Presence of the Cuban military, including air force troops and officers, in Angola; the size of the Cuban military complement, its leadership structure and names of senior officers, the range of its activities; whether any Cuban military was involved in combat roles, and whether it used any chemical or biological weapons (1980 to 1982) [CUB41334.E]

Plusieurs sources de 1982 affirment que près de 20 000 soldats cubains se trouvaient en Angola pour appuyer le gouvernement (AP 7 janv. 1982; UPI 5 janv. 1982; The Washington Post 13 sept. 1982). À la fin de 1982, l'Agence centrale de renseignement (CIA) estimait que 10 000 autres soldats cubains avaient été envoyés en Angola, augmentant ainsi le nombre de militaires à 30 000 (AP 9 déc. 1982). La présence cubaine en Angola remonte à 1975, quand le [traduction] « gouvernement marxiste post-colonial » a commencé à faire l'objet de [traduction] « menaces militaires » de la part de l'Afrique du Sud (ibid.).

Le site Internet du Cuban Armed Forces Review (CAFR) affirme que Ramon Espinosa Martin était l'officier chargé de la mission militaire en Angola en 1980 (2000). Le site Internet a également publié un article de l'Associated Press (AP) selon lequel le général Raul Menendez Tomassevich était [traduction] « un commandant important » de l'armée cubaine en Angola au début des années 1980 (17 août 2001). Aucune information sur le nom des autres responsables militaires de haut niveau et sur la structure du leadership de l'armée cubaine en Angola n'a pu être trouvé parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

En ce qui concerne la gamme d'activités de l'armée cubaine en Angola, l'agence de presse UPI affirme qu'environ 2 500 soldats soutenaient l'Organisation du peuple de l'Afrique du Sud-Ouest (South West Africa People's Organization - SWAPO), dans le sud de l'Angola, dans sa guerre contre l'Afrique du Sud pour l'indépendance du territoire contesté du sud-ouest de l'Afrique (17 mars 1982), soit la Namibie (AP 9 déc. 1982). Le gouvernement sud-africain qui, à l'époque, recevait un fort appui des États-Unis, a déclaré qu'il n'accorderait pas l'indépendance à la Namibie si les troupes cubaines restaient en Angola et, de son côté, le gouvernement angolais a déclaré qu'il n'ordonnerait pas le retrait de l'armée cubaine avant que l'Afrique du Sud ne cesse ses incursions militaires sur le territoire angolais (ibid.; The Washington Post 13 sept. 1982). Les soldats cubains aidaient également le gouvernement angolais dans sa guerre interne contre l'UNITA, le mouvement rebelle du pays (ibid.; BBC 29 juill. 1982).

En 1984, il y avait jusqu'à 16 000 soldats et 4 000 conseillers cubains en Angola (Sullivan 6 avr. 1984). Cuba a également fourni [traduction] « du personnel médical, des professeurs et des techniciens industriels qui [dirigeaient] en réalité les opérations quotidiennes et le fonctionnement en général du pays » (ibid.). Le Country Study and Guide révèle que l'armée cubaine a fourni surtout du soutien technique, de l'appui au combat et des conseils en matière de formation en Angola (févr. 1989). Elle a également contribué, dans une moindre mesure, aux opérations de combats terrestre et aérien et, sous la coordination de l'Union soviétique, a aidé à y mettre en place le service de sécurité et de renseignement (Country Study and Guide févr. 1989). Veuillez consulter le document électronique annexé, tiré du Country Study and Guide, pour obtenir de plus amples renseignements sur la gamme d'activités de Cuba en Angola, y compris de l'information indiquant si les soldats cubains ont participé à des combats.

Aucune information indiquant précisément si l'armée cubaine a utilisé des armes chimiques ou biologiques en Angola entre 1980 et 1982 n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches. Toutefois, plusieurs sources affirment de façon générale que Cuba s'est servi de telles armes en Angola dans les années 1980 (Business Day 28 juill. 1998; Contacto Magazine 17 oct. 2001; Diario Las Américas 13 juill. 1999; Evans et Novak janv. 1988; The Washington Times 19 mai 2002).

Rowland Evans et Robert Novak ont déclaré en janvier 1988, dans un article souscrit, que Cuba utilisait un [traduction] « gaz toxique » contre les rebelles de Jonas Savimbi soutenus par les États-Unis, les rebelles ayant signalé que 120 guérilleros étaient morts et que 300 autres étaient devenus paralysés par suite des [traduction] « attaques au gaz ». Dans sa correspondance avec un sénateur démocrate des États-Unis en mai 1987, Aubin Heyndrickx, toxicologue belge spécialisé dans des cas criminels, professeur et consultant principal des Nations Unies en matière d'armes chimiques, a déclaré [traduction] « [qu']il ne subsiste aucun doute que les Cubains utilisaient des gaz neuroplégiques contre les troupes de M. Jonas Savimbi » (Evans et Novak janv. 1988). Des résidus de gaz toxique d'origine soviétique ont été trouvés, par exemple, sur des prisonniers de guerre cubains qui avaient perdu une bataille à Cuito Cuanavale (ibid.). Le Conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu, en se fondant sur des preuves fournies par des toxicologues belges, que les forces aériennes cubaines avaient utilisé, en 1988, des armes chimiques telles que le gaz VX et le sarin pendant la guerre en Angola (Diario Las Américas 13 juill. 1999).

Lors d'un témoignage présenté à la Commission pour la vérité et la réconciliation (Truth and Reconciliation Commission) d'Afrique du Sud en 1998, Wouter Basson, ancien directeur du programme d'armement chimique de l'Afrique du Sud dans les années 1980, a déclaré que son pays [traduction] « avait été obligé de mettre au point des armes chimiques, après l'utilisation d'agents chimiques par l'armée cubaine contre l'armée sud-africaine qui se battait en Angola » (Business Day 28 juill. 1998). Dans le livre qu'il a publié en 1998, Ken Alibek, ancien employé du programme d'armement biologique de l'Union soviétique, prétendait que [traduction] « Cuba avait commencé, en 1981, à élaborer un vaste programme de biotechnologie avec l'aide soviétique et [que], dix ans plus tard, les représentants soviétiques constataient des "signes irréfutables de production d'armes biologiques" à Cuba » (The Washington Times 19 mai 2002). La chaîne NBC a déclaré en octobre 2001 que les soldats cubains utilisaient une [traduction] « arme biologique mortelle appelée "pluie jaune" (lluvia amarilla) pour tuer les rebelles opposés au gouvernement marxiste appuyé par Castro » (Contacto Magazine 17 oct. 2001).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références


Associated Press (AP). 17 août 2001. « Cuban General Tomassevich Dies ». (Cuban Armed Forces Review 2001) http://cubapolidata.com/cafr/news/2001.html [Date de consultation : 1er avr. 2003]

_____. 9 décembre 1982. George Gedda. « Cuba Said to Increase Troop Strength in Angola ». (NEXIS)

_____. 7 janvier 1982. « South Africans Attack Cuban Base Inside Angola ». (NEXIS)

BBC Summary of World Broadcasts. 29 juillet 1982. « UNITA Leader's Claims of Cuban-Led Offensive in Angola ». (NEXIS)

Business Day. 28 juillet 1998. « Chemical Warfare Chief Must Testify, Court Rules ». (NEXIS)

Contacto Magazine [Burbank, CA]. 17 octobre 2001. « La NBC dice que Cuba puede fabricar armas químicas ». (CubaNet 18 oct. 2001) http://www.cubanet.org/CNews/y01/oct01/18o4.htm [Date de consultation : 3 avr. 2003]

Country Study and Guide. Février 1989. « Angola ». http://www.1upinfo.com/country-guide-study/angola/angola172.html [Date de consultation : 2 avr. 2003]

Cuban Armed Forces Review. 2000. « Biographies of Cuban Military Commanders ». http://cubapolidata.com/cafr/cafr_espinosa.html [Date de consultation : 1er avr. 2003]

Diario Las Américas [Miami]. 13 juillet 1999. Ariel Remos. « Las armas bacteriológicas colocan a Castro en el Bioterrorismo ». (CubaNet 14 juill. 1999) http://64.21.33.164/CNews/y99/jul99/ 14o9.htm [Date de consultation : 7 avr. 2003]

Evans, Rowland et Robert Novak. Janvier 1988. « Cuban Troops in Angola Said to Use Poison Gas ». http://www.fortfreedom.org/y19.htm [Date de consultation : 3 avr. 2003]

Sullivan, T.P. 6 avril 1984. « Cuban Foreign Policy: Joint Objectives in Angola ». http://www.globalsecurity.org/military/library/report/1984/STP.htm [Date de consultation : 2 avr. 2003]

United Press International (UPI). 17 mars 1982. David Cowell. « Army Says SWAPO Guerrillas Were Raw Recruits ». (NEXIS)

_____. 5 janvier 1982. « South Africans Capture Cuban Soldier, Kill Another ». (NEXIS)

The Washington Post. 13 septembre 1982. Richard M. Weintraub. « Reagan Seeks Removal of Cubans in Angola ». (NEXIS)

The Washington Times. 19 mai 2002. David R. Sands et Tom Carter. « From Cuba, With Unease ». http://www.washtimes.com/world/20020519-74522872.htm [Date de consultation : 3 avr. 2003]

Autres sources consultées


Bases de données de la CISR

World News Connection (WNC)

Sites Internet, y compris :

Agence centrale de renseignement (CIA)

Amnesty International

The Cuban-American Military Council

Cuba Free Press

Federation of American Scientists (FAS)

Fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL)

Human Rights Watch

The Miami Herald. Moteur de recherche

Nations Unies

Nueva Prensa Cubana

El Nuevo Herald. Moteur de recherche

Moteurs de recherche, y compris :

Alltheweb.com
Google

Document annexé


Country Study and Guide. Février 1989. « Angola ». http://www.1upinfo.com/country-guide-study/angola/angola172.html [Date de consultation : 2 avr. 2003] Document électronique annexé

Country Study and Guide. Février 1989. " Angola ". http://www.1upinfo.com/country-guide-study/angola/angola172.html [Date de consultation : 2 avr. 2003]

Cuba was the main provider of combat troops, pilots, advisers, engineers, and technicians. As the insurgency war expanded, so did Cuba's military presence. By 1982 there were 35,000 Cubans in Angola, of which about 27,000 were combat troops and the remainder advisers, instructors, and technicians. In 1985 their strength increased to 40,000, in 1986 to 45,000, and in 1988 to nearly 50,000. All told, more than 300,000 Cuban soldiers had served in Angola since 1975. Angola paid for the services of the Cubans at an estimated rate of US$300 million to US$600 million annually.
The Cuban forces, despite their numbers, generally did not engage directly in combat after 1976. Most of the Cubans were organized and deployed in motorized infantry, air defense, and artillery units. Their main missions were to deter and defend against attacks beyond the southern combat zone, protect strategic and economically critical sites and facilities, and provide combat support, such as rear-area security, logistic coordination, air defense, and security for major military installations and Luanda itself. At least 2,000 Cuban troops were stationed in oil-producing Cabinda Province. Cubans also trained Angolan pilots, and flew some combat missions against UNITA and the SADF [The South African Defense Force]. In addition, Cuban military personnel provided technical and operational support to SWAPO and the ANC within Angola.

Associated documents