The ‘Fair Game Policy’ of the Church of Scientology; the people who are targeted by this policy; whether it is still practised today and, if so, how it is used; whether it is practised outside the Untied States [USA42500.FE]

Dans un article de Christianity Today du 4 septembre 2000, Craig Branch, directeur du Centre de ressources apologétiques (Apologetics Resource Center) situé en Alabama décrit la politique de « Fair Game » comme suit :

[traduction]
[...] une personne « répressive » qui est ennemie de l'Église peut se faire enlever sa propriété ou blesser par n'importe quel moyen, par n'importe quel adepte de la scientologie sans qu'aucune sanction ne soit portée contre l'adepte. On peut utiliser la ruse à son endroit, la poursuivre, mentir ou la détruire.

Selon lui, les personnes ciblées incluent non seulement des anciens adeptes, mais aussi des opposants au mouvement (Christianity Today 4 sept. 2000). Craig Branch pense aussi que les adeptes de scientologie utilisent toujours la politique de « Fair Game » même s'ils disent le contraire (ibid.). L'Église de scientologie aurait officiellement renoncé cette politique le 21 octobre 1968 (Scientology 2003a), dans une lettre du bureau de la haute commande signée par Ron Hubbard, fondateur du mouvement (Apologetics Index 23 mars 2001; FairGamed.org s.d.). Cependant, Christianity Today rapporte que plusieurs cas présentés devant les tribunaux démontrent que des adeptes continuent d'utiliser des méthodes [traduction] « agressives » qui se fondent sur les idées « fair game » de Ron Hubbard (4 sept. 2000). Mais l'Église nie avoir jamais encouragé des actes à l'encontre de d'autres personnes, en qualifiant la « fair game » de politique [traduction] « susceptible d'être mal interprétée », et expliqué que cette politique signifiait simplement qu'un ex-adepte n'avait plus le droit aux recours offerts par les codes d'éthique et de justice de l'Église (Scientology 2003a). Selon deux sources, la Cour suprême de la Californie d'avoir causé des dommages moraux graves à un ancien adepte, Larry Wollersheim, en 1989 (Christianity Today 4 sept. 2000; Washington Post 10 mai 2002). L'Église répond que les raisons pour lesquelles elle a comparu si souvent devant des tribunaux dans le passé auraient été pour [traduction] " maintenir le droit de la liberté de culte ", pour [traduction] « protéger ses droits ou ceux de ses adeptes » ou encore lorsqu'une personne [traduction] « avare et sans scrupules » l'a poursuivie dans le seul but de s'enrichir (Scientology 2003b).

Lors d'un entretien téléphonique le 5 mars 2004, le directeur d'Info-secte a fourni l'information suivante à propos de la politique de « Fair Game ». En dépit de la renonciation publique à la politique de « Fair Game », celle-ci continue d'être appliquée en privé. Le directeur a corroboré l'information sur les poursuites judiciaires de Larry Wollersheim, et il a aussi signalé que l'Église a été trouvée coupable d'espionnage en 1992. Selon le directeur, l'Église n'apprécie pas les critiques, aussi minimes soient-elles, mais il a indiqué que, de façon générale, les adeptes ne se sentaient pas menacés par le dénonciateur moyen. L'Église elle-même affirme la liberté de ses adeptes de quitter la communauté sans représailles (Scientology 2003c). Le directeur d'Info-secte a indiqué qu'il y avait déjà eu des manifestations de membres de l'Église de scientologie à l'encontre de son organisation à Montréal; notamment le 4 novembre 1992 et le 30 mars 1993, au cours d'une une manifestation à laquelle participaient également des raëliens (5 mars 2004). Comme les manifestations le démontrent, la politique de « Fair Game » n'est pas utilisée qu'aux États-Unis (Info-secte 5 mars 2004).

Un professeur de sociologie de l'Université de l'Alberta a corroboré le fait que la politique de « Fair Game » semble avoir lieu en dehors des États-Unis, notamment au Danemark (AP 10 janv. 2003), au Royaume-Uni (The Independent 9 nov. 1997) et au Canada (Edmonton Journal 13 juin 1998; professeur 25 avr. 2004). Le professeur a partagé son point de vue personnel de la politique de « Fair Game », y compris des anecdotes dans lesquelles il est lui-même impliqué, dans le document annexé envoyé à la Direction des recherches le 25 avril 2004.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Apologetics Index. 23 mars 2001. « Scientology's "Fair Game" Policy ». http://www.apologeticsindex.org/f08.html [Date de consultation : 8 mars 2004]

Associated Press (AP). 10 janvier 2003. « Church of Scientology Fined by Danish Court for Defamation ». http://www.rickross.com/reference/scientology/scien452.html [Date de consultation : 27 avr. 2004]