Information on the Benjamin Zeledon battalion active in southern Nicaragua in 1978 and 1979; whether it or other affiliated Sandinista guerrilla groups were known to have committed war crimes or crimes against humanity before the Sandinista government was established; situation of former combatants from this battalion in Nicaragua today [NIC42493.E]

Peu d’information sur le bataillon Benjamin-Zeledon a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches. Dans une communication écrite du 12 mars 2004 adressée à la Direction des recherches, un professeur de l’université du North Texas, qui a longuement étudié la politique au Nicaragua et la Révolution de 1982 et qui a beaucoup écrit à ce sujet, a fourni l’information suivante. Il a confirmé que le bataillon était affilié aux sandinistes, mais il ne disposait pas d’autres renseignements concernant les activités du groupe. Il a également affirmé qu’il n’était au courant d’aucun crime de guerre ni d’aucun crime contre l’humanité commis par le bataillon lors de l’insurrection, et qu’il ne se souvenait pas [traduction] « d’avoir lu quelque chose au sujet de problèmes de cette envergure ». Selon le professeur,

[traduction]
[g]énéralement, les sandinistes prenaient soin de ne pas s’aliéner la population civile car ils comptaient sur son aide ou, du moins, sur sa passivité. Le FSLN [Front sandiniste de libération nationale] avait tendance à cibler des militaires et d’autres forces de sécurité plutôt que des civils. Autant que je sache, les crimes de guerre commis pendant cette période ont été perpétrés par les opposants des sandinistes, soit par les forces gouvernementales (Garde nationale du Nicaragua). Les forces armées gouvernementales ont mené de nombreuses attaques au hasard contre des cibles civiles, par exemple au moyen de l’artillerie et de bombes incendiaires aériennes lancées sur des marchés et des villes.

Le 29 mars 2004, lors d’un entretien téléphonique, un professeur de l’université de l’Ohio a affirmé qu’il soupçonnait le bataillon Benjamin-Zeledon d’être l’un des six fronts que comptait la guérilla sandiniste, mais il ne pouvait confirmer cette information. La consultation de documents provenant de plusieurs organismes importants de défense des droits de la personne n’a révélé aucune autre information sur le bataillon.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Professeur, Département de sciences politiques, université de l’Ohio, Athens. 29 mars 2004. Entretien téléphonique.

Professeur, Département de sciences politiques, université du North Texas, Denton. 12 mars 2004. Communication écrite.

Autres sources consultées


Professeur de la Faculté latino-américaine de sciences sociales, à Guatemala, professeur d’histoire de l’Indiana University, professeur d’histoire et professeur de sociologie de l’université de Californie, à Berkeley, professeur d’histoire de l’université du Kansas, professeur de sciences politiques de l’université Southwestern, professeur de sciences politiques de l’université du Michigan.

Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), Département d’État des États-Unis, The Economist, European Country of Origin Information Network (ECOI), Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights Watch (HRW), World News Connections (WNC).
Publications : Nicaragua: Country Guide,

Nicaragua: Revolution in the Family