Treatment of a Russian woman married to an Afro-Guyanese man who is not a Russian citizen if she has mixed-race children (2005 - 2006) [RUS101131.E]

Peu d'information sur le traitement réservé à une Russe mariée à un Afro-Guyanais qui n'est pas citoyen russe, et mère d'enfants métis, a été trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

L'information suivante a été fournie par un professeur spécialiste de l'histoire soviétique travaillant à l'Institut des études européennes et russes (Institute of European and Russian Studies - EURUS) de l'Université Carleton au cours d'un entretien téléphonique le 1er mars 2006. Ce professeur a déclaré qu'il n'existait aucune loi discriminatoire à l'égard d'une Russe mariée à un homme de race noire, mais il a estimé qu'en pratique, sa vie pouvait se révéler [traduction] « difficile ». Ce professeur a ajouté être [traduction] « certain » qu'une Russe mariée à un homme de race noire serait placée dans une [traduction] « situation délicate »; il a également signalé que les autorités russes pourraient lui demander des pots-de-vin ou exercer des pressions sur elle.

Le professeur a affirmé qu'en raison de la pauvreté et de la grande incertitude qui règnent en Russie, les Russes sont prompts aux [traduction] « accès de colère ». Le professeur a également jugé que le fait d'avoir contracté un mariage mixte pouvait faire empirer les choses. Selon lui, même si le racisme constitue un problème en Russie, la situation peut varier d'une région à l'autre du pays (c.-à.-d. le racisme est plus courant à Saint-Pétersbourg qu'à Moscou). Le professeur n'a fourni aucune information sur les enfants métis.

L'information suivante a été fournie par un représentant de Human Rights Watch (HRW) à Moscou dans une communication écrite en date du 1er mars 2006 :

[traduction]
En général, il n'existe aucune discrimination ayant pour origine le gouvernement russe à l'égard des personnes ayant contracté des mariages mixtes (y compris des mariages avec des personnes d'origine africaine) ou des membres de leur famille, mais ces personnes pourraient faire l'objet d'une importante discrimination à l'échelle locale, de la part des voisins, des policiers et de leurs collègues de travail. La discrimination varie grandement selon la région où demeure la famille : les habitants des grandes villes sont plus tolérants envers les mariages mixtes que les habitants des petites villes ou des villages [...] [Les enfants métis] peuvent être traités différemment, non pas parce qu'ils sont métis, mais parce qu'ils ne sont pas slaves.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Human Rights Watch (HRW). 1er mars 2006. Bureau de Moscou. Communication écrite envoyée par un représentant.

Professeur d'histoire, Institut d'études européennes et russes, Université Carleton, Ottawa. 1er mars 2006. Entretien téléphonique.

Autres sources consultées


Sources orales : L'Université d'Ottawa n'a pas répondu à une demande d'information.

L'Institut d'études africaines (Institute for African Studies - IAS) de l'Académie russe des sciences (Russian Academy of Sciences - RAS), la Société commémorative (Memorial Society) [Moscou], le Groupe Helsinki de Moscou et le bureau de Moscou du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) n'ont pas fourni de l'information dans les délais prescrits pour la réponse.

Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), Antirasizm.ru, Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), Conseil de l'Europe, European Country of Origin Information Network (ECOI), Factiva, Fédération internationale Helsinki pour les droits de l'homme (IHF), Freedom House, Groupe Helsinki de Moscou, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights House Moscow, Human Rights Watch (HRW), Institute for African Studies (IAS) of the Russian Academy of Sciences (RAS), Interfax, ITAR-TASS, Memorial Society Moscow, Moscow Times, Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Pravda.ru, Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Reuters, Russian News and Information Agency (RIA) Novosti, United States Department of State.