Situation of Baha’is; in particular, whether they encounter problems in practising their religion; the attitude of the government; the protection offered to them when they are mistreated [LBN42539.FE]

Selon l'International Religious Freedom Report 2003, il y a au Liban [traduction] « un très petit nombre de baha'is » (18 déc. 2003, sect. 1). D'après l'Encyclopaedia of the Orient, il y a environ 4 000 baha'is dans le pays, soit 0,13 p. 100 de la population libanaise (Encyclopaedia of the Orient s.d.).

Le gouvernement libanais reconnaît officiellement 18 groupes religieux (International Religious Freedom Report 2003 18 déc. 2003, sect. 1). Les baha'is appartiennent à une confession qui n'est pas reconnue officiellement par l'État (ibid., sect. 2). Comme d'autres groupes de cette catégorie, les baha'is ont le droit de pratiquer librement leur religion, mais ils ne jouissent pas d'égalité politique à part entière (ibid.). Par exemple, une personne qui se déclare baha'ie ne peut être élue au parlement puisqu'il n'y a pas de sièges désignés pour les députés baha'is (ibid.). Cependant, il convient de signaler que la plupart des baha'is sont enregistrés officiellement comme des musulmans chiites; ils ont donc accès aux sièges désignés aux musulmans chiites (ibid.).

Alors que les baha'is et les membres d'autres confessions non reconnues peuvent être propriétaires et se rassembler afin de faire leurs dévotions, ils [traduction] « n'ont pas le droit de se marier, de divorcer ni d'avoir un héritage [au Liban] » (ibid.).

À l'automne 2001, les membres de l'Assemblée générale des Nations Unies ont adopté une résolution visant à défendre les droits des baha'is en Iran (The Bahá'i World 2003). Le Liban était un des 49 pays qui ont voté contre l'adoption de cette résolution (ibid.).

En 1968, Suheil Bushrui, un professeur de confession baha'ie qui est titulaire de la chaire de paix mondiale à l'université du Maryland, avait accepté un poste à l'université américaine de Beyrouth (BWNS 28 févr. 2004). Durant la guerre au Liban dans les années 1980, le président Amine Gemayel, a fait de Bushrui son [traduction] « conseiller culturel non partisan » (ibid.).

Lors d'un entretien téléphonique le 7 avril 2004, un professeur de sociologie à l'université libanaise et auteur d'un livre du domaine juridique où il mentionne, entre autres, la situation des baha'is au Liban, a fourni l'information suivante.

Le professeur admet que les baha'is pratiquent leur religion librement, mais, comme ils n'appartiennent pas aux groupes religieux reconnus par l'État, ils ne peuvent pas obtenir de lieu de culte officiel. Quant à la protection qu'offre le gouvernement aux baha'is en cas de discrimination, le professeur a signalé que la loi libanaise prévoit de la protection pour une personne qui est victime de discrimination sur le marché du travail, mais elle ne prévoit pas de protection contre la discrimination en ce qui a trait à l'accès au logement. Le professeur ne qualifierait pas le traitement des baha'is au sein de la société libanaise comme étant négatif. Toutefois, il admet que le simple fait de ne pas pouvoir se dire officiellement Libanais et de confession baha'ie peut entraîner des difficultés. C'est une des raisons d'être du projet de loi de droit commun qui reconnaîtrait le statut civil facultatif (une option offerte à tous les Libanais qui ne veulent appartenir à aucun groupe religieux, mais désirent bénéficier des mêmes droits que tous les autres Libanais). Actuellement, ce projet loi est toujours considéré comme organique et devra surmonter une forte opposition de la part des Libanais religieux (surtout musulmans) avant qu'il ne puisse être mis en application.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


The Baha'i World. 2003. « 2001 UN General Assembly Resolution ». http://www.bahai.org/article-1-8-3-23.html [Date de consultation : 6 avr. 2004]

Baha'i World News Service (BWNS). 28 février 2004. « Scholar to Receive Interfaith Honor ». http://www.bahaiworldnews.org/story.cfm?storyid=282 [Date de consultation : 6 avr. 2004]

Encyclopaedia of the Orient. S.d. Tore Kjeilen. « Baha'i ». http://i-cias.com/e.o/bahai.htm [Date de consultation : 6 avr. 2004]

International Religious Freedom Report 2003. 18 décembre 2003. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. http://www.state.gov/g/drl/rls/irf/2003/24456.htm [Date de consultation : 6 avr. 2004]

Professeur de sociologie à l'Université libanaise de Beyrouth. 7 avril 2004. Entretien téléphonique.

Autres sources consultées


Sites Internet, y compris : Adherents.com, Aljazeera, Amnesty International (AI), Asylum Law, The Economist, European Country of Origin Information Network (ECOI), Freedom House Centre for Religious Freedom, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights Internet (HRI), Human Rights Watch (HRW), Middle East Times, UK Home Office, World News, World News Connections (WNC).