Whether the Cubans who went to the Embassy of Peru in Havana to leave the country were taken to Mariel Harbour by bus; whether some of them had to wait one month before a boat came to get them; whether those who stayed in Cuba were imprisoned after the change in government, and, if so, their sentences or the duration of their imprisonment [CUB34055.FE]

D'après Alex Larzelere, l'auteur de Castro's Ploy - America's Dilemma: The 1980 Cuban Boatlift, citant des Cubains qui ont quitté le pays en 1980 par le port de Mariel, on aurait amené ces derniers par autobus de la Havane à un camp à Mosquito, [traduction] « deux milles et demi à l'est de l'entrée du port de Mariel » (1992, p.126). Ensuite, quand les Cubains demeurant au camp recevaient la permission de monter à bord d'un des bateaux, ils étaient amenés par autobus de Mosquito au quai (ibid.). Cette information est corroborée par un article du Christian Science Monitor qui mentionne qu'un témoin à bord d'un des bateaux américains avait observé des Cubains qui descendaient d'un autobus qui s'était arrêté près d'un des quais (22 mai 1980).

Il y a peu d'information sur la durée de l'attente des Cubains qui voulaient quitter le pays en 1980 dans les sources consultées par la Direction des recherches. Toutefois, selon Larzelere, environ 600 citoyens cubains avaient rempli les formalités et étaient prêts à quitter le pays quand le gouvernement de la Havane a suspendu les départs du port de Mariel le 25 septembre 1980 (1992). Larzelere affirme que ces personnes ont dû attendre jusqu'au 19 novembre 1980 pour que des vols organisés par le Church World Service commencent à les transporter à Miami (ibid.).

Il y a peu d'information sur le traitement par le gouvernement de ceux qui sont restés au Cuba. Selon Americas Watch, 32 personnes demeuraient dans l'ambassade péruvienne après 1980 (jan. 1989). À part Ramirez, Herrera et Betancourt, ils ont tous accepté l'amnistie et sont rentrés chez eux (ibid.). Toutefois, Americas Watch affirme qu'on craint que plusieurs de ces personnes fasse l'objet de représailles de la part du gouvernement (ibid.). Au cours d'un entretien téléphonique, le directeur du programme des droits humains du Cuba American National Foundation (CANF) à Miami a affirmé le 19 avril 2000 qu'il est probable que de nombreuses personnes parmi celles qui se sont présentées à l'ambassade du Pérou aient été emprisonnées par le gouvernement, avec des accusations de trahison, s'ils étaient membres des forces de sécurité, ou pour avoir entrepris de quitter le pays illégalement. Toutefois, le directeur a déclaré qu'il ne connaît aucun cas où une de ces personnes aurait été emprisonnée pour plus de dix ans (ibid.).

Le directeur a affirmé que son organisation ne possède pas de liste des personnes qui auraient été emprisonnées pour s'être présentée à l'ambassade péruvienne (ibid.). Aucune autre information sur les noms des personnes emprisonnées n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction de la recherche dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.

Références


Americas Watch. janvier 1989. Human Rights in Cuba: The Need to Sustain the Pressure. NY: Americas Watch Committee.

The Christian Science Monitor [Boston]. 22 mai 1980. Gil Klein. « Cuba: Anguish of a Shrimp Boat Exodus ». (NEXIS)

Cuban American National Foundation (CANF), Miami. 19 avril 2000. Entretien téléphonique avec le directeur du programme des droits de la personne.

Larzelere, Alex. 1988. Castro's Ploy - America's Dilemma: The 1980 Cuban Boatlift. Washington: National Defense University Press.

Autres sources consultées


Bases de données de la CISR.

LEXIS/NEXIS.

World News Connection (WNC).

Center for International Policy.

Cuban Committee for Human Rights.

Sources Internet, y compris :

Amnesty International.

Cuban Information Archives.

CubaNet.

Digital Freedom Network.

Human Rights Watch.