Mexico: Societal norms on gender identity expressions, including in indigenous communities (2016-May 2018) [MEX106111.E]

Mexique : information sur les normes sociales touchant l’expression de l’identité et de genre, y compris au sein des collectivités autochtones (2016-mai 2018)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. Aperçu

Des sources signalent que, dans la culture mexicaine, il y a traditionnellement deux principaux rôles liés au sexe : le machismo [1] et le marianismo [2] (Kulis 1er juill. 2011; Englander juill. 2012, 65). Des sources citent les propos du président mexicain, tenus lors de la Journée internationale de la femme en 2017, selon lesquels il existe une culture machiste au Mexique (The New York Times 23 avr. 2017; El Financiero 8 mars 2017). De même, d’autres sources signalent que les attitudes machistes sont répandues au Mexique (The Guardian 1er août 2014; BBC 20 mai 2016). Dans un rapport sur l’orientation sexuelle et les droits de la personne dans les Amériques, Andrew Reding [3] déclare que,

[traduction]

[a]u Mexique, […] la convergence de deux cultures - l’une espagnole et l’autre autochtone - qui idéalisaient l’hypermasculinité du guerrier a produit une culture populaire qui est particulièrement hostile à tout signe de féminité chez un homme et, dans une moindre mesure, à la masculinité chez la femme. Tant les Espagnols que les Aztèques étaient impitoyables dans le traitement qu’ils réservaient aux non-conformistes de genre (Reding 2003, 58).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un universitaire rattaché à l’Université nationale autonome du Mexique (Universidad Nacional Autónoma de Mexico - UNAM), qui est un chercheur indépendant et qui a publié des articles sur la diversité sexuelle, a affirmé que, au Mexique, [traduction] « on apprend aux enfants qu’ils doivent se conformer aux caractéristiques et aux comportements associés à leur sexe biologique » et que toute déviation de cette norme est « relevée ou même punie » (universitaire 7 mai 2018). D’après la même source, l’idée selon laquelle [traduction] « ce qui est masculin est supérieur à ce qui est féminin demeure importante sur le plan social » (universitaire 7 mai 2018).

2. Normes sociales touchant l’identité et l’expression de genre

Selon des sources, même s’il existe des lois interdisant la discrimination contre les minorités sexuelles (universitaire 7 mai 2018; chercheur 3 mai 2018; Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. 6 mai 2018), notamment dans les secteurs des soins de santé, de l’éducation et du milieu de travail, [traduction] « la réalité est différente » (chercheur 3 mai 2018). Des sources affirment que l’homophobie est répandue partout au Mexique (chercheur 3 mai 2018; universitaire 7 mai 2018), y compris dans les grandes villes du pays, telles que Mexico (universitaire 7 mai 2018). D’après l’universitaire, l’homophobie se traduit par des gestes portés contre les non-conformistes de genre, gestes qui vont des injures et commentaires obscènes à la violence physique et au meurtre, y compris à l’endroit de mineurs (universitaire 7 mai 2018). La même source a signalé que,

[traduction]

au Mexique, l’expression de genre sert de point de référence pour établir l’orientation sexuelle d’une personne. Ainsi, les femmes perçues comme étant trop masculines ou les hommes perçus comme étant trop féminins sont plus susceptibles de subir de la violence et de la discrimination (universitaire 7 mai 2018).

L’universitaire a expliqué que, en revanche, si un homme ou une femme ayant une orientation sexuelle différente manifeste les traits socialement attribués à son sexe, il ou elle est davantage toléré (universitaire 7 mai 2018).

Dans le cadre d’une enquête mondiale [4] sur les attitudes envers [traduction] « les minorités sexuelles, de genre et de sexe », la International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA) a relevé les résultats exposés ci-après pour le Mexique.

À la question de savoir s’il fallait accorder les mêmes droits et les mêmes mesures de protection à tous, y compris aux personnes dont l’habillement, le comportement et l’identité correspondent au sexe opposé à celui qui leur a été assigné à leur naissance, les répondants ont fourni les réponses suivantes :

  Nombre de répondants Pourcentage - pondéré
Fortement d’accord 772 59 %
Plutôt d’accord 179 14 %
Ni en accord ni en désaccord 243 16 %
Plutôt en désaccord 51 3 %
Fortement en désaccord 110 7 %
Total 1355  

À la question de savoir ce que feraient les répondants s’ils avaient un voisin perçu comme appartenant à un sexe, mais qui s'habille, se comporte et s'identifie comme étant de l’autre sexe, ils ont dit qu’ils :

  Nombre de répondants Pourcentage - pondéré
… le soutiendraient 267 18 %
… l’accepteraient 845 65 %
… passeraient moins de temps avec lui 84 6 %
… se distancieraient publiquement 73 5 %
… tenteraient de le changer 99 6 %
Total 1368  

À la question de savoir s’il fallait accorder la reconnaissance juridique complète à l’identité de genre déclarée par les personnes qui s'habillent, se comportent et s'identifient comme étant du sexe opposé à celui qui leur a été assigné à leur naissance, les répondants ont fourni les réponses suivantes :

  Nombre de répondants Pourcentage - pondéré
Fortement d’accord 560 43 %
Plutôt d’accord 249 18 %
Ni en accord ni en désaccord 368 26 %
Plutôt en désaccord 74 6 %
Fortement en désaccord 114 7 %
Total 1365  

À la question de savoir s’il est possible de respecter sa propre culture tout en acceptant les personnes qui s'habillent, se comportent et s'identifient comme étant du sexe opposé à celui qui leur a été assigné à leur naissance, les répondants ont fourni les réponses suivantes :

  Nombre de répondants Pourcentage - pondéré
Fortement d’accord 675 52 %
Plutôt d’accord 207 16 %
Ni en accord ni en désaccord 295 20 %
Plutôt en désaccord 66 5 %
Fortement en désaccord 120 7 %
Total 1 363  

À la question de savoir s’il est possible de respecter sa propre religion tout en acceptant les personnes qui s'habillent, se comportent et s'identifient comme étant du sexe opposé à celui qui leur a été assigné à leur naissance, les répondants ont fourni les réponses suivantes :

  Nombre de répondants Pourcentage - pondéré
Fortement d’accord 677 51 %
Plutôt d’accord 215 16 %
Ni en accord ni en désaccord 308 20 %
Plutôt en désaccord 72 5 %
Fortement en désaccord 116 8 %
Total 1388  

(ILGA 2017)

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le coordonnateur responsable des questions liées aux lesbiennes, gais, bisexuelles et transgenres (LGBT) du Soutien juridique aux droits de la personne (Asistencia Legal por los Derechos Humanos - ASILEGAL, A. C.) [5] a expliqué que la situation des non-conformistes de genre au Mexique varie et que les incidents de discrimination ou de violence sont aggravés par d’autres conditions sociales telles que le genre, la situation socioéconomique, le statut d’immigrant, l’origine autochtone ainsi que l’exercice de rôles comme celui de défenseur des droits de la personne (ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018).

2.1 Collectivités autochtones

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un chercheur de l’Institut national de santé publique (Instituto Nacional de Salud Pública) du Mexique, qui a travaillé sur la santé et les droits sexuels et reproductifs à l’échelle internationale et au Mexique, a déclaré en son propre nom que [traduction] « le classisme et le racisme sont très soutenus dans la société mexicaine, peut-être encore plus que la phobie envers les LGBT. Ainsi, il ne fait aucun doute que les personnes LGBT autochtones subiront de plus grandes difficultés dans tous les espaces sociaux » (chercheur 3 mai 2018). De même, d’autres sources signalent que, au Mexique, les personnes autochtones sont marginalisées (universitaire 7 mai 2018; ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018), et que le fait d’être autochtone au Mexique entraîne [traduction] « un ensemble de perceptions négatives », et plus encore si la personne appartient à une minorité sexuelle (universitaire 7 mai 2018). L’universitaire a expliqué qu’il y a [traduction] « un préjudice institutionnel » contre les autochtones et que les autochtones sont mal renseignés sur la défense de leurs droits (universitaire 7 mai 2018). Des sources affirment que les autochtones non conformistes de genre peuvent être victimes de [traduction] « double discrimination » (Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. 6 mai 2018; ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018).

Questionné au sujet de la perception et du traitement des non-conformistes de genre dans les collectivités autochtones, et au sujet des difficultés auxquelles font face ces non-conformistes, le chercheur a répondu que [traduction] « [c]ela dépend » de la situation, puis a expliqué que « les Zapotèques et quelques groupes dans les États d’Oaxaca, de Chiapas et de Guerrero sont très ouverts à la diversité sexuelle, mais que [cela] n’est pas le cas dans toutes les collectivités de ces États ou dans d’autres groupes autochtones » (chercheur 3 mai 2018). D’après l’universitaire, il y a eu très peu de recherches sur la diversité sexuelle au sein des collectivités autochtones et on sait peu de choses sur la situation des minorités sexuelles dans les collectivités autochtones (universitaire 7 mai 2018). Selon l’ASILEGAL, A. C., il est difficile de formuler des observations générales sur ce que vivent les minorités sexuelles dans les collectivités autochtones, étant donné qu’il y a 68 collectivités autochtones reconnues au Mexique, dont les caractéristiques démographiques et géographiques ne sont pas les mêmes (ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018). Cependant, l’universitaire a déclaré que, [traduction] « au sein de groupes autochtones, il y a des gestes homophobes à l’endroit d’hommes et de femmes LGBT, ainsi que des idées discriminatoires qui maintiennent la conception binaire homme-femme et masculin-féminin » (universitaire 7 mai 2018). L’universitaire a signalé que, pour ce qui est des femmes, elles sont sujettes à des viols commis dans le but de les [traduction] « "guérir" » de ce qui est considéré comme étant « contre nature » et que, en ce qui a trait aux hommes, ils sont contraints à des activités sexuelles avec les femmes afin qu’ils « "deviennent des hommes" »; le recours à la violence physique peut survenir dans d’autres cas (universitaire 3 mai 2018). D’après l’universitaire, lorsque [traduction] « "la correction" » de leur conduite n’apporte pas le résultat escompté, les pressions sociales forcent ces gens à quitter leurs collectivités pour les grandes villes (universitaire 7 mai 2018). De même, le chercheur a signalé que, bien que les recherches dans ce domaine révèlent que les LGBT autochtones doivent migrer vers les grandes villes pour vivre [traduction] « ouvertement », « le problème est attribuable au contexte des petites villes, et pas nécessairement à la culture » (chercheur 3 mai 2018). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le directeur général du Centre de soutien à la transidentité (Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C.) [6] a affirmé que, dans la plupart des collectivités autochtones, les personnes trans sont rejetées et exclues en raison du machisme et de la misogynie, ce qui pousse ces personnes à se déplacer vers les zones urbaines (Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. 6 mai 2018). D’après l’universitaire, ce que vivent les autochtones qui habitent dans les villes peut varier, selon les motifs qui les ont poussés à se déplacer vers la ville et si leurs familles sont installées dans la ville depuis des générations (universitaire 7 mai 2018).

2.2 Muxes

Des sources affirment que les muxes sont considérés comme appartenant à un [traduction] « troisième genre » (Reuters 12 sept. 2017; Culture Trip 1er déc. 2017; Vice Media 26 nov. 2016). Selon des sources, les muxes sont des personnes qui naissent garçons sur le plan biologique, mais qui manifestent une identité féminine (Reuters 12 sept. 2017; Culture Trip 1er déc. 2017; Vice Media 26 nov. 2016). Toutefois, le Guardian signale [traduction] « [qu’]on confond souvent être muxe et être transgenre » et que « l’identité muxe a davantage trait au fait d’être non-binaire [7] » (The Guardian 27 oct. 2017). De même, dans un article sur les muxes publié par Vice Media, on peut lire que les muxes [traduction] « ne se considèrent ni travestis ni transgenres » et « se perçoivent comme n’étant ni hommes ni femmes » (Vice Media 26 nov. 2016). D’après un article de la National Public Radio (NPR), un organisme multimédia de Washington, certains muxes [traduction] « sont des hommes qui vivent comme des femmes, ou dont l’identité ne se limite pas à un seul genre » (NPR 5 juin 2012).

Selon le Guardian, l’identité muxe est propre à la région d’Oaxaca et la culture autochtone zapotèque (The Guardian 27 oct. 2017). Dans un article de l’Agence France-Presse (AFP), il est signalé que, d’après Melendre, un organisme de la société civile qui promeut la culture zapotèque, parmi les 75 000 habitants de Juchitán, environ 5 000 sont des muxes et qu’il y a aussi des muxes dans des villages comme Niltepec et Ixtepec (AFP 6 oct. 2017). Dans un article de Reuters, on peut lire que, d’après les résidents de Juchitán, il y a un muxe dans chaque famille de Juchitán et les muxes sont reconnus pour leur [traduction] « dévouement à la famille » (Reuters 12 sept. 2017). Des sources affirment que les muxes prennent soin de leurs mères âgées (Reuters 12 sept. 2017; Culture Trip 1er déc. 2017; NPR 5 juin 2012). Des sources signalent que les muxes sont généralement acceptés à Juchitán (Reuters 12 sept. 2017; Centro de Apoyo a las Identidades Trans A. C.; The Guardian 27 oct. 2017). Selon la NPR, à Juchitán, il y a des prêtres catholiques qui tiennent des services religieux pour les muxes (NPR 5 juin 2012). Dans un article du quotidien mexicain La Jornada, on cite les propos d’un représentant de Letra S, une ONG de Mexico spécialisée en santé et en sexualité (Letra S s.d.), selon lesquels [traduction] « les muxes sont entièrement intégrés à leurs familles » et les mères sont en général plus enclines à accepter les muxes que les pères, à cause du machisme (La Jornada 6 juin 2013).

Toutefois, des sources affirment que les muxes à Juchitán subissent de la discrimination (AFP 10 juin 2017; universitaire 7 mai 2018) et peuvent tout de même être victimes de violence (universitaire 7 mai 2018). D’après le Guardian, [traduction] « la vie à l’extérieur de Juchitán n’est pas toujours facile » pour les muxes (The Guardian 27 oct. 2017). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements à ce sujet.

3. Services de soutien

Des sources affirment qu’il y a [traduction] « [t]rès peu » d’organismes au Mexique qui assurent un soutien aux non-conformistes de genre et que ces organismes se heurtent à des contraintes financières et au manque de ressources (chercheur 3 mai 2018; ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018). Selon le chercheur, [traduction] « la plupart des organismes LGBT au pays se consacrent à la défense des droits ou offrent des services liés au VIH, mais il y a vraiment peu d’endroits qui proposent une approche plus globale » (chercheur 3 mai 2018). Le chercheur a signalé que les organismes suivants assurent un soutien aux non-conformistes de genre : Colectivo 41, à San Miguel de Allende; ProDiana, à Mexico; Comunidad Metropolitana, A. C., à Monterrey; Vida Plena, à Puebla; et Cohesión de Diversidades para la Sustenabilidad, A. C., à Guadalajara (chercheur 3 mai 2018). Selon l’ASILEGAL, A. C., il existe divers organismes, tous à Mexico, qui font connaître et défendent les droits de la personne des minorités sexuelles, notamment : ASILEGAL, A. C.; Letra S; Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C.; Fundación Arcoíris, A. C.; El Clóset de Sor Juana, A. C.; Almas Cautivas, A. C.; et Cuenta Conmigo Diversidad Sexual Incluyente, A. C. (ASILEGAL, A. C. 6 mai 2018).

Les renseignements contenus dans le paragraphe suivant ont été fournis par l’universitaire dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches :

L’aide aux minorités sexuelles autochtones au Mexique [traduction] « est une question qui n’a pas encore retenu toute l’attention qu’elle mérite » et qui demeure « incertaine ». De nombreux programmes gouvernementaux à l’intention des populations autochtones sont axés sur l’agriculture et, pour ce qui est des soins de santé, l’aide met l’accent sur la santé reproductive et la contraception. Étant donné que les personnes responsables des programmes de soins de santé ne parlent pas généralement les langues autochtones, les autochtones préfèrent ne pas demander d’aide. Les minorités sexuelles autochtones dans les villes ne reçoivent pas une attention adéquate. Les organismes LGBT se soucient peu de la population autochtone et leur inclusion n’est pas évidente. Au sein de la communauté LGBT, les autochtones se heurtent à la discrimination et à la ségrégation en raison, entre autres, de leur pauvreté, de leurs traits physiques, de leur façon de s'habiller et de leur façon de parler (universitaire 7 mai 2018).

Pour des renseignements additionnels sur la situation des minorités sexuelles au Mexique, y compris la protection et les services de soutien offerts par l’État, veuillez consulter la Réponse à la demande d’information MEX105953 de février 2018.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Notes

[1] Selon la définition de l’Oxford English Dictionary, le « machismo » est [traduction] « [u]ne fierté masculine prononcée ou agressive » (Oxford English Dictionary s.d.a).

[2] Selon la définition de l’Oxford English Dictionary, le « marianismo » est [traduction] « un type de comportement qui est perçu comme étant conforme au modèle féminin traditionnel ou archétypal » (Oxford English Dictionary s.d.b).

[3] Andrew Reding est chercheur principal au World Policy Institute et directeur du Project for Global Democracy and Human Rights (Reding déc. 2003). Le World Policy Institute est un groupe de réflexion de New York qui [traduction] « relève les enjeux planétaires nouveaux et cruciaux dans un monde interdépendant, et énonce de nouvelles perspectives mondiales et des solutions stratégiques novatrices » (World Policy Institute s.d.a). Le Project for Global Democracy and Human Rights [traduction] « explore des questions liées à la démocratie et aux droits de la personne dans un contexte de mondialisation. Il relève les problèmes et propose des solutions, en mettant l’accent sur des approches multilatérales » (World Policy Institute s.d.b).

[4] L’échantillon de l’enquête était composé d’environ 116 000 répondants dans 75 pays, y compris le Mexique (ILGA oct. 2017, 8).

[5] L’ASILEGAL, A. C. est une ONG à Mexico qui se voue à la défense et à la promotion des droits de la personne des groupes se trouvant dans une situation de [traduction] « vulnérabilité », y compris les collectivités autochtones, les jeunes, les femmes et les minorités sexuelles (ASILEGAL, A. C. s.d.). L’ASILEGAL, A. C. assure un soutien juridique, effectue de la recherche et offre des formations aux jeunes défenseurs des droits de la personne (ASILEGAL, A. C. s.d.).

[6] Le Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. est un organisme de la société civile mexicaine fondé en 2011 qui se voue à la défense et à la promotion des droits de la personne de la population trans (Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. 6 mai 2018).

[7] Le terme « non-binaire » est [traduction] « un terme utilisé par les personnes dont l’identité ne cadre pas avec la stricte opposition binaire homme-femme » (CBC 20 janv. 2018). « Il englobe […] les personnes qui se considèrent comme n’étant ni hommes ni femmes, celles qui se considèrent comme étant à la fois hommes et femmes, et celles pour qui le genre est souple et qui périodiquement se perçoivent comme étant plus féminines ou plus masculines » (CBC 20 janv. 2018).

Références

Agence France-Presse (AFP). 6 octobre 2017. « Usar vestidos tradicionales, el nuevo estigma de los Muxes ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

Asistencia Legal por los Derechos Humanos, A. C. (ASILEGAL, A. C.). 6 mai 2018. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par le coordonnateur responsable des questions liées aux LGBTI.

Asistencia Legal por los Derechos Humanos, A. C. (ASILEGAL, A. C.). S.d. « About Us ». [Date de consultation : 23 mai 2018]

British Broadcasting Corporation (BBC). 20 mai 2016. Katy Watson. « Making a Noise About Machismo in Mexico ». [Date de consultation : 3 mai 2018]

Canadian Broadcasting Corporation (CBC). 20 janvier 2018. Sara Fraser. « 10 Things You Always Wanted to Know About Being Non-binary but Were Afraid to Ask ». [Date de consultation : 14 mai 2018]

Centro de Apoyo a las Identidades Trans, A. C. 6 mai 2018. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par le directeur général.

Chercheur. 3 mai 2018. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Culture Trip. 1er décembre 2017. Lauren Cocking. « A Brief History of Muxe, Mexico's Third Gender ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

El Financiero. 8 mars 2017. Eduardo Ortega. « Peña Nieto llama a erradicar Machismo ». [Date de consultation : 3 mai 2018]

Englander, Karen, Carmen Yáñez et Xochitl Barney. Juillet 2012. « Doing Science Within a Culture of Machismo and Marianismo ». Journal of International Womens Studies. Vol. 13, no 3.

The Guardian. 27 octobre 2017. « Muxes: Gender-fluid Lives in a Small Mexican Town ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

The Guardian. 1er août 2014. Nina Lakhani. « Mexico’s Machismo Culture Has Forced Me to Change the Way I Dress ». [Date de consultation : 23 mai 2018]

International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA). Octobre 2017. Minorities Report 2017: Attitudes to Sexual and Gender Minorities Around the World. [Date de consultation : 2 mai 2018]

International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA). 2017. The ILGA-RIWI Global Attitudes Survey on Sexual, Gender and Sex Minorities, 2017, in Partnership with Viacom, Logo and SAGE. [Date de consultation : 2 mai 2018]

Kulis, Stephen, Flavio F. Marsiglia et Julie L. Nagoshi. 1er juillet 2010. « Gender Roles, Externalizing Behaviors, and Substance Use Among Mexican-American Adolescents ». Journal of Social Work Practice in the Addictions. Vol. 10, no 3.

La Jornada. 6 juin 2013. Leonardo Bastida Aguilar. « Muxes: entre la tradición y el cambio ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

Letra S. S.d. « Historia ». [Date de consultation : 4 mai 2018]

National Public Radio (NPR). 5 juin 2012. Padmananda Rama. « In Mexico, Mixed Genders and 'Muxes' ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

The New York Times. 23 avril 2017. Paulina Villegas. « Where Machismo Is Entrenched, Focus Moves to the Trenches ». [Date de consultation : 3 mai 2018]

Oxford English Dictionary. S.d.a. « Machismo ». [Date de consultation : 3 mai 2018]

Oxford English Dictionary. S.d.b. « Marianismo ». [Date de consultation : 3 mai 2018]

Reding, Andrew. Décembre 2003. Sexual Orientation and Human Rights in the Americas. [Date de consultation : 1er mai 2018]

Reuters. 12 septembre 2017. David Alire Garcia. « In Mexican Town, Women and 'Muxes' Take Charge After Massive Quake ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

Universitaire. 7 mai 2018. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Vice Media. 26 novembre 2016. Luis Cobelo. « Cooking with Muxes, Mexico's Third Gender ». [Date de consultation : 25 avr. 2018]

World Policy Institute. S.d.a. « Mission ». [Date de consultation : 1er mai 2018]

World Policy Institute. S.d.b. « Global Democracy and Human Rights ». [Date de consultation : 1er mai 2018]

Autres sources consultées

Sources orales : ARC International; Arcus Foundation; Asociación Internacional de Lesbianas, Gays, Bisexuales, Trans e Intersex para America Latina y el Caribe; Association of Women in Development; Católicas por el Derecho a Decidir, A. C.; Centro Comunitario de Atención a la Diversidad Sexual; chercheur indépendant qui se spécialise dans les questions liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre au Mexique; Ciudadanos Yucatecos por la Diversidad; Colectivo León Gay, A. C.; Comisión Mexicana de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos; Comunidad Metropolitana, A. C.; Género, Ética y Salud Sexual, A. C.; ILGA; Investigaciones Queer, A. C.; Letra S; Nations Unies – expert indépendant sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre; Organisation des États américains – Rapporteurship on the Rights of Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Persons; Outright Action; Transgender Law Center; universitaires qui se spécialisent dans les questions autochtones et l’identité de genre au Mexique; World Policy Institute.

Sites Internet, y compris : Amnesty International; ARC International; Arcus Foundation; Asistencia Legal por los Derechos Humanos; Católicas por el Derecho a Decidir, A. C.; ecoi.net; Fusion; Human Rights Watch; La Izquierda Diario; Nations Unies – Refworld; OutRight Action; University of Toronto — International Human Rights Program.