Dokument #1055838
IRB – Immigration and Refugee Board of Canada (Autor)
Politique nationale
D'après les sources consultées en vue de l'élaboration de la présente réponse, les femmes au Bangladesh ont été faiblement représentées généralement dans les partis politiques dominants, et les programmes de la majorité des partis n'ont donné qu'une faible priorité aux préoccupations et aux points de vue des femmes (IWRAW Déc. 1992, 2; Ahmed 1987, 7; New Left Review Mars-avr. 1988, 118). Une source affirme qu'il était très rare, au cours des années soixante-dix et quatre-vingts, que des femmes briguent les suffrages (Bangladesh: A Country Study 1989, 184); une autre explique que « le droit de se porter candidate à une charge élective [...] était tributaire de la bonne volonté de son parti » (Banque mondiale 1990, 19). À la fin des années quatre-vingts, Ahmed écrit qu'il y a eu des progrès et que les femmes commencent à agir collectivement, mais elles ne sont pas encore « politisées ni organisées sur une grande échelle » et elles « sont encore loin de constituer un groupe de pression influent et cohésif » (1987, 7). Une source de 1990 indique que « les femmes sont de plus en plus présentes au sein des gouvernements locaux et du parlement national » (Banque mondiale 1990, 8). D'après un réseau de groupes de surveillance relatif au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, l'International Women's Rights Action Watch (IWRAW) qui siège aux États-Unis, l'élection générale du 27 février 1991 « a démontré que les femmes sont davantage sensibilisées aux questions politiques » (déc. 1992, 2); un « nombre exceptionnellement important » de femmes, attirées par deux candidates parties favories, se sont présentées pour voter (Reuters 27 févr. 1991).
Seulement deux des 1 075 candidats qui ont brigué les suffrages dans l'élection générale de 1973 étaient des femmes, et les deux ont perdu leur élection (Ahmed 1987, 8; Jahan 1982a, 270). Dans l'élection de 1979, il y avait 17 femmes parmi les 2 125 candidats, et aucune n'a été élue (Ahmed 1987, 8) et, en 1986, trois des 17 candidates ont été élues (ibid.). En mars 1988, quatre femmes ont été élues dans le cadre d'une élection boycottée par les principaux partis et où la participation a été faible (ibid.). D'après Asiaweek, un nombre record de femmes se sont portées candidates aux 300 sièges disputés dans l'élection de 1991; 33 des quelque 2 700 candidats étaient des femmes (1 mars 1991). D'après un rapport de l'ONU de 1993, il y avait 37 femmes siégeant au Parlement (28 mai 1993, 58), ce qui signifie que seulement sept femmes ont été élues députés dans le cadre de l'élection de 1991 (ibid.).
Rounaq Jahan, auteur de « Purdah and Participation: Women in the Politics of Bangladesh », a signalé, en 1982, qu'une femme n'avait jamais été nommée au Cabinet, bien que deux femmes aient occupé le poste moins important de ministre d'État dans deux ministères « typiquement féminin », soit l'Éducation et la Santé (1982a, 270). Deux femmes députés ont été nommées ministres d'État à la suite de l'élection de 1991 : Jahanara Begum à la Culture, et Sarwari Rahman au ministère du Bien-être social et des Affaires féminines (FEER 3 Oct. 1991).
D'après certaines sources, les femmes qui décident de participer activement à la vie politique rencontrent plusieurs difficultés, bien que les résultats d'une étude 1974 indiquent que, d'après des politiciennes, il n'y a pas d'obstacle (Jalal 1975, 208, 211). Parmi les difficultés énumérées, on cite « le manque de sources de financement indépendantes et l'absence de possibilités d'intégrer la direction du parti » (New Left Review Mars-avr. 1988, 117; Jahan 1982a, 278). La pratique du purdah, en vertu de laquelle les hommes et les femmes vivent dans des mondes séparés, peut aussi constituer un obstacle, en limitant à la sphère familiale la participation des femmes dans la société et en rendant difficile pour les femmes « respectables » de participer à des événements politiques comme une manifestation ou un rassemblement, ou de rencontrer d'autres personnes, spécialement des hommes, et de nouer des relations avec eux dans un cadre organisationnel (ibid., 274-75, 278; ibid. 1982b, 13; New Left Review Mars-avr. 1988, 117). La pratique du purdah, comme d'autres normes traditionnelles qui définissent le comportement des femmes, est particulièrement ancrée dans les milieux ruraux (Halim 30 mai 1995). Les exigences du purdah peuvent compliquer l'avancement de la carrière politique des rares femmes qui se portent candidates à une charge élective (ibid.; Jahan 1982a, 274-75). Bien que la réclusion soit remise en question en raison de la pauvreté qui oblige de plus en plus de femmes à se trouver un emploi à l'extérieur (Huq 1989, 203-04; Banque mondiale 1990, 7-8; White 1992, 23), l'idéal du purdah, soit la modestie, l'humilité, l'attachement au foyer et le renoncement à la vie publique, persiste fermement, même si la réclusion ne se pratique plus aussi fréquemment (ibid.).
D'après la World Encyclopedia of Political Systems and Parties, les questions idéologiques jouent un rôle limité dans la politique au Bangladesh, spécialement dans les milieux ruraux (1987, 80). Les liens de parenté, les personnalités et la manipulation des rapports « protecteur-client » sont beaucoup plus importants (ibid., 79-80)1. La nature factieuse de la politique au Bangladesh oblige les jeunes politiciens en herbe à se chercher d'abord un protecteur (Jahan 1982a, 275). Toutefois, d'après Jahan, non seulement est-il difficile pour une jeune politicienne d'établir ce genre de relation avec un politicien plus âgé, à la différence d'un homme qui peut tirer parti politiquement de cette relation, elle court le risque que la démarche soit mal interprétée et que, par conséquent, sa carrière politique soit brisée (ibid.). Selon l'opinion de Jahan, il devient « presque impossible pour les femmes de participer à des activités politiques de la base » (ibid., 275-276).
La violence, ou la menace de violence, peut aussi être un autre facteur que les politiciennes en herbe doivent prendre en considération. Par exemple, en 1990 à l'Université de Dhaka, des étudiantes membres de la section féminine de l'Awami League, qui avaient organisé une protestation sur le campus, ont fait l'objet de harcèlement verbal et physique de la part de membres de sexe masculin de la section étudiante du Bangladesh Nationalist Party (BNP) (Halim 30 mai 1995). Cherchant à intimider leurs rivaux de l'Awami League, les étudiants ont attaqué les femmes et les ont accablé de menaces sexuelles explicites (ibid.).
Bien que plusieurs sources affirment que ce sont les femmes ayant des liens familiaux ou de parenté avec des politiciens influents qui ont le plus de chances de réussir en politique (Jahan 1982a, 276; Ahmed 1987, 7; New Left Review Mars-avr. 1988, 118; Halim 30 mai 1995), Najma Chowdhury croit que l'absence de telles relations n'empêche pas les femmes de faire carrière en politique (1994, 100). Citant l'exemple de plusieurs femmes très en vue au sein de l'Awami League -- il y en a quatre qui siègent actuellement au « présidium », l'organe de décision supérieur de la League -- (ASK 27 août 1995), Chowdhury affirme que « même les femmes n'ayant pas de père ou de mari qui sont des politiciens illustres peuvent accéder aux échelons supérieurs » (1994, 100). En outre, elle qualifie de « politiquement importante » la « consolidation politique effectuée par quelques femmes au sein de l'organisation [du BNP], au cours des années quatre-vingts lorsque le parti était dans sa phase de mouvement » (ibid.). Néanmoins, Chowdhury admet que de telles réussites sont obtenues souvent après « des décennies de sacrifices et de participation active à la politique » (ibid.), et elle cite l'exemple de Sheikh Hasina et Khaleda Zia, des politiciennes dont la réussite « transcende les structures d'usage et officielles des partis » (ibid.).
Les principaux partis politiques ont tous une section féminine ou une organisation parallèle à l'intention des femmes (Political Parties of the World 1988, 37, 41; Halim 30 mai 1995; ASK 27 août 1995), dont le principal objectif est de gagner de nouveaux partisans pour le parti (ibid.; New Left Review Mars-avr. 1988, 118). Les section féminines jouent un rôle actif surtout en ce qui concerne les questions de sécurité sociale et les pressions à exercer sur le gouvernement pour qu'il entreprenne la réforme des lois de la famille et de la personne (Kabeer 1991, 137; New Left Review Mars-avr. 1988, 118). D'après Hameeda Hossain, membre du centre de défense des droits de la personne et d'aide juridique siégeant à Dhaka, Ain O Salish Kendra (ASK), la principale plate-forme de la Jatiya Mahila, la section féminine du Parti Jatiya, composée de « femmes triées sur le volet qui souscrivent aux politiques du parti », est d'exiger la libération de leur dirigeant emprisonné, le général Ershad (ASK 27 août Aug. 1995). Selon l'opinion de Hossain, le rôle de la Jatiya Mahila est « purement politique » (ibid.).
D'après Hossain et Sadeka Halim, étudiante du 3e cycle en sociologie à l'Université McGill, qui se spécialise dans les questions relatives aux femmes et le développement au Bangladesh et en Inde, les section féminines sont en général marginalisées au sein du parti principal et, souvent, elles ne sont pas invitées à participer aux activités du parti (ASK 27 août 1995; 30 mai 1995). Halim signale une exception à la règle à l'occasion de grèves et de manifestations lorsque les femmes membres du parti peuvent être placées à la tête du cortège pour empêcher ou prévenir les attaques de la police (ibid.).
Bien que les sections féminines des principaux partis déclarent soutenir l'égalité des droits des femmes (Kabeer 1991, 137; New Left Review Mars-avr. 1988, 118; Journal of Social Studies 1985, 53), Halim affirme que très peu de politiciens prennent les préoccupations des femmes au sérieux (Halim 30 May 1995). Dans le Journal of Social Studies, Rehnuma Ahmed écrit que les partis eux-mêmes sont « engagés à l'idée que les femmes sont essentiellement des épouses et des mères » (1985, 53). D'après Ahmed, les fronts des femmes emploient la rhétorique à dénoncer l'exploitation des femmes dans une société dominée par les hommes (ibid., 52) et la plupart des partis ont pris un engagement quelconque de lutter contre « le mauvais traitement » et la « répression » dont les femmes sont victimes (Begum 1985, 19; ASK 27 août 1995), mais ils sont peu sensibilisés aux questions concernant les femmes; par exemple, les questions relatives à l'emploi et au milieu de travail sont considérées comme concernant uniquement les « femmes sans ressources » (Journal of Social Studies 1985, 53; New Left Review Mars-avr. 1988, 118). À l'exception des élections et autres « moments opportuns », les questions concernant les femmes ne sont pas exposées, généralement, dans les plate-formes des partis (Begum 1985, 19; ASK 27 août 1995). D'après une source de 1985, les partis « progressistes de gauche » ne font pas beaucoup mieux que les principaux partis dans l'attention qu'ils accordent aux questions concernant les femmes (Begum 1985, 19). Parmi la génération actuelle de dirigeants politiques, le premier ministre, Khaleda Zia, ni le chef de l'opposition, Sheikh Hasina, deux femmes ayant « hérité du piédestal » de puissants hommes politiques assassinés (Chowdhury 1994, 100; Ahmed 1987, 7), n'ont pas des antécédents de positions fermes relativement aux questions concernant les femmes, préférant servir d'exemple aux vertus traditionnelles de prudence, modestie, observation des convenances et déférence pour les autorités constituées (ibid.).
Les expériences récentes qu'a vécues Farida Rahman, une député du BNP qui tente, depuis trois ans, de faire adopter par le Parlement, une loi qui assurerait une meilleure protection des droits des femmes, offrent un exemple des problèmes éventuels auxquels sont confrontées les femmes législatrices (The Houston Chronicle 12 Mar. 1995). L'étude d'un amendement à la Loi sur la famille musulmane, qui obligerait un homme musulman d'obtenir la permission du tribunal de contracter un deuxième mariage (DPA 18 mars 1995), a été reportée à une date indéterminée après que la majorité des députés de sexe masculin, membres du même parti que Rahman, ont quitté le Parlement au moment du vote (ibid. 2 sept. 1994; ASK 27 août 1995). Par crainte de la réaction de groupes conservateurs islamiques, à ce qu'on dit, le gouvernement « a fait obstacle au projet de loi en alléguant qu'un comité parlementaire spécial devait en faire une étude approfondie [...] » (The Houston Chronicle 12 mars 1995). Le 15 mars 1995, Rahman a demandé que des lois soient adoptées en vue d'assurer une répartition plus équitable de la propriété familiale entre les fils et les filles; des ecclésiastiques islamiques conservateurs l'ont accusé d'apostasie et ont exigé son exécution (The Times 31 mars 1995; Reuters 30 mars 1995; AP 18 mars 1995).
Plusieurs sources ont expliqué comment le système du quota à l'intention des femmes a eu une incidence négative sur les processus politiques démocratiques du Bangladesh. Bien que le fait de réserver des sièges à l'intention des femmes puisse sembler, à première vue, comme une façon pratique d'assurer leur participation minimale au processus politique, il en résulte, dans la pratique, que les autres sièges sont considérés comme le propre des hommes, rendant encore plus difficile pour des femmes de les remporter dans une bataille électorale contre des candidats de sexe masculin (New Left Review Mars-avr. 1988, 117). En second lieu, puisque le corps électoral des sièges réservés aux femmes est composé des membres élus du Parlement, les femmes députés n'ont aucun soutien à l'extérieur du parti au pouvoir; elles ne jouissent pas d'un statut égal à celui de leurs collègues de sexe masculin élus (ibid.), et « elles ne peuvent pas agir efficacement sur la scène politique » (Banque mondiale 1990, 19; Ahmed 1987, 8). Leurs collègues de sexe masculin leur ont même signalé, à plusieurs occasions, dans l'enceinte du Jatiya Sangsad, l'inégalité de leur statut de représentantes non élues (Chowdhury 1985, 8). En troisième lieu, puisque les zones d'activité électorale des femmes députés sont dix fois plus importantes que celles de leurs collègues de sexe masculin et qu'elles ne correspondent à aucune circonscription électorale, territoriale ou politique réelle, les liens qui les attachent à leurs électeurs sont « ténus » (ibid.). D'ailleurs, un député de sexe masculin peut agir efficacement comme un « courtier » au nom de ses électeurs parce qu'il est le seul à les représenter, alors que le champ d'action d'une femme député est limité puisqu'elle « partage » sa circonscription avec plusieurs collègues de sexe masculin (ibid., 8-9). À la fin, l'élection indirecte à des sièges réservés est un processus fondamentalement antidémocratique, tant sur le plan du concept que de l'application, qui n'équivaut guère plus qu'à un « boni » pour le parti au pouvoir (Banque mondiale 1990, 19; New Left Review Mars-avr. 1988, 117; Faiz 1985, 16) qui « distribue les 30 sièges à ses organisatrices préférées pour les récompenser » (Ahmed 1987, 8; Begum 1985, 19).
Gouvernement local
Avant 1991, le système de gouvernement local reposait sur une structure à trois échelons, composée de 64 sila parishads (conseils de district) au sommet, suivis de 460 upazila parishads (conseils de sous-district) et d'environ 4 400 union parishads (conseils de secteur) à la base (Asian Profile Juin 1993, 251). En vertu de l'Ordonnance de gouvernement local de 1972, chacun des union parishads était composé d'un président et de neuf membres élus, de deux femmes membres nommées et de deux représentants des paysans (Asian Profile Juin 1993, 252; Banque mondiale 1990, 18). D'après un document de 1995 de la Abdul Momen Khan Memorial Foundation, une ONG siégeant à Dhaka qui fait la promotion de la démocratie et du développement au Bangladesh, le gouvernement dirigé par le BNP a modifié récemment la Loi sur le gouvernement local pour permettre l'élection de trois femmes au sein de chacun des union parishads (1995, 10; ibid. s. d.). La mesure a été prise, apparemment, « pour donner de plus de pouvoirs aux femmes à l'échelon communautaire [...], solidifier les fondations du régime démocratique » et « soutenir le processus [démocratique] » (ibid., 1995, 10). D'après ses dépliants, la Fondation Khan a organisé des ateliers, à l'échelle régionale, visant à former les femmes députés élues relativement à leurs nouvelles fonctions et responsabilités (ibid., s. d.). Les ateliers devaient se dérouler en deux étapes : la première à l'intention de quelque 5 000 femmes élues dans 25 districts, et la deuxième à l'intention de quelque 9 000 femmes dans les 39 autres districts (ibid.). Il n'a pas été possible de trouver des renseignements additionnels sur ces ateliers et sur la modification récente de la Loi sur le gouvernement local dans les sources consultées par la DGDIR.
Il y a aussi quatre conseils municipaux et 104 pourashavas (municipalités) dans les zones urbaines (ibid.). Ahmed a écrit, en 1987, qu'en vertu de la loi, 10 pour 100 des commissaires de chaque municipalité devaient être des femmes, et il a donc estimé qu'il devait y avoir « environ 15 000 » représentants de sexe féminin au sein des gouvernements locaux en 1987 (1987, 8). Une source de 1993 indique que les pourashavas ont été dissous en vertu d'une ordonnance de 1991, et que les élections des pourashavas, prévues pour le 4 juin 1992, ont été « reportées à une date indéterminée » (Asian Profile Juin 1993, 258). Une autre ordonnance a aboli le système upazila en novembre 1991, mesure qui, selon l'opinion de certains, visait à centraliser les pouvoirs, réduire l'opposition politique au silence (Current History Mars 1992, 135) et influer sur les résultats des prochaines élections des union parishads (Asian Profile Juin 1993, 255). Il n'a pas été possible de trouver, dans les sources consultées par la DGDIR, des renseignements sur l'incidence qu'ont eu ces mesures sur la participation des femmes à la politique locale.
Une étude de 1987 portant sur les femmes nommées aux union parishads indique que les politiciennes dans les milieux ruraux et à l'échelon local ont beaucoup de caractéristiques en commun avec leurs homologues à l'échelon national, notamment les antécédents socio-économiques et l'absence d'expérience politique antérieure (Bangladesh: A Country Study 1989, 185; Ahmed 1987, 8). L'étude a révélé que 60 pour 100 de ces femmes avaient moins de 30 ans et que 92 pour 100, au minimum, avaient moins de 40 ans (ibid.; Bangladesh: A Country Study 1989, 185). La majorité provenait de l'élite rurale et bon nombre d'entre elles avaient des rapports de parenté avec des membres du conseil de sexe masculin (ibid.). En outre, peu des femmes membres ont vraiment participé aux débats du conseil et aux processus décisionnels; d'après Ahmed, « la plupart considérait que leur rôle était de conseiller le président plutôt que de prendre l'initiative de programmes » (ibid.). Les femmes membres avaient très peu le sentiment que le processus politique est efficace; 11 pour 100 jugeaient n'avoir « aucun pouvoir pour aider les femmes localement », 24 pour 100 disaient « ne pas comprendre leur travail » et 19 pour 100 estimaient « ne pas recevoir la collaboration » du président et des autres du conseil de sexe masculin (ibid.).
D'après Sadeka Halim, peu de femmes dans les régions rurales participent à des activités politiques, soit en votant ou en se portant candidate à une charge élective (30 mai 1995). Par exemple, parmi les 17 444 candidats au poste de président de conseil lors de l'élection des union parishads de 1992, 1 135 étaient des femmes (ibid.), une augmentation « importante » par rapport à 1988 où 79 femmes seulement se sont portées candidates au poste de président de conseil d'environ 4 400 union parishads (ibid.). Pour d'autres renseignements sur les gouvernements locaux au Bangladesh, consulter l'article de juin 1993 de Asian Profile, joint à la Réponse à la demande d'information BGD21346.F du 6 octobre 1995.
Pour la liste des documents de base et des autres sources d'information utilisés, consulter la Réponse à la demande d'information BGD21346.F du 6 octobre 1995.
La présente réponse a été préparée suivant une étude, dans un délai déterminé, des renseignements qui sont à la disposition du public et qui sont disponibles actuellement à la DGDIR. Cette réponse n'apporte pas et ne prétend pas apporter de preuves concluantes quant au fondement d'une demande particulière de statut de réfugié ou d'asile.
Références
Abdul Momen Khan Memorial Foundation,
Dhaka. 1995. « Current Status of Women and Children in
Bangladesh; Myths & Realities ». Exposé
présenté à l'occasion d'une séance
d'information de l'ACDI, tenue le 8 juin 1995 à Hull
(Québec).
_____. s. d. « Effective
Involvement of Elected Women Members in the Local Government
Structure: A Participatory Approach ». (brochure)
Ahmed, Naseem. 1987. « Women in
Bangladesh, Part I: Socio-Economic and Political Status »,
UFSI Reports. No 36. Indianapolis : Universities Field
Staff International.
Ain O Salish Kendra (ASK), Dhaka. 27
août 1995. Télécopie de Hameeda Hossain en
réponse aux questions de la DGDIR.
Asian Profile [Hong Kong]. Juin
1993. Vol. 21, No 3. Salahuddin Aminuzzaman. « Local
Government and Administration in Bangladesh: The State of the Art
».
Asiaweek [Hong Kong]. 1 mars
1991. « Bangladesh: Countdown to Polling Day »,
(DIRB Indexed Media Review [Ottawa], 12-18 mars 1991, Vol.
1, No 11, p. 67)
Bangladesh: A Country Study.
1989. Dirigé par James Heitzman et Robert L. Worden.
Washington, DC : Department of the Army.
Banque mondiale. 1990. Bangladesh:
Strategies for Enhancing the Role of Women in Economic
Development. Washington, DC : Banque mondiale.
Begum, Maleka. 1985. « Women's
Participation in Politics in Bangladesh: Its Nature and Limitations
», Women and Politics in Bangladesh. Dhaka : Centre
for Women and Development.
Chowdhury, Najma. 1994. «
Bangladesh: Gender Issues and Politics in a Patriarchy »,
Women and Politics Worldwide. Dirigé par Barbara J.
Nelson et Najma Chowdhury. New Haven, Conn. : Yale University
Press.
_____. 1985. « Women's
Participation in Political Process in Bangladesh: Nature and
Limitations », Women and Politics in Bangladesh.
Dhaka : Centre for Women and Development.
Current History [Philadelphie].
Mars 1992. Craig Baxter. « Bangladesh: A Parliamentary
Democracy, if They Can Keep It ».
Deutsche Presse-Agentur (DPA). 18 mars
1995. BC Cycle. « Moslem Clerics Target Woman Lawmaker
Seeking Equal Rights ». (NEXIS)
_____. 2 septembre 1994. BC Cycle.
« Bangladeshi Males Unite in Parliament to Thwart Bill on
Polygamy ». (NEXIS)
Faiz, Razia. 1985. « Experiences
of a Woman Politician », Women and Politics in
Bangladesh. Dhaka : Centre for Women and Development.
Far Eastern Economic Review
(FEER) [Hong Kong]. 3 octobre 1991. « Bangladesh:
Oath to Democracy ». (DIRB Indexed Media Review
[Ottawa], 24-30 sept. 1991, Vol. 2, No 13, p. 59)
Halim, Sadeka. PhD candidate
specializing in women and development issues in Bangladesh and
India, Départment de sociologie, Université McGill,
Montréal. 30 mai 1995. Entretien
téléphonique.
Huq, Jahanara. 1989. « The
Socioeconomic Status of Women in Bangladesh: Some Selected
Indicators, » Shaping Bengali Worlds, Public and
Private. Dirigé par Tony K. Stewart. East Lansing :
Michigan State University, Asian Studies Centre.
International Women's Rights Action
Watch (IWRAW). Décembre 1992. 1993 IWRAW to CEDAW
Country Reports. Minneapolis : University of Minnesota.
Jahan, Rounaq. 1982a. « Purdah and
Participation: Women in the Politics of Bangladesh »,
Separate Worlds: Studies of Purdah in South Asia.
Dirigé par Hanna Papanek et Gail Minault. Delhi : Chanakya
Publications.
_____. 1982b. « Bangladesh,
» Women in Asia. Report No 45. Dirigé par
Rounaq Jahan. Londres : Minority Rights Group.
Jalal, Khurshid. 1975. « Women in
Politics », Women for Women: Bangladesh 1975. Dhaka
: University Press.
Journal of Social Studies
[Dhaka]. 1985. No 30. Rehnuma Ahmed. « Women's Movement in
Bangladesh and the Left's Understanding of the Women Question
».
Kabeer, Naila. 1991. « The Quest
for National Identity: Women, Islam and the State in Bangladesh
», Women, Islam and the State. Dirigé par
Deniz Kandiyoti. Londres : MacMillan Press.
New Left Review [Londres].
Mars/avril 1988. No 168. Naila Kabeer. « Subordination and
Struggle: Women in Bangladesh ».
Organisation des Nations Unies,
Assemblée générale. 28 mai 1993. (A/48/38).
Rapport du Comité sur l'élimination de toutes les
formes de discrimination à l'égard des femmes
(Douzième séance). New York : Nations Unies.
Political Parties of the World.
1988. 3e éd. Dirigé par Alan J. Day. Chicago : St.
James Press.
Reuters. 30 mars 1995. BC Cycle.
Shahriar Shahid. « Bangladeshi Woman MP Faces Mullah Death
Threat » (NEXIS).
_____. 27 février 1991. PM Cycle.
Lai Kwok Kin. « Women Among Millions in Rush to Vote in
Bangladesh Elections » (NEXIS).
The Associated Press (AP). 18 mars 1995.
Farid Hossain. « Fundamentalists Target Another Woman »
(NEXIS).
The Houston Chronicle. 12 mars
1995. 2 Star Edition. « Bride Murders for Dowry Grow in
Bangladesh ». (NEXIS)
The New York Times. 17 octobre
1992. Barbara Crossette. « A Woman Leader for a Land That
Defies Islamic Stereotypes » (NEXIS).
The Times [Londres]. 31 mars
1995. Christopher Thomas. « Bangladesh Mullahs Call for
Hanging of Woman MP » (NEXIS).
White, Sarah C. 1992. Arguing with
the Crocodile: Gender and Class in Bangladesh. Dhaka : Zed
Books Ltd.
World Encyclopedia of Political
Systems & Parties. 1987. 2e éd. Vol. 1.
Dirigé par George E. Delury. New York : Facts on File
Publications.
NOTE :
1 Pour des renseignements connexes, consulter le document de mai 1994 de la DGDIR de la série « Questions et réponses », intitulé Bangladesh : Partis politiques et violence politique.Information on women and politics, part 3 of 6: Political parties, women politicians and parliamentary activity [BGD21350.EX] (Anfragebeantwortung, Englisch)