Characteristics, if any, that would indicate that a surname is Romani rather than ethnic Hungarian; specific surnames that are recognized as being Romani (January 1996 - April 2006) [HUN101156.E]

Dans une communication écrite envoyée le 20 avril 2006 à la Direction des recherches, un représentant du centre européen pour les droits des Roms (European Roma Rights Centre - ERRC) a déclaré ce qui suit :

[traduction]
Certains noms de famille sont souvent considérés comme étant d'origine rom ou comme étant plus répandus chez les Hongrois d'origine rom. Cependant, il importe de mentionner que certains Hongrois non roms portent aussi ces noms de famille. De même, les Hongrois d'origine rom peuvent porter des noms de famille qui ne sont pas particulièrement considérés comme d'origine rom. Il existe une faible relation directe entre l'origine ethnique d'un Rom et son nom de famille, ce qui veut dire qu'un nom de famille ne peut pas servir à confirmer ou à infirmer l'origine rom d'une personne.

Conformément à un décret assimilationniste promulgué dans la région en 1761, les noms roms ont été interdits (HRW juill. 1996, 8) et les Roms ont été contraints à adopter des prénoms et des noms de famille chrétiens (Rombase janv. 2003). Selon Rombase, [traduction] « [d]epuis cette époque, de nombreux Roms portent des noms gadžo [non roms] » (ibid.). Le site Internet de Rombase, établi à Graz en Autriche et appuyé par la communauté européenne ainsi que la chancellerie fédérale d'Autriche, [traduction] « donne de l'information sur la situation socioculturelle et sociohistorique des Roms » (ibid. janv. 2004).

Les Roms de Hongrie ne représentent pas une communauté homogène (Népszabadság 7 juin 1997). Il existe trois groupes principaux et distincts : les Romungro, les Vlach (Wlach ou Olach) et les Beash (Beás) (ibid.; JPR déc. 1996, 23; ERRC 6 févr. 1998; HRW juill. 1996, 8).

Dans son document publié en 2000 et intitulé A Roma's Life in Hungary, le bureau de recherche comparée des minorités de l'Europe (Bureau for European Comparative Minority Research - BECMIR) de Budapest a dressé une liste de plusieurs noms de famille d'origine rom qui [traduction] « apparaissent dans les recensements officiels », par exemple Dudoma, Pusoma, Lalo/Lali, Murdalo et Bango (2000b, 10). Rombase mentionne que les noms de famille hongrois suivants sont souvent roms : Horváth, Taragoš, Tokár, Lakatoš, Conka, Rác(z) et Žiga (janv. 2003). D'après un article publié sur le site Internet de l'ERRC, [traduction] « Kolompár est un nom typiquement rom en Hongrie » (s.d.).

Dans des communications écrites envoyées à la Direction des recherches en 1998, deux universitaires, soit un professeur agrégé d'administration publique à l'université du Texas à Austin et un chercheur universitaire à l'École d'études slaves et est-européennes de l'université de Londres, ont mentionné que Virag, Harangozo, Rostas, Lakatos, Hegedüs, Farkas et Balog sont parmi les noms roms courants (professeur agrégé 4 août 1998; chercheur universitaire 16 août 1998). Selon le Roma Press Centre (RPC), des noms de famille comme Orsós, Kolompár, Lakatos, Horváth et Rostas sont des noms roms traditionnels, mais ne sont pas exclusivement roms (5 févr. 1998). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un stagiaire en recherche de l'ERRC a déclaré qu'Orsós et Bogdán sont des noms de famille beash courants, tandis que Balogh, Kolompár, Sztojka, Daróczi et Mohácsi sont des noms de famille vlach courants, et que Oláh, Lakatos et Farkas sont des noms romungro courants (6 févr. 1998).

Les conclusions d'un projet de recherche portant sur l'intégration des roms dans cinq pays d'Europe orientale et centrale ont été publiées dans un livre intitulé Caught in the Trap of Integration: Roma Problems and Prospects in Hungary (BECMIR 2000a, 50). Les éventuels interviewers hongrois qui devaient participer à l'étude devaient établir dans quelle mesure les divers critères descriptifs permettaient de savoir si la personne interrogée était rom (ibid.). Si le quart des répondants estimait que le critère lié au [traduction] « mode de vie » (associé à l'ameublement, aux habitations ethniques ou au style vestimentaire) était [traduction] « très [ou] assez » important pour leur permettre de déterminer l'origine rom de quelqu'un, moins du cinquième des répondants avait la même opinion au sujet du critère lié aux noms de famille (ibid., 53).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Bureau for European Comparative Minority Research (BECMIR). 2000a. György Czepeli. Caught in the Trap of Integration: Roma Problems and Prospects in Hungary. Sous la direction de Jeno Böszörményi et Márta Józsa. Budapest : Bureau for European Comparative Minority Research (BECMIR).

_____. 2000b. A Roma's Life in Hungary. Sous la direction d'Ernokállai et Erika Törzsök. Budapest : Bureau for European Comparative Minority Research (BECMIR).

Chercheur universitaire, école d'études slaves et est-européennes de l'université de Londres. 16 août 1998. Communication écrite.

European Roma Rights Centre (ERRC). 20 avril 2006. Communication écrite envoyée par un représentant.

_____. 6 février 1998. Communication écrite envoyée par un stagiaire en recherche.

_____. S.d. Claude Cahn. « "An Average Police Department": The ERRC Discusses the Hajdúhadhá Police Department with the Head of the Hungarian Police ».http://www.errc.org/cikk.php?cikk=996 [Date de consultation : 12 avr. 2006]

Human Rights Watch (HRW). Juillet 1996. Rights Denied: The Roma of Hungary. New York : Human Rights Watch (HRW).

Jewish Policy Research (JPR). Exposé de principe. Décembre 1996. No 3. Margaret Brearley. The Roma/Gypsies of Europe: A Persecuted People. Londres : JPR.

Népszabadság [Budapest, en hongrois]. 7 juin 1997. « Tradition and the Laws of the Homeland - How Many Times a Roma has to Break the Rule to Live According to His or Her Customs ». Traduit en anglais par Elza Lakatos, Roma Press Centre. http://www.romapage.c3.hu/engrsk13.htm [Date de consultation : 29 janv. 1998]

Professeur agrégé, université du Texas à Austin. 4 août 1998. Entretien téléphonique.

Roma Press Centre (RPC). 5 février 1998. Communication écrite envoyée par un représentant.

Rombase. Janvier 2004. « Rombase ». http://ling.uni-graz.at/~rombase/ [Date de consultation : 13 avr. 2006]

_____. Janvier 2003. Milena Hübschmannová. « Names of Roma ». http://romani.uni-graz.at/rombase/cd/data/ethn/topics/data/family-names.en.pdf [Date de consultation : 12 avr. 2006]

Autres sources consultées


Sources orales : La fondation publique pour les minorités nationales et ethniques vivant en Hongrie [Budapest], la fondation publique pour les Roms vivant en Hongrie [Budapest] et l'organisation nationale des professionnels roms [Szekesfehervar] n'ont pas répondu à des demandes d'information dans les délais prescrits.

Publication : Encyclopedia of the World's Minorities (2005).

Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), Ancestry.com, Behind the Name, Conseil de l'Europe, Department of State des États-Unis, Factiva, Fédération internationale Helsinki pour les droits de l'homme (IHF), Freedom House, Human Rights Watch (HRW), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Union européenne (UE).