Societal treatment of second generation Afghan immigrants in urban centres, particularly in Islamabad; whether it is possible for school-aged children of second generation Afghan immigrants in urban centres, particularly in Islamabad, to speak only Pashto (1996-2001) [PAK41793.E]

Les sources consultées par la Direction des recherches n'établissent aucune différence entre les réfugiés et la deuxième génération d'immigrants lorsqu'elles mentionnent la population afghane au Pakistan.

Selon un article de mai 2002 sur le harcèlement policier envers les réfugiés afghans, un réfugié afghan qui demeure au Pakistan depuis 18 ans et qui vit juste à l'extérieur d'Islamabad aurait déclaré : [traduction] « "Je n'ai aucun grief contre le peuple [pakistanais]. Les Pakistanais sont gentils [...]. Mais les policiers, ils sont terribles" » (GVNN 14 mai 2002).

Toutefois, en 2001 et en 2002, le Département d'État des États-Unis a signalé que les Pakistanais des centres urbains et semi-urbains prenaient mal la [traduction] « compétition économique » engendrée par les réfugiés afghans qui demeurent et travaillent dans ces centres et qu'ils [traduction] « estimaient que les réfugiés [afghans] contribuaient au taux élevé de criminalité » (Country Reports 2001 4 mars 2002, sect. 2.d; Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 2.d). Le Département d'État des États-Unis a publié de l'information semblable en 1999 et en 2000 (Country Reports 1999 23 févr. 2000, sect. 2.d; Country Reports 2000 23 févr. 2001, sect. 2.d).

Le Comité américain pour les réfugiés (United States Committee for Refugees - USCR) a corroboré les observations du Département d'État des États-Unis dans son World Refugee Survey 2003 en mentionnant ce qui suit :

[traduction]
À la fin des années 1990, l'économie du Pakistan s'est détériorée et l'aide financière internationale pour les réfugiés a diminué; par conséquent, les autorités, les médias et le grand public se sont mis de plus en plus à accuser les réfugiés de l'augmentation des maux sociaux dont souffrent Peshawar et autres villes, à savoir crime, abus de drogue, prostitution et facilité d'accès aux armes. Le harcèlement des policiers envers les réfugiés urbains a augmenté durant cette période (2003).

En août 2001, le Christchurch Press, établi en Nouvelle-Zélande, a déclaré que les Pakistanais [traduction] « sont maintenant fatigués » de la présence d'Afghans dans leur pays et a ajouté [traduction] « [qu']en raison du taux de chômage élevé, les Afghans sont souvent tenus responsables des maux de la société » (31 août 2001). Il semblerait que la police encourage cette façon de penser; ainsi, en juillet 2001, elle a publié un rapport mentionnant qu'il y avait plus de 100 000 Afghans à Islamabad, dont [traduction] « la majorité [est] impliquée dans des activités telles le trafic de drogue et d'armes, le vol qualifié, la mendicité et la prostitution » (Christchurch Press 31 août 2001). Ce rapport recommande aussi que tous les Afghans soient déplacés d'Islamabad et confinés dans un seul endroit (ibid.).

Dans un rapport de 2001 intitulé Pakistan: Afghan Refugees Shunned and Scorned, l'USCR a déclaré que [traduction] « la population locale et les médias [adoptent] des attitudes de plus en plus négatives à l'égard des réfugiés afghans » (sept. 2001, 4). Le rapport précise que

[traduction]
[d]e nombreux Pakistanais, les médias locaux et, plus récemment, les représentants du gouvernement pakistanais blâment les réfugiés afghans des villes (ceux qui ont migré des camps et ceux qui n'ont jamais habité les camps) pour beaucoup des problèmes sociaux et économiques qui affligent les villes du Pakistan (USCR sept. 2001, 19).

Le rapport de l'USCR cite Muhammad Haroon Shaukat, un directeur général du ministère des Affaires étrangères du Pakistan, qui s'est plaint que les réfugiés afghans [traduction] « "sont la cause de problèmes sociaux, y compris de l'augmentation du crime, de la toxicomanie, du trafic de drogue et du commerce illégal. La population locale affirme que les Afghans volent leurs emplois et provoquent une hausse des prix de l'immobilier" » (ibid.). Ce rapport cite aussi le co-secrétaire aux réfugiés du ministère des États et des Régions frontalières du Pakistan (Ministry of States and Frontier Regions - SAFRON), Sahibzada Mohammad Khalid, qui a déclaré que

[traduction]
« [l]es Kalachnikovs, les armes automatiques et les drogues ont été introduites au Pakistan à cause des réfugiés [afghans]. De plus, je suis extrêmement désolé de signaler ce fait, mais la prostitution a augmenté considérablement depuis leur arrivée. Les réfugiés travaillent pour un salaire moindre, ils sont donc responsables du chômage de la population locale »(ibid.).

En septembre 1999, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes a visité le Pakistan et l'Afghanistan, et a constaté un [traduction] « accroissement de la violence à l'égard des femmes afghanes, notamment la violence conjugale, les meurtres d'honneur et la traite des réfugiées afghanes au Pakistan » (HRW 2001). Elle a aussi remarqué que

[traduction]
des personnes travaillant à l'amélioration du sort des Afghans, y compris des membres [d'organisations non gouvernementales] afghanes dont la majorité a déménagé au Pakistan, reçoivent encore des menaces de mort, sont harcelées et, souvent, ne sont pas protégées adéquatement par les autorités (ibid., 216).

Selon l'USCR, vers la fin de l'an 2000, [traduction] « le Pakistan a cessé de témoigner de la tolérance envers les réfugiés afghans » (sept. 2001, 27) et, en juin 2001, [traduction] « de nombreux Afghans "vivaient dans la peur" [car] "la police avait reçu carte blanche afin d'arrêter et de détenir au hasard des personnes dans la rue" » (USCR sept. 2001, 29). Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur le traitement des Afghans demeurant dans les centres urbains pakistanais, veuillez consulter l'extrait annexé tiré de Pakistan: Afghan Refugees Shunned and Scorned de l'USCR.

Aucune information indiquant s'il est possible pour les enfants d'âge scolaire d'immigrants afghans dans les centres urbains, notamment à Islamabad, de parler seulement pachto n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits. Cependant, les Country Reports de 1999, de 2000, de 2001 et de 2002 du Département d'État des États-Unis font valoir que les filles et les femmes afghanes au Pakistan sont instruites par les organisations non gouvernementales (Country Reports 1999 23 févr. 2000, sect. 2.d; Country Reports 2000 23 févr. 2001, sect. 2.d; Country Reports 2001 4 mars 2002, sect. 2.d; Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 2.d). Dans ses rapports de 2000 et de 2001, le Département d'État des États-Unis a ajouté que le gouvernement du Pakistan avait [traduction] « fermé certaines écoles afghanes » (Country Reports 2000 23 févr. 2001, sect. 2.d; Country Reports 2001 4 mars 2002, sect. 2.d).

Selon la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), [traduction de la FCE] « alliance nationale d'organisations provinciales et territoriales qui représente plus de 240 000 enseignantes et enseignants des écoles élémentaires et secondaires du Canada » et qui participe à des programmes de coopération internationale, les enfants de réfugiés afghans fréquentent les écoles des camps de réfugiés ou les écoles urbaines de réfugiés (FCE 2002). La FCE ajoute que

[traduction de la FCE]
[p]armi les 700 000 réfugiées et réfugiés afghans d'âge scolaire, 350 000 restent dans les camps et 350 000 fréquentent des écoles urbaines pour enfants réfugiés. Il existe plus de 700 écoles urbaines primaires et secondaires pour enfants réfugiés au Pakistan en dehors des camps.
Initiative des personnes réfugiées afghanes elles-mêmes, « l'école autonome » constitue un type d'école urbaine pour enfants réfugiés (ibid.).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Christchurch Press. 31 août 2001. Mike White. « Taleban Terror Blights Young Eyes ». (Dialog)

Country Reports on Human Rights Practices for 2002. 31 mars 2003. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2002/18314.htm [Date de consultation : 6 août 2003]

Country Reports on Human Rights Practices for 2001. 4 mars 2002. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2001/sa/8237.htm [Date de consultation : 6 août 2003]

Country Reports on Human Rights Practices for 2000. 23 février 2001. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2000/sa/710.htm [Date de consultation : 6 août 2003]

Country Reports on Human Rights Practices for 1999. 23 février 2000. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/1999/441.htm [Date de consultation : 6 août 2003]

Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). 2002. « "Toonies for Teachers": World Teachers' Day 2002 ». http://www.ctf-fce.ca/bilingual/WTD/2002/Toonies-english.pdf [Date de consultation : 25 août 2003]

Globalvision News Network (GVNN). 14 mai 2002. « Afghan Refugees Complain of Police Harassment ». http://www.gvnews.net/html/DailyNews/alert1042.html [Date de consultation : 5 août 2003]

Human Rights Watch (HRW). 2001. Human Rights Watch World Report 2001. http://www.hrw.org/wr2k1/print/full/asia.pdf [Date de consultation : 6 août 2003]

United States Committee for Refugees (USCR). 2003. « Pakistan ». World Refugee Survey 2003. http://www.refugees.org/world/countryrpt/scasia/2003/pakistan.cfm [Date de consultation : 6 août 2003]

_____. Septembre 2001. Hiram A. Ruiz. Pakistan: Afghan Refugees Shunned and Scorned. Sous la direction de Bill Frelick et Margaret Emery. http://www.ecoi.net/docPipe.php?file=pub/dh2039_02101afgh.pdf [Date de consultation : 6 août 2003]

Autres sources consultées


Bases de données de la CISR

Dialog/WNC

Sites Internet, y compris :

Amnesty International

BBC

Dawn

Direction de l'immigration et de la nationalité du Royaume-Uni

European Country of Origin Information Networks

Freedom House

Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)

Middle East Times

PakTribune

Réseau d'information régional intégré (IRIN)

Moteur de recherche :

Google

Document annexé


United States Committee for Refugees (USCR). Septembre 2001. Hiram A. Ruiz. Pakistan: Afghan Refugees Shunned and Scorned. Sous la direction de Bill Frelick et Margaret Emery. http://www.ecoi.net/docPipe.php?file=pub/dh2039_02101afgh.pdf [Date de consultation : 6 août 2003], p. 27-30