Iraq/Mojahedin-e Khalq Organization: Cooperate With UN

Un site sécurisé doit être établi afin de permettre l’évaluation des demandes de statut de réfugié des résidents du camp Ashraf
novembre 30, 2011
(New York, le 30 novembre 2011) – Les dirigeants du groupe iranien d'opposition en exil des Mojahedin-e Khalq (Moudjahidine du peuple, MEK/PMOI) et le gouvernement irakien doivent coopérer pleinement avec l'agence des Nations Unies chargée des réfugiés, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.
 
Le gouvernement irakien et les dirigeants des MEK doivent permettre aux ressortissants iraniens qui sont hébergés dans le camp Ashraf, en Irak, et dont le nombre est supérieur à 3.200, de se reloger en lieu sûr, sous la supervision de l'ONU, avant la date butoir du 31 décembre 2011 fixée par le gouvernement irakien pour la fermeture de ce camp, a ajouté Human Rights Watch. Et tous les deux doivent donner au Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) assez de temps pour effectuer des entretiens privés et confidentiels avec chacune de ces personnes, afin d'évaluer leurs demandes de statut de réfugié.

« À tout moment, le danger s'accroît pour les résidents du camp », a déclaré Bill Frelick, directeur du programme Réfugiés à Human Rights Watch. « Le meilleur moyen d'assurer la sécurité des résidents du camp Ashraf est de leur donner la possibilité de présenter individuellement aux Nations Unies, en un lieu sûr, leurs revendications du statut de réfugié. »

Le camp Ashraf, renommé récemment le camp New Iraq ( « Nouvel Irak »), a déjà été le théâtre de deux accrochages sanglants entre les forces de sécurité irakiennes et les résidents du camp. Lors du plus récent, le 8 avril 2011, 36 résidents du camp ont été tués. Le 29 juillet 2009, 9 résidents avaient été tués. Après ces incidents, Human Rights Watch a appelé les autorités irakiennes à protéger les résidents du camp et à enquêter de manière transparente sur ces deux événements.

Les forces de sécurité irakiennes, ainsi que la hiérarchie des MEK, doivent éviter les effusions de sang et autoriser les résidents à quitter le camp Ashraf et à s'entretenir en privé avec les membres du HCR sans avoir à craindre de représailles de la part des dirigeants du camp ou des autorités irakiennes, a affirmé Human Rights Watch.

Les Nations Unies ont proposé de superviser la totalité du processus d'évacuation des résidents du camp Ashraf et de se tenir à leurs côtés dans un lieu de transit sécurisé. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux réfugiés a également accepté d'évaluer les demandes de statut de réfugié des résidents du camp qui ont déposé une demande d'asile politique et de rechercher des solutions durables pour ceux d’entre eux qui seront reconnus comme des réfugiés.

Human Rights Watch a documenté des violations des droits humains commises par la hiérarchie  des MEK du camp Ashraf à l'encontre des résidents qui contestaient leur autorité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement irakien à autoriser les anciens résidents du camp Ashraf qui remplissent les critères d'obtention du statut de réfugié, à rester en Irak dans des conditions conformes à la loi irakienne et au respect de leurs droits humains fondamentaux, jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée pour eux.

De son côté, le gouvernement iranien doit accepter le retour volontaire des anciens résidents du camp Ashraf qui souhaitent rentrer au pays dans la sécurité et la dignité, selon Human Rights Watch. Par exemple, ces résidents ne doivent pas être contraints de faire des confessions devant des caméras de télévision, comme cela s'est produit dans le passé selon le témoignage d'autres anciens membres des MEK, et le gouvernement doit assurer leur liberté de déplacement, y compris le droit de quitter l'Iran. Il doit aussi accorder un plein accès aux organisations internationales indépendantes pour qu'elles supervisent les conditions du retour des anciens résidents du camp.

Du fait que certains ex-résidents du camp Ashraf ne seront en mesure ni de rester en Irak ni de retourner en Iran dans de bonnes conditions de sécurité, Human Rights Watch a également appelé d’autres gouvernements à répondre favorablement et sans retard aux recommandations d'accueil d'anciens résidents du camp présentées par le HCR, ou à autoriser le retour sur leur territoire de certains résidents d'Ashraf à qui ils avaient précédemment délivré un passeport.

Le gouvernement irakien doit faire en sorte que toute personne appartenant aux MEK et faisant l'objet d'accusations de crimes en Irak ou pour qui une demande d'extradition a été émise, bénéficie de toutes les garanties d'une procédure équitable, transparente et juste et il doit également assurer qu'aucune de ces personnes ne soit soumise à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, que ce soit en Irak ou en Iran.

Créée en 1965, l'organisation des Moudjahidine du peuple était à l'origine un groupe armé qui militait contre le gouvernement du shah d'Iran. En 1981, deux ans après la révolution iranienne, le groupe est entré dans la clandestinité après avoir tenté de fomenter un soulèvement armé contre l'ayatollah Ruhollah Khomeini. Après une période d'exil en France, la plupart des responsables du groupe se sont installés en Irak en 1986, même si ses plus hauts dirigeants sont restés en France.

En 1997, les États-Unis ont classé le groupe parmi les organisations terroristes étrangères et il figure toujours sur la liste de ces organisations dressée par le Département d'État américain. L'Union européenne a également considéré ce groupe comme une organisation terroriste étrangère mais depuis, elle l'a retiré de sa liste. De nombreux Irakiens ont affirmé que les membres du groupe ont pris une part active à des campagnes menées contre les opposants au régime de Saddam Hussein. La chute du gouvernement de Saddam Hussein en avril 2003 a mis fin aux soutiens financier et logistique que le groupe recevait en Irak.
  (New York, le 30 novembre 2011) – Les dirigeants du groupe iranien d'opposition en exil des Mojahedin-e Khalq (Moudjahidine du peuple, MEK/PMOI) et le gouvernement irakien doivent coopérer pleinement avec l'agence des Nations Unies chargée des réfugiés, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.
 
Le gouvernement irakien et les dirigeants des MEK doivent permettre aux ressortissants iraniens qui sont hébergés dans le camp Ashraf, en Irak, et dont le nombre est supérieur à 3.200, de se reloger en lieu sûr, sous la supervision de l'ONU, avant la date butoir du 31 décembre 2011 fixée par le gouvernement irakien pour la fermeture de ce camp, a ajouté Human Rights Watch. Et tous les deux doivent donner au Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) assez de temps pour effectuer des entretiens privés et confidentiels avec chacune de ces personnes, afin d'évaluer leurs demandes de statut de réfugié.

« À tout moment, le danger s'accroît pour les résidents du camp », a déclaré Bill Frelick, directeur du programme Réfugiés à Human Rights Watch. « Le meilleur moyen d'assurer la sécurité des résidents du camp Ashraf est de leur donner la possibilité de présenter individuellement aux Nations Unies, en un lieu sûr, leurs revendications du statut de réfugié. »

Le camp Ashraf, renommé récemment le camp New Iraq ( « Nouvel Irak »), a déjà été le théâtre de deux accrochages sanglants entre les forces de sécurité irakiennes et les résidents du camp. Lors du plus récent, le 8 avril 2011, 36 résidents du camp ont été tués. Le 29 juillet 2009, 9 résidents avaient été tués. Après ces incidents, Human Rights Watch a appelé les autorités irakiennes à protéger les résidents du camp et à enquêter de manière transparente sur ces deux événements.

Les forces de sécurité irakiennes, ainsi que la hiérarchie des MEK, doivent éviter les effusions de sang et autoriser les résidents à quitter le camp Ashraf et à s'entretenir en privé avec les membres du HCR sans avoir à craindre de représailles de la part des dirigeants du camp ou des autorités irakiennes, a affirmé Human Rights Watch.

Les Nations Unies ont proposé de superviser la totalité du processus d'évacuation des résidents du camp Ashraf et de se tenir à leurs côtés dans un lieu de transit sécurisé. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux réfugiés a également accepté d'évaluer les demandes de statut de réfugié des résidents du camp qui ont déposé une demande d'asile politique et de rechercher des solutions durables pour ceux d’entre eux qui seront reconnus comme des réfugiés.

Human Rights Watch a documenté des violations des droits humains commises par la hiérarchie  des MEK du camp Ashraf à l'encontre des résidents qui contestaient leur autorité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement irakien à autoriser les anciens résidents du camp Ashraf qui remplissent les critères d'obtention du statut de réfugié, à rester en Irak dans des conditions conformes à la loi irakienne et au respect de leurs droits humains fondamentaux, jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée pour eux.

De son côté, le gouvernement iranien doit accepter le retour volontaire des anciens résidents du camp Ashraf qui souhaitent rentrer au pays dans la sécurité et la dignité, selon Human Rights Watch. Par exemple, ces résidents ne doivent pas être contraints de faire des confessions devant des caméras de télévision, comme cela s'est produit dans le passé selon le témoignage d'autres anciens membres des MEK, et le gouvernement doit assurer leur liberté de déplacement, y compris le droit de quitter l'Iran. Il doit aussi accorder un plein accès aux organisations internationales indépendantes pour qu'elles supervisent les conditions du retour des anciens résidents du camp.

Du fait que certains ex-résidents du camp Ashraf ne seront en mesure ni de rester en Irak ni de retourner en Iran dans de bonnes conditions de sécurité, Human Rights Watch a également appelé d’autres gouvernements à répondre favorablement et sans retard aux recommandations d'accueil d'anciens résidents du camp présentées par le HCR, ou à autoriser le retour sur leur territoire de certains résidents d'Ashraf à qui ils avaient précédemment délivré un passeport.

Le gouvernement irakien doit faire en sorte que toute personne appartenant aux MEK et faisant l'objet d'accusations de crimes en Irak ou pour qui une demande d'extradition a été émise, bénéficie de toutes les garanties d'une procédure équitable, transparente et juste et il doit également assurer qu'aucune de ces personnes ne soit soumise à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, que ce soit en Irak ou en Iran.

Créée en 1965, l'organisation des Moudjahidine du peuple était à l'origine un groupe armé qui militait contre le gouvernement du shah d'Iran. En 1981, deux ans après la révolution iranienne, le groupe est entré dans la clandestinité après avoir tenté de fomenter un soulèvement armé contre l'ayatollah Ruhollah Khomeini. Après une période d'exil en France, la plupart des responsables du groupe se sont installés en Irak en 1986, même si ses plus hauts dirigeants sont restés en France.

En 1997, les États-Unis ont classé le groupe parmi les organisations terroristes étrangères et il figure toujours sur la liste de ces organisations dressée par le Département d'État américain. L'Union européenne a également considéré ce groupe comme une organisation terroriste étrangère mais depuis, elle l'a retiré de sa liste. De nombreux Irakiens ont affirmé que les membres du groupe ont pris une part active à des campagnes menées contre les opposants au régime de Saddam Hussein. La chute du gouvernement de Saddam Hussein en avril 2003 a mis fin aux soutiens financier et logistique que le groupe recevait en Irak.