 $US par mois » et que, selon une entrevue avec le HCR, les femmes qui vendent des fruits dans les marchés « gagnent habituellement de 1 à 2 $US par jour » (Finlande 7 août 2020, 33, 34).

Le rapport du Service finlandais de l’immigration signale que, d’après l’ONG internationale, la vie à Mogadiscio [traduction] « coûte cher », et selon une entrevue avec une agence de développement qui mène des activités en Somalie, « bon nombre » de personnes qui exercent des « activités économiques à petite échelle » peuvent « gagner assez » d’argent pour acheter de la nourriture, mais « parfois », « ne gagnent rien du tout » (Finlande 7 août 2020, 32). La même source ajoute que, selon l’agence de développement, [traduction] « de nombreuses familles » ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école « [p]our des raisons économiques », et selon l’ONG internationale, les services de santé publique sont « très coûteux » (Finlande 7 août 2020, 32).

Sur la page Internet de l’avertissement aux voyageurs du gouvernement du Canada, on peut lire que la situation politique est [version française du Canada] « particulièrement » « instable » à Mogadiscio et qu’il y a eu « une augmentation des attaques » dans cette ville, « qui ont fait des victimes civiles et occasionné des dommages aux infrastructures » (Canada 16 déc. 2021). La même source souligne qu’il existe [version française du Canada] « une menace terroriste », surtout « au centre sud du pays » et à Mogadiscio, et que les victimes civiles « ne sont pas rares » (Canada 16 déc. 2021). D’après les Country Reports on Terrorism 2020 publiés par le Département d’État des États-Unis, al-Chabaab [traduction] « commet des attentats habiles et de grande envergure contre des citoyens somaliens et des cibles gouvernementales » à Mogadiscio et, en 2020, la branche de l’État islamique en Somalie a commis des « attentats sporadiques au Puntland et à Mogadiscio » (É.-U. 16 déc. 2021, 11, 37).

2. Devise et accès à l’argent comptant

Des sources signalent que la devise du pays est le shilling somalien (SOS) (Canada 16 déc. 2021; Nations Unies 18 janv. 2022; Somalie s.d.a). La page Internet des avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada précise que le Somaliland, où la devise est le shilling du Somaliland, fait exception (Canada 16 déc. 2021). Cependant, la BAfD fait remarquer que le dollar américain est [traduction] « pratiquement la devise de facto » et « circule librement » en Somalie (BAfD [2021], 25). Des sources observent que les dollars américains sont couramment utilisés et acceptés partout en Somalie (BAfD [2021], 25; Canada 16 déc. 2021; BNN Bloomberg 10 août 2021). La BAfD ajoute que [traduction] « [l]a plupart des transactions, y compris les paiements mobiles, se font en devise américaine » (BAfD [2021], 25). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, l’agent responsable de l’équipe du Programme Somalie de l’ONUDI a déclaré que les banques commerciales du pays fonctionnent [traduction] « uniquement » en devise américaine (Nations Unies 16 janv. 2022). D’après un article de BNN Bloomberg, [traduction] « une entreprise médiatique canadienne qui diffuse également du contenu provenant de Bloomberg » (BNN Bloomberg 8 janv. 2018), [traduction] « à peu près toutes les transactions, allant de projets d’envergure à l’achat d’une tasse de thé, se font en dollars [américains] par argent comptant, transaction bancaire ou paiement mobile », en raison de « l’omniprésence de la monnaie locale contrefaite », de la rareté des « billets authentiques en circulation » et du manque de billets nouvellement imprimés (BNN Bloomberg 10 août 2021).

Selon un rapport de février 2017 du Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale de la Somalie (Central Bank of Somalia – CBS) n’a pas émis de nouveaux billets de banque en shillings somaliens depuis 1991 (FMI 27 févr. 2017, 8). Selon des sources, seul le billet de 1 000 shillings somaliens est actuellement en circulation (Nations Unies 16 janv. 2022; Somalie s.d.a). Le représentant de l’ONUDI a ajouté que, selon les estimations, le shilling local compte pour [traduction] « moins de » 25 p. 100 de l’argent en circulation, et « la plupart des billets sont contrefaits ou en lambeaux » (Nations Unies 16 janv. 2022). D’après le rapport du FMI, [traduction] « la quasi-totalité » des SOS en circulation sont « contrefaits » (FMI 27 févr. 2017, 54).

Au cours d’un entretien avec la Direction des recherches faisant suite à la communication écrite, le représentant de l’ONUDI a déclaré que, [traduction] « dans la langue parlée », lorsque les Somaliens discutent de questions d’argent, ils ne font « jamais » référence au shilling, et les gens « n’en connaissent souvent pas la valeur [réelle] » (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a ajouté que les prix sont [traduction] « toujours » fixés en dollars américains (Nations Unies 18 janv. 2022). Toutefois, dans la communication écrite, le représentant de l’ONUDI a aussi déclaré que le shilling somalien demeure [traduction] « un moyen d’échange important pour les transactions marginales », si bien qu’il est « crucial pour les micro-entreprises et les couches les plus pauvres de la population » (Nations Unies 16 janv. 2022).

Selon un rapport statistique trimestriel du NBS, 100 p. 100 des dépôts bancaires se font en dollars américains (Somalie 21 nov. 2021, 9). Le représentant de l’ONUDI a ajouté que, depuis son arrivée en Somalie en 2019, il n’a [traduction] « jamais vu » de compte bancaire en shillings somaliens, ni de billet de banque en shillings (Nations Unies 18 janv. 2022).

3. Infrastructure

La BAfD signale que les [traduction] « infrastructures sont déficientes » en Somalie, « notamment les réseaux électriques et routiers » (BAfD [2021], 49).

D’après le représentant de l’ONUDI, les activités bancaires [traduction] « ne sont pas encore largement répandues » en Somalie (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a ajouté que le Somaliland [traduction] « n’est pas très avancé sur le plan économique » et que le Puntland est « légèrement plus développé économiquement » avec un « secteur financier plus évolué » (Nations Unies 18 janv. 2022).

Selon un rapport de l’ONUDI de janvier 2020 envoyé à la Direction des recherches par le représentant de l’ONUDI, le système financier de la Somalie est composé de la [traduction] « Banque centrale (qui couvre aussi le Somaliland), des banques commerciales, des institutions de microfinance, des services de transfert de fonds, et des opérateurs de réseau mobile qui offrent des services de paiement mobile » (Nations Unies janv. 2020, 7).

Dans un rapport de 2018 sur la situation économique en Somalie qui s’intéresse particulièrement à l’argent mobile, la Banque mondiale signale [traduction] « [qu’]environ » 15 p. 100 des Somaliens ont un compte bancaire, y compris 7 p. 100 des femmes; moins de 5 p. 100 des gens qui ont un compte bancaire sont des « utilisateurs actifs » (Banque mondiale août 2018, 16). D’après la SHDS 2020, 3,5 p. 100 des femmes âgées de 15 ans et plus possèdent un compte dans une banque ou une [traduction] « autre institution financière », et 63,6 p. 100 ont un « compte d’argent mobile » (Somalie 2020, xxv).

3.1 Accès aux activités bancaires

Des sources signalent que la Somalie compte 13 banques [[traduction] « commerciales » (Business Insider 8 juill. 2021)] [traduction] « agréées » (Somalie s.d.b; Business Insider 8 juill. 2021), dont 11 qui, d’après la CBS, sont [traduction] « fonctionnelles », et 2 qui ne sont « pas encore fonctionnelles » (Somalie s.d.b). Selon la BAfD, les banques commerciales de la Somalie [traduction] « offrent principalement des services de financement commercial et de conversion de devises », mais ont aussi « des filiales pour les services de transfert de fonds, les transactions d’argent mobile et les assurances » (BAfD [2021], 27).

La BAfD fait observer que [traduction] « l’une des raisons » pour lesquelles la Somalie n’a pas de « relations de correspondant bancaire avec des banques étrangères établies » est « l’absence générale de réglementation des opérateurs du secteur financier » et le « caractère informel des transactions qui en résulte » (BAfD [2021], 27).

D’après le rapport de l’ONUDI, le système de paiement de la Somalie est [traduction] « assez avancé », « principalement » en raison de « l’omniprésence des sociétés privées de transfert de fonds » qui servent de « réseaux bancaires informels » (Nations Unies janv. 2020, 6). La même source ajoute que, [traduction] « depuis quelques années », les banques commerciales « jouent maintenant un rôle important » dans le système de paiement du pays (Nations Unies janv. 2020, 6-7).

Selon le représentant de l’ONUDI, [traduction] « la plupart » des gens qui vivent « à l’extérieur de Mogadiscio » n’ont pas de compte bancaire, et il y a « plus » d’activités bancaires mobiles dans les régions rurales (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a déclaré que, en 2019, [traduction] « aucune » des banques de la Somalie n’avait de succursales à l’extérieur de Mogadiscio (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a ajouté que, maintenant, la Banque internationale de Somalie (International Bank of Somalia – IBS Bank) compte deux succursales à l’extérieur de Mogadiscio et que [traduction] « quelques-unes » des autres banques se sont mises à ouvrir des succursales à l’extérieur de la capitale à leur tour (Nations Unies 18 janv. 2022). D’après le représentant de l’ONUDI, même si l’accès aux comptes bancaires est [traduction] « meilleur » à Mogadiscio, les gens y ouvrent « encore » des comptes bancaires « seulement » pour « des raisons fonctionnelles (souvent liées à des activités commerciales, ou pour toucher leur salaire) », et les comptes bancaires ne sont « toujours » pas ouverts pour des « raisons sociétales ou culturelles »; les gens n’ouvrent pas de compte bancaire lorsqu’ils atteignent un certain âge, comme « nous le voyons dans d’autres pays ou cultures » (Nations Unies 18 janv. 2022).

Des sources signalent que la Somalie est dotée de guichets automatiques (Business Insider 8 juill. 2021; Nations Unies 18 janv. 2022). Dans un article du Business Insider, un site Internet d’informations internationales, on peut lire que le premier guichet automatique de la Somalie a été [traduction] « installé » en octobre 2014 par la Salaam Bank afin de « faciliter les retraits d’espèces pour les rapatriés de la diaspora et les étrangers » (Business Insider 8 juill. 2021). Toutefois, d’après la page Internet des avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada, il n’y a pas de guichets automatiques bancaires en Somalie, et les cartes de crédit et les chèques de voyage [version française du Canada] « ne sont pas acceptés » (Canada 16 déc. 2021). Le représentant de l’ONUDI a affirmé que les guichets automatiques [traduction] « se répandent en Somalie » grâce à la situation qui « s’améliore », et a ajouté que l’aéroport de Mogadiscio avait deux guichets automatiques en 2019, comparativement aux « 10 ou 12 » guichets qu’il compte actuellement (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a déclaré que tous les guichets automatiques en Somalie [traduction] « peuvent seulement » distribuer des dollars américains et qu’il « n’est pas possible » de s’en servir pour retirer des shillings somaliens (Nations Unies 18 janv. 2022).

3.1.1 Système d’argent mobile

Selon le rapport de la Banque mondiale, en 2017, [traduction] « environ » 73 p. 100 des Somaliens « avaient accès à un compte mobile », dont 75 p. 100 des hommes et 70 p. 100 des femmes (Banque mondiale août 2018, vii, 16). La BAfD signale que l’utilisation de l’argent mobile a [traduction] « un taux de pénétration chez les ménages de plus de 70 p. 100 » (BAfD [2021], 50). D’après le rapport de l’ONUDI, [traduction] « [l]es taux de pénétration [du portefeuille mobile] sont les plus élevés dans les régions urbaines (83 p. 100) » et dans les camps de PDIP (72 p. 100), mais sont « légèrement inférieurs » en milieu rural (55 p. 100) (Nations Unies janv. 2020, 13). La même source ajoute [traduction] « [qu’]environ 36 p. 100 du PIB circule au moyen des systèmes d’argent mobile » (Nations Unies janv. 2020, 13). Le représentant de l’ONUDI a précisé que les transferts d’argent mobile sont utilisés [traduction] « partout, par des gens de tous les âges et de tou[tes] les [identités de] genre » (Nations Unies 18 janv. 2022).

Des sources signalent que la valeur des transactions d’argent mobile est estimée à 2,7 milliards $US chaque mois (Nations Unies janv. 2020, 13; Banque mondiale août 2018, 14). La Banque mondiale ajoute qu’on estime à 155 millions le nombre de transactions d’argent mobile qui s’effectuent chaque mois (Banque mondiale août 2018, 14). Cependant, selon la BAfD, les services de transfert de fonds [traduction] « traitent » une moyenne de « 1,2 milliard [$]US en transactions mensuelles » (BAfD [2021], 50). D’après le représentant de l’ONUDI, le [traduction] « niveau d’utilisation » et le « niveau de diffusion » des « instruments » de paiement mobile partout en Somalie est « assez remarquable » (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a ajouté que [traduction] « souvent », les gens n’ont pas d’argent liquide sur eux et que le système de paiement mobile permet aux utilisateurs de faire des achats en composant un code sur leur téléphone mobile (Nations Unies 18 janv. 2022).

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur les femmes (âgées de 15 à 49 ans) qui [traduction] « utilisent un téléphone mobile pour des transactions financières », en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse :

  Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Utilisent un téléphone mobile pour des transactions financières (p. 100) 78,2 67,7 42,4 39,7 53,3 68,1 76,6 80,6

(Somalie 2020, 240)

La BAfD fait observer que, depuis 1991, les services de transfert de fonds [hawalas [6]] [traduction] « dominent » le secteur financier de la Somalie et, avec les « entreprises de services bancaires mobiles », « se trouvent au sommet » des entreprises privées du secteur financier du pays (BAfD [2021], 27, 50). Selon le rapport de l’ONUDI, l’argent mobile est le [traduction] « principal instrument de transaction » tant pour les particuliers que pour les entreprises (Nations Unies janv. 2020, 7). D’après le rapport de la Banque mondiale de 2018, la Somalie a [traduction] « un des marchés de transfert d’argent mobile les plus actifs au monde », et le paiement mobile « a supplanté » l’utilisation de devises fortes (Banque mondiale août 2018, 14).

La BAfD explique que l’accès aux services bancaires mobiles est [traduction] « presque universel » en Somalie (BAfD [2021], 26). Dans le rapport de la Banque mondiale de 2018, on peut lire que l’argent mobile est un élément [traduction] « essentiel et répandu » de « l’écosystème économique » de la Somalie et qu’il est devenu « le principal instrument de transaction utilisé à la fois par les particuliers et les entreprises » (Banque mondiale août 2018, vii). La même source ajoute que l’argent mobile est le [traduction] « moyen principal d’accéder aux services financiers », y compris pour « l’échange de biens et de services », en raison du manque de confiance à l’égard du shilling somalien, de la « difficulté » de payer de petites transactions avec des dollars américains, ainsi que des « faibles coûts de transaction » et de la « facilité d’utilisation » du transfert d’argent mobile (Banque mondiale août 2018, viii). D’après le rapport de l’ONUDI, [traduction] « les sociétés de transfert de fonds s’avèrent souvent la seule option pour les envois d’argent pour de nombreux migrants pauvres et leur famille qui ne disposent d’aucun autre point d’accès au secteur financier officiel » (Nations Unies janv. 2020, 12). La même source ajoute que les envois d’argent représentent [traduction] « environ 6 p. 100 de la valeur de l’ensemble des transferts d’argent mobile » (Nations Unies janv. 2020, 12).

La BAfD fait observer que les services de transfert de fonds ont un [traduction] « poids financier important » et « fonctionnent dans une large mesure de façon informelle » (BAfD [2021], 27). D’après le rapport de l’ONUDI, les services d’argent mobile comprennent les dépôts [traduction] « [d’]argent électronique » dans les comptes d’argent mobile, les retraits en espèces, les transactions de paiement des commerçants et la production de preuves de versement de salaire (Nations Unies janv. 2020, 13). La même source affirme que les sociétés de transfert de fonds [traduction] « comptent généralement » sur les banques pour des services financiers comme les encaissements de chèques, les dépôts, les services de paie et les virements (Nations Unies janv. 2020, 12).

D’après le rapport de la Banque mondiale de 2018, tous les opérateurs de réseau mobile en Somalie offrent des services d’argent mobile (Banque mondiale août 2018, 17). Le rapport de l’ONUDI signale que, parmi les fournisseurs de services mobiles de la Somalie, les services d’argent mobile offerts par Hormuud Telecom (par l’entremise de son service EVC+) et par Telesom (par l’entremise de son service Zaad) sont les [traduction] « acteurs du monopole des services de paiement mobile » (Nations Unies janv. 2020, 13). Le représentant de l’ONUDI a déclaré que le service d’argent mobile de Hormuud compte trois millions d’utilisateurs en Somalie (Nations Unies 16 janv. 2022).

Selon le rapport de l’ONUDI, les sociétés de transfert de fonds peuvent être [traduction] « catégorisées » selon qu’elles « mènent leurs activités à l’échelle locale ou à l’échelle internationale » (Nations Unies janv. 2020, 12). Les mêmes sources signalent que les sociétés de transfert de fonds somaliennes exigent habituellement des frais [traduction] « d’environ » 5 p. 100 sur les transactions de moins de 1 000 $US, et de 3 à 4 p. 100 sur celles de plus de 1 000 $US, soit « des frais de commission plus bas que ceux de leurs homologues occidentaux » tels que Western Union et MoneyGram (Nations Unies janv. 2020, 12).

D’après une étude réalisée par l’ONUDI, dans le cadre de laquelle 15 [traduction] « propriétaires de micro-entreprises » et de « petites » entreprises à Mogadiscio ont été interviewés, les répondants « ont massivement confirmé [leur] utilisation de l’argent mobile », dont ils « faisaient abondamment usage à la fois pour des raisons d’affaires, comme l’achat de biens et la réception de paiements de la part d’acheteurs, et aussi à des fins personnelles au quotidien » (Nations Unies janv. 2020, 14).

Le représentant de l’ONUDI a déclaré qu’un [traduction] « problème » rattaché au système d’argent mobile est qu’il « peut être difficile de retirer de l’argent », et que cela explique en partie pourquoi la Somalie est « dans une large mesure un système sans argent liquide » (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a ajouté qu’il [traduction] « y a aussi des problèmes de fraude » liés aux transferts d’argent par voie électronique, car le système n’a pas la capacité d’assurer un « suivi » « à grande échelle » (Nations Unies 18 janv. 2022). D’après les Country Reports on Terrorism 2020 des États-Unis, al-Chabaab obtient des fonds par divers moyens, y compris les envois d’argent et [traduction] « d’autres transferts de fonds provenant de la diaspora somalienne (même si ces fonds ne sont pas toujours destinés à soutenir des membres d’al-Chabaab) » (É.-U. 16 déc. 2021, 309). La même source ajoute que, dans le cadre des efforts du gouvernement de la Somalie visant à [traduction] « lutter contre le financement du terrorisme », il a « adopté une réglementation plus stricte concernant l’argent mobile à l’intention des banques et des compagnies de télécommunications de la Somalie » (É.-U. 16 déc. 2021, 38).

3.1.2 Comptes bancaires

La BAfD signale que [traduction] « les services bancaires » de la Somalie ont un « taux de pénétration » « estimé à environ 15,5 » p. 100 de la population, et souligne que, entre 2016 et 2020, « [l]es actifs bancaires totaux du pays ont triplé (en dollars US nominaux) » pour atteindre 604 millions [$]US (BAfD [2021], 26).

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur les femmes (âgées de 15 à 49 ans) qui [traduction] « possèdent et utilisent » un compte dans « une banque ou une autre institution financière », en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse (Somalie 2020, 240) :

  Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Possèdent et utilisent un compte bancaire (p. 100) 5,9 2,6 1,4 1 1,8 2,6 3,6 7,9

(Somalie 2020, 240)

D’après le rapport de l’ONUDI, [traduction] « des ressources informelles ont signalé » qu’une « hausse importante des comptes bancaires » a eu pour effet « [qu’]environ 28 p. 100 de la population » possède un « compte bancaire » dans une des « banques commerciales locales » (Nations Unies janv. 2020, 7).

3.2 Accès aux télécommunications

La BAfD affirme que la Somalie compte [traduction] « plusieurs » opérateurs de téléphonie mobile et que les « coûts pour les consommateurs » sont « très compétitifs sur la scène régionale » (BAfD [2021], 51). La même source ajoute que, au début de 2020, on estimait qu’il y avait [traduction] « près de 7,5 millions d’abonnés du téléphone mobile en Somalie », soit un « taux de pénétration de la population » de « plus de » 50 p. 100 (BAfD [2021], 51).

La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur les types de ménages somaliens et leurs possessions :

Type de ménage Possessions des ménages (p. 100)
Téléphone fixe Ordinateur Internet Radio Télévision Téléphone mobile
Urbain 7,1 11 18,6 23 32,1 81
Rural 2 1,2 2,3 15,5 4,6 6,7
Nomade 3,4 0,2 1,2 8,4 0,5 59,3
TOTAL 5,3 6,9 11,9 19,1 20,5 74,4

(Somalie 2020, 29, 32, 43)

Les données de la Banque mondiale pour 2018 montrent qu’il y a 51 abonnements de téléphonie mobile par tranche de 100 personnes en Somalie (Banque mondiale 2018). D’après la SHDS 2020, 75,3 p. 100 des femmes possèdent un téléphone mobile (Somalie 2020, xxiv). La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur les femmes (âgées de 15 à 49 ans) qui possèdent un téléphone mobile, en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse (Somalie 2020, 240):

  Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Possèdent un téléphone mobile (p. 100) 84,9 77,5 61,2 58 69,6 75,9 82,8 89,1

(Somalie 2020, 240)

D’après la SHDS 2020, 15,1 p. 100 des gens avaient utilisé Internet au cours des 12 mois précédents (Somalie 2020, xxv). La SHDS 2020 fournit les renseignements suivants sur l’utilisation d’Internet par les femmes âgées de 15 à 49 ans (au cours des 12 mois précédents), en fonction de leur milieu de vie et de leur quintile de richesse :

Utilisation d’Internet (p. 100) Milieu de vie Quintile de richesse
Urbain Rural Nomade Inférieur Deuxième Troisième Quatrième Supérieur
Ont utilisé Internet au cours des 12 mois précédents 29,9 10,5 0,7 0,5 1,7 9 19,1 41,6
Presque tous les jours 70 62,8 s.o. s.o. 32 48,9 65,6 74,1
Pas du tout 5,1 7 s.o. s.o. 14,2 13,5 5,3 4,1

(Somalie 2020, 62)

Selon la BAfD, [traduction] « des entrepreneurs somaliens, soutenus par l’expertise de la Chine, de la Corée et de l’Europe, contrôlent » le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC), et ces « entrepreneurs » « offrent un éventail de services » allant « des activités bancaires à l’éducation » (BAfD [2021], 51).

D’après le rapport annuel 2020-2021 de l’Autorité nationale des communications (National Communications Authority – NCA) de la Somalie, qui est [traduction] « l’organisme de surveillance et de réglementation des services de communications » du pays suivant la loi nationale de 2017 sur les communications (National Communications Law of 2017), le 25 juillet 2020, la NCA « a mis en œuvre » le Cadre unifié de délivrance des licences, un « nouveau cadre pour l’octroi de licences dans le secteur des TIC », et a lancé le « [p]rocessus de délivrance de licences aux opérateurs titulaires » (Somalie 6 oct. 2021, 8). La même source signale qu’il s’agissait de [traduction] « la première fois en 30 ans » que des « licences des télécommunications » étaient délivrées au pays et ajoute que, même si « le processus d’octroi de licences est toujours en cours », « [t]ous les grands opérateurs des télécommunications ont obtenu des licences en vertu du nouveau cadre » (Somalie 6 oct. 2021, 11). D’après l’information disponible sur son site Internet, la NCA a délivré des licences unifiées de fournisseur de services et d’infrastructures des communications (Unified [Combined] Communications Infrastructure and Services Provider – CISP) [7] à sept entreprises [8], et une licence de fournisseur international de services d’infrastructures des communications (International Communications Infrastructure Services Provider – CIP) à Dalkom Somalia [une [traduction] « [s]ociété à responsabilité limitée enregistrée en Somalie et [aux] Émirats arabes unis » (Dalkom Somalia s.d.)] (Somalie s.d.c).

Selon le rapport annuel de la NCA, en 2021, elle a délivré une [traduction] « licence de réseau multiplexeur de radiodiffusion numérique terrestre » à quatre entreprises, et une « licence de station de radio FM commerciale » à trois entreprises (Somalie 6 oct. 2021, 16).

Sur la page Internet des avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada, on peut lire que le service téléphonique international et l’accès à Internet sont [version française du Canada] « limités aux grandes villes », où l’accès à ces services « n’est pas fiable » (Canada 16 déc. 2021).

3.3 Accès aux services publics

D’après la SHDS 2020, 49,2 p. 100 de la population a accès à l’électricité (Somalie 2020, xxiv). Toutefois, la BAfD fait remarquer que, pour ce qui est des progrès en matière [traduction] « [d’]accès universel à l’électricité », la Somalie se situe à « environ 16 p. 100, comparativement à la moyenne de 48 p. 100 pour l’Afrique subsaharienne » (BAfD [2021], 54). Selon les données de la Banque mondiale, 36 p. 100 de Somaliens avaient accès à l’électricité en 2019 (Banque mondiale 2019). Sur la page Internet des avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada, on peut lire que [version française du Canada] « [l’]approvisionnement en électricité et en eau n’est pas assuré » en Somalie (Canada 16 déc. 2021).

Les données de la SHDS 2020 signalent que 44,3 p. 100 des ménages somaliens [traduction] « utilisent l’électricité », « avec des variations selon l’emplacement géographique et le milieu de vie », et 66 p. 100 des ménages urbains « utilisent l’électricité pour l’éclairage », comparativement à 17 p. 100 des ménages ruraux et à moins de 1 p. 100 des ménages « nomades » (Somalie 2020, 28). L’Agence américaine pour le développement international (US Agency for International Development – USAID) signale que 1 p. 100 de la population rurale a accès à l’électricité, comparativement à 35 p. 100 de la population urbaine (É.-U. 30 juin 2020). La même source précise que, au total, 2,4 millions de ménages sont [traduction] « sans alimentation électrique » (É.-U. 30 juin 2020). De plus, l’USAID fait remarquer que la consommation électrique annuelle par habitant est [traduction] « parmi les plus faibles en Afrique » (É.-U. 30 juin 2020).

Selon la BAfD, les Somaliens [traduction] « paient jusqu’à 1 [$]US du kilowattheure pour l’électricité », « comparativement à un dixième de ce tarif dans les pays avoisinants » (BAfD [2021], 54). D’après l’USAID, les consommateurs somaliens paient un [traduction] « tarif élevé » de 50 à 125 cents du kilowattheure », comparativement à 0,15 cents du kilowattheure au Kenya et à 0,6 cents du kilowattheure en Éthiopie (É.-U. 30 juin 2020). La BAfD signale [traduction] « [qu’]une quarantaine » de « compagnies » « principalement locales » fournissent de l’électricité à Mogadiscio, et qu’il y a un « éventail similaire de fournisseurs » au Somaliland et au Puntland (BAfD [2021], 54).

D’après l’information fournie par l’USAID, l’alimentation en électricité est, depuis 1991, un rôle assuré [traduction] « uniquement » par le secteur privé somalien (É.-U. 30 juin 2020).

Le rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté et la vulnérabilité signale que l’accès aux [traduction] « services de base », y compris « l’électricité, l’eau, l’assainissement, le logement amélioré, l’éducation et la santé », est « meilleur » à Mogadiscio que dans « d’autres régions urbaines » (Banque mondiale avr. 2019, 35).

4. Activité économique et caractéristiques

Selon le représentant de l’ONUDI, certaines banques somaliennes offrent maintenant des produits Mastercard à leur clientèle somalienne, mais seulement des cartes de débit et des cartes prépayées, et non des cartes de crédit (Nations Unies 18 janv. 2022). Sur son site Internet, la Banque internationale de Somalie signale qu’elle offre quatre types de [traduction] « cartes de débit » Mastercard (IBS Bank s.d.).

Des sources affirment que, en juillet 2021, Visa s’est associée à la Banque internationale de Somalie pour commencer à [traduction] « offrir des services de carte Visa à sa clientèle » (Business Insider 8 juill. 2021; The Africa Report 9 juill. 2021). Toutefois, le représentant de l’ONUDI a fait observer qu’aucune banque somalienne n’offrait encore de services Visa (Nations Unies 18 janv. 2022).

4.1 Rémunération d’emploi

D’après le représentant de l’ONUDI, [traduction] « la plupart » des Somaliens qui ont un emploi touchent leur revenu en dollars américains; il a ajouté que les gens, y compris « les fonctionnaires, les soldats, les banques commerciales et les employés des grandes entreprises » (Nations Unies 16 janv. 2022) sont [traduction] « payés par dépôt direct dans leur compte en dollars américains » (Nations Unies 18 janv. 2022). La même source a affirmé que [traduction] « les travailleurs non qualifiés ou les employés du secteur informel » sont payés en argent comptant [en dollars américains (Nations Unies 18 janv. 2022)] ou par transferts d’argent mobile (service EVC d’Hormuud) (Nations Unies 16 janv. 2022).

Dans un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Somalie, on peut lire que la [traduction] « vaste majorité des familles de PDIP à Baidoa vivent d’emplois dans le secteur agro-pastoral, tels que l’agriculture et l’élevage » (Nations Unies 30 juill. 2021, 39). Une mère seule de 45 ans qui avait sept enfants, qui vivait dans le camp des PDIP à Jiidow Bakol et dont la situation est décrite dans le rapport de l’OIM, a déclaré qu’elle [traduction] « "dépen[dait] de [ses] deux fils aînés qui se rendent au marché de Baidoa tous les jours pour chercher du travail" » et qui reviennent de temps à autre avec « "2 [$]US gagnés dans le secteur de la construction" » (Nations Unies 30 juill. 2021, 40). Selon le rapport de l’OIM, cette femme a reçu des [traduction] « bons électroniques offerts par l’OIM », dont elle « a pu [se servir pour] acheter » « presque tous les éléments nécessaires pour bâtir un simple abri […] y compris du bois de charpente, des bâches en plastique, des poteaux solides, des clous, des charnières de porte, des serrures et des matériaux de structure » (Nations Unies 30 juill. 2021, 40).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Notes

[1] Les [traduction] « quelque 6 400 » ménages ruraux et urbains consultés lors de la deuxième phase de l’Enquête à fréquence élevée de la Somalie (Somali High Frequency Survey – SHFS) se trouvaient un peu partout dans « les régions du Centre, le Jubbaland, le Puntland, le Somaliland et le Sud-Ouest, ainsi que dans les régions urbaines du Banadir », tout comme certains des ménages habitant dans des camps de PDIP inclus dans l’enquête (Banque mondiale avr. 2019, 3). D’autres ménages des camps de PDIP consultés dans le cadre de la deuxième phase se trouvaient dans [traduction] « des communautés d’accueil de PDIP » (Banque mondiale avr. 2019, 3).

[2] L’Enquête de 2020 sur la démographie et la santé en Somalie (2020 Somali Health and Demographic Survey – SHDS 2020), réalisée de 2018 à 2019 par le Bureau national de la statistique de la Somalie (Somalia National Bureau of Statistics – SNBS ou NBS), se fonde sur des entrevues menées auprès de 15 826 ménages (et 16 486 femmes) (Somalie 2020, v, 12).

[3] La [traduction] « deuxième phase » des Enquêtes téléphoniques à fréquence élevée de la Somalie (Somali High-Frequency Phone Surveys – SHFPS) de la Banque mondiale, enquêtes représentatives au niveau national et menées en janvier 2021, visait un échantillon de 1 756 ménages, dont 518 en milieu urbain, 516 en milieu rural, 413 ménages de PDIP (y compris des ménages habitant à l’intérieur et à l’extérieur des sites officiels de PDIP) et 309 ménages nomades (Banque mondiale nov. 2021, 3).

[4] Selon la SHDS 2020, le terme [traduction] « alphabétisées » « [d]ésigne [les personnes] qui ont fait des études supérieures et [celles] qui peuvent lire une phrase complète ou une partie de la phrase » (Somalie 2020, 60).

[5] Conflict and Health est une publication [traduction] « en libre accès [revue par un comité de lecture], qui analyse les impacts sur la santé publique des conflits armés, des crises humanitaires et des migrations forcées, ainsi que les mesures prises pour y faire face » (Conflict and Health s.d.).

[6] D’après un rapport du Humanitarian Policy Group (HPG) de l’Overseas Development Institute (ODI), les services de transferts d’argent hawala consistent en l’envoi de sommes d’argent d’un endroit à un autre au moyen d’intermédiaires (ODI mars 2019, 3). Selon un rapport de l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (Global Initiative Against Transnational Organized Crime – GI-TOC), ce système est [traduction] « nécessaire dans les milieux dépourvus de système bancaire officiel » (GI-TOC sept. 2020, 8-9).

[7] La licence unifiée de fournisseur de services et d’infrastructures de communications (Unified [Combined] Communications Infrastructure and Services Provider – CISP), délivrée par l’Autorité nationale des communications (National Communications Authority – NCA), [traduction] « permet aux opérateurs d’obtenir » « une seule licence pour les infrastructures, les services et les applications de communications » et les autorise à offrir des services tels que la téléphonie terrestre et cellulaire mobile et le service Internet (Somalie 6 oct. 2021, 9-10).

[8] Les sept entreprises suivantes ont obtenu une licence CISP : Hormuud Telecom Somalia, Golis Telecom Somalia, Telesom Company, Nationlink Telecom, Somtel Somalia, Amtel Somalia et Somlink (Somalie s.d.c).

Références

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Autres sources consultées

Sources orales : Association des banques centrales africaines; Banque africaine de développement; Banque mondiale; Fonds international de développement agricole; Nations Unies – Organisation internationale du travail, Programmes des Nations Unies pour les établissements humains.

Sites Internet, y compris : Africa Research Institute; African Review of Business and Technology; Al Jazeera; AllAfrica; Amnesty International; Bertelsmann Stiftung; The Borgen Project; The Boston Globe; Centre for Humanitarian Change; CIO Africa; The EastAfrican; ecoi.net; EVCPlus.com; The Exchange; Factiva; Fonds international de développement agricole; FurtherAfrica; Garowe Online; Global Finance; Global Shelter Cluster; GlobeNewswire; Goobjoog News; Heritage Institute for Policy Studies; Hiiraan Online; Horn Observer; Human Rights Watch; International Crisis Group; Jane's Country Risk Daily Report; KAALO Aid and Development; Mareeg; MyBank; Nations Unies – Organisation internationale du travail, Programmes des Nations Unies pour les établissements humains, Refworld; Reuters; Rift Valley Institute; Somalie – Ministry of Planning, Investment and Economic Development; Tech Gist Africa; Telecom Review Africa; Voice of America; World Inequality Database.