Mexique : information sur la criminalité à Mérida, à Mexico, à Campeche et à Cabo San Lucas; le crime organisé et les cartels qui sont actifs dans ces villes (ainsi que dans les États du Yucatán, du Campeche et de la Basse-Californie du Sud); la capacité et la motivation des groupes criminels organisés et des cartels qui sont actifs dans d’autres régions du Mexique, notamment le cartel de Jalisco Nouvelle Génération (Cartel Jalisco Nueva Generación - CJNG), le cartel de Sinaloa et Los Zetas, à trouver des personnes qui se réinstallent dans ces régions et à exercer des représailles contre elles (2019-août 2021) [MEX200732.EF]

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada

1. Situation relative à la criminalité, au crime organisé et aux cartels au Mexique

Des sources signalent que la violence liée à la drogue au Mexique s’est [traduction] « intensifiée au cours des dernières années » (R.-U. 22 juill. 2021) ou que la violence criminelle [traduction] « est devenue extrêmement intense, diversifiée et répandue » au cours des 20 dernières années (Brookings Institution mars 2019). Dans les conseils sur les voyages à l’étranger (Foreign Travel Advice) publiés par le Royaume-Uni, la fiche sur le Mexique souligne que la [traduction] « violence est concentrée dans des zones précises », et que « certaines régions […] en sont presque entièrement épargnées » (R.-U. 22 juill. 2021). Dans la fiche sur le Mexique du site Internet Smartraveller, du ministère des Affaires étrangères et du Commerce (Department of Foreign Affairs and Trade - DFAT) de l’Australie, on peut lire que les régions [traduction] « les plus touchées » par la violence liée à la drogue et aux gangs comprennent

  • les États frontaliers du Nord – Basse-Californie, Sonora, Chihuahua, Coahuila, Nuevo Leon et Tamaulipas
  • les États du Pacifique – Colima, Guerrero, Jalisco, Michoacán, Nayarit et Sinaloa
  • les États du centre – Guanajuato, Durango, San Luis Potosí et Zacatecas
  • les États de Mexico et de Veracruz
  • les principales villes aux abords de la frontière entre le Mexique et les États-Unis – Tijuana, Ciudad Juarez, Nuevo Laredo, Matamoros, Nogales, Piedras Negras et Reynosa (Australie 27 juill. 2021).

Selon l’Indice de transformation de la fondation Bertelsmann (Bertelsmann Stiftung's Transformation Index - BTI) de 2020, qui [traduction] « évalue la transition vers la démocratie et l’économie de marché ainsi que la qualité de la gouvernance dans 137 pays » et porte sur la période allant de février 2017 à janvier 2019, « la violence généralisée et l’impossibilité d’être gouverné […] touchent presque tous les États du Mexique », à l’exception du Yucatán, du Campeche et de l’Aguascalientes (Bertelsmann Stiftung 2020, 2, 29). Dans le rapport sur l’indice de paix 2021 pour le Mexique (Índice de Paz México - IPM) [1] publié par l’Institut pour l’économie et la paix (Instituto para la Economía y la Paz - IEP), un groupe de réflexion indépendant et non partisan à but non lucratif ayant son siège à Sydney (IEP mai 2021, [ii]), on peut lire que le Yucatán était [traduction] « l’État le plus pacifique » du Mexique pour la quatrième année consécutive, suivi de Tlaxcala, du Campeche, du Chiapas et du Nayarit (IEP mai 2021, 2). L’indicateur Semáforo Delictivo Nacional, qui analyse et compare les crimes au Mexique [2], fournit les statistiques suivantes concernant le premier trimestre de 2021 pour les États du Yucatán, de Mexico, du Campeche et de la Basse-Californie du Sud :

  Taux d’homicides (par 100 000 habitants) Variation du taux d’homicides (%) Taux d’enlèvements (par 100 000 habitants) Taux d’extorsion (par 100 000 habitants) Taux de trafic de stupéfiants (par 100 000 habitants)
Yucatán 1,4 36 n/d 0,1 3,3
Mexico 2,8 -24 0,1 1,4 12,5
Campeche 2,4 5 0,1 0,4 4,8
Basse-Californie du Sud 1,7 40 0,5 2,3 14,9

(Semáforo 23 juin 2021)

Le Yucatan Times, un journal en ligne de langue anglaise hébergé dans la péninsule du Yucatán (The Yucatan Times s.d.), citant le chef du Commandement de l’Amérique du Nord (Northern Command) des États-Unis, signale que [traduction] « "le crime organisé contrôle de 30 à 35 p. 100 du territoire du Mexique" » (The Yucatan Times 22 mars 2021). Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, un titulaire d’un doctorat en criminologie de l’Université de Toronto qui se spécialise dans les groupes criminels organisés au Mexique a déclaré ce qui suit :

[traduction]

Il est rare qu’un cartel détienne le monopole dans un État en particulier – il y a toujours un bon nombre d’organisations criminelles qui sont présentes dans chaque État. Cependant, il arrive qu’un groupe soit dominant dans une région donnée, et cela se produit habituellement dans une ville ou un village (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

Selon la Brookings Institution, une organisation à but non lucratif dédiée à la recherche sur les politiques publiques à Washington (Brookings Institution s.d.), les [traduction] « territoires passent aux mains d’un [groupe criminel organisé] à l’autre », car « les rapports de force entre eux ne sont pas clairs » (Brookings Institution mars 2019).

1.1 Mérida – État du Yucatán

D’après l’Institut national de statistiques et de géographie (Instituto Nacional de Estadística y Geografía - INEGI), un [traduction] « organisme public indépendant » chargé de recueillir et de diffuser de l’information au sujet de la population, du territoire, des ressources et de l’économie du Mexique (Mexique s.d.), le taux de criminalité du Yucatán en 2019 était de 17 686 cas par 100 000 habitants (Mexique [2019]a). La même source signale que, en 2019, 37,5 p. 100 des habitants du Yucatán âgés de 18 ans et plus estimaient que leur ville n’était pas sécuritaire (Mexique [2019]a). Dans un article publié par Yucatán a la Mano, un portail de nouvelles en ligne hébergé au Yucatán, on peut lire que Mérida est la municipalité de cet État qui recense le plus grand nombre d’homicides, soit 31 des 45 cas recensés en 2020 (Yucatán a la Mano 28 déc. 2020).

Lantia Intelligence, une plateforme numérique de données sur la violence, la criminalité organisée et les conflits sociaux au Mexique (Lantia Intelligence s.d.) dont les recherches reposent sur des renseignements provenant de sources ouvertes qui sont vérifiés par l’information provenant de journaux, de revues, de médias sociaux et de recherches universitaires, signale dans un rapport que le cartel de Sinaloa, le CJNG, le cartel du Golfe et d’autres [traduction] « groupes criminels locaux ou régionaux » exercent une présence au Yucatán (Lantia Intelligence janv. 2020, 3, 12). Dans un article du Diario de Yucatán, un journal du Yucatán, on peut lire [traduction] « [qu’]au moins » 3 des 19 « organisations criminelles très influentes » répertoriées par l’unité du renseignement financier du ministère des Finances du Mexique exercent des activités dans cet État, soit le cartel de Sinaloa, le cartel du Golfe et Los Zetas (Diario de Yucatán 12 oct. 2020). Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, une professeure à l’Universidad Autónoma de Baja California qui se spécialise dans la criminalité, la cartographie criminelle et l’économie criminelle a déclaré que le CJNG et Los Zetas sont présents à Mérida (professeure 29 juill. 2021).

Le Diario de Yucatán signale que, d’après un rapport de l’unité du renseignement financier du ministère des Finances, [traduction] « aucun des groupes n’est à la tête des activités » au Yucatán (Diario de Yucatán 12 oct. 2020). On peut lire dans le Yucatan Times que, selon le directeur de l’IEP, le Yucatán n’est pas situé [traduction] « "sur l’itinéraire des stupéfiants" », il n’a pas de port, et il n’a pas de « "marché attrayant pour le commerce des stupéfiants" » (The Yucatan Times 21 mai 2021). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur chercheur au Centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale (Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social - CIESAS) à Mexico, dont les recherches portent principalement sur les organisations mexicaines qui se livrent au trafic de drogue, a déclaré que Mérida [traduction] « sert le plus souvent » de « refuge » pour les proches des membres du crime organisé et des cartels, qui envoient les membres de leur famille à Mérida pour les protéger de la « violence présente ailleurs » (professeur chercheur 21 juill. 2021). La même source a ajouté que, bien que les groupes criminels [traduction] « puissent être présents » au Yucatán ou à Mérida, ils « essaient de rester discrets », et il « semble » qu’aucun groupe du crime organisé en particulier n’y exerce une hégémonie (professeur chercheur 21 juill. 2021).

1.2 Mexico

L’INEGI signale que le taux de criminalité à Mexico en 2019 était de 62 008 cas par 100 000 habitants (Mexique [2019]b). La même source ajoute que, en 2019, 89,2 p. 100 des habitants de Mexico âgés de 18 ans et plus estimaient que la ville n’était pas sécuritaire (Mexique [2019]b). Dans les conseils sur les voyages à l’étranger publiés par le Royaume-Uni, la fiche sur le Mexique fait état d’une [traduction] « récente augmentation » des « [é]ruptions de violence politique » dans la ville de Mexico (R.-U. 22 juill. 2021). Le Yucatan Times, qui cite des données provenant de procureurs locaux, signale que la ville de Mexico arrivait au troisième rang des « pires localités » du Mexique pour les enlèvements, 192 cas ayant été recensés en 2019 (The Yucatan Times 22 janv. 2020). Selon le titulaire d’un doctorat en criminologie, Mexico

[traduction]

est aussi un [endroit] stratégique pour le trafic international de stupéfiants, en raison de la grande taille du marché local. Par conséquent, le crime organisé y est très puissant, mais ses membres ne peuvent pas s’y comporter comme dans les autres villes mexicaines, en raison de la forte présence des autorités et du gouvernement. Le crime organisé tend à être beaucoup plus caché, et il n’y a pas de démonstrations de pouvoir retentissantes (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

La professeure a affirmé que, malgré la présence du trafic de stupéfiants à Mexico, [traduction] « il n’y a pas tellement de violence ou d’homicides », car les groupes criminels sont « contrôlés par les organisations d’État » (professeure 29 juill. 2021). Le professeur chercheur a déclaré que [traduction] « les grandes organisations criminelles essaient de ne pas se faire remarquer à Mexico »;

cependant, les organisations de plus petite taille, qui cherchent à conquérir les marchés du commerce de drogue au détail et se livrent aussi à des activités d’extorsion, commettent plus ouvertement des actes de violence ici à Mexico, mais leur violence ressemble davantage à des attaques et à des guerres territoriales de gangs urbains qu’à la violence paramilitaire qui règne ailleurs. […] Quoi qu’il en soit, des événements de ce genre ont eu un tel retentissement que la police a rapidement arrêté les malfaiteurs (professeur chercheur 22 juill. 2021a)

Des sources affirment que tous les principaux groupes criminels sont présents à Mexico (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021; professeure 29 juill. 2021; professeur chercheur 21 juill. 2021), bien que [traduction] « les organismes locaux et fédéraux […] tentent habituellement de minimiser la présence des grandes organisations de trafic de stupéfiants » (professeur chercheur 21 juill. 2021). Lantia Intelligence signale que le cartel de Sinaloa, le CJNG, l’organisation Beltrán Levya (Organización criminal de Los Beltrán Leyva), Los Caballeros Templarios-La Familia Michoacana, et d’autres [traduction] « groupes criminels locaux ou régionaux » exercent une présence dans la capitale (Lantia Intelligence janv. 2020, 12). Selon un article paru dans El Heraldo de México, un journal national de Mexico, La Unión Tepito [traduction] « est présente dans presque tous les quartiers » de la ville de Mexico (El Heraldo de México 28 juin 2020). On peut lire dans El Universal que, d’après un rapport publié par le gouvernement du Mexique en novembre 2019, La Unión Tepito [traduction] « était très présente dans les municipalités de Cuauhtémoc, Iztapalapa, Benito Juárez, Miguel Hidalgo et Venustiano Carranza, où elle se livrait au commerce de drogues, à l’extorsion, à des enlèvements, à l’invasion de terres et à la contrebande » (El Universal 1er sept. 2020). Le titulaire d’un doctorat en criminologie a déclaré que La Unión Tepito est [traduction] « [l’]organisation locale la mieux structurée » à Mexico et a ajouté « [qu’]elle est très locale et [qu’]elle collabore avec des groupes plus importants à l’extérieur de Mexico, avec lesquels elle a des partenariats ou des alliances » (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

Selon le professeur chercheur, les organisations criminelles au Mexique [traduction] « sont mouvantes et changent souvent d’alliances. Les alliés actuels peuvent rapidement devenir des ennemis, et les ennemis deviennent des alliés », et cette situation est « encore plus habituelle » parmi les petits groupes criminels (professeur chercheur 22 juill. 2021b). InSight Crime souligne que la Fuerza Anti-Unión (FAU) est [traduction] « une des plus grandes menaces criminelles de la ville de Mexico » (InSight Crime 13 nov. 2020). Cependant, la même source signale que, compte tenu de la [traduction] « guerre territoriale volatile » entre la FAU et La Unión Tepito, il est « difficile de dire, à quelque moment que ce soit, dans quelles municipalités de Mexico la [FAU] est véritablement dominante » (InSight Crime 13 nov. 2020). D’après l’article d’InSight Crime, la FAU a une [traduction] « solide alliance » avec le CJNG, lequel possède les « ressources financières » nécessaires pour approvisionner la FAU « en armes, en drogues, en véhicules et même en tueurs à gages » (InSight Crime 13 nov. 2020). Cependant, un article du journal de Mexico La Jornada signale que le CJNG [traduction] « est associé avec La Unión Tepito depuis plus d’un an » (La Jornada 26 juin 2020). Selon le professeur chercheur, le CJNG [traduction] « semble se lier davantage avec [la FAU] récemment » (professeur chercheur 22 juill. 2021b).

Le professeur chercheur a affirmé que le CJNG a [traduction] « des contacts avec des gangs de trafiquants moins importants » à Mexico, comme La Unión Tepito, auxquels il fournit des stupéfiants (professeur chercheur 21 juill. 2021). On peut lire dans un article d’InSight Crime que, selon un journaliste mexicain et expert en matière de crime organisé, le CJNG est présent à Mexico, en particulier [traduction] « dans certains quartiers plus pauvres du Nord de la ville » (InSight Crime 11 juin 2020). Selon un autre article d’InSight Crime, le CJNG est en train [traduction] « [d’]accroître sa présence » à Mexico (InSight Crime 22 oct. 2020). Cependant, la même source signale que les autorités ont fait [traduction] « des déclarations quelque peu contradictoires au sujet du CJNG »; par exemple, le ministre de la Sécurité, Alfonso Durazo Montaña, a déclaré que le CJNG « faisait des incursions dans la ville de Mexico et maintenait des ententes "fragiles" avec des gangs locaux », tandis que le secrétaire à la Sécurité citoyenne de Mexico, Omar García Harfuch, « a affirmé que le CJNG n’était pas véritablement présent dans la capitale et que les gangs locaux, comme La Unión Tepito et son ennemie, la Fuerza Anti-Unión, s’étaient fragmentés en "minuscules cellules" » (InSight Crime 22 oct. 2020). Dans un article d’Infobae, un site de nouvelles de l’Argentine en langue espagnole (The Washington Post 8 juin 2016), on peut lire que, bien que le CJNG soit [traduction] « l’un des plus puissants cartels à Mexico, les circonstances et les particularités de ce cartel ont été défavorables à son établissement dans la région » (Infobae 3 nov. 2020).

Un article d’InSight Crime signale que la Familia Michoacana s’est [traduction] « étendue » et a « établi des cellules » à Mexico (InSight Crime 5 mai 2020). Selon La Jornada, le gouvernement fédéral et le Secrétariat à la sécurité et à la protection des citoyens (Secretaría de Seguridad y Protección Ciudadana - SSPC) [traduction] « ont échangé des rapports de renseignements » et « ont conclu que des organisations criminelles comme la Familia Michoacana et le CJNG forment des partenariats avec des groupes de trafiquants dans [la ville de Mexico] afin de trouver de nouveaux territoires » (La Jornada 26 juin 2020). Toutefois, le titulaire d’un doctorat en criminologie a affirmé que la Familia Michoacana [traduction] « a été démantelée par les mesures de répression du gouvernement, les conflits internes et les attaques des organisations rivales », et que « ce qu’il en reste est un ensemble ou une constellation de très petits groupes appelés Carteles Unidos, qui sont unis contre le CJNG » (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

Un article d’InSight Crime signale que [traduction] « les plus petits groupes » tels que le cartel de Tláhuac [traduction] « tirent des revenus substantiels de l’extorsion et du microtrafic » dans la capitale (InSight Crime 11 juin 2020). Selon le titulaire d’un doctorat en criminologie, le cartel de Tláhuac est un [traduction] « groupe local » qui est présent dans le district de Tláhuac, et qui est « connu pour s’en prendre aux journalistes », mais « il ne fait pas du tout partie des gros joueurs au Mexique » (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

D’après un autre article d’InSight Crime, le cartel de Sinaloa [traduction] « est peut-être en croissance » à Mexico (InSight Crime 12 nov. 2020). Le titulaire d’un doctorat en criminologie a déclaré que le cartel de Sinaloa exerce une présence [traduction] « commerciale » dans la capitale, qui « n’est pas axée sur le contrôle territorial », et qu’il possède des entreprises et des propriétés, « surtout dans les quartiers huppés » (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021). Selon le professeur chercheur, [traduction] « il y a tout lieu de croire que le cartel de Sinaloa fait entrer des drogues ou des précurseurs chimiques par l’aéroport de Mexico » (professeur chercheur 21 juill. 2021).

1.3 Campeche – État du Campeche

Des sources signalent que, dans l’État du Campeche, le taux de criminalité est faible (Tribuna Campeche 22 févr. 2021) ou qu’il y a peu de crimes liés aux cartels (El Sur de Campeche 14 juill. 2021). L’INEGI souligne que le taux de criminalité du Campeche en 2019 était de 18 595 cas par 100 000 habitants (Mexique [2019]c). La même source signale que, en 2019, 61 p. 100 des habitants de Campeche âgés de 18 ans et plus estimaient que la ville n’était pas sécuritaire (Mexique [2019]c). Selon le journal El Expreso de Campeche, l’État du Campeche a été nommé [traduction] « meilleur État » du Sud-Est du Mexique pendant la Conférence nationale des secrétaires à la sécurité publique (Conferencia Nacional de Secretarios de Seguridad Pública - CNSSP) (El Expreso de Campeche 2 juill. 2020) pour la période 2018-2020. La même source signale également que l’État a enregistré une [traduction] « réduction » du nombre « [d’]homicides intentionnels et [d’]enlèvements [et du] trafic de stupéfiants » pendant la même période (El Expreso de Campeche 2 juill. 2020). Le journal du Campeche Tribuna Campeche signale que, même si l’État n’est [traduction] « pas épargné par la criminalité et les actes de violence », « les forces de sécurité fédérales et celles de l’État travaillent de façon coordonnée » (Tribuna Campeche 22 févr. 2021).

Le professeur chercheur a affirmé que, [traduction] « [à] l’heure actuelle, il ne semble pas y avoir de grande organisation de trafic de stupéfiants dont la présence est manifeste », mais que « cela ne veut pas dire que [les groupes criminels] ne sont pas en train de mener des opérations de transport » au Campeche (professeur chercheur 21 juill. 2021). Selon un article paru dans El Sur de Campeche, un journal du Campeche, l’existence de cartels dans l’État est [traduction] « manifeste », étant donné que le Campeche est une « zone obligatoire pour le trafic aérien et routier de marchandises illégales » (El Sur de Campeche 14 juill. 2021). Un article du Campeche HOY, un journal du Campeche, signale que le nombre d’homicides, d’enlèvements et de cas d’extorsion [traduction] « a augmenté » pendant la pandémie de COVID-19, et que le nombre d’enlèvements et de transactions de drogue « a triplé » en août 2020, mois pendant lequel la ville de Carmen a été le théâtre « d’exécutions et de menaces au moyen de grenades » (Campeche HOY 22 sept. 2020). Dans un autre article du Campeche HOY, on peut lire que les gens qui vivent dans l’État de Campeche [traduction] « vivent dans la terreur d’être agressés » (Campeche HOY 28 mai 2021).

Selon Lantia Intelligence, le cartel de Sinaloa, le CJNG et le cartel du Golfe sont présents dans l’État du Campeche (Lantia Intelligence janv. 2020, 12). Dans un article de Telemundo, un média de langue espagnole des États-Unis (Telemundo s.d.), on peut lire que le CJNG [traduction] « entretient des alliances » avec des « groupes criminels locaux » dans l’État (Telemundo 20 mai 2019). D’après El Sur de Campeche, un [traduction] « combat est en cours » entre le CJNG et le cartel du Golfe à Carmen, tandis que l’« incursion » du CJNG au Campeche a « provoqué des conflits » dans des régions « contrôlées » par Los Zetas, notamment Escárcega, Hopelchén, Candelaria et Calakmul (El Sur de Campeche 14 juill. 2021). La même source signale en outre que le cartel du Golfe [traduction] « a conservé le contrôle » dans les municipalités de Calkiní, Hecelchakán, Tenabo, Campeche, Champotón et Palizada (El Sur de Campeche 14 juill. 2021).

1.4 Cabo San Lucas – Basse-Californie du Sud

L’INEGI souligne que le taux de criminalité de la Basse-Californie du Sud en 2019 était de 18 887 cas par 100 000 habitants (Mexique [2019]d). La même source signale que, en 2019, 48,2 p. 100 des habitants de la Basse-Californie du Sud âgés de 18 ans et plus estimaient que leur ville n’était pas sécuritaire (Mexique [2019]d). Selon des sources, la violence (professeur chercheur 21 juill. 2021) ou la [traduction] « violence liée à la drogue » (Australie 27 juill. 2021) ou la [traduction] « criminalité liée à la drogue » (R.-U. 22 juill. 2021) s’est intensifiée en Basse-Californie du Sud (R.-U. 22 juill. 2021; Australie 27 juill. 2021; professeur chercheur 21 juill. 2021). D’après le Mexico 2020 Crime and Safety Report, publié par le Conseil consultatif de sécurité outre-mer (Overseas Security Advisory Council - OSAC) des États-Unis, [traduction] « la violence liée à la drogue en [...] Basse-Californie du Sud touche généralement les personnes impliquées dans le commerce de stupéfiants » (É.-U. 29 juill. 2020).

La professeure a déclaré que le CJNG, le cartel de Sinaloa et [traduction] « de petits groupes » du Sinaloa sont présents à Cabo San Lucas (professeure 29 juill. 2021). Lantia Intelligence signale que le cartel de Sinaloa, le CJNG et l’organisation Beltrán Leyva exercent une présence dans l’État (Lantia Intelligence janv. 2020, 12). Selon InSight Crime, le CJNG [traduction] « rivalise » avec le cartel de Sinaloa pour « contrôler les voies d’acheminement des stupéfiants » en Basse-Californie du Sud (InSight Crime 27 août 2019). Le professeur chercheur a déclaré que le cartel de Sinaloa a [traduction] « étendu ses activités de contrebande à la Basse-Californie du Sud et cherche à emprunter les voies terrestres et côtières pour transporter des stupéfiants, et même en vendre dans des lieux très fréquentés par les touristes, comme Cabo San Lucas » (professeur chercheur 21 juill. 2021).

2. Capacité et motivation des groupes criminels organisés à trouver des personnes et à exercer des représailles contre elles

Des sources ont affirmé que les groupes criminels organisés retrouvent des personnes pour user de représailles contre elles (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021; professeur chercheur 21 juill. 2021). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, la directrice pour le Mexique et les droits des migrants au Bureau de Washington sur l’Amérique latine (Washington Office on Latin America - WOLA), [traduction] « un organisme de recherche et de défense d’intérêts qui cherche à promouvoir les droits de la personne et la justice sociale dans les Amériques », a déclaré que, si un groupe criminel a une « très forte motivation à trouver quelqu’un et à se venger », « surtout si le groupe criminel en question fait partie des plus puissants du Mexique » ou « s’il semble pouvoir compter sur la coopération des autorités compétentes », « il serait alors raisonnable d’avoir des inquiétudes quant à [sa capacité de retrouver une personne et d’exercer des représailles contre elle] » (directrice 21 juill. 2021). Le professeur chercheur a affirmé que, si des groupes criminels organisés dans d’autres parties du Mexique ont [traduction] « le désir et la volonté d’user de représailles contre des personnes qui se sont réinstallées à [Merida, Campeche, Cabo San Lucas ou Mexico], ils pourraient facilement le faire » (professeur chercheur 21 juill. 2021). Selon des sources, les groupes criminels peuvent vouloir retrouver certaines personnes parce que celles-ci ont volé ou perdu de l’argent, en raison de rivalités personnelles, ou pour des raisons ou des motivations politiques (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021), ou pour des motifs [traduction] « de vengeance personnelle ou de trahison présumée, ou parce que quelqu’un a publiquement exposé des relations avec des autorités publiques, des politiciens ou des investissements, ou a collaboré avec les autorités en tant qu’informateur ou témoin » (professeur chercheur 21 juill. 2021).

La professeure a déclaré que les groupes criminels se servent des compagnies de téléphone et de téléphonie mobile (professeure 29 juill. 2021). Le professeur chercheur a fait observer que, si une organisation criminelle est [traduction] « plus sophistiquée », « elle peut soudoyer des personnes qui travaillent pour des compagnies de téléphone afin d’extraire des appels ou des messages, transmis par texto ou sur les réseaux sociaux de membres de la famille », afin de trouver « où les cibles pourraient se cacher » (professeur chercheur 22 juill. 2021c). Selon des sources, les groupes criminels enlèvent et [traduction] « torturent » des membres de la famille des personnes qu’ils prennent pour cible afin de savoir où elles se trouvent (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021; professeur chercheur 22 juill. 2021c). D’après le titulaire d’un doctorat en criminologie,

[traduction]

il serait trop simpliste d’affirmer qu’un groupe se lancera à la recherche de n’importe qui. Cela dépend réellement de qui vous êtes et de ce que vous avez fait. Les membres subalternes ne valent pas le temps et les ressources que prendront les groupes armés pour les trouver et les tuer. En revanche, les membres haut placés ou les gens qui ont trahi un [membre haut placé d’une] organisation criminelle risquent d’être suivis ou pris pour cible (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021).

De même, le professeur chercheur a déclaré que

[traduction]

la sécurité d’une personne qui déménage ailleurs pour échapper aux menaces d’une de ces organisations dépend du désir du groupe de punir cette personne ou de se venger d’elle. Si le conflit n’est pas trop grave, un déménagement peut suffire. Cependant, si une de ces organisations souhaite faire du mal [à quelqu’un], aucune ville n’offrira de refuge sûr. Toutes ces organisations ont la capacité de commettre des actes de violence contre qui que ce soit au pays (professeur chercheur 21 juill. 2021).

La professeure a déclaré que les groupes criminels [traduction] « feraient tout en leur pouvoir » pour retrouver quelqu’un qui détient « des renseignements confidentiels ou de nature délicate » (professeure 29 juill. 2021).

Selon un article paru dans le Guardian, [traduction] « le Mexique est devenu un grand importateur de logiciels espions » (The Guardian 7 déc. 2020). Un autre article du Guardian, qui cite un conseiller en sécurité de Mexico, signale que [traduction] « "la capacité du Mexique à espionner ses citoyens est immense" », et que « "la technologie et l’information obtenues au moyen des logiciels espions peuvent très facilement tomber entre les mains d’intérêts privés, qu’il s’agisse du crime organisé ou d’intérêts commerciaux" » (The Guardian 19 juill. 2021). La directrice a déclaré ceci :

[traduction]

[P]our trouver une personne, il n’est pas nécessaire d’être physiquement présent à l’endroit où elle se trouve, grâce à la prolifération des logiciels espions qui permettent de trouver les gens grâce à leur téléphone. Le gouvernement du Mexique est un important consommateur de logiciels espions sur la scène mondiale, et l’absence de surveillance adéquate de leur utilisation fait en sorte qu’ils risquent d’être utilisés au service d’intérêts privés (directrice 21 juill. 2021)

De même, selon le Guardian, [traduction] « il n’y a guère de réglementation dans ce secteur, et aucun moyen de savoir où se retrouvera le logiciel espion » (The Guardian 7 déc. 2020).

L’article du Guardian signale que de nombreuses forces régionales et forces de l’État sont accusées de collaborer avec des groupes criminels et que, selon un cadre supérieur de l’Agence de lutte antidrogue (Drug Enforcement Administration - DEA) des États-Unis, des fonctionnaires mexicains [traduction] « corrompus » ont aidé des cartels de drogue à se procurer des logiciels espions « qui peuvent servir à infiltrer des téléphones cellulaires » (The Guardian 7 déc. 2020).

Business Insider, une publication en ligne de nouvelles internationales (Business Insider 6 mai 2016), signale que [traduction] « les drones commerciaux font maintenant partie de l’arsenal des cartels de drogue mexicains servant à attaquer leurs ennemis » (Business Insider 1er juin 2021). Un article de la BBC souligne que les drones sont [traduction] « les plus récentes armes d’une guerre mortelle » entre le CJNG et « les forces de sécurité et les justiciers qui s’y opposent » (BBC 21 avr. 2021). Selon l’article de la BBC, les autorités croient que le CJNG est à l’origine d’une attaque au drone au Michoacán en avril 2021 (BBC 21 avr. 2021). La même source ajoute que les membres du CJNG ont eu recours à des drones dans une [traduction] « attaque » dans l’État du Michoacán en avril 2021 (BBC 21 avr. 2021). Dans un article de Proceso, un magazine de Mexico, on peut lire que, en mai 2021, le CJNG a utilisé des explosifs C4 et des [traduction] « grenades à fragmentation » pour « attaquer » la communauté de Pinolapa, au Michoacán (Proceso 4 mai 2021). Selon un agent du CJNG interviewé par Business Insider, le cartel de Sinaloa [traduction] « "utilise aussi des drones contre les contras [rivaux]" » (Business Insider 1er juin 2021).

Des sources soulignent que 80 p. 100 des forces policières sont [traduction] « contrôlées » par des criminels (Notimex 21 oct. 2019) ou que [traduction] « près de 60 ou 70 p. 100 » sont « corrompues » par le crime organisé (titulaire d’un doctorat en criminologie 21 juill. 2021). Des sources ont affirmé que les groupes criminels soudoient des policiers (professeure 29 juill. 2021; professeur chercheur 22 juill. 2021c) et des juges (professeure 29 juill. 2021). Dans le rapport du BTI, on peut lire que la police et les politiciens locaux [traduction] « ont été infiltrés par le crime organisé » (Bertelsmann Stiftung 2020, 29). Selon la directrice, [traduction] « les acteurs criminels qui ont des relations au sein des autorités pourraient demander des renseignements tirés de bases de données du gouvernement » (directrice 21 juill. 2021).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Notes

[1] L’indice de paix pour le Mexique (Índice de Paz México - IPM) mesure la paix, c’est-à-dire [traduction] « "l’absence de violence ou de crainte de violence" », au moyen de cinq indicateurs (homicides, crimes violents, crime organisé, infractions commises avec une arme à feu, et emprisonnement sans sentence) cotés selon une échelle de 1 à 5, dans laquelle 1 correspond au « niveau le plus pacifique » et 5, au « moins pacifique » (IEP mai 2020, 11). L’IPM repose aussi sur des données publiées par le Secrétariat exécutif du Système national de sécurité publique (Secretariado Ejecutivo del Sistema Nacional de Seguridad Pública - SESNSP) et, [traduction] « dans la mesure du possible, les données officielles sont ajustées pour tenir compte des cas non dénoncés et sont mises en contexte par rapport à d’autres données » (IEP mai 2020, 11).

[2] Le Semáforo Delictivo Nacional est un [traduction] « projet social » qui vise à instaurer la paix au Mexique par la collecte mensuelle de données au sujet de 11 « infractions » : homicide, enlèvement, extorsion, commerce de drogue, vol de véhicule, vol de domicile, vol commercial, blessures ou agressions intentionnelles, viol, violence familiale et féminicide (Diario de Yucatán 28 avr. 2020). Le Semáforo Delictivo Nacional comporte trois cotes :

rouge : pour l’infraction en question, les taux sont supérieurs à la moyenne historique;

jaune : pour l’infraction en question, les taux se situent entre la moyenne historique et l’objectif visé;

vert : les taux atteignent la cible visée, soit une réduction de 25 p. 100 (Diario de Yucatán 28 avr. 2020).

Références

Australie. 27 juillet 2021. Department of Foreign Affairs and Trade (DFAT), Smartraveller. « Mexico ». [Date de consultation : 26 juill. 2021]

Bertelsmann Stiftung. 2020. « Mexico Country Report ». Bertelsmann Stiftung's Transformation Index (BTI) 2020. [Date de consultation : 14 juill. 2021]

British Broadcasting Corporation (BBC). 21 avril 2021. « Mexico Cartel Used Explosive Drones to Attack Police ». [Date de consultation : 21 juill. 2021]

Brookings Institution. Mars 2019. Vanda Felbab-Brown. « Mexico's Out-Of-Control Criminal Market ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

Brookings Institution. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 16 juill. 2021]

Business Insider. 1er juin 2021. Luis Chaparro. « 'Like a Flying Ant': An Operative Describes how Mexico's Cartels Use Drones to Attack Enemies and Smuggle Drugs ». [Date de consultation : 20 juill. 2021]

Business Insider. 6 mai 2016. « Welcome to Insider ». [Date de consultation : 21 juill. 2021]

Campeche HOY. 28 mai 2021. « Inseguridad y delincuencia, el mayor obstáculo para Campeche ». [Date de consultation : 15 juill. 2021]

Campeche HOY. 22 septembre 2020. « Se dispara crimen y violencia durante pandemia en el estado ». [Date de consultation : 15 juill. 2021]

Diario de Yucatán. 12 octobre 2020. Hernán Casares Cámara. « 'Conviven' tres cárteles del narcotráfico en Yucatán ». [Date de consultation : 19 juill. 2021]

Diario de Yucatán. 28 avril 2020. Carlos Cámara. « El crimen, como el Covid-19, acecha a la Península ». [Date de consultation : 19 juill. 2021]

Directrice, Washington Office on Latin America (WOLA). 21 juillet 2021. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

El Expreso de Campeche. 2 juillet 2020. « Reconocen a Campeche como el estado más seguro ». [Date de consultation : 16 juill. 2021]

El Heraldo de México. 28 juin 2020. « Cárteles del narco en la CDMX; en qué alcaldías hay más presencia: MAPA ». [Date de consultation : 7 sept. 2021]

El Sur de Campeche. 14 juillet 2021. « 'Insuficientes' operativos en el Estado pese a baja tasa criminal ». [Date de consultation : 16 juill. 2021]

El Universal. 1er septembre 2020. David Fuentes. « En sólo 9 meses, Cártel Jalisco extiende sus tentáculos en la CDMX ». [Date de consultation : 7 sept. 2021]

États-Unis (É.-U.). 29 juillet 2020. Department of State, Overseas Security Advisory Council (OSAC). Mexico 2020 Crime & Safety Report: Tijuana. [Date de consultation : 22 juill. 2021]

The Guardian. 19 juillet 2021. Nina Lakhani. « Fifty People Linked to Mexico's President Among Potential Targets of NSO Clients ». [Date de consultation : 19 juill. 2021]

The Guardian. 7 décembre 2020. Cecile Schilis-Gallego et Nina Lakhani. « 'It's a Free-for-All': How Hi-Tech Spyware Ends up in the Hands of Mexico's Cartels ». [Date de consultation : 21 juill. 2021]

Infobae. 3 novembre 2020. « Cártel de Sinaloa: la organización del 'Mayo' Zambada entró a la pugna por la CDMX ». [Date de consultation : 9 août 2021]

InSight Crime. 13 novembre 2020. « Fuerza Anti-Unión ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

InSight Crime. 12 novembre 2020. « La Unión Tepito ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

InSight Crime. 22 octobre 2020. Alessandro Ford. « Mexico City Braces for Impact from Jalisco Cartel Advance ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

InSight Crime. 11 juin 2020. Victoria Dittmar. « Why the Jalisco Cartel Does Not Dominate Mexico's Criminal Landscape ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

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InSight Crime. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 17 juin 2021]

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La Jornada. 26 juin 2020. Gustavo Castillo. « Omar García Harfuch investigaba alianza entre el CJNG y Unión Tepito ». [Date de consultation : 22 juill. 2021]

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Lantia Intelligence. S.d. « Nosotros ». [Date de consultation : 21 juill. 2021]

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Notimex. 21 octobre 2019. « Multiplicación de cárteles comenzó hace dos décadas: expertos ». [Date de consultation : 16 juill. 2021]

Proceso. 4 mai 2021. Patricia Davila. « Drones del CJNG cargados con explosivos atacan a pobladores de Tepalcatepec ». [Date de consultation : 31 août 2021]

Professeure, Universidad Autónoma de Baja California. 29 juillet 2021. Entretien téléphonique avec la Direction des recherches.

Professeur chercheur, Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS), Mexico City. 22 juillet 2021a. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Professeur chercheur, Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS), Mexico City. 22 juillet 2021b. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Professeur chercheur, Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS), Mexico City. 22 juillet 2021c. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Professeur chercheur, Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS), Mexico City. 21 juillet 2021. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Royaume-Uni (R.-U.). 22 juillet 2021. GOV.UK. « Foreign Travel Advice: Mexico ». [Date de consultation : 22 juill. 2021]

Semáforo. 23 juin 2021. « Semáforo Delictivo Nacional - Mayo 2021 ». [Date de consultation : 19 juill. 2021]

Telemundo. 20 mai 2019. « Sobreviví a una escuela de sicarios del Cártel Jalisco Nueva Generación ». [Date de consultation : 13 juill. 2021]

Telemundo. S.d. « Sobre Telemundo ». [Date de consultation : 9 août 2021]

Titulaire d’un doctorat en criminologie, University of Toronto. 21 juillet 2021. Entretien téléphonique avec la Direction des recherches.

Tribuna Campeche. 22 février 2021. « A mantener a Campeche como estado más seguro ». [Date de consultation : 16 juill. 2021]

The Washington Post. 8 juin 2016. « Infobae Now Powered by the Washington Post's Arc Technology ». [Date de consultation : 7 juill. 2021]

Yucatán a la Mano. 28 décembre 2020. Gustavo Guardian. « Mérida con el mayor número de homicidios en Yucatán; van 31 ». [Date de consultation : 21 juill. 2021]

The Yucatan Times. 21 mai 2021. « For the Fourth Consecutive Year, Yucatán Is Recognized as the Safest State in Mexico: IEP ». [Date de consultation : 20 juill. 2021]

The Yucatan Times. 22 mars 2021. « 'Organized Crime Controls 35% of Mexico' Glen VanHerk, Head of the U.S. Northern Command ». [Date de consultation : 20 juill. 2021]

The Yucatan Times. 22 janvier 2020. « Mexico Drowns in Its Violence ». [Date de consultation : 20 juill. 2021]

The Yucatan Times. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 20 juill. 2021]

Autres sources consultées

Sources orales : Amnesty International; Bertelsmann Stiftung; Brookings Institution; Center for Strategic and International Studies; chargé de cours dans une université canadienne qui se spécialise dans les gangs et les cartels mexicains; chercheur invité dans une université des États-Unis qui se spécialise dans l’insurrection, le terrorisme et la criminalité transnationale dans le Nord de l’Amérique latine; chercheur postdoctoral dans une université mexicaine qui se spécialise dans les gangs; Council on Foreign Relations; doctorant dans une université du Canada qui mène des recherches sur la violence et les groupes criminels organisés au Mexique; Freedom House; Human Rights Watch; InSight Crime; International Crisis Group; journalistes au Wall Street Journal (2); Lantia Consultores; Mexique – Ministry of Finance; Nations Unies – Programmes des Nations Unies pour le développement (PNUD); professeur agrégé dans une université des États-Unis qui se spécialise dans les relations entre le Mexique et les États-Unis, le crime organisé, la sécurité frontalière et la traite de personnes; professeur dans une université mexicaine qui se spécialise dans la violence liée au trafic de stupéfiants et d’armes au Mexique; professeur dans une université mexicaine qui se spécialise dans le crime organisé transnational, la violence et la lutte contre le blanchiment d’argent au Mexique; Transparency International; Wilson Center.

Sites Internet, y compris : Al Jazeera; Amnesty International; Banque mondiale; Belgique – Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides; Center for Strategic and International Studies; Commission interaméricaine des droits de l’homme; COMUNICAcampeche.com; Danemark – Danish Immigration Service; ecoi.net; El Debate; El Sudcaliforniano; États-Unis – Congressional Research Service, Department of State, Library of Congress; Fédération internationale pour les droits humains; France – Office français de protection des réfugiés et apatrides; Freedom House; Human Rights Watch; Institute for War and Peace Reporting; International Crisis Group; INTERPOL; Jane's Country Risk Daily Report; Justice au Mexique; Mexique – Ministry of Finance and Public Credit; MondoTimes; Nations Unies – Conseil des droits de l’homme, Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, PNUD, ONU Femmes; The New Humanitarian; Norvège – LandInfo; Organisation de coopération et de développement économiques; Pays-Bas – Ministry of Foreign Affairs; Reporters sans frontières; Transparency International; Union européenne – European Asylum Support Office; The Wall Street Journal; Washington Office on Latin America; Wilson Center; Zeta Tijuana.