Corruption within the police force [KEN38383.E]

Plusieurs sources prétendent que la corruption est répandue au sein de la force policière du Kenya (The Nation 22 janv. 2002; The Saturday Nation 19 janv. 2002; NDIMA 25 avr. 2001; The East African Standard 3 mars 2002; Human Rights Watch 2002).

Une enquête menée par la section du Kenya de Transparency International et publiée en janvier 2002 aurait classé la force policière au rang [traduction] « [d']institution la plus corrompue au Kenya » (The Nation 22 janv. 2002). [traduction] « L'enquête a démontré que la plupart des personnes qui demandent de l'aide de la police doivent verser un pot-de-vin pour être servies. Seule une personne sur dix qui traite régulièrement avec la police peut s'attendre à recevoir un bon service sans payer. Mais les pots-de-vin sont peu élevés, leur moyenne est de 631 SHK » [environ 8 $US] (Saturday Nation 19 janv. 2002). Une copie des conclusions de l'enquête est annexée à cette réponse.

Dans son World Report 2002, Human Rights Watch mentionnait que [traduction] « comme le taux de crimes violents a augmenté, les signalements d'actes de corruption, de harcèlement, d'usage de force excessive et de séquestration commis par la police sont routiniers » (61).

Au début de l'année, le gouvernement aurait créé une «unité policière contre la corruption » (Anti-Corruption Police Unit - ACPU) dans le but de mettre un frein à la corruption au sein de la police (The Nation 21 janv. 2002; The East African Standard 22 janv. 2002). Le gouvernement a également recruté trois experts britanniques pour l'aider dans cette initiative (The Nation 21 janv. 2002; The Indian Ocean Newsletter 19 janv. 2002).

The Indian Ocean Newsletter mentionnait que le projet de lutte contre la corruption serait dirigé par le directeur général du Risk Advisory Group, Bill Waite, et [traduction] « [qu']aux postes d'expert principal et de conseiller juridique, on retrouverait, respectivement, Graham Stockwell, ancien policier clandestin de Londres, et Stephen Kramer, juriste spécialisé en droit pénal » (ibid.). Les responsables kenyans du projet seraient le procureur général Amos Wako et le président (ibid.).

En mars 2002, l'ambassade des États-Unis à Nairobi aurait commandité un atelier d'une fin de semaine sur [traduction] « l'éthique et la corruption de la police », conçu pour [traduction] « former la police du Kenya au combat contre la corruption » (The East African Standard 3 mars 2002). Apparemment, le gouvernement des États-Unis [traduction] « a fait remarquer, avec grande inquiétude, le besoin d'enquêter sur la corruption de la police et du public à tous les niveaux et de poursuivre les coupables » (Kenya Broadcasting Corporation TV 1er mars 2002). Un communiqué de presse sur l'atelier, émis par l'ambassade des États-Unis à Nairobi, est annexé à cette réponse.

Dans un rapport de 61 pages présenté au gouvernement le mois dernier, le groupe d'experts britanniques susmentionné aurait souligné que le Kenya manque de [traduction] « bonne volonté politique » pour combattre la corruption et a informé que [traduction] « le système judiciaire du Kenya ne peut être chargé de combattre la corruption car il n'est pas indépendant » (The East African Standard 29 mars 2002). De plus, [traduction] « une inquiétude particulière a été exprimée concernant le fait que l'ACPU est essentiellement une "unité policière" dans un environnement où la police est considérée comme fondamentalement corrompue » (ibid.).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la corruption au Kenya, veuillez consulter KEN35568.E du 27 octobre 2000, KEN34611.E du 21 juin 2000, KEN30850.E du 13 janvier 1999 et les documents annexés.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.

Références


The East African Standard [Nairobi]. 29 mars 2002. «Abolish Harambee, Propose UK Graft Experts ». (NEXIS)

_____. 3 mars 2002. Dominic Wabala. «US Pledges to Help Fight Corruption ». http://allafrica.com/stories/printable/200203030069.html [Date de consultation : 16 avr. 2002]

_____. 22 janvier 2002. Dominic Wabala. «Police Anti-corruption Unit Starts Work ». http://www.eastandard.net/eahome/story22012002004.htm [Date de consultation : 19 avr. 2002]

Human Rights Watch. 2002. World Report 2002. New York : Human Rights Watch.
The Indian Ocean Newsletter [Paris]. 19 janvier 2002. «Kenya: Enter the Anti-Corruption Experts »

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