Nigeria: Information on the Ogun state assembly elections of April 2015, including reports of pre and post-election violence between Peoples Democratic Party (PDP) and the All Progressives Congress (APC) candidates and election interference by members of the APC party (2015-February 2017) [NGA105766.E]

Nigéria : information sur les élections à l’Assemblée de l’État d’Ogun tenues en avril 2015, y compris les signalements de violence survenue avant et après les élections entre les candidats du Parti démocratique populaire (Peoples Democratic Party - PDP) et du Congrès progressiste (All Progressives Congress - APC) et l’ingérence de membres de l’APC dans ces élections (2015-février 2017)

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. Aperçu

Dans son rapport sur les élections du 28 mars 2015 et du 11 avril 2015 tenues au Nigéria, la Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne (UE) déclare que les élections

[traduction]

ont été entachées par des incidents de violence, d’abus de fonction aux échelons fédéral et étatique ainsi que de tentatives de manipulation. […] [D]es faiblesses systémiques rendent le processus vulnérable aux abus de la part de candidats. Les lacunes procédurales étaient évidentes, tout particulièrement au cours de la collecte de données et d’après l’analyse des résultats des bureaux de scrutin, mais aucune fraude systémique centralisée n’a été observée (UE juill. 2015, 4).

De même, on peut lire dans un article du 12 avril 2015 publié dans le Vanguard, un journal nigérian, que [traduction] « [l]a violence et l’apathie des électeurs ont caractérisé les élections des gouverneurs et des représentants à l’Assemblée nationale qui se sont tenues dans l’ensemble du pays hier » (Vanguard 12 avr. 2015). Il est écrit dans le rapport de l’UE [traduction] « [qu’]au moins 30 personnes [ont été] tuées » le jour des élections, « la plupart dans des affrontements opposant les différents partis et des attaques perpétrées dans des bureaux de scrutin; les États ayant connu le plus de problèmes sont ceux de Rivers et d’Akwa Ibon » (UE juill. 2015, 6). Selon la même source,

[traduction]

[d]epuis le lancement officiel des campagnes présidentielles au début de janvier, la MOE de l’UE a enregistré des signalements concernant 114 incidents de violence liés aux élections ayant fait plus de 157 morts, bien que le nombre réel d’incidents et de victimes soit probablement plus élevé. Le PDP et l’APC ont tous deux été accusés d’avoir fait intervenir des hommes de main pour intimider leurs adversaires et attaquer les rassemblements, les convois, les membres et les bureaux du parti adverse. […] Des signalements font état d’au moins 56 fusillades visant des rassemblements et des convois, des bureaux de scrutin et des électeurs; 19 lapidations ou agressions collectives visant des convois de campagne; 7 explosions de bombe dans des bureaux de parti; et 16 cas de destruction de véhicules, de panneaux d’affichage et d’autres biens de parti (UE juill. 2015, 20).

Selon un article d’avril 2015 paru dans le Global Press Journal, une publication de l’Institut mondial de la presse (Global Press Institute), une organisation basée en Floride dont l’objectif est de [traduction] « créer un monde plus juste et mieux informé en employant comme journalistes des femmes issues de la population locale afin de produire des reportages précis et éthiques en provenance des endroits de la planète dont les médias parlent le moins » (Global Press Institute s.d.), [traduction] « [t]andis que les préparations vont bon train en vue des élections générales prévues pour le 28 mars au Nigéria, de nombreuses régions du pays sont aux prises avec des incidents de violence politique. En deux mois, cette violence a fait 58 morts, selon la Commission nationale des droits de la personne du Nigéria (Nigerian National Human Rights Commission - NHRC) » (Global Press Journal 20 avr. 2015).

2. Incidents de violence et d'ingérence dans les élections dans l'État d'Ogun

Un article du 2 mars 2015 publié par le Vanguard fait état du fait que la [traduction] « campagne menée par le gouverneur Ibikunle Amosun pour sa réélection dans l’État d’Ogun est devenue sanglante lors de sa visite au Conseil local (Local Council) de Remo Nord, une zone de l’État, quand un affrontement entre des partisans de l’[APC] et du [PDP] a fait des blessés » (Vanguard 2 mars 2015).

D’après l’article d’avril 2015 paru dans le Vanguard, [traduction] « des vols d’urnes ont été signalés dans diverses parties de l’État » d’Ogun (Vanguard 12 avr. 2015). On peut lire dans le rapport de l’UE que la Commission électorale nationale indépendante du Nigéria (Nigerian Independent National Electoral Commission - INEC) [traduction] « "a fait état de 66 signalements d’incidents de violence ciblant des bureaux de scrutin, des représentants de l’INEC, des électeurs et du matériel électoral" » dans l’ensemble du Nigéria; un de ces incidents s’est produit dans l’État d’Ogun (UE juill. 2015, 30). Le rapport fournit d’autres explications sur ces incidents, qui consistaient

[traduction]

[s]urtout […] en des affrontements opposant les différents partis et des attaques perpétrées par des voyous dans des bureaux de scrutin, qui comprenaient souvent des vols d’urnes et de matériel essentiel. Les deux principaux partis [l’APC et le PDP] ont lancé de nombreuses accusations de trucage, d’intimidation et de violence de la part d’adversaires (UE juill. 2015, 30).

Le Guardian, un [traduction] « journal indépendant [du Nigéria] » (The Guardian s.d.), a signalé le 11 avril 2015 qu’un [traduction] « contingent d’employés des diverses agences de sécurité [est arrivé] hier [dans] l’État d’Ogun, avant les élections d’aujourd’hui pour les postes de gouverneur et de représentants à l’Assemblée de l’État » et

[qu’]il y a peut-être un lien avec des accusations mutuelles formulées par les deux principaux partis politiques [l’APC et le PDP], qui se reprochent l’un l’autre « l’importation » d’hommes de main au sein de l’État dans le but de perturber l’élection d’aujourd’hui. […] D’un côté, l’APC a accusé le PDP d’avoir « importé » des hommes de main et des membres de sectes au sein de l’État en vue de perpétrer des actes de violence pendant l’élection, et de l’autre, le PDP a accusé l’APC d’avoir ourdi [un] complot visant à utiliser « des véhicules du gouvernement de l’État et des agents de sécurité faisant partie du service du gouverneur de l’État dans le but de voler du matériel électoral dans les collectivités rurales » (The Guardian 11 avr. 2015).

Selon le rapport de l’UE, dans l’État d’Ogun, la MOE de l’UE surveille [traduction] « l’usage abusif observé de véhicules et de bureaux du gouvernement aux fins d’activités de campagne » ainsi que « l’usage d’incitatifs auprès des électeurs (versement de fonds, distribution de nourriture et de biens) » (UE juill. 2015, 20). On peut aussi lire dans l’article du 12 avril 2015 paru dans le Vanguard qu’une [traduction] « bagarre a éclaté » dans une circonscription de la zone de gouvernement local d’Obafemi Owode, dans l’État d’Ogun, parce que des agents de l’APC avaient accusé le PDP d’offrir de l’argent aux personnes qui faisaient la file pour voter (Vanguard 12 avr. 2015). D’après la même source, l’agent de l’APC au bureau de scrutin [traduction] « a accusé le PDP de tentative de perturber le processus électoral », puis des gardiens de sécurité ont arrêté un agent du PDP (Vanguard 12 avr. 2015). Il est également écrit dans l’article du Vanguard qu’un [traduction] « ancien président du PDP » de la zone de gouvernement local « a allégué que l’arrestation était un stratagème visant à réduire au silence les membres du PDP au bureau de vote » (Vanguard 12 avr. 2015).

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a rien trouvé concernant la violence survenue après les élections tenues dans l’État d’Ogun.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Références

Global Press Journal. 20 avril 2015. Temitayo Olofinlua. « Death Toll in Pre-Election Violence Underscores Nigeria’s Political Animosities ». [Date de consultation : 17 févr. 2017]

Global Press Institute. S.d. « Mission ». [Date de consultation : 17 févr. 2017]

The Guardian. 11 avril 2015. Charles Coffie Gyamfi. « Heavy Security Presence in Ogun Ahead of Today’s Election ». [Date de consultation : 13 févr. 2017]

The Guardian. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 14 févr. 2017]

Union européenne (UE). Juillet 2015. Mission d’observation électorale (MOE). Federal Republic of Nigeria: Final Report General Elections 28 March 2015, 11 April 2015. [Date de consultation : 10 févr. 2017]

Vanguard. 12 avril 2015. « Governorship Polls - 16 Killed as Apathy Mars Elections ». [Date de consultation : 13 févr. 2017]

Vanguard. 2 mars 2015. Daud Olatunji. « Violence in Ogun as APC, PDP Clash at Amosun’s Campaign ». [Date de consultation : 14 févr. 2017]

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Agence France-Presse; Amnesty International; Brookings Institution; Council on Foreign Relations; ecoi.net; États-Unis – Department of State; Factiva; Fund for Peace; Human Rights Watch; International Centre for Investigative Reporting — Nigeria; International Crisis Group; Nations Unies – Refworld; Nigéria – Independent National Electoral Commission, National Human Rights Commission; Nigeria Watch.