Current situation of the Federation of Students and Schools in Côte d'Ivoire (FESCI), including the conflict between internal factions, in particular since the cease-fire between rebels and government forces (2003-January 2004) [CIV42256.FE]

Peu d'information récente sur la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), y compris les divisions internes au sein de cette organisation, a été trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.

Dans un article publié le 4 juin 2003 dans le site Internet de la Confédération nationale du travail (CNT), on apprend que c'est lors des élections présidentielles d'octobre 2000 que sont apparues les premières divisions au sein de la FESCI (CNT 4 juin 2003). Organisée autour de Charles Blé Goudé, alors secrétaire général de la FESCI, la première tendance de la FESCI est associée au Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, actuel président de la Côte d'Ivoire, alors que les membres de l'autre tendance dite de « dissidents minoritaires » ont été « stigmatisés comme des étrangers, des partisans du parti d'opposition » et ont été « forcés à l'exil sous peine d'être arrêtés, torturés, voire assassinés » (ibid.). Le même article expliquait, cependant, que ce « pôle autonomiste », organisé autour de Gueï Paul, continuait d'exister mais que les militants prônant l'autonomie de la FESCI par rapport aux partis politiques et à l'État, sont aujourd'hui cachés ou en exil (ibid.).

Par ailleurs, dans le rapport « Prise entre deux guerres : violence contre les civils dans l'Ouest de la Cote d'Ivoire » publié en août 2003, Human Rights Watch (HRW) soulignait le rôle que jouent, dans la crise actuelle, certaines personnes comme Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, tous les deux « anciens responsables du réseau national des étudiants de l'université (FESCI) ». Le premier s'est illustré dans la mobilisation des « jeunes patriotes » à Abidjan en faveur de Gbagbo et dans les manifestations contre les accords de Linas-Marcoussis, alors que Soro s'est fait connaître internationalement comme porte-parole du MPCI [groupe rebelle du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire] (HRW août 2003). Le rapport ajoutait que « le rôle du mouvement étudiant FESCI et des responsables étudiants à Abidjan dans l'incitation à la violence est devenu plus clair au cours des huit derniers mois » (ibid.).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Confédération nationale du travail (CNT), sections universitaires. 4 juin 2003. « La mise au pas du syndicalisme étudiant en Côte d'Ivoire ». http://www.cnt-f.org/fau/article.php3?id_article=15 [Date de consultation : 12 janv. 2004]

Human Rights Watch (HRW). Août 2003. « Côte d'Ivoire. Prise entre deux guerres : violence contre les civils dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire ». http://www.hrw.org/french/reports/2003/cotedivoire0803/index.htm [Date de consultation : 12 janv. 2004]

Autres sources consultées


Africa Confidentiel 2003

Africa Research Bulletin 2003

Bases de données de la CISR

Dialog

Dossier de pays du Centre des ressources. Côte d'Ivoire

Jeune Afrique/L'Intelligent 2003

West Africa

Sites Internet, y compris :

Amnesty International

Fédération international des ligues des droits de l'homme (FIDH)

Fraternité matin

Ivoire Soir

La Nouvelle république

Le Jour

Notre Voie

ReliefWeb