The Asona clan, including languages, geographical locations and whether men are forced to marry their uncle's daughter, age of marriage, reasons for marriage, consequences of refusal and state protection available (2003-2005) [GHA100109.E]

Le site Internet Asante.co.uk, consacré à [traduction] « l'histoire, l'actualité et la littérature des Asantes » (s.d.a), fournit des renseignements sur les régions où vivent les membres du clan asona du royaume d'Asante, une [traduction] « politie » du peuple akan (chercheur de l'université d'Helsinki 25 mai 2005) :

[traduction]
Les huit clans [asantes] sont les suivants : oyoko, bretuo, agona, asona, asenie, aduana, ekuona et asakyiri. [...] On dit que plus de personnes appartiennent au clan [asona] qu'à tout autre clan. Les principales villes [où on les retrouve] sont Edweso et Offinso. [...] On retrouve également le clan dans d'autres villes, dont Ejura, Feyiase, Manso-Nkwanta, Bonwire, Atwima-Agogo, Abrakaso, Taabuom, Beposo, Toase, et Odumase (Asante.co.uk s.d.b).

Un chercheur du département de linguistique de l'université de Hong-Kong a confirmé qu'on retrouve des Asonas dans toutes ces villes (27 mai 2005).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un chercheur du département d'anthropologie sociale et culturelle de l'université d'Helsinki, spécialiste des Asantes, fournit quelques renseignements sur les régions où vivent les membres du clan asona :

[traduction]
Des lignages du clan asona se retrouvent dans presque toutes les chefferies akans. Le peuple asona est le clan dirigeant au sein des chefferies d'Offinso, d'Ejisu et d'Ejura, dans la région d'Ashanti. En outre, au moins 35 villes plus petites de la région d'Ashanti sont dirigées par des lignages des Asonas. Les familles qui dirigent les villes d'Akim Abuakwa, d'Akuapem et de Kwahu Mpraeso, dans la région de l'Est, appartiennent également au clan asona. Dans les régions côtières, soit la région centrale, la ville de Mankessim est dirigée par un lignage du clan asona.
Selon la tradition akan, le clan asona vient à l'origine d'un endroit appelé Adanse Akrofrom, dans la région d'Ashanti, située dans le Sud, et c'est à partir de cet endroit qu'il s'est répandu dans le pays des Akans (25 mai 2005).

D'autres sources ont révélé qu'on retrouve des membres du clan asona à Berekuso (The Ghanaian Chronicle 24 mai 2005), à Offinso et à Edwenso (Accra Mail 30 août 2000), ainsi qu'à Kyebi (GhanaWeb.com 3 oct. 1999).

Le site Internet GhanaWeb.com a révélé que [traduction] « parmi les dialectes parlés par le groupe [akan], on retrouve l'agona, l'akuapem twi, l'akyem, l'asante twi, le brong, le fante, le kwahu et le wasa. Ce groupe linguistique couvre les régions actuelles d'Ashanti, de Brong-Ahafo, de l'Est et la région centrale » (Nordic Journal of African Studies 1996). Une carte indiquant les langues parlées au Ghana se trouve à l'adresse suivante : http://www.ghanaweb.com/GhanaHomePage/tribes/map.php.

Le chercheur du département de linguistique de l'université de Hong-Kong a déclaré que [traduction] « la langue du peuple asona du Ghana est le twi » (27 mai 2005).

Le chercheur du département d'anthropologie sociale et culturelle de l'université d'Helsinki, spécialiste des Asantes, a également donné de l'information contextuelle sur le peuple akan, dont fait partie le clan asona :

[traduction]
Régions géographiques et langues parlées
Le peuple akan vit dans les régions côtières et forestières du Ghana et de la Côte d'Ivoire. La langue akan et ses dialectes font partie de la famille du tano, qui comprend l'asante (twi), le fante et l'akuapem, langues qui ont aussi leur forme écrite distincte. L'organisation sociale et politique de tous les groupes akans est plus ou moins uniforme. On dit souvent que le système politique akan est l'exemple classique d'une chefferie. La politie akan la plus connue est celle du royaume d'Asante (Ashanti), qui est l'union de nombreuses chefferies autonomes dirigée par un roi, l'Asantehene. Chaque chefferie asante est une unité territoriale distincte centrée sur la ville ou le village du chef, qui est la capitale. Le chef est élu parmi un groupe de candidats éligibles en raison de leur appartenance au lignage matrilinéaire auquel le pouvoir a été conféré. Il est accompagné d'une reine mère et est assisté d'un conseil de chefs de divisions ou d'anciens qui représentent les lignages matrilinéaires de la chefferie. Ensemble, ils forment un corps législatif et exécutif et, plus important encore, agissent à titre de tribunal. Chaque chefferie est composée de plusieurs lignages matrilinéaires déterminés selon la descendance d'une ancêtre connue.
Les lignages matrilinéaires appartiennent à des clans matrilinéaires plus étendus, qui ne sont pas des unités circonscrites et qui comprennent des liens entre les membres dans toutes les chefferies akans. Le nombre de clans akans matrilinéaires et leurs noms varient selon différents éléments, mais les Asantes d'aujourd'hui parlent habituellement des huit clans suivants : oyoko, bretuo, asene, aduana, ekuona, asona, agona et asakyiri. On considère que toutes les personnes appartenant au même clan, peu importe leur lieu de résidence, sont liées par le sang ou, plus précisément, descendent d'une ancêtre commune.
Mariages entre cousins maternels croisés chez les Akans
[...] Dans un mariage entre cousins maternels croisés, un homme épouse la fille de son oncle (ou une autre fille bonne à épouser du lignage matrilinéaire de son oncle). Un tel cas permet à l'oncle de s'assurer que sa fille a un époux convenable en la personne de son neveu, et comme il est également un successeur matrilinéaire possible, l'héritage qu'il laissera profitera indirectement à sa fille aussi. Les chefs contractent également des mariages entre cousins maternels croisés, en épousant la fille de leur prédécesseur afin de conserver les alliances entre le lignage dirigeant et les autres lignages matrilinéaires dans la communauté. [...]
De nombreuses jeunes personnes ne sont pas attirées par cette forme de mariage parce qu'elles estiment que les cousins croisés sont plus comme des frères et sœurs que comme des époux éventuels. Par conséquent, cette forme de mariage est devenue rare. Déjà, dans les années 1940, une étude indiquait que seulement 8 p. 100 des épouses étaient mariées ou avaient été mariées à un cousin croisé. Cependant, les mariages entre cousins croisés sont encore pratiqués, en particulier parmi les chefs, même si dans leur cas cette union est plutôt de nature « cérémoniale » et que les époux ne vivent pas comme un couple. Mon impression est que les jeunes personnes qui vivent dans des régions urbaines sont susceptibles de se marier plus tard et qu'elles dépendent moins des désirs de leurs parents et oncles (mais n'y sont pas indifférentes!), tandis que dans les villages, les mariages suivent de plus près le modèle traditionnel.
[...] La constitution de la République du Ghana reconnaît le droit coutumier et ces mariages ne sont donc pas illégaux au Ghana (25 mai 2005).

Le chercheur du département de linguistique de l'université de Hong-Kong a ajouté ce qui suit :

[traduction]
Les coutumes relatives au mariage sont plus ou moins les mêmes dans tous les clans asantes. Il est interdit d'épouser quelqu'un appartenant au même clan que vous. Par exemple, un homme asona ne peut pas épouser une femme asona. Il faut noter que chez les Asantes, un enfant appartient automatiquement au clan de sa mère. Ainsi, il est possible d'épouser l'enfant d'un oncle (frère de la mère), mais il est inacceptable d'épouser l'enfant d'une tante (sœur de la mère). Il est tout à fait inacceptable d'épouser tout cousin du côté paternel.

Aucune autre information indiquant si les hommes sont forcés d'épouser la fille de leur oncle ni aucune information sur l'âge du mariage, les raisons du mariage, les conséquences du refus de se marier et la protection offerte par l'État n'ont pu être trouvées parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Accra Mail. 30 août 2000. Fred Abrokwa. « Okyehene's Programme Out ». http://allafrica.com/stories/200008300267.html [Date de consultation : 20 mai 2005]

Asante.co.uk. S.d.a. « Akwaaba! ». http://www.asante.co.uk [Date de consultation : 26 mai 2005]

_____. S.d.b. « Abusua and Nton ». http://www.asante.co.uk/archive/clans.htm [Date de consultation : 20 mai 2005]

Chercheur du département d'anthropologie sociale et culturelle, université d'Helsinki. 25 mai 2005. Communication écrite.

Chercheur du département de linguistique, université de Hong-Kong. 27 mai 2005. Communication écrite.

The Ghanaian Chronicle. 24 mai 2005. Ivy Benson. « Berekuso Black Stool Case - Court Orders Return of Stool to Rightful Owners ». http://www.ghanaian-chronicle.com/thestory.asp?ID=5942 [Date de consultation : 24 mai 2005]

GhanaWeb.com. 3 octobre 1999. « Press Review of Sunday, 3 October 1999 ». http://www.ghanaweb.com/GhanaHomePage/NewsArchive/artikel.php?ID=8741 [Date de consultation : 24 mai 2005]

Nordic Journal of African Studies [Helsinki]. 1996. Vol. 5, no 2. Bodomo, A. B. « On Language And Development In Africa: The Case of Ghana ». http://www.njas.Helsinki.fi [Date de consultation : 26 mai 2005]

Autres sources consultées


Sources orales : un professeur de l'université de Hong-Kong n'a pas fourni d'information dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.

Sites Internet, y compris : Africa-Express, AllAfrica.com, The Ghanaian Times, WNC.