Ethiopia: Treatment of ethnic Amharas; the All Ethiopian Unity Party (AEUP), including treatment of its members and supporters by authorities (2014-November 2016) [ETH105685.E]

Éthiopie : information sur le traitement réservé aux personnes d’origine amhara; le Parti de l’unité de tous les Éthiopiens (All Ethiopian Unity Party - AEUP), y compris le traitement réservé à ses membres et à ses partisans par les autorités (2014-novembre 2016)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. Traitement réservé aux personnes d’origine amhara

Selon des sources, les Amharas sont le deuxième plus grand groupe ethnique de l’Éthiopie (É.-U. 3 nov. 2016; IBTimes 10 août 2016). Des sources estiment que la population des Amharas se chiffre à 38,4 millions de personnes (PHW 2015, 468), ou à 27,5 millions (É.-U. 3 nov. 2016), ou encore à [traduction] « au moins 20 millions » (IBTimes 10 août 2016). D’après une étude de 2006 sur la cartographie SIG [système d’information géographique] de la région d’Amhara, publiée dans une anthologie de géographie physique [1], [traduction] « l’État régional d’Amhara » se trouve dans le nord-ouest de l’Éthiopie (Mekonnen et al. 2016, 10). Dans une étude archéologique et anthropologique des régions frontalières de l’Éthiopie et du Soudan réalisée en 2014, l’archéologue espagnol Alfredo González-Ruibal affirme que les Amharas habitent [traduction] « le haut plateau central » du pays (González-Ruibal 2014, 81).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, ou Sciences Po Bordeaux, dont les recherches portent sur la formation de l’État, les partis politiques et la démocratisation au Soudan et en Éthiopie, a signalé, en réponse à une question sur le traitement réservé par les autorités aux personnes d’origine amhara, que [traduction] « la question présuppose l’existence d’une sorte de [division] ethnique au sein de la société, ce qui n’est pas le cas en réalité. […] [I]l ne s’agit pas d’un conflit entre les Amharas et le gouvernement. Il s’agit d’un conflit concernant des terres, concernant le partage du pouvoir, un conflit qui est devenu d’une grande importance dans la région d’Amhara » (professeur 14 nov. 2016). Il a aussi signalé que les Amharas sont aussi divisés sur le plan politique, certains ayant accepté de se joindre au Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE) durant les années 1980 et 1990, en créant le Mouvement national démocratique amhara (MNDA) et en transformant les partis suivant des lignes de partage ethniques, tandis qu’une autre branche des Amharas a rejeté [traduction] « les arrangements ethno-fédéraux » sous la « domination des Tigréens » et du FDRPE (professeur 14 nov. 2016). Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, un professeur agrégé à l’École Walsh du service diplomatique (Walsh School of Foreign Service) de l’Université de Georgetown, dont les domaines d’expertise incluent les institutions politiques, les conflits ethniques et la citoyenneté en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie, a affirmé ce qui suit :

[traduction]

[i]l est difficile de parler du « traitement réservé par le gouvernement aux personnes d’origine amhara » ou à tout autre groupe particulier. En général, le gouvernement cible la dissidence politique et des activités politiques précises, et non l’ethnicité. Certains groupes ethniques font l’objet d’une surveillance plus rigoureuse que d’autres, et cette surveillance découle de préoccupations sécuritaires. À la suite de manifestations dans la région d’Amhara au cours des six derniers mois, le gouvernement en place est préoccupé par les activités antigouvernementales dans la région, mais le gouvernement n'y cible pas les Amharas en tant que groupe ethnique (professeur agrégé 15 nov. 2016).

De même, dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un candidat au doctorat en sciences politiques à l’Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), dont les domaines de recherche englobent les disputes territoriales et le système politique en Éthiopie, a signalé ce qui suit :

[traduction]

[l]es personnes d’origine amhara ne font pas l’objet d’un traitement particulier, distinct de celui réservé aux autres groupes ethniques. Dans les années 1960, les militants étudiants percevaient les Amharas comme étant le peuple dominant sur les plans historique et culturel. Selon le mouvement étudiant, être éthiopien voulait dire se comporter comme un Amhara et adopter toutes les facettes de la culture amhara (la langue amharique et les mets, vêtements, etc. des Amharas). Le fédéralisme ethnique a mis fin, à tout le moins officiellement, à cette domination amhara. Toutefois, sur le plan historique, il demeure que la dynastie connue sous le nom de « dynastie salomonienne » est une dynastie amhara, voilà pourquoi les membres de l’opposition amhara se voient souvent accusés de cultiver la nostalgie envers le régime impérial. La branche amhara du FDRPE - le Mouvement national démocratique amhara (MNDA) - gouverne la région d’Amhara, plusieurs ministres sont amharas. […] Les Amharas ne sont pas persécutés du fait qu’ils sont amharas. Les Amharas à Bahr Dar [aussi épelée « Bahir Dar »], à Gonder [aussi épelée « Gondar »] et dans certaines autres villes ont fait l’objet d’une dure répression cet été parce qu’ils avaient manifesté [en italique dans le texte original]. [Des Amharas] ont été tués parce qu’ils avaient exprimé leurs griefs, parce qu’ils avaient manifesté, et non pas pour la simple raison qu’ils étaient amharas (candidat au doctorat 10 nov. 2016).

1.1 Manifestations en Amhara en 2016

D’après Amnesty International, les manifestations ont débuté en Amhara le 12 juillet 2016, lorsque les forces de sécurité ont tenté d’arrêter le dirigeant du Comité pour l’identité et l’auto-détermination du Wolqait [Wolqayt ou Welkait], pour [version française d’AI] « des infractions liées au terrorisme » (Amnesty International 8 août 2016). Selon Amnesty International, Wolqait est un district administratif de la région du Tigré qui faisait partie de la région d’Amhara avant 1991 et qui [version française d’AI] « est secoué par la question de la réintégration dans la région Amhara » depuis 25 ans (Amnesty International 8 août 2016). Des sources affirment que les manifestations ont eu lieu à Gondar et à Bahir Dar contre l’administration de Wolqait par la région de Tigré, les manifestants réclamant que le territoire soit administré par la région d’Amhara (IBTimes 10 août 2016; candidat au doctorat 10 nov. 2016). D’après AI, les manifestants réclamaient aussi [version française d’AI] « une réforme politique, plus de justice et l’état de droit » (Amnesty International 8 août 2016). Le professeur agrégé, faisant part de renseignements que lui ont transmis des habitants de la région d’Amhara, signale que les manifestations sont le reflet de la conviction collective du peuple amhara selon laquelle ce dernier n’avait pas tiré bénéfice du gouvernement éthiopien au cours des vingt-cinq dernières années (professeur agrégé 15 nov. 2016). La même source a ajouté que les manifestations étaient alimentées par des griefs de longue date concernant l’accès des Amharas au pouvoir économique et politique en Éthiopie (professeur agrégé 15 nov. 2016).

Selon le candidat au doctorat,

[traduction]

l’événement qui a déclenché les manifestations était le projet visant à intégrer Wolqayt, un district de la région de Tigré, à la région d’Amhara. Il s’agit d’une revendication de longue date formulée par certaines élites amharas. Wolqayt est principalement une zone de basses terres qui compte d’importantes réserves foncières - un atout d’une grande valeur compte tenu des politiques agricoles de l’Éthiopie. En effet, depuis une dizaine d’années, le gouvernement mène une politique qui consiste à louer de vastes parcelles de terre à des investisseurs privés. Étant donné que 80 p. 100 des habitants gagnent leur vie en pratiquant des activités agricoles, il est facile de comprendre la valeur élevée que les terres ont toujours eue en Éthiopie, ainsi que l’importance des questions liées aux terres dans les débats politiques. Au printemps dernier, un comité qui militait pour l’intégration de Wolqayt à la région d’Amhara a organisé des rencontres. Ce comité a recueilli un soutien important dans les villes, notamment à Gonder et à Bahr Dar. L’emprisonnement des dirigeants du comité pour l’intégration de Wolqayt a entraîné d’énormes manifestations à Gonder et à Bahr Dar. Ces dernières ont été organisées avec l’aide de quelques fonctionnaires de niveau inférieur, et de nombreux étudiants et jeunes chômeurs urbains y ont pris part. Le slogan officiel avait trait à Wolqayt et à sa place historique à titre de terre amhara, mais les jeunes ont rapidement fait valoir leurs griefs envers le parti aux commandes de l’État. Ils ont aussi exprimé leur unité avec les manifestants oromos [2], dont les manifestations avaient commencé en 2014 - et qui se sont poursuivies avec une plus grande intensité en 2015-2016. […] La mobilisation dans la région d’Amhara a été déclenchée par une question concernant des terres, mais elle a rapidement pris une dimension plus large d’opposition au régime du FDRPE, décrit comme un régime tigréen. […] [É]tant donné que les identités ethniques constituent le fondement de la représentation politique dans le système institutionnel contemporain, les gens expriment leurs griefs dans le langage de l’identité. Les jeunes gens qui manifestaient l’été dernier avaient en général moins de 25 ans, ce qui signifie qu’ils avaient uniquement connaissance de ce système de représentation ethnique. À leurs yeux, la vie politique ne peut reposer que sur l’appartenance ethnique. Par conséquent, ce qui a l’apparence de questions d’identité cache souvent des questions plus vastes ayant trait aux possibilités socio-économiques et aux droits politiques (candidat au doctorat 10 nov. 2016).

D’après des sources, une centaine de personnes ont été tuées durant les manifestations tenues au cours de la première semaine d’août 2016 (The Huffington Post 18 août 2016; Amnesty International 8 août 2016). Selon AI, [version française d’AI] « des centaines » de personnes ont été arrêtées et sont détenues dans « des centres non officiels, notamment des bases d’entraînement de la police et de l’armée » (Amnesty International 8 août 2016). Des sources affirment que, depuis le début des manifestations en 2015, plus de 500 personnes ont été tuées (The Guardian et al. 10 oct. 2016; The Huffington Post 18 août 2016) et [traduction] « des dizaines de milliers ont été détenus » (The Huffington Post 18 août 2016). Des sources signalent que le gouvernement de l’Éthiopie a déclaré [traduction] « l’état d’urgence » au début d’octobre 2016 en réponse aux manifestations (The Guardian et al. 10 oct. 2016; É.-U. 12 oct. 2016). Dans un communiqué de presse, le Département d’État des États-Unis fait valoir que la mesure [traduction] « autorise la détention sans mandat » et impose des restrictions additionnelles à « la liberté d’expression, notamment en bloquant l’accès à Internet, en interdisant les rassemblements publics et en décrétant des couvre-feux » (É.-U. 12 oct. 2016).

Selon le candidat au doctorat, [traduction] « [l]orsque de jeunes gens ont été tués par les forces de sécurité à Bahr Dar, leurs pères et leurs familles dans les qebelés ruraux avoisinants ont pris les armes contre les soldats (mais cela est demeuré très localisé) » (candidat au doctorat 10 nov. 2016). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d'autres renseignements allant dans le même sens.

2. Le Parti de l’unité de tous les Éthiopiens (All Ethiopian Unity Party - AEUP)

Dans le Political Handbook of the World 2015 (PHW), on peut lire que l’AEUP est [traduction] « le produit de la division en factions de l’Organisation de tous les peuples de l’Amhara (All-Amhara People's Organization - AAPO), qui avait initialement appuyé le FDRPE, mais qui s’est joint à l’opposition en raison de divergences touchant la régionalisation ethnique » (PHW 2015, 477). Le professeur a ajouté que :

[traduction]

[a]fin de résister à la domination des Tigréens, d’opposer le régime ethno-fédéral et de contester la voie érythréenne à l’indépendance, certains Amharas menés par le professeur Asrat Woldeyes et Haylu Shawel [aussi épelé Hailu Shawel] ont fondé l’Organisation de tous les peuples de l’Amhara. Ils défendent un nationalisme éthiopien vigoureux, les droits individuels de préférence aux droits collectifs (ethno-fédéralisme), la privatisation des terres, [ainsi que] la réintégration de l’Érythrée dans l’Éthiopie (professeur 14 nov. 2016).

D’après le PHW, après les élections de 2000, dans le cadre desquelles l’AAPO a remporté [traduction] « seulement » un siège à la Chambre des représentants du peuple, il y a eu une scission du parti et Haylu Shawel a fondé l’AEUP « en écho avec son objectif proclamé d’atténuer son orientation amharique en faveur de l’ouverture d’un dialogue avec "tous les Éthiopiens" » (PHW 2015, 477).

Le professeur a signalé que l’AEUP est [traduction] « le parti traditionnel de la branche libérale, historiquement et idéologiquement opposée au FDRPE », et qu’« il est donc une sorte de parti-mère d’où sont issues les autres branches directement ou indirectement, comme la célèbre Coalition pour l’unité et la démocratie [Coalition for Unity and Democracy - CUD], l’Unité pour la démocratie et la justice [Unity for Democracy and Justice - UDJ], le Parti démocratique éthiopien [Ethiopian Democratic Party - EDP], et même le parti cadet, le Parti bleu » (professeur 14 nov. 2016). Le professeur a ajouté que l’AEUP, l’UDJ et le Parti bleu étaient [traduction] « très actifs durant la période préalable à la campagne électorale de 2015 en vue de mobiliser les Amharas dans les régions amharas », mais que l’AEUP perd de l’ampleur depuis les élections de 2010 et de 2015 où « le Conseil électoral national éthiopien [National Electoral Board of Ethiopia - NEBE] affilié au FDRPE a grandement contribué à son déclin final » (professeur 14 nov. 2016). Sans fournir de précisions, Voice of America (VOA) affirme que les partis de l’opposition en Éthiopie ont accusé le NEBE de [traduction] « rendre les procédures complexes sans justification valable » au cours des mois précédant les élections de mai 2015, soulevant ainsi « des doutes que les élections aient été libres ou équitables » (VOA 14 janv. 2015). Dans les Country Reports on Human Rights Practices for 2015 sur l'Éthiopie, le Département d’État des États-Unis signale ce qui suit au sujet des élections de mai 2015 :

[traduction]

[L]e FDRPE et les partis affiliés ont remporté la totalité des 547 sièges, demeurant ainsi au pouvoir pour un cinquième mandat consécutif de cinq ans. […] Des restrictions gouvernementales ont sévèrement limité l’observation indépendante du scrutin. Une mission de l’Union africaine, la seule institution ou organisation internationale autorisée à observer le scrutin, a qualifié les élections de « calmes, pacifiques et crédibles ». Certaines [ONG] ont souligné qu’un contexte favorable à des élections libres et équitables n’avait pas été mis en place avant les élections. Des tactiques gouvernementales inéquitables ont été relevées, y compris l’intimidation de candidats et de partisans de l’opposition, ainsi que des actes de violence avant et après les élections qui ont entraîné six décès confirmés (É.-U. 13 avr. 2016, 1).

2.1 Traitement réservé aux membres et partisans de l’AEUP par les autorités

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements au sujet du traitement réservé aux membres et partisans de l’AEUP par les autorités.

L’information exposée dans le paragraphe ci-dessous a été fournie par le professeur :

Le traitement réservé aux membres de l’AEUP est [traduction] « très sévère, particulièrement dans les provinces ». L’AEUP « a beaucoup souffert en raison de la répression exercée par le FDRPE »; ses membres et militants ont été arrêtés et battus régulièrement, et d’autres ont disparu ou ont été retrouvés morts. D’autres membres du parti ont fui le pays parce qu’ils avaient peur. Des informations ont également fait état de gens associés au parti et de membres de leurs familles qui ont subi du harcèlement, y compris au travail. Toutefois, les militants les plus vulnérables sont les « militants de deuxième classe », qui reçoivent régulièrement des menaces et qui sont mis en prison pour quelques heures, ou pour des semaines ou des mois (professeur 14 nov. 2016).

Selon des sources, Mamushet Amare, l’ancien président de l’AEUP, a été arrêté et accusé de provoquer l’agitation sociale lors d’un rassemblement contre l’État islamique (Borkena 3 juin 2015; É.-U. 13 avr. 2016, 8). D’après les Country Reports 2016 des Étas-Unis, l’arrestation a eu lieu le 13 mai 2015, mais lorsqu’un tribunal a ordonné la libération de Mamushet Amare le 2 juin 2015, la police l’a arrêté de nouveau, [traduction] « en soutenant qu’il fallait poursuivre l’enquête sur ce dernier » (É.-U. 13 avr. 2016, 8). La même source signale que, le 28 août 2015, [traduction] « le tribunal fédéral de première instance a ordonné l’acquittement et la libération de Mamushet Amare après que les avocats de la défense ont démontré que les témoins de la poursuite avaient fourni de faux témoignages contre lui » (É.-U. 13 avr. 2016, 8). D’après Borkena, un site d’actualités éthiopien, Mamushet Amare a été dépouillé [traduction] « arbitrairement » de son rôle de chef de l’AEUP, une mesure qu’il contestait devant les tribunaux au moment de son arrestation (Borkena 3 juin 2016). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d'autres renseignements allant dans le même sens.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Notes

[1] L’étude a été réalisée conjointement par des chercheurs de l’État régional d’Amhara et l’Université d’État de la Floride (Mekonnen, Mulatie et al. 2016, 9).

[2] D’après des sources, en novembre 2015, des manifestations pacifiques ont eu lieu dans la région d’Oromia (Amnesty International 8 août 2016; The Huffington Post 18 août 2016) pour protester contre [traduction] « l’approche du gouvernement en matière de développement » (The Huffington Post 18 août 2016). Selon AI, le gouvernement prévoyait d’intégrer des portions de la région d’Oromia à la capitale Addis-Abeba (Amnesty International 8 août 2016). Selon le Huffington Post, au fur et à mesure que la réponse du gouvernement [traduction] « s’est intensifiée », les manifestants se sont mis à axer leurs manifestations sur « les dérives et la discrimination de longue date » (Huffington Post 18 août 2016).

Références

Amnesty International. 8 août 2016. « Ethiopia: Dozens Killed as Police Use Excessive Force Against Peaceful Protesters ». [Date de consultation : 8 nov. 2016]

Borkena. 3 juin 2015. « Ethiopia: Court Acquitted Opposition Figure, Police Defied Court Ruling ». [Date de consultation : 16 nov. 2016]

Candidat au doctorat, Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). 10 novembre 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

États-Unis (É.-U.). 3 novembre 2016. Central Intelligence Agency. « Ethiopia ». The World Factbook. [Date de consultation : 16 nov. 2016]

États-Unis (É.-U.). 12 octobre 2016. Department of State. « On Ethiopia's Declared State of Emergency ». Communiqué de presse. [Date de consultation : 10 nov. 2016]

États-Unis (É.-U.). 13 avril 2016. Department of State. « Ethiopia ». Country Reports on Human Rights Practices for 2015. [Date de consultation : 8 nov. 2016]

González-Ruibal, Alfredo. 2014. An Archaeology of Resistance: Materiality and Time in an African Borderland. Lanham, Maryland: Rowman & Littlefield.

The Guardian et al. 10 octobre 2016. « Ethiopia Declares State of Emergency as Deadly Protests Continue ». [Date de consultation : 16 nov. 2016]

The Huffington Post. 18 août 2016. Felix Horne. « Ethiopia's Bloody Crackdown: The Case for International Justice ». [Date de consultation : 8 nov. 2016]

International Business Times (IBTimes). 10 août 2016. Ludovica Laccino. « Who Are the Amhara People Involved in Ethiopia's Anti-government Protests? ». [Date de consultation : 8 nov. 2016]

Mekonnen, Mulatie et al. 2016. « GIS and Remote Sensing-Based Forest Resource Assessment, Quantification, and Mapping in Amhara Region, Ethiopia ». Landscape Dynamics, Solis and Hydrological Processes in Veried Climates. Sous la direction d’Assefa M. Melesse et de Wossenu Abtew. New York: Springer International Publishing.

Political Handbook of the World 2015 (PHW). 2015. « Ethiopia ». Sous la direction de Thomas Lansford. Washington, DC: CQ Press.

Professeur, Sciences Po Bordeaux. 14 novembre 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Professeur agrégé, Walsh School of Foreign Service, Georgetown University. 15 novembre 2016. Entretien téléphonique avec la Direction des recherches.

Voice of America (VOA). 14 janvier 2015. Marthe van der Wolf. « Ethiopian Opposition Faces Difficulty in Entering Upcoming Elections ». [Date de consultation : 16 nov. 2016]

Autres sources consultées

Sources orales : ancien chercheur invité en anthropologie, African Studies Centre, University of Leiden; chercheur honoraire en politique, School of Social and Political Science, The University of Edinburgh; chercheur principal sur l’histoire et la culture de la Corne de l’Afrique, African Studies Centre, University of Leiden; professeur adjoint de sciences politiques, Center for African Studies, University of California Berkeley; professeur agrégé de résolution de conflits, School of Conflict Analysis and Resolution, George Mason University.

Sites Internet, y compris : Africa Confidential; Africa Research Bulletin; AllAfrica; BBC; Bertelsmann Stiftung; ecoi.net; États-Unis – US Embassy in Ethiopia; Factiva; Fédération internationale des ligues des droits de l'homme; Freedom House; Horn Affairs; Institute for Security Studies; Institute for War and Peace Reporting; International Crisis Group; IRIN; Minority Rights Group; Nations Unies – Haut Commissariat aux droits de l’homme, Refworld, ReliefWeb; Radio France internationale; TesfaNews.